Art. 67 al. 2 OJ; form of the reform appeal and necessity of specifying the requested modifications; a declaration of appeal must designate precisely the extent to which the cantonal judgment is challenged and the amendments sought, so that the court and the adverse party can ascertain the object of review. A merely general attack on all points is insufficient. In addition, where the Federal Council, within its statutory competence, has definitively determined that an establishment is not subject to the factory liability acts, that determination binds the civil courts; the passive legitimation required for such an action is lacking.
Civilreehtspflege. 37. UrteH l,)om 11. Ilnai 1898 in 6aef)en !Baumgartner !Bürfi gegen erfnaef). ATI. 59 Org.-Ges. Streitwert bei einer Nachklage CUtS dem FabrikhaftpfTichtgesetz. ?IDegen eine am 2. Illnril 1896 im :Dtenjte erlittenen UnoO falle fragte ber aI a9rlneef)t bei :Droief)ten9aHer erfnetef) in !Betf er etngeftelIte S)eiltttef) !Betumgetrttter !Bürfi gegen feinen :Dienft: gerrn eine S)aft:pfUef)tenfef)iioigung l,)on 4800 1Jr. ein, bie i9m laut reef)tßfriifttgem Urtei! l,)om 12. ,3anuar 1897 in einem !B trage l,)on 2983 r. neoft ßinfen gutgefnroef)en lnurbe. em stläger lnurbe ü'6erb1e baß 1Jteef)t ber aef)f age tür ein a9r l,)orbe9a(ten. Illm 11. ,3anuar 1898 maef)te !Baumgartner einc iJnaef)forberung l,)on 1800 U:r., nebff ßinß au 5 % fett bem agc 'Der stlage, gerief)tlief) geltenb. :ner !Beflagte anerfannte einen !Be: trag l,)on 271 1Jr. a .!Baß (er il,)ilgerief)t unb auf Ill:pnellettion beß stlägerß 9in auef) betß peffationßgerief)t lniefen bfe sttage etO, fo ueit fie ben anerrannten !Betrag l,)on 271 1Jr. üBerftieg. egen baß apnelIationngertef)tltef)e UrteH l,)om 25. Illpri! 1898 9at ber stIliger bie .!Berufung an ba .!Bunbengerief)t erflärt mit ben rn: trägen, e fei, in lllufl)e6ung benfeloen, unb unter !BeaugnCtl)me auf baß Urteil )om 12. ,januar 1897, bem !Berufungi3Wiger bie elngeffagte reftanöHef)e ntief)äbigungi3forberung l,)on 1800 1Jr- 3u3ufpreef)en; el,)entuelI, ei3 fei 19m auf3er ben anerootenen 271 r. auef) eine angemeffene ntfef)Cibigung für bie buref) ba erfte Cir3t: lief)e utacf)ten i)om 9. e3ember 1896 fonftatierte totale Illr beiti3unfli9igfeit 3u3ufprecf)en, unter stojtcnfolge. :nai3 .!Bunbei3gerief)t a1el)t i n r ln Ci gun 9 : i3 l)anbert fief) tlorIiegenb um einen '1tni:pruef) für fo!ef)e ol: gen be l,)om StIiiger erHttenen UnfalIei3, bie bei ber l!(ui3fälIung bei3 UrteH über ben urfprungficl) er90lienen S)aftnf!tef)tanl:prucf) noef) nief)t fejtgeftelIt werben fonnten, unb 3lnetr '.lirb berfeIbe milterft oefonberer st(age in einem bejonbern merfal)ren gdtenb gemacf)t. 'ffiol)! bHbet ba , wa l)eute geforbert wirb, materiell einen 'tei! bel' ntjef)libigung, etuf bie ber stfiiger tnto ge be I. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 37.
UnfalIi3 '1tnfntuef) l)at; Qllein proaeffualifef) ftelIt ftef) bie U:o rbe " tung bocl) a i3 ein fe16ftlinbiger nf:pruef) bar, beffen eltettb: lltaef)ung nur infofern )on ber debigung bei3 frül)er erl)obenen m:nf:pruef)i3 aBl)iingig tft, a(i3 bie aef)fIage tm UrteH über rentern oroel)aHen fein mUß, anionft eine folef)e u6erl)aunt nief)t mel)r trl)ooen lnerben fann. ,Jm übrigen ftelIt fief) ber neue nfprucl) tl ein befottberer, felbftlinbiger bat, unb er ift namentncl) a fo(ef)er au oel)anbefn l)infief)tlief) ber r03effuanief)en mot'(tu fenun: gen unb ber u:orm oer eftenbmacf)ung, roie auef) l)infief)tltef) bel' WCöglief)feit einer ?IDeiteraiel)ung bei3 barüber ergangenen Uden an ba !Bunoei3gericl)t. :Danaef) tann benn bei ber llSriifung ber rage, 00 ber öur !Begrunbung bel' stomtleten3 bei3 !Bunbei3gerid)t erforberlicl)e 6treitlnert l,)orl)anben fei, ntef)t auf bai3 Urteil über ben urfpriinflHcl)en nfpruef) 3urücfgegangen, fonbern e mUf3 auf bai3 qsetttum ber aef)fIage nIi3 folef)er, bealn. auf bie in st(age unb ntl1,)ort entl)altenen .!Begel)rcn aBgeftelIt lnerben. :Da nun 1)tenaef) ber 0treitlnert ben !Betrag )on 2000 r. uief)t meief)t, fo ift ba !Bunbei3gerief)t aUt !Beurteilung be I!(njpruef)ei3 nief)t fompetent (I!(rt. 59 D.: .). :nelltnacf) 1)at ba !Bunbengertef)t etfannt: Illuf bie erufung bei3 stliigeri3 rotrb lnegen nfom:peten3 ntef)t clngetreten. 38. Arn'lt du 18 mai 1898, dans la cause Jolissaint contre .Vonnin. Art. 67 al. 2 loi fed. org. jud.; forme du recours en reforme. - Applicabilite des lois sur la responsabilite civile des fabri- cants? En septembre 1894, Oh. Jolissaint, menuisier a Porrentruy, etait occupe avec d'autres ouvriers a reparer la roue hydrau- lique de l'usine que J.-B. Monnin, fabricant d'horlogerie a POITentruy, exploite sous le nom de Scierie hydraulique et a vapeur du Voyebceuf. Il pretend qu'a cette occasion il
Civilrechtspflege. fut victime (l'un accident ensuite duqnel le medecin constata des fractures de cötes et des contusions au cöte gauche; depuis lors Jolissaint serait reste souffrant et ne pourrait vaquer ä ses occupations. C'est pourquoi, il a assigne J.-B. Monnin devant le Tribunal de Porrentruy et conclu a ce que celui-ci fut condamne a lui payer: a) une somme en capital de 10000 francs a titre d'indem- nite pour le prejudice Tesultant de l'accident survenu le 27 septembre 1894; b) les internts de cette somme au 5 % des la demande en justice; c) les frais de medecin et de pharmacien par 150 francs. A teneur de la citation, l'action intentee par Jolissaint etait basee sur les lois federales concernant Ia responsabilite des fabricants, des 25 juin 1881 et 26 avril 1887, et eventueIle- ment sur les art. 50 et suiv. CO. Le demandeur reclamait en outre le benefice des dispositions de Ia 10i bernoise du 6 juillet 1890, d'apres Iaquelle les contestations en maWnre de responsabilite civile des fabricants doivent etre instruites par la voie de la procedure sommaire, suivant les prescrip- tions des art. 283 a 295 Cpc. bernois. Apres Ia signification de sa citation, le demandeur a pro- voque une decision du Conseil federal sur Ia question de savoir si l'usine du defendeur devait figurer sur la liste des etablissements soumis a la loi sur Ia responsabilite des fabri- cants. Le Conseil federal fit proceder a une enquete, a la suite de laquelle il decida, le 29 mai 1896, qu'a l'epoque de l'accident la scierie de Monnin n'etait pas soumise aux lois federalfls sur les fabricants et Ia responsabilite civile. Par decision du Tribunal du district de Porrentruy du 20 juin 1896, maintenue par la Cour d'appel et de cassation, J olissaint a etß renvoye a suivre les formes de la procedure ordinaire pour sa reclamation eventuelle basee sur les art. 50 et suiv. CO. A l'audience du 9 mars 1897, le defendeur a conclu a la non entree en matiere sur les concIusions de la demande teIles qu'elles etaient formuIees. I. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 38.
Dans son ordonnance sur les preuves, le Tribunal de Por- rentruy a decide qu'un certain nombre de faits allegues par 1e demandeur ne seraient pas admis ä. la preuve. Par jugement du 7 septembre 1897, le tribunal a ensuite admis les concIusions du defendeur en non entree en matiere et repousse celles du demandeur en tant que basees sur les lois federales concernant la responsabilite civile des fabri- cants ; il a en outre condamne le demandeur aux frais. Ensuite d'appel, la Cour d'appel et de cassation, par arrnt du 18 fevrier 1898, a admis la preuve du fait 20; rejete pour le surplus les eonclusions du demandeur en modification de l' ordonnance sur preuves; deboute Ie defendeur de ses conclusions en non entree en matiere; deboute Ch. Jolissaint des fins de sa demande et mis les frais a sa charge. Cet arret est motive comme suit en ce qui eoneerne les eonclusions en non entree en matiere et le fond: La premiere eondition d'admissibilite de Ia presente demande est que le defendeur soit soumis, comme chef de l'Usine du Voyebreuf, aux dispositions des 10is federales sur Ia responsabilite civile des fabricants. Cette question touche au fond meme du proees, soit ä. la legitimation passive de Ia partie defenderesse. Elle ne saurait done donner lieu ades conclusions de non entree en matiere. Or les dispositions sur la responsabilite civile ne sont applicables qu'aux etablisse- ments qui figurent sur la liste des fabriques ou qui, suivant decision du Conseil federal, auraient dlt etre portes sur cette liste. Jolissaint a bien allegue que l'usine de Voyebreuf figure sur Ia liste des fabriques et il a invoque pour le prouver un pretendu extrait des archives du Departement f,:deral du commeree et de I'agriculture; mais cet extrait n'a pas ete produit. Bien plus, J.-B. Monnin a prouve que posterieure- ment a l'introduction de Ia demande, soit le 29 mai 1896, le Conseil federaI a decide que I'usine du Voyebreuf n'etait pas soumise aux lois federales sur Ia responsabilite des fabrieants. Cette decision, qui tranche la question d'une maniere defini-
Clvilrechtspflege. tive, n'a pas ete rapportee. Le dMendeur n'est donc pas legi- time passivement au present proces et la demande n' est, des 10rs, pas justifiee. Ch. Jolissaint a adresse a la Cour d'appel et de cassation de Berne une decIaration de recours au Tribunal federal ainsi con (ue: i. Le soussigne Ch. Jolissaint, menuisier a Porrentruy, declare recourir au Tribunal federal contre le jugement rendu par la Cour d'appel et de cassation du canton de Berne, le 18 fevrier 1898, dans la cause liee entre le soussigne et J.-B. Monnin, fabricant a Porrentruy, en signalant comme attaques tous et chacun des points decides et notamment la decision par laquelle les faits invoques pour etablir que l'usine du Voyebreuf est et doit etre inscrite sur la liste des fabriques et que M. Monnin est soumis ä. la responsabilite civile des fabricants (lois federales des 25 juin 1881 et 26 avril 1887) n'ont pas ete admis a la preuve. Le soussigne demande en outre le Mnefice du pauvre (art. 212 org. judo fed.). Vu ces faits et considerant en droit;