Art. 1 du traité de 1850/1855 avec les États-Unis; art. 44 al. 2 Cst. féd.: portée de la naturalisation étrangère sur le droit de cité suisse et la compétence des autorités cantonales. La naturalisation américaine d’un Suisse n’emporte pas, à elle seule, extinction des liens d’indigénat avec le pays d’origine. Sous l’ancien état du droit, la renonciation au droit de cité suisse devait être expresse; à défaut d’une déclaration de renonciation définitive et absolue, les liens de citoyenneté communale subsistent. Le traité ne protège que l’étranger effectivement libéré de tout rapport avec son État d’origine; tant qu’un tel affranchissement n’est pas établi, l’autorité cantonale demeure compétente pour statuer sur une interdiction civile (consid. 2-5).
252 V. Ahschnit1. Staatsve!'ll"cBge der :'.dll eiz mit dem Ausland. ucrie t fein folle; er glaubt aber offenbar, biere mede ung Hege barin, ):laB 1'f)m Die exauilgabe feines mermögenil .lermeigett merbe, trJ.i Dem er au?gemiefe11crma Ben ametitcmijcQct ürget fei, uni) läge fomit, feiner nncQt nau;, ber t'(tt. D bes StaatlS .lettrages .lom 25. llliintexmomd 1855 ht rage, melcQer be, fHmmt, Dat jeDer rtrger einet ber tOlttra'f)irenbm Staaten Da . fficcf)t 'f)abe, über fein 'bcttlcgficQeil unb unbemegHd)eil igent'f)um, Dag 111 ter Glerid)tgbatfeit beil aubern liegt, frei 3U Imfügen. 3. lIlt .lerttleigern aber bte bafeUanDld)aftitcQen Be'f)örben bem ffieturrenteu bie eransgabe feines mermögcns teß'f)alb, weil er Bürger .lon BajeUano iei, une 1)ängt fomtt bie be'f)aul'tete mer1enung bes benannten Staatil .)ettrages i.loUftänbtg .lon ber rage ab, 00 Sjcmbfd)in mtdrtd) unD ausfd:;ließiicf) als amcrifa, nifd)er Bürger bef)anbelt ltlctben miiffe, ODer ob bie emeinbc eltedinoen omd)ttgt fei, t'f)m geflwüber aH5 Sd)meiner ürger bie Be .)ogtigung 1m'c i.lormu11bfd)aftiid)e mer naItung feines mel mögens aUfred)t AU erf)aHen. 4. 1la ffidmrent nid)f ;d;on Durd) ten rmcro tes norb: amcrtfanifd)en miirgerrcd)teil fein mürgmecQt in eHerfinben i ct'foren ,at, 10 tann nur in t tge fommen, 00 betfelliered)ts gültig auf basfcf6e 'f)aoe ueqid)tcn rönucn. mun lJ.Jar unter ber Sjmfd)art ber alten Bunbestletfaffung für ben mihgertecQts .lcröid)t Ie'cigHu) 'oie G;cfetgebuug ter stantone maf3gebenb unb at baner tas bi15f)etige Bultbenred)t in ftreittgen älIen gemäf3 ben rantonalen G;e1enen beftänbig ben runbfa feftgel)aHen, 'cat ein in gefennd)er lllietfe beul'gtetcr Sd)luciöerliihger of)ne inmilIignng ber f)eimatIicQelt mormul1!lfu)aftilbef)örben auf fein 'Gd)ltleiöerliihgemd)t nid)t .leröid)ten fönne, lueH i'f)m bie Sjanb, fungsfii1)igteit baAu abge1)e. 1lie neue BunDesuerfafftmg edfärt 'Dagegen in rt. 44 2:emma 2 'oie eftfennng 'ocr Be'ciugungen, unter ttle!d)en ein Sd)ttleiöer um ,8ruecre ber rttlerbung eines aUilränbifcQcn Bürgerrcd)tes auf f ei11 mürgerred)t .ler id)ten fEnne, als egenftan'c ber Bunbesgefengelillng. lIetn bicfe Bunbes, gefe tft öur ,Seit nod) nid)t edaff en unD bauert ba'f)er 'cer trü'f)ere ,8uftanb einftttlei!en, '0. 'f). bis 3m Seit beg 3nfraft Staatnvel'lra!ge üher civilrechtliche ' erh:rltnissc. No 6 u. 64.
tretenil jenes Btln'oeggefeneG gemäß rt. 2 Der Uebergangil, l1eftimmungen Aur Bunbe .lerfaffung nod) fort. 5. 1la mt1t aug ben mC11 'f)eti.lorgef;t, bau Sjan'ofd)in .lOt rltlero bes amertfanif d)en ?Eihgemd)teg wegen merld)i1.1cn'oung in gefc lid)cr lllieife be )l)gtet ltlotben tft, fo mUß öttt ,8eit nod) ba fficcQt ber liafelIanbfo; aftHd)en ?Ee1)i. rben / bCllfelocn als liei.logteten Bürger i.lOll efterHnben u benanbeln unb if)nt bem gemäß bie Sjerauilgaoe feitteg metmögeng u uerweigem, anerfannt werDen. 1lemttad) f)d 'caß munbeggertd)t errallnt, 1lie efd)wer'oe ift ali3 ulloegrün'cet aogewiefen. 64. Arret du 10 juin 1876 dans la cattSe Gothuey. Francois- icolas Gothuey, bourgeois de Semsales , Oll iI est ne le 20 decemhre 1819, ernigra, dans le courant de '1854, en Amerique; il s'y etabtit aux environs de St-Louis, Etat du Missouri. A l'epoque de la guerre de secession, Gotlmey s'enröla wrnrne volontaire dans l'armee du Nord; apres y avoir servi pendant plus de trois ans, il obtint son conge, par aete du ':2 fevrier 1865, sous le nom de Frank Guthier, originaire de Suisse. Sous date duiö mars 1866, Gothuey fut naturalise citoyen arnericaiu, toujours sous le Ilorn de Frank Guthier. Dans cet acte, passe devaut la Cour criminelle de St-Louis, l'im- petrant declare entr'autres, sous le poids du serment, re- noucer atout lien de fidelitB envers un pouvoir, Etat ou souverain etranger quel ql)'i! soit, et particulierement a l'egard de la Republique helvetique, dont il a ete citoyen ,) jusqu'a ce moment. Dans le courant de 1870, la nornmee Carotine Gothuey decedait a Paris, en instiluant cornrne heritier, entr'autres parents, je dit F. Gothuey, pour une part qui se trouve
IV. Abschnitt. Staatsvel'h'cege tier Schweiz mit dem Auslant!. ascender a t 0,587 fr. 4'1 cent.; cette somme fut encaissee, au nom de Gothuey absent., par Ia justice de paix de Sem- sales, selon recepisse du 9 avril 1875. Ayant regu, le 26 septembre 1873, par l'entremise du Consul sllisse aSt-Louis, l'avis que ses co-heritiers contes- taient qu'iL füt encore vivant, F. Gothuey constitua, par acte passe le H tevrier18H devant le notaire Mackwitz, un ronde de pouvoirs a Semsales, dans la personne de Jean Suchet au dit lieu, avec mandat de reclleillir sa part afferente a la succession snsmentionnee: par un alltre aete, du '1 er mai 1875, regu Perrier, notaire public aSt-Louis, et sigue par quatre temoins, Gothlley (ait eneore constater son identite comme Francois Gothuey dit Pitioux, habitant aetuellement la Prairie du Rocher, departement de Randolph, Etat de 1'llIinois, fils de Nicolas Got'huey et de lVladeleine Grandjean. de Semsales, canton de Fribourg, en Suisse. Les antoritrs de Semsales n'ayant pas open 13 remise de la somme heritee par Gothney, en mains du fonde de pou- voirs de celui-ci, et des doutes sur l'identite du dit Gothuey eontinuant a se faire jour, ce dernier arriva a Semsales , le 7 septembre '1875, ponr faire valoir eD personDe ses droits et reclamations. Le '12 septembre, le Conseil communal de Semsales, et le 17 du dit mois, la justiee de paix de la Veveyse, 11 la de- mande de Joseph Gothney, Catberine Gothuey et Claude Suehet, parents de Franvois Gothuey, preavisent eo faveur de l'interdicti0n civi!e 8t mise SOllS euratnlIe de ce dernier. ponr cause de prodigalite. Statuant, dans sa seance du 3 janvier '1876, sur cette de- mande d'intercliction, le tribunal eivit de l'arrondissement de la Veveyse rejette l'exception de declinatoire opposee par GOlhuey, )ar le motif que celui-ci n'a pas etabli la qualite de citoyen americain qu'il invoque, et est des lors justiciable du jnge de son domicile aehlel, qui est Sems3les. F. Gothuey ayant appe1e de ce jugemellt, la Cour d'appet Staatsvertr2?ge üher civilrechtliclle Verh,eltnisse. N° 64. du eanton de Fribourg eonfirme, par arret du 23 fevrier 1876, la sentenee des premiers juges'. . Interpelle, en outre, devant la dite Cou!', par 1e Conseil, de la partie adverse, qui lui demande s'il ne rloit pas reconnaltre qu'il n'a jamais renonce a sa qnalite de communier de Sem- sales, F. G()tlmey dec!areetre citoyen amerieain, mais ne pas entendre renoncer a ses droits a Semsales. C'est contre les jugements qui precMent qU8 Gothuey a recouru J le '10 avril ecoute J au pr es du Tribunal federal. Il en demande l'annu1ation, en disant que sa qualite de citoyen americain ressort avec evidence de l'acte de naturalisation du '16 mars '1866, ainsi qne de sa renoneiation sermentale expresse, constatee par eet acte, atout lien quelconqne vis- a-vis de la Republique suisse; que des lors et vu le sIlence ab so lu du traite de '1850/1855, entre la Suisse et l' "'merique, sur la matiere actnelle, les tribunaux fribourgeois sont sans competence pour se nantir d'une demande d'interdiction ei vile contre un ressortissant etranger. Dans sa reponse, datee du 29 avril dernier, le Conseil eommunai de Semsales eslime qu'a supposer meme, ee qu'il eonteste, que 1e recourant soit reellement 3U benefice de la naturalisation produite, et de la renonciation solenn elle a sa nationalite d'origine constatee dans eet aete, il ne peut etre admis apretendre qu'une pareille dedaration unilaterale doive avoir pour effet de l'affranchir de tout lien vis-a-vis de son canton et de la Suisse: qu'il n'a pas cesse d'etre bourgeois de Semsales et ressortissant fribourgeois, et que, par consequent, les autorites judiciaires de ce canto n sont eompetentes pour prononeer J cas echeant, l'interdiction requise. Le Conseil eommunal eonelut au rAjet du recours. Stcttuant S1,tr ces aits ct consideranl cn droit : 10 L'artiele 3 du Code civil du canton de Fribourg statue que les etrangers residant dans le eanton sont. regns. quant a leur etat et 11 leur eapacite aux actes de la Vle clVlle, par- les lois du pays de leur origine.
'. Abschnitt. Staat,verlr :ege der Schweiz mit dem Ausland. L'article 1 er du traite conclu en '1850/1855 entre la Con- fMeration suisse et les Etats-Unis de I' Amerique du Nord, garaotit a son alinea 3, aux citoyens de CA dernier pays, qu'ils seront recns et traites dans tons les cantons de la Suisse, sm le meIDe pied et aux memes conditions que les citoyens SUiS?8S originaires ou ressortissants d.es autres cau- tons de !a 'oIJfederation. JI resulte avec evidence du rapprochement de ces deux dispositions, que, pour le cas ou il serait etabli que le"re- comant est devenu, ensuite de naturalisation, citoyen des Etats-Unis d'Amerique et se trouve atIranchi de tout lien envers son pays d'origine, le faH de son interdiction eivile prononcee dans ce demier pays, soit dans le canton de Fri- bourg, impliquerait une violation directe de l'article '. er du traite slls vise. 11 y a done lieu d' examiner si Gothuey est fonde a reclamer la qualite de citoyen americain, et, cas ecMant, si les circonstances dans lesquelles il a acquis cet indigenat sont (le nature a le faire considerer comme en- tierement delie vis-a-vis de sa premiere patrie.
Sur la premiere de ces ques ions, il ressort clairement des pieces produites et des circonstances de la canse qne le conge du 2 fevrier 1865 et l'acte de naturalisation en date du 16 mars 18GG, en faveur de Frank Guthier, ne penvent se rapporter qu'll Frannois Gothuey: l'indication du pays d'origine, de l'age, de ia taille de I'impetrant s'applique exac- tement.a 1a personne du recourant. La lege re difference dans l'orthographe du nom s'expliquesuffisamment par la pro- nonciation anglaise, et ne saurai!, a elle seule, infirmer une identite etablie par de nombreux indices concordants, sur- tout en presellce du faH que les opposants au recours n'ont jamais demolltre, ni meme pn'ltendu l'existence d'un autre Frank Gnthier , egalement Su.isse d' origine, mais disHnct du recouranl Francois Gothuey. Dans cette position, et vu la reguJarite de raete de naturalisation dont il s'agit, ade muni de 1a hngalisati()n du linistre des Etats-Unis il Berne, on doit necessairement reconnaitre que Gothney, soit Guthier, a ete Staat8Vel'tl'ang!' iiher civilrechtliche Verhwltl1isse, No 64.
valahlement admis au nombre des citoyens de I'Union ame- ric3ine. 3° La question de savoir si cette naturalisation, et la re- nonciation sermentale, qui l'accompagne, de Gothuey a la natnralite suisse entrainent la rupture ae tout rapport d'indi- genat de cehli-ci avec son pays d'origine, dOlt, en revanche, recevoir une solution negative. Aucun texte constitutionnel en effet, pas plus que la juris- prudence fMerale anterienre sur la matiere, ne s' oppose a ce que le meme individu puisse etre porteur d'un double droit de eHe. La possibilite d'un pareil dualisme ressort, entr'au tres, d'une decision du Conseil fecteral en date du 31 aout18GO, laquelle constate que beaucoup de Suisses ont en meme temps droH de eite dans plnsieurs cantons et meme a l'etran- ger, sans que cela ait jamais souleve des objections. (IHImer, n° 8-13.) . 4" Jllsqu'a l'apparition de la 10i prevue a 1'3rt. 44, alinea de Ia Constitution federale aetnelle, qui doit determiner d'nne maniere precise les conditions auxquelles un Sllisse peul renoncer a sa nationalite pour obtenir la naturalisation dans un p 1Ys etranger, c'est a la Iegislation des cantons qu'il appartient de fixer tout ce qui a trait a I'affranchissement definitif d'nn citoyen des liens qui l'unissent a son pays d'origine. La premiere de ces conditions est incontestablement une renonciation expresse, en mains des autorites de ce pays, de la part de ceilli qui desire Ia dissolution de ces liens: 01' ancune renonciation semblable n'est emanee du recourant: il appert, bien au contraire, de sa declaration positive deyant la Cour d'3ppel de Fribourg, qu'il n'entend pas abandonner ses droits de communier de Semsales, et que, par consequent, il n'a nullement manifeste I'intention de renoncer a son incli- genat suisse d'une maniere definitive' et absolue. Il est, dans cette position, superflu d'examiner ulterieurement la qllestion de savoil' si et jusqu'a quel point une adhesion formelle des autorites fl'ihonrgeoises serait necessaire pom valider une
V, Abschnitt, Staatsvertr::ege der Schweiz mit dem Ausland. renonciation au droit de cite suisse d,e ,la P?r,t d,e GO:hue y , 50 Le recourant, bien que naturahse amencam, n ayant ainsi point cesse de dem eurer rnssortissant du, canton de Fribourg, les autorites fribourge?lS,eS snn c?mpetentes po ur se nantir de la demande d'interdlctJon clVlle mtrodUlte contre ce citoyen, Par ces motifs Le Tribunal federal -prononce: Le recours est ecarte comme mal fonde. B. CIVlIiRECHTSPFLEGE. ADnHN STnATWN DE LA JUSTICE CIVILE. I. Abtretung von Privatrechten. Expropriation pour cause d'utilite publique. '1. Ausmittlung der Entschiidig lmg. -Fixation de l'indemnite. 156, Uttf)eii )om 20. IDlai 1876 in ;acf)en otboft fJ a 1) n 9 e f er lf cf) i1 f t 9 e gen Sen n i lt TI b ; u t e t. A. et 'Unttag bet Snftnlttiongfommifno1t )om 30. eöembet 0. . 'h' b. -0. gmg .l,ia'!t1t: L ie lorbJ)ftfJa1)ngefellfcf)aft ift Nficf)ttg, ben l'tol'tiaten folgenbe ntfcf)äbigungen 3U beö(1)fen : a. füt 2,200 uabratfuu Eanb (91acf)maa )or: ß(1)arten) u 2 fft. et uabratfuB b. für baulicf)e etänberuugeu c. füt Wlel)tar6eit uub Suhm .lenienöen , d. für 'Den ;cf)aben 1)egen untet6tocf)enet ffabti: tatton 1)äl)tenb beg' Unt'6aueB e. fitt 21ttücrfenung beg ;cf)o.j)feg 4,400 fft. 14,100 " 6,000 " 1,200 " 600 "
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