Art. 19 al. 2 and Art. 38 of the federal law on the civil status of settled and sojourning citizens; Art. 50 of the Bernese Constitution; scope of federal review and duty to give reasons. A dispute over the matrimonial property consequences of a bankruptcy declared outside the old canton of Bern concerns the content of Bernese matrimonial law and not the application of Art. 19 al. 2, where the parties and the cantonal court agree that the spouses are subject to the law of their domicile. The constitutional requirement that judgments be motivated is satisfied by oral reasoning where cantonal procedure does not require written reasons; the Federal Court will not review the cantonal interpretation of procedural provisions absent a federal-law issue.
568 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze. 9efet?e üliet bie :perfönHcf)e .panbfung fiil)igfeit, nocf) auf einet h1i!ffütficf)en u6iunrtion be :tnat6eftcmbe unter biefen egtiff, h1enn ba egtet'Ung ftattl)alteramt .Q3em bie moraunfenungen aur .Q3ebogtung h1egen merfcf)h1enbung a bod)anben angenommen l)Qt. 2. SDagegen mua bel.' efut au bem aweiten, form eHen e ftcf)f :punrte bel.' ecf)t berh1eigerung, be3h1. bel.' merwetgerung be recf)tncf)e el)ör gejd)ütjt l.letben. Eh1at entfj,lrid)t ba beobetd)" tete merTaf)ren ben morfd)riften be bernifd)en Q:ibifgefetjbud)e . llein, wie im 1Refurje rid)ttg bemerft ift, l:lctmögen Qud) fanto netle eiene bor bunbe red)tHcf) garantierten 3nbibibualred)ten nicf)t ftanböul)etrten. Eu lentem gef)ört aber ba 1Red)t, in einem mer ! I) en,. in bem ,e ftd) um nt3ug 'ocr j,lerfönlidjen S)anbfung " Ta9Igfet , alfo eme IStüCfe 'ocr :perfönIicf)en g:teiljeit l)anbert, 3utlor etntlernommen öU h1erben. tft oie ein fo allgemein an" errannter unh JO h1 d)tiger rul1bfat? iebe 5roaefjberfal)ren I b,1B er, Qud) 1.1enn er md)t etu bn1CfHel) in ba merfetffung reel)t uf nal)me gefunben ett, boel ar l.8eftetnbteH be allgemeinen berfaj fungnmufligen Ij3rin i'p bel.' feicf)l)eit bel.' ürger bor bem efet?e, ba uberf)aupt ben lSel u bel.' .Q3ürger bOr bef)örbHcf)er ?ffiillwr in fid) fd)Hest, 6etrad)tet um'ben mus (J. (mtr. lSetmmL ber 6unbe-3 ger. l1tid)" .Q3b. XXI, IS. 329). SJJCit bteiem runbfa tft ein merfaf)ren, wie e in lSai . 217 be bern. Q:ibUgefenbud)e bor gefef)en tft, nid)t in inflang au bringen; bieIme9r l at ber 3u ebogtenbe, foweit bie überf)auj,lt tf)unlid) ift, ein ,)erfaffungß muflige ec9t barauf, über einen .Q3eoogtung antrag, mag berfef6e immerl)in oon ben aufjicf)t 6ered)tigten mC1.'ll.laltbten unb bel' mor mUnbfel aft bel)örbe gemeil1)am geftellt fein, ge9ört 3U h1erben. SDie Unf)aU6arfeit be in (Sa ). 217 be bem. Q:tbiIgefelJbucf) fanf ttonierten lSnftem ergie6t fiel ü6rigen auel) baraU I baB babei, wie in ber efurnfel rift ricf)tig bemerft fft, ber iSel ul,), bt'lt rt. 5 be .Q3unbe gefelJe über bie :perfönfiel e S)anbrungnfiil)igfeit gewiif)rt, allau Idc9t ein bö((ig ifIuforifel er werben tann. 3ft aber bie .Q3e. bogtul1gnberfiigung unter SJJCij3ad)tung eine tlerfaifung miif3igen med)t be 3Murrenten 3u jtanbe gefommen, 10 muf3 jle aufge f)oben werben. SDanm fann bel.' Umftanb nicf)t unbern, baj3 e faf)r im merauge fein mod)te. SDenn bie SDringHcf)feit bel.' 5ael e i.lermag eine eifeitefetung bel.' ,R:autefen, auf beren eobael tung IV. Ci'iilrechtl. Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. N° 85. 569 ber 5 u .Q3ebogtenb ,. einnn bnrfai1 n9 miißi?en nfnrud) at, ntc9t
rcel)tferttgen. U6erble 1ft md)t abnulef)en, wtefo mcf)t burd) eine :probtforifcge merfügung -wie fte, arrerbing ntel)t gerabe fitr biefen aU, tn 5a . 218 be bern. il:lifgeienbud)ß l,)orge1 e f)en ift -jener efaf)r f)utte begegnet werben fönnen, vie jtl)mne" te n 3 b a
u fllltn bem 1Regierung ftatif)a(ter, ag bel.'. a unu c9f t
a ur .Q3efcf) unfaHung über etnen el,)ogtungnantrag oerurenen enorbe, iebenfa(f ntd)t abgef:prod)en werben. SDemnacf) 9at baß l.8unbe gertd)t ed annt: ::Der iRefur wirb begrünbet erfIiirt unb bie Qngefod)tene mer fügung be 1Regierung ftattf)aHeramt ern auTgef)ooen. IV, Civilrechtliche Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. Rapports de droit civil des citoyens etablis ou en sejour. 85. Arn3t d1t 23 juin 1897 detns la cause Crevoisier. A. Ch, Vallotton-Petignat, originaire de Vallorbes (Vaud), etait jadis aubergiste et marchand de vin aDelemont. Le 25 aout 1885, il fnt cleclare en faHlite par 1e tribunal de com- merce de DeIemont. Des lors il est venu s'etablir a Bienne et sa femme a obtenu une patente pour l'exploitation d'une brasserie dans cette localite. Le 24 aout 1896, A. Crevoisier, marchand de bois a Vi- gneules, a ouvert des poursuites contre le .mari A Vallotto pour etre paye d'une somme de 400 fr. avec Illtnrens et fraIS .. e 16 decembre une saisie mobiliere fut pratlquee au donuclle du debiteur. 'Ce dernier decIara a cette occasion qu'il ne possedait pas de biens saisissables et que tout ce qui exisnait chez lui etait la propriete de sa femme. Vu cette decIaratlOn,
570 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze. l'office des poursuites de Bienne assigna un delai de dix jours an creancier pour ouvrir action a dame Vallotton-petignat. Crevoisier ouvrit effectivement action par citation du 9/10 fe- vrier 1897 pour faire prononcer : Que dame Vallotton nee Petignat et son mari sont tenus de reconnaitre que les objets saisis le 16 decembre 1896 par l'office des poursuites de Bienne, pour parvenir au payement d'nne somme de 400 fr. avec interets et frais due par Ch. Vallotton a A. Orevoisier, sont la propriete du debite ur Val lotton et que les epoux Vallotton doivent en faire delivrance, afin qu'iIs soient realises par l'office des ponrsuites de Bienne pour payer la creance de Orevoisier, le tout avec suite de depens. Les defendeurs conclurent au rejet de la demande avec suite de depens. A l'audience du 30 mars 1897, le president du tribunal cle Bienne ecarta la clemande comme mal fondee et condamna 1e demandeur aux clepens. Ce jugement fut motive oralement et communique ora1ement aussi aux parties. Le protocole des audiences des 23 fevrier, 2 et 30 mars 1897, dans lesquelles la cause fut instruite etjugee, mentionne uniquement les con- clusions des parties et le dispositif du jugement. B. Le 22 mai 1897, E. Crevoisier a adresse au Tribunal fecleral un recours de clroit public clans lequel il conclut, en se basant sur la Ioi feclerale du 25 juin 1891 (art. 19, al. 2), a ce que Ie jugement du 30 mars 1897 soit annuIe et Ia cause renvoyee clevant 1e juge competent pour etre jugee a nou- veau. A l'appui de cette conc1usion 1e recourant fait valoir en substance ce qui suit : Il s'agit d'une contestation au sujet de l'application de la 10i federale sur les rapports de droit civil des citoyens etabIis et en sejour du 25 juin 1891. Le jugement attaque viole l'art. 19 de cette loi et il n'est pas susceptible d'un recours a une auto rite cantonale superieure. A l'epoque ou Ch. Val- lotton a fait faillite aDelemont, Ia faillite n'avait pas pour effet, d'apres la legislation commerciaIe alors en vigueur dans le Jura bernois, cle produire la separation de biens entre le IV. Givilrechtl. Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. N° 85. 571 faill i et sa femme. La separation de biens ne pouvait etre prono ncee que par jugement sur la demande de la femme. Dans Ie cas particulier, aucun jugement de separation de biens n'a ete rendu entre les epoux Vallotton-petignat. Aussi longtemps que ceux-ci ont demeure dans le Jura bernois, ils n'ont pas ete separes de biens. Depuis qu'ils ont transfere leur domicile dans l'ancien canton de Berne, le mari Val- 10tton n'a pas ete declare en faiIlite. Il n'a pas non plus ete delivre contre lui d'acte de defaut de biens. Or d'apres 1e droit matrimonial bernois (ancien canton), le mari est pro- prietaire de toute Ia fortune des epoux. Il n'y a d'exceptiou que dans les cas de separation de biens prevus par Ia loi (art. 83 de la loi bernoise pour 1a mise en vigueur de la loi federale sur la poursuite pour dettes et la faillite et art. 106 et 107 C. civ. bernois). Aucun de ces cas ne se presente en ce qui concerne les epoux Vallotton-petignat. Le mari Vallot- ton est par consequent proprietaire de Ia totalite de la fortune des epoux. Eu decidant autrement et en ecartant la demande du recourant, le jugement dont est recours a viole l'art. 19, al. 2 de la loi sur les rapports de droit civil. Oe jugement a ete motive comme suit: Aussi longtemps que les epoux Vallotton-Petignat ont dem eure dans le Jura ber- nois, la faiIlite prononcee contre le mari a DeIemont en 1885 n'a pas produit entre eux la separation de biens. Mais 10rs- qu'ils out quitte Delemont po ur venir s'etablir a Bienne, Ia separation de biens s'est produite entre eux ipso iure par suite de la faiIIite du mari. La femme a pu des 10rs acquerir des biens sans que ceux-ci tombent dans Ia propriete du mari. La regle imperative du droit matrimonial de l'ancien canton de Berne, contenue a I'art. 88 du Ce., ne peut donc plus lui etre appliquee. Ces motifs impliquent, d'apres le recourant, une violation de l'art. 19 de la loi federale precitee. Eu second lieu, A. Orevoisier fonde son recours sur l'art. 50 de la constitution bernoise, du 4 juin 1893, qui dispose que tous les jugements et arrets doivent etre motives. Par jugement, dit-il, il faut entendre l'ecrit qui renferme le texte d'un prononce du juge. Le prononce verbal n'est pas un juge- ment. Il ne le devient que lorsque les paroies du juge ont ete
572 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze. mises pal" ecrit et approuvees par Iui et par le greffier. Le jugement est un acte formel. Or celui rendu par le president du tribunal de Bienne entre le recourant et les epoux Val- lotton-Petignat ne renferme, au protocole comme dans l'expe- dition remise au recourant, aucun enonce de motifs. Il viole par consequent l'art. 50 de la constitution, dont la disposition est generale et ne prevoit aucune exception. C. Dans leur reponse au recours, les epoux Vallotton-Peti- gnat reconnaissent que les faits, tels qu'i1s sont exposes par le recourant, sont exacts. Ils ajoutent seulement que depuis leur etablissement a Bienne Hs se sont toujours consideres et ont ete consideres comme separes de biens. Sa femme a ob- tenu une patente d'auberge, achete une maison, des meubles, des marchandises, procede en justice, le tout sous son propre nom. 11 n'est pas douteux d'apres l'art. 19 de la Ioi federa!e sur les rapports de droit civil qu'ils soient soumis, quant a leur regime matrimonial, a laloi de I'ancien canton de Berne. Toute la question est de savoir si cette loi attribue a Ia faillite du mari prononcee hors des limites de l'ancien cant on les memes effets (separation de biens) qu'a la discussion de biens (Geltstag) et, depuis 1892, a Ia faillite et ä la saisie infructueuse survenues dans le dit canton. 01' cette question ne touche pas au droit prive intercantonal, elle est purement de droit cantonal et doit etre resolue en application du droit de l'ancien canton de Berne en matiere de regime matrimo- nial. Il ne s'agit donc pas d'une contestation relative a l'ap- plication de l'art. 19 de la loi sur les rapports de droit civil et dont le Tribunal federal puisse connaitre en vertu de l'art. 38 de la dite loi. Le recours est done mal fonde au point de vue de l'art. 19 de la loi sur les rapports de droit civil. Il l'est egalement au regard de l'aft. 50 de la constitu- tion bernoise. En effet, le jugement attaque a ete, conforme- ment a la procedure bernoise, ren du, communique aux parties, et motive oralement. Lejuge s'est ainsi conforme a la consti tution. Celle-ci ne prescrit pas que les jugements doivent etre motives par ecrit. Au contraire l'al. 1 er de l'art. 50 pose le principe des debats oraux pour l'instmetion des affaires qui se traitent devant les tribunaux. En consequenee les epoux IV. Civilrechtl. Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. N° 85. 573 Vallotton-Petignat concluent a ce que le Tribunal federal se declare incompetent et subsidiairement ecarte le recours comme mal fonde. J). Dans sa reponse, le president du tribunal de Bienne reconnait aussi l' exactitude des faits exposes par le recourant avec les compIements indiques dans la reponse des epoux Vallotton. Il expose, en resllme, comme suit les motifs de son jugement: C'est le droit matrimonial de I'ancien canton de Berne qui doit faire regle conformement aux art. 6 et 19, al. 2 de la loi federale sur les rapports de droit civil. 01' le Code civil ber- nois en viguellr a Bienne ne connait que deux regimes matri- moniaux, celui de l'unite de biens (art. 88) et celui de la separation de biens (art. 106), et la question se pose de savoir lequel de ces deux regimes est applicable aux epoux Vallotton-petignat. Le Code ne resout pas cette question. Lorsque des epoux maries hors de l'ancien canton viennent s'y etablir, l'art. 88 est evidemment applicable si le mari n'a pas fait faillite anterieurement. Lorsqu'il a fait faillite, en revanche, comme e'est le cas dans l'espece, la question se pose de savoir si cette cireonstanee doit avoir les memes effets que si elle s'etait produite dans le eanton. Les motifs d-apres militent en faveur de l'affirmative. La discussion de biens (Geltstag) n'est pas une particularite du droit de l'an- den cant on de Berne et Ia ratio legis de I'art. 106 Ce. existe aussi lorsque Ia faillite a eu lieu hors de l'anden canton. Dans le cas particlllier il y a en outre lieu de considerer que le droit matrimonial de l'ancien canton de Berne est impe- ratif. Mais lorsque la loi est muette, lorsqu'elle ne tranche pas un point special, comme c'est le cas en l'espece, il faut tenir compte de la volonte individuelle. Les epoux Vallotton se sont prononces pour le regime de l'art. 106 et comportes en consequence pendant huit ans. Cette maniere de faire a ete reconnue par les tiers et par les autorites. Il resulte de ces motifs qu'il ne peut etre question d'une violation de Ia loi federale du 25 juin 1891. La cause du rejet de Ia demande de Crevoisier ne git pas dans la meconnais- sance de cette loi, mais dans le fait qu'il a ete fait application
574 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. n. Abschnitt. Bundesgesetze. de l'art. 106 et non pas de l'art. 88 du Ce. de l'ancien eanton de Berne. C'est Iä. une question de droit eantonal pour rap- preciation de laquelle le Tribunal federal n'est evidflmment pas eompetent. En tant que le reeonrs se baRe sur l'art. 50 de la eonstitution bernoise, il est egalement mal fonde. La recourant reconnait que le jugement attaque a ete motive oralement. Or eela suffit an regard de l'art. 50 dela eonstitu- tion, attendu que cet article ne prescrit pas que les motifs soient formules par ecrit. En consequence, le president du tribunal de Bienne conclut a la non entree en matiere sur le recours en tant que base sur la loi du 25 juin 1891 sur les rapports de droit civil, et a son rejet en tant que base sur l'art. 50 de la eonstitution bernoise. Fonde sur ces (aits et considerant en droit: