A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze.
ftc9 ftünenben, ;ntmünbigungßoefc9Iua gcfQa
t
,
fo bQ feilte ftünete
6c9(u 3nQnme banin gefallen unb bUtc9 einen neuen ;ntfc9cib
etf ent 1.1iite. ; mue fic9 aoer oei fSeurtneilung bel' gegenroiirtigen
.fSefc9ttJerbe einfac9 fragen, oli bie Qngefoc9tenen .fSefc9(üffe, fo ttlie
fie gefaat ttJutben, mit bem .fSunbentec9te l.lereinoQr feten. :ver
nac9ttägHcge .fSettJeinantrag bel' m:efumnten ift bemnac9 unernelinc9.
2. 91un ftefft bie nngefoc9tene ;ntfcgeibung beß m:egierung "
ratl) be .ltnnton 2u3ern einen liunbentec9tHc9 3ufänigen ;nb
münbigungßgrunb nic9t feft. 6ie räat eß baningeite((t, 00 bie m:e
turrenten an rÖt:perHcgen ober gei fügen elirec9en (etben, roetege
fie au eigener )Bermögennl.letttJaltung unfäljig mncgen unb f:ptic9t
bie :prol.lifotifcge ;nhnünbigung betfeIlien QUß einem gan; nnbern
tunbe (roegen m:enitena gegen bie fnnitiitntätl)ncge Unterfuc9un9)
au . tt. 5 beß .fSunbengefene lietreffenb bie :petfönIicge S)Qnb
(ungnfäl)igfeit fennt nun abet einen bemrtigen ;ntmünbigungß
grunb nic9t; untet ben in biefer efenenlieftimmung (imitat! ,)
QUfge3äljlten rünben, aUß ttJe1cgen bie fQntonQ e efengebung bie
;ntmünbigung ober .fSefc9ränfung bel' S)Qnb(ungnfäl)tgfeit )Bor "
jiil)riger nnorbnen falln, figurirt bie m:eniten3 gegen Qmtfic9c n
orbnungen im ;ntmünbigungßberfQnten nic9t unb e ift bal)er
eine ;ntmünbigung QU biefem runbe bunbenrec9mc9 un3u iiffig.
Uebetbem tft trQt, bna 11.1egen bel' m:enhen3 bel' ;miHe )Bogef, fid
bel' fnnitätsrätl)Hcgen Unterfud)ung au unter3iel)en, niemQIß bie
beiben anbern ffi:efurrenten l)ätten entmünbigt ttJerben tönnen. er
;ntmünbigungnliefd (u be emeinberQU)e , on ;ntCeoud) feinet
feit fül)rt nllerbingß un, bie m:efurrenten fönnten wegen töt'per
licger unb geijtiger ebrec9cn bie il nen QngefuUene ;rofc9nrt nic9t
ölt 19t'em )Bortl eife berttJnHen. j! ((ein biefe .fSegrünbung tft in bie
olierinftanalicgen ;ntfd)eibung be ffi:egiemngnratne nic9t Qufge
nommen worben unb e fönnte ülirigen in bel' frQgIic9cn gQna
nUgemeincn, jeber niil)ern .fSeaeic9nltng bel' in .fSetrQd)t fQUenben
lötnernd en unb geiftigcn eorec9en unb Uirer inwirfung auf
bie jJiil)igfett aur )Betmögcn )erwnItung ermQngelnben fSemerfung
bie eftfteUung eine bunbenrec9tlic9 auIiiffigen ;ntmünbigung "
grunbes nic9t erlinett Werben (bergt ;ntfd)eibungen be fSunbe
geric9te in 6Qcgen .fSroger, mHicge 6ammfung XIV, 6. 566,
;m. 2).
IX. Haftpflicht für den Fabrik-und (;ewer bebetrieb. N° 25.
ft bemllnc9 bie .fSefc9werbe fÜt liegrünbet a
u
erflären, fo tit
bQlnit jefliit )erftällbltc9 nic9t Qungefc9(offen, bQB nic9t bie ;nt
mftnbigung bel' m:eturrenten nUßge):pr0cgen roerben fönne, wenn
but'c9 ein neue ;nhnünbigungnberfQl)ren ein liunbesrec9tUd) 5u
äaig
er
;ntmünbigungßgrunb feftgeitcUt roirb.
:nemnQc9 l)Qt bUß ?Sunbengeric9t
ertannt:
:nie fSefc9 1.1crbe wirb für begtünbet erftiitt unb es 1.1irb mit
-9
in
ben m:efurrenten Ujr m:efur 6e gel)rell augef:procgen.
IX. Haftpflicht
für den Fabrik-und Gewerbebetrieb.
Responsabilite
pour l'exploitation des fabriques, etc.
25. Arret dM 26 Mars 1892 dans la cmue Grivel.
Par arret du 6 Fevrier 1891, le Tribunal federal a alloue a
Joseph Grivel, a Lausanne, une indemnite de 600 francs en
vertu de
1a loi de 1881 sur la responsabilite civile des fabri-
cants, indemnite due par Jean Lienhard, maitre scieur a Lau-
sanne ensuite d'accident survenu au dit Grivel alors qn'il tra-
,
vaillait pou!' le compte de Lienhard.
Pour parvenir au paiement de cette valeur, outre les frais
d'une
precedente saisie-arret et d'une saisie imn:obiliere .in-
fructueuse, Grivel
a, par exploits notifies le 10 Jum 1891, Im-
pose saisie en mains de Heer-Cramer et Cie, a Lausanne, sur
tout
ce qu'ils peuvent devoir a Lienhard, et notamment sur 1e
prix du travail execute par ce dernier pour leur compte.
A l'audience de l'assesseur vice-president de la justice de
paix de Lausanne,
remplaqant le juge de paix, le 16 Juillet
1891 le tiers saisi a
declare devoir a Lienhard la somme de
,
107 fr. 60.
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A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze.
A la dite audience l'assesseur vice-president a adjuge a
Grivel pour etre applique a tant moins de sa creance la
somme susmentionnee.
Par exploits du 23 JuiIlet 1891 et pour parvenh an paie-
ment de diverses sommes dues
par Grivel le procureur-jure
Grec,
a Lausanne, agissant au nom de Charles Vuaguiaux ä,
Oron-Ia-Ville, a pratiqu6 au pn3judice du dit Grivel, en mains
de Heer-Cramer et
Cie, une saisie Sill' tout ce que ceux-ci peu-
vent devoir
a Grivel et notamment sur la somme de 107 fr. 60
qu'ils lui doivent ensuite de l'ordonnance d'adjudication du
16 Juillet 1891.
Par ordonnance du 27 Aout suivant, le juge de paix du cer-
cle de Lausanne a prononce l'adjudication en faveur
eIe Vua-
gniaux de la somme de 107 fr. 60 due par Heer-Cmmer et Cie
a Grivel en vertu de l'ordonnance du 16 Juillet 1891.
Grivel recourut au Tribunal cantonal lequel, par
arret du
29 Septembre 1891,
apres avoir rejete d'abord un moyen pre-
judiciel de procedure, oppose par la partie Vuagniaux, et COll-
sistant a dire que le recourant aurait du faire valoir par voie
d'opposition la disposition de l'art. 7 de la loi federale sur Ia
responsabilite des fabricants, a ecarte le recours au fond et
maintenu l'ordonnance du 27 Aout 1891, par le motif que,
pour
que Grivel put invoquer valablement la disposition de
l'art. 7
precite, il faudrait qu'il existat un rapport entre la
somme saisie en mains de Heer-Cramer
et Cie et l'indemnite
due
par Lienhard, tandis que ce n'est pas le cas en l'espece,
attendu que les fonds que Heer-Cramer
et Cie ont reconnu de-
voir a Lienhard ne proviennent point de l'indemnite allouee a
Grivel.
C'est contre cet arret que Grivel recourt au Tribunal fecle-
ral, concluant a ce qu'il Iui plaise :
1" Annuler l'ordonnance du juge de paix du 27 Aout et
l'arret du Tribunal cantonal du 29 Septembre 1891.
Adjuger au recourant contre Charles Vuagniaux les frais
de son recours au Tribunal cantonal contre l'ordonnance du
Aout.
3° Lui adjuger contre Vuagniaux les frais qui lui sont occa-
sionnes
par le recours au Tribunal federal.
IX. Hatlpflicht fiir den Fabrik-und Gewerbebetrieb. No 25.
Le I'ecours se fonde sur ce qu'il n'a pas ete fait application
en faveur de Grivel de l'art. 7
deja eite, de la loi federale sur
la responsabilite
eivile des fabricants, du 25 Juin 1881 et sur
ce que ce refus d'appliquer une disposition legale claire et
preeise constitue un deni de justice.
Invite
apresentel' ses observations sur le recours, le Tribu-
nal cantonal, par office du 3 N ovembre 1891, declare se refe-
rer simplement aux considerants de son arret.
Dans sa reponse, Vuagniaux conclut au rejet du recours.
I1 estime que le moyen tire de l'art. 7 de la loi federale a
ete presente trop tard et qu'en tout cas le point soumis a
l' appreciation des autorites judiciaires vaudoises etant con-
troversable,
il ne saurait etre question, en l'espece, de deni
de justice .
Statuant
sur ces (aits et considerant en droit:
L'art. 7 de la loi federale sur la responsabilite civile des
fabricants,
du 25 Juin 1881, stipule que les creances des
personnes ayant droit a une indemnite contre celui qui est
tenu de la payer ne peuvent etre ni cedees a des tiers, ni
saisies valablement.
C'est la une disposition protectrice et d'ordre public, impe-
rative et sans restrietions, edictee par la loi en faveur des em-
ployes et ouvriers blesses dans les 10caux d'une fabrique et
par son exploitation, et dont l'application doit s'imposer des le
moment
ou ses conditions se trouvent realisees.
01' tel est bien le cas clans Yespece, puisqu'iI est evident
que la creance de Lienhard contre Heer-Cramer et
Oe est de-
venue, ensuite de sa saisie par Grivel
a defaut de toute autre
valeur saisissable, une partie integrante
de l'indemnite allouee
au dit Grivel contre Lienhard
par l'amnt du Tribunal de ceans
du 6 Fevrier 1891, et que cette somme litigieuse de 107 fr.
60 se trouvait des 10rs investie llu privilege de l'incessibilite
et de l'insaisissabilite, assure par l'art. 7 precite. En autori-
sant la saisie
posterieure du sienr Vuagniaux sur la meme
somme, le jage de paix de Lausanne et, apres lui,le Tribunal
cantonal ont meconnu
un droit garanti au recourant par la le-
gislation federale, et dont la violation donne ouverture a un
xvn" -1892 8
!/
I
I
114 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
recours de droit public au Tribunal federal aux termes de
l'art. 59 litt. a de la loi sur l'organisation judiciaire.
3° C'est sans aucun fondement que Ia partie opposante au
re
co urs soutient que, pour etre recevabIe, le recours eut du
etre precede d'une opposition a la saisie dans le delai de
30 jours mentionne a l'art. 573 du O. p. c. vaudois. En effet,
conformement
a Ia pratique constante du Tribunal federal, il
importe peu en matiere de violation de droits garantis par la
constitution
ou par Ia legislation federales que le recourant
ait
epuise tous les moyens de procedure cantonaux et qu'il ait
garde le silen ce a I'audience du juge de paix du 27 Aoiit 1891.
Dans 1'espece, le recours est dirige en premiere ligne contre
1'arret
du Tribunal cantonal et comme il a ete interjete dans
le
delai de 60 jours fixe a 1'art. 59 de la Ioi sur l'organisation
judiciaire
federale, aucune exception de tardivete ne saurait
lui etre opposee.
Par ces motifs,
Le Tribunal
fMeral
prononce:
Le recours est admis
et l'arret du Tribunal cantonal de
Vaud, du 29 Septembre 1891, maintenant l'ordonnance d'ad-
judication du juge de paix de Lausanne du 27 Aoiit precedent,
est declare nul et de nul effet. En consequence, la saisie pra-
tiquee par Grivel en mains de Heer-Cramer et Oie demeure en
force, ainsi
que l'adjudication de l'assesseur vice-president en
faveur
du dit Grivel, du 16 Juillet meme annee.
- Urheberrecht an Werken der Kunst und Literatur. NO :,6. 11
- Urheberrecht an Werken der Kunst
und Literatur. -Droit d'auteur
pour oouvres d'art et de litterature.
26. UrU)eiI .lom 10. Juni 1892 in 0aef)en
0 nnoerg unb üttger.
A. ebrüber grtn l)aoen im Jal)re 1867 dnc fitl)ogra:pl)tfd)e
lRe:probultion bel' ieoeffiHber auf bel' 0:preuerorücfe in .2ua
crn
I.leranfta!tet; biefe ieoeffi fl)el' finb im ufange beiil 17. ,Jal)r
l)unbertiil .lon . l'af:par IJJceglinger gema t UUI) fteUcu einen ,,:tobten
t
an
3" bar. eorübet gUn l)atten ))om 0tabtratl)e bie iSewilltgung
erltlirlt, bie iSilber fuccefii .le .lOU il)ren 0tanborten Itlcgnel)men a
u
bürren, um iie bem ,8eid)ner in feinem teHer 3
ur
lBerfügung a
u
fteUen. :)Ceom bel' erften uiilgaoe bel' (itl)ogra:pl)ifef)en iSilber in
56 iStaUern aum jßreife l.)on 25 r. gaben fie im a9re 1883
eine 3itleite t!einere Xuiilgaoe in 58 iS(l'tttern 3um jßreife ))on
8 %r. l)erauß. ,8u 'l(nfang beß 3al)reiil 1889 gaoen nun auef)
Snunoerg unb üttger in 2uaern eine :Repl'obuftion ber lJ)(eg
lingerfef)en iSilber l)erauiil, eoenfaUiil in 3itlei fbumiil, baiil eine
a
um
q3reife .lon 20 r., baiil anbere aum jßreife .lon 12 %r.
msäl)renb bie gfinjef)en iSUber in Stonturcu3eief)nungen Qu ge
fitl)rt finb, Itlurben biejentgen .lon Snnnoerg uub üttger in
streibemanier mit .(ofd)Qttirttng ge3ctef)net, fobann pl)otogra:pl)i'-ef)
Qufgenommen unb im .2id)tbrucf .ler'Oieffiiltigt. 0 )uuoerg unb
müttger l)atten fid) eoenfaUiil an ben 0tabtratl) l.)on .2uaern mit
bem efuef)e geitlenbet, bie iSilber aum ,8mecfe bet er .lierf Htigung
l)erunternel)men au bütfen j bel' 0tabtrat9 l)atte inbea biefe iS
1.lilltgung mit ücfiid)t auf baß 1,)OU ben eorübern gUn l).erau
gegeoene 5ffierf l.)erltletgert. eorüber gUn erl)ooen nun gegen
S )uuoerg unb liittger jßri .latjtraffrage wegen iSerrenuug beiil Ur:o
l)eoerreef)tß, tnbem fie oe9auj)teten, baß illert' .lon 0 nnoerg unt
l)(üttger fet eine oloße . to:pfe bel' l.)on il)nen l)eraußgegeoenen milber.
tluref) 3mehinjtanalief)e utfd)eibung beiil Doergerief)teiil beß . tan