Art. 45 al. 3 Cst.; retrait de l'établissement en cas de condamnations répétées pour des délits graves; la récidive peut résulter de condamnations antérieures prononcées dans d'autres cantons. Il suffit que l'intéressé ait été puni à plusieurs reprises pour des délits graves, même si un seul de ces délits a été commis dans le canton de domicile actuel. L'examen de l'art. 45 al. 2 Cst. devient sans objet lorsque les conditions de l'al. 3 sont réalisées (consid. 1).
710 D. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-und Konkurskammer. N° 121. mögen btejeUien immerntn für bie ßübung gettJiffer erufs arten unenthenrnel) fel)einen, niel)t eingereWt ttJerben. ,3n ber 9eruö9nlid)en rael)e mirb mit jenen brücfen bod) nur totez WCaterfaI beaeid)net, unb auel) tn bel' 6 retel)e bes Dreel)tes unh ber efengebung fommt benfeUien dne 9iet'Über 9inans ge9enbe befonbere ebeutung niel)t 3u. s müf3te, ttlenn man fiel) niel)t an beu gettJönnIiel)ert 5 rael)ge6raud) a(ten ttJorrte, ben Worten "Wetfaeuge unb etiitfel)aften" ein b5Uig neuet 6inn heigelegt ttJerben, für beften egrenaung Me gefenge6erifd)e Sllßftel)t boe!) ein gem1genb fiel)ereß Jttitertum nid)t abgiibe. ge9t bies auel) bes aUi ntd)t an, roeil Sllrt. 92 bes etreibungsgefenes üherijau:pt finguliires Dred)t ent9iift unh beß9aUi n1d)t außbe9nenb tnter retiert ttJerben barf. Ü6erb1es rft au JSead)ten, ba in Bifter 4- beß Sllrt. 92 beS etreibungsgefene bie un:pflinbharen stiere auf gefü9rt finb; unb nun ttliire es bod) für ben efengeber nage gelegen, ttlenn er unter ltmftiinben aud) l3ferbe ätte als Stom::: etenaftüde gerten raffen ttloUen, biefelben 91er ebenfalls au er, ttJä9nen. fn iinnne!)es argumentum e contrario Hefett Sllrt. 92, Biffer 6 bes etrei6ungsgefenes, ttlO bas SDienfi:pferb bes We9r manns ausbrüdIte!) als unpfänbbar ermirt ttlirb. s fann bes, 9affi ber burel) ben erttJännten Utfe!)eib in 5ae!)en WCartinerrt inaugurierten l3ta,ris be unbesrates tn biefem l3unfte nid)t gefolgt, Unb es mUß grunbjiitHd) ausgef:prod)ett ttlerben, baf3 bie einem 5d)uIbner genörenben l3ferbe, mit Sllusna9me bes SDtenfb ferbes, W'tnhliar finh. lnodiegenb tft bel' ntrag bes Drehtl" reuten nUt bar auf gertd)tet, baj3 bas eille bel' beiben l3ferbe bes l5d)ulbners ar tlfiinbliar erWirt ttlerbe, unb es faun fe(6ftber. ftänbHd) f)rerüber nie!)t inaungegangen ttlerben. Sllus biefen t'Ünbeu f)at bie 5el)ulbbetretliungs. unh stonhtrßi fammer erfannt: SDer efurs tuirb bcgrünhet erftiirt unb bemgemliu bas etrei, !lungsamt Bürid) V angettJtefen, !lei ottfrieb SJonegger ein l3ferb einau:pfiinben. Lausanne. -lmp. Georges Bndel C". A. STAATSRECHTLICHE ENTSCHEIDUNGEN ARRETS DE DROIT PUBLIC Erster Abschnitt. -Premiere section. Bundesverfassung. -Constitution federale. Niederlassung und Aufenthalt. Etablissement et sejour. 122. Arret du 20 juillel 1896 dans la cause Schupbach. I. -Par arrete du 23 mars 1896, 1e Departement genevois de justice et police retira l'autorisation de sejourner dans le eanton a Nicolas Schupbach, de Landiswyl, canton de Berne, parce qu'il avait subi plusieurs condamnations pour vol et escroquerie. Ce prononce fut confirme par Ie Conseil d'Etat en date du 5 mai 1896. n. -Par recours du 27 mai 1896, Schupbach a demande au Tribunal fMeral l'annulation de ces arretes. TI soutient qu'il n'est pas prive de ses droits civiques; qu'iI a eM puni, le 15 janvier 1896, par Ia Cour correctionnelle de eneve pour avoir achete des marchandises et n'avoir pu ensmte les XXII -1896
712 A. Staatsrechtliche EntscheIdungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. payer; que cet acte a ete qualifie a tort d' escroquerie ; que la condamnation qu'il a subie de ce chef ne saurait etre con- sideree comme une condamnation pour delit grave i que l'art. 45 de la Constitution federale ne saurait, en consequence,lui etre applique. m. -Dans sa reponse, parvenue le 4 juillet courant, le Conseil d'Etat conclut au rejet du recours. TI expose ce qui suit: Schupbach passe sous silence qu'il a ete condamne a Interlaken, le 26 septembre 1888, pour vol, a un mois de prison. Le 15 janvier 1896, il a ete condamne, en outre, a. Geneve a trois mois d'emprisonnement pour escroquerie. La jurisprudence federale admet que 10rsqu'un citoyen suisse commet un delit dans un canton ou il est domicilie, ce canton peut, en vertu de condamnations anterieures, lui retirer I'eta- blissement. En l'espece, le delit reproche au recourant est un delit grave. L'arret de la Cour correetionnelle de Geneve a entraine l'interdiction de Schupbach jusqu'au 23 mars 1899 .. Il ne jouit donc pas de ses droits civiques, et, conformement a l'art. 45, a1. 2 et 3, de la Constitution federale, il pouvait, etre expulse. Par lettre du 10 juillet, le Conseil d'Etat de Geneve a communique au juge delegue une note de l'inspecteur da police du cant on de Berne portant que la peine prononcee a nterlaken contre le recourant l'avait ete par la Cour corree- tionnelle et avait comporte un mois d'emprisonnement cellu- laire. Quant a la privation des droits civlques, le Conseil d'Etat ajoutait que Schupbach l'avait encourue a Geneve par le fait de l'arret de la Cour correctionnelle du 15 janvier 1896 en vertu de la loi sur les votations et elections. En droit:
Schupbach a douc ete puni a reitere es fois (ZU wiederholten Malen) et les deux delits pour lesquels il a ete condamne so nt run et l'autre des delits graves au sens de Ia disposition precite. TI importe peu que le recourant n'ait commis qu'un seul de ces delits dans le canton de sa residence aetuelle. D'apres la jurisprudence constante du Conseil federal et du Tribunal federal, les conditions de l'al. 3 de l'art. 45 sont remplies lorsque Ia personne etablie ne s'est rendue coupable que d'un seul delit grave au lieu de son domicile, mais se trouve en etat de recidive par suite de condamnations anterieures (Salis, Droit federal suisse ll, 414, 425). 2. Dans ces conditions, il n'est pas necessaire de recher- cher si 1'a1. 2 de l'art. 45 de la Constitution federale est applicable en l'espece, e'est-a-dire si, par suite de l'arret du 15 janvier 1896, -qui n'a d'ailleurs pas ete produit, -et en vertu de la loi genevoise sur les votations et elections, Schupbach ne jouissait plus de ses droits civiques et si l'eta- blissement pouvait lui etre retire de ce chef. Il n'y a pas lieu non plus d'examiner quelle est la portee de l'art. 17 de Ia loi sur les votations et elections en regard de l'art. 22 de la Constitution du canton de Geneve. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est declare mal fonde.