B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
und Konkurskammer.
Arrets de la
Chambre des poursuites
et des faillites.
l'
11. Am3t dnt 15 janvier 1901 dans la cause Cavin.
Tardivete du recours contre une saisie et l'iitat des charges. -
Art.
123 L. P. et F. -Pretendue prescription de la faculte, po ur
le creancier, de requerir la vente. Fixation erronee du delai;
art. 116 L. P. et F.
- -En date du 19 septembre 1898, la masse en faillite
des hoirs Dubochet, a Montreux, creanciEnre de Samnel Cavin,
a Villeneuve, d'une somme de 514 fr. 50, a fait saisir au pre-
judice de celui-ci des immeubles situes a Villeneuve et taxes
par l'office a la somme globale de 5152 francs. Le proces-
verbal de saisie, dresse par l'office d'Aigle, fnt communique
en son temps au debiteur Cavin. Il portait Ia mention que la
requisition de vente pouvait etre formee du 15 janvier 1899
au 15 juillet 1900 . Le 9 juin 1900, Ia vente des immeu-
bles saisis fut requise.
Le debiteur, avise de cette requisition,
demanda un sursis qui fut accorde
par Ia creanciere pOUl'sui-
vante et prolonge par elle, dans la suite, jusqu'au 15 juillet
- La creance n'ayant pas ete payee, l'office publia la
vente le 31 juillet
1900 pour avoir lieu le 7 septembre 1900.
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Le mnme jour, un double de l'avis de vente, portant desi-
gnation et taxe des immeubles saisis, fut eommunique an
debiteur. Le 7 septembre 1900, l'offiee proeeda a la vente
des immeubles
qui furent adjuges pour la somme de 5172 fr.
U. -En date du 10 septembre 1900, le debiteur porta
plainte en faisant valoir
ce qui suit:
° Les immeubles, vendus pour le prix de 5172 francs, sont
taxes au cadastre 7152 francs et il en a ete offert recemment
10000 francs au debiteur. Leur estimation n'en a donc pas
ete faite par l'office conformement a la loi.
2° Au moment de la saisie, le debiteur possedait du betail
et des biens mobiliers saisissables et la saisie immobiliere a
ainsi
ete faite contrairement a la loi.
3° L'avis de vente a ete eommunique au debiteur alors que
la faculte pour le creancier de requerir la vente etait pres-
crite.
4° Le prepose a fait figurer dans la declaration des eharges
un etat errone ; car celle sous n° 4 n'existe pas pour le mon-
tant indique, mais seulement pour 187 fr. 05.
5° Le prepose ayant re/iu le paiement des eharges nOS 3 et
5, en 1899, aurait du les faire radier au controle des droits
re eis et cette omission a occasionne un notable prejudice au
debiteur.
6° L'offiee a refuse, le 7 septembre, avant la vente, le
quart de la dette, paiement offert par la
femme du debiteur
en presence
du representant de la creanciere.
III. -Les deux instances cantonales ayant ecarte la
plainte,
Cavin a reeouru en temps utile au Tribunal federal.
Stettuant snr ces faits et considerant en droit :
Si, a ce que le recourant pretend, la saisie immobiliere du
9 septembre
1900 etait contraire a la loi par le motif qu'il
possedait eneore des biens mobiliers saisissables, il aurait du
porter plainte dans les dix jours de la communication du pro-
ces-verbal
de saisie (art. 17 LP.). Faute d'avoir procede
ainsi, la saisie est tombee en force a eet egard. Par la meme
raison, la taxation des immeubles, dont se plaint le reeourant,
est devenue inattaquable : en
effet, Cavin n'a pas depose da
und Konkurskammer. N° 11.
plainte contre cette operation dans le deIai utile, ni apres la
communication,
a Iui faite, du pro ces-verbal de saisie, ni apres
celle de J'avis de vente, doeuments qui contenaient tous les deux
la taxation dont
il s'agit. C'est avec non moins de raison que
l'autorite eantonale a estime tardif le reeours forme contre
l'etat des eharges. Le debiteur avait
re/iu, le 31 juillet 1900
un exemplaire de la publication de vente et il ne eontest
as, en outr , .que l'etat des charges lui a ete communique
atemps. 11 etalt done en mesure d'attaquer 1e dit etat avant
la vente,
ce qu'il a omis de faire. Le grief consistant a dire
que le prepose aurait du radier certaines eharges au controle
des droits
reels se trouve en rapport avee la fixation de l'etat
des eharges.
C'est des lors a partir de la communication de
cet
etat que le delai de recours courait aussi a cet egard.
C'est
egalement a to1't que le recourant se plaint d'une vio-
lation de l'art. 123 LP. Evidemment, cet artiele n'est pas
applicable lorsque,
eomme dans l'espeee, le debiteur laisse
ecouler sans payer deux sursis. L'art. 123 suppose qu'un
aeompte est
paye immediatement apres la communication de
la requisition de vente.
TI appartient, du reste, au prepose de
decider d'apres les circonstances
de ehaque cas particulier
s'U y a lieu d'aceorder ou non le sursis, de sorte qu'il s'agit
lä. essentiellement d'une question d'appreciation des faits, sur
laquelle le Tribunal
federal n'est pas competent pour statuer.
Le reeourant a fait valoir
enfin que dans l'espece la faeulte
pour le creancier de requerir la vente
se trouvait prescrite.
Le pToces-verbal de saisie contient en effet l'indieation que
la requisition
de vente pouvait etre formee du 10 janvier 1899
au 15 juillet 1900. Mais cette fixation de delai est sans doute
inexaete. A
teneu!' de l'art. 116 LP., le droit de requerir la
vente devait expirer
au plus tot, a savoir, dans le cas Oll il
n'y aurait pas de participation a la saisie du 19 septembre
1898,
deux ans apres celle-ci, soit le 19 septembre 1900
Ainsi la vente elle-meme a encore eu lieu avant l'expiration
du delai legal. Le fait, d'autre part, que l'office n'a pas fixe
le delai conformement a la loi ne saurait porter prejudice a
la partie poursuivante. Il ne s'agit pas Ia d'une mesure de
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l'office au sens de l'art. 17, mais d'un simple renvoi a une
disposition legale; c'est la
10i elle-meme qui fixe le delai et le
creancier poursuivant a le droit de s'en tenir
a son texte.
Par ces motifs,
La
Chambre des poursuites et des faillites
prononce:
Le recours est
ecarte.
12. Sentenza del 15 gennaio 1901 nella causa Giacomazzi.
Foro dell' esecuzione; domicilio, art.46legge E. e F. e art. 66 eod. ;
rappresentante legale, :.rt. 47 1. c.
- In una esecuzione intentata da Giacomazzi Giov., pel
figlio Alberto, contro Franscioni Sereno fu Giuseppe, da Lo-
danG (Cantone Ticino), con precetto esecutivo N° 261, il
signor Tunzi Remigio Pietro, da Lodano, al quale il pre-
cetto esecutivo era stato intimato nella qualita di cnratore
deI Franscioni, inoltrava ricorso alle Autol'ita cantonali di
vigilanza
per ottenere l'annullazione deI preeetto esecutivo
allegando ehe, giusta
il disposto dell' art. 46 della legge Esec.
e Fall.,
il debitOl'e non poteva essere escusso nel Ticino,
avendo
i1 suo domicilio a Soledad (California), ne ricorrendo
nessuna delle eceezioni stabilite dagli art. 47 e
50 della
Legge federale.
11 rieorrente aggiungeva di non essere rap-
presentante legale deI Franseioni, ma semplice euratore
d'ass ente
, e ehe il Franscioni non aveva qualsiasi succursale
o domieilio speeiale in Isvizzera.
L' Autoritä. eantonale inferiore di vigilanza respingeva il
rieOl'so. L' Autorita superiore inveee l'ammetteva, osservando:
L' Autorita inferiore aver respinto il ricorso sulla eonside-
razione ehe non e provato ehe il debitore, benche assente
da lungo tempo dal proprio domicilio in Lodano, ne abbia
acquistato
un altro. Ma dopo la decisione, essere pervenuta
al euratore una lettera dell' assente ehe indica appunto co me
suo domicilio Soledad, neUa Contea di M:onterey, California.
und Konkurskammer N0 12.
In tali condizioni doversi riconoseere ehe a sensi dell'art. 46
della
egge sec. e Fall., l'esecuzione non pub essere pro-
mossa In IsvlZzera, dacehe la legge citata regge eompleta-
mente la materia dell' esecuzione contro gIi assenti e non
lascia
luogo ad applicazione di leggi eantonali neppure a titolo
suppletorio.
2. E eontro questa decisione che il. Giacomazzi ricorre al
Tribunale federale. Esso allega:
In
giugno deI 1900, all'epoca in cui fu promossa l'esecu-
zione, iI Tunzi era incontestabilmente curatore deI Fran-
seioni. Questi, prima di emigrare, aveva il suo domicilio a
LOdano, e non risulta che abbia acquistato altrove un altro
domicilio. All' ufficiale di Esec. era ignota la dimora deI
debitore e, se non
vi fosse stato il curatore suddetto, avrebbe
dovuto procedere nella forma degli assenti, notifieando
il
precetto mediaute pubblicazione, perche il luogo di esecu-
zione non poteva essere che quello dell' ultimo domicilio
conosciuto deI debitore, in Lodano, ove dimora
1a sua fa-
miglia colla quale ha eomunione di beni, ed
ove trovasi tut-
tora il suo domicilio politico. La pretesa lettera da Soledad
non pub essere presa in considerazione, prima percM pro-
dotta tardivamente solo in seconda istanza, poi perche im-
pugnata dal ricorrente, e perche una semplice lettera privata
dato anche ehe sia autentica, non basta per stabilire
u
nuovo domicilio.
TI ricorrente domanda percio l' annullazione della decisione
dell' Autorita cantonale superiore di vigilanza e la conferma
deI preeetto esecutivo
11 giugno 1900.
3. NeUa sua risposta, il curatore Tunzi eontesta ehe il
creditore non abbia conosciuto la dimora deI Franscioni.
TI
domicilio a Soledad risulta non solo dalla lettera 1
set-
tembre 1899, ma anche dall' obbIigo stesso che diede origine
all'esecuzione. Il creditore ignorava tanto meno
il domicilio
deI Franscioni che anch' egli
vive da piiI anni a Soledad.
Quanto all , opponente, egli e un sempliee curatore d'assente
B non un rappresentante legale a sensi delI' art. 47. Per
,questi ed altri motivi il rieorso devesi respingere.
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