Art. 282 LP; Art. 312 CO; cantonal execution law assigning competence to the justice of the peace; effect of opposition to the payment order in eviction proceedings. A tenant or lessee may be evicted summarily once the statutory warning and 60-day period are fulfilled. If the payment order is not opposed, the authority only verifies these formal requirements. If opposition is filed, eviction is not automatically barred pending definitive discharge or a merits judgment; rather, the creditor must substantiate the claim within the summary procedure, and the authority must review that substantiation only summarily. A cantonal rule conferring eviction competence on the justice of the peace may be applied without regard to the amount in dispute, provided the statute contains no reservation. A provisional finding on indebtedness for eviction purposes does not constitute a merits judgment.
230 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. 5. ?menn bagegen auf bie 37 unb 41 2emma d be ?SOt: munbfd)aftngefeneß betu iefcn u irb unb au bieien q5aragr(t:pnen ein med)t beß eiftanbes oe3U . bel' mormltnbfd)aftßoenörbe, nad) fretem :rmefien unb fogar gegen ben UIen ber lJerbeifUmbeten q5erfon an beren telIe alt anbern, abgeleitet u erben U UI, fo er: fd)eint biefet ?Serfud) ag lJolIfommen gefd)eitert. enn in ben genannten efelJesoeftimmungen u erben ber mormunb unb Der emeinberat gana alIgemein für aUen benjenigen 6d)aben bel': anwortlid) gemad)t, roefd)er bem )münbel tnforge Unterlaffung bel' innen obfiegenben q5f1id)ten eru üd)ft; bagegen roirb ter nid)t gefagt, roeld)es im ein3e!nen bie q5f1id)ten unb Jrom:peten3en bes mormunbs nnb bel' mormunbfd)aftnoenörbe finb, innbefonbere ob biefeIOen bie tollq)etena aur feIOftanbigen mertretung bes )mün: befS oefiten. ,S'nu iefern fobann au ben bom megierungnrat in feinem :ntjd)eibe aitierten 8 unb 12 bes mormunbfd)aftsgefej;;e etroaß
u unften bel' emgefod)tenen d)fuf3nanme aogeleitet u erben U ilI, ift nid)t erfid)t!id). cnn biefe aragra:pnen entnaUen !ebiglid) morfcljriften üoer bie :infeitung be :ntmünbigungnbcrfanren in u: aUen , roo eine mogtfd)aft ober eine meiftanbfd)aft fid) a nötig erineist, feinenroegs aber mejtimmungen üoer bie Jrom:petenaen bCß ?Sormunbß unb bel' mormunbfd)aft!3oenörbe in alIen bereits oe: ftelIter mormunbfd)aft. d)Henlid) l a t fid) bie angefocl)tene ilna%regel aud) nid)t ba: mit oegrünben, ba% He vMurrentin teinen oeu uflten ?milIen a6e ober be!3 mernunftgeliraud)eß berautit fei (bergt rt. 4 f ), benn aogefenen babon, ba nad) bem ber Refurnanwort be e: meinberatro !,lon 6cljnfneim beigelegten aratHd)en ,8eugniß bie mefurrentin fid) bon bem am 27. il10bember 1904 erlittenen leid)ten 6d)laganfalI orbentHd) ernoIt l)at unb il)r blOß 3ur mer ütung bon mMfalIcn eine runige, fd)onenbe 2ebensU eife em:pfonlen U irtl, ift unbebingt baran feftaul)alten, ba% ber augefod)tene me: fd)lu% ber mormunbfd)aftßoenörj:le emd) oei lJol!tommener ilIen!3 unfanigfeit ber eturrentin nur nad) tlorangegangener QJebogtigung, nid)t Quer fd)on auf runb her oeftel)enben meiftanbfd)aft aulaHtg Il)ar. Ülirigen gel)t e feIoftberftanhliclj aud) nicl)t an, ben bon bet Mut'tentin am 27. veobemoer 1904 erlittenen 6d)taganfall nad) I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41. 231 tragIid) für bie )motil,)ierung be emeinberat!3oefct) uffes bOm 3. il10tlemner 1904 in nfnrud) 3u nel)men, u ie bie in ber 1Refurnantu ort be emeinbemte bon 6d)ü:pfl)etm berfud)t u irb. 6. u!3 bem efagten ergtot fld) in unau etbeutiger ?meife, ba bie (uaernifct)en mormunbfd)aftnbenörben gegenüber ber efurrenttn eine Jromveten3 beanfnrud)t l)aoen, für u eld)e u eber im efete nod) in ber q5ra;d irg enbu efd)e aU :punfte au finben flnb, unb ba fomit au Ungunften ber 1Refurrentin bie in rt. 4 QJm geu anrfeiftete med)tsgfeict)l)eit berIent roorben iit. .'t)ie angefod)tenen 6d)ful3nanmen ftnb bal)er aufaul)eben. emnad) at ba QJunbe!3gericl)t erfannt: ,sn utl)eij3ung be!3 lRefurfes u erben bte cljluj3nal)men be emeinberate Mn d)ünfl)eim bom 3. il10tlember 1904, unb be lRegierungsrate be jtanton 2uaern lJom 15. ebruar 1905, aufgenotien. 41. Arret du 11 mai 1905, dans la cause Despland cmÜl'e Marquis. Pretendu deni de justice commis par une Ordonnance d'expul- sion. Art. 282 LP. Effet de l'opposition contre le commande- ment de payer. -Pretendue violation des dispositions conCer- nant la competence du Juge de paix en matiere .d'execution de la LP. Loi vaud. d'execution de la LP, Art. 31, lItt. b. A. -Suivant aete en date du 10 mars 1904, Edouard Marquis) proprietaire) a Territet) et Jules Desplan , ,alors ä. Montoie pres Lausanne) ont conelu entre eux un ball a ferme aux termes duquel eelui-ci prenait a ball de celui-Iä. le do- maine dit la Grange du Bras , riere N oviIle, pour une duree de six ans ä. partir du 20 fevrier 1904, moyennant un fermage annuel de 1800 fr. payable par semestre) le 20 aout et Ie 20 fevrier de ehaque annee. Despland declarait en outre acheter de Marquis un certain nombre d'objets ou d'instru- ments aratoires dont le prix, lais se ä. l'appreciation d'experts, etait stipule payable le 20 juiIlet 1904.
232 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. B. -Despland n'ayant point paye le semestre de fer- mage echu Ie 20 aou.t 1904 par 900 fr., Marquis Iui fit noti- fier commandement de payer cette somme, Ie 28 octobre 1904, -poursuite ponr loyers ou fermages, N° 3389. Ce commandement (formulaire N° 21) portait en particulier ce qui suit: Vous etes somme de payer Ia somme ci-dessus et les " frais de la poursuite s'elevant jusqu'a ce jour a 1 fr. 50, plus frais d'inventaire, faute de quoi le creancier declare le contrat resilie a l'expiration de 60 jours de Ia notifica- tion du present commandement. Si vous entendez contestel' tout ou partie de la dette ou le droit du creancier d'exercer des poursuites, vous devez " former opposition aupres de I'office soussigne, verbalement " ou par ecrit, dans les 10 jours de la notification de ce com- " mandement. Faute par vous d'obtemperer au commandement de payer ou de former opposition, le creancier pourra, apres l'expi- ration de 60 jours de Ia notification de ce commandement, requerir du tribunal votre expulsion immediate; il pouITa en outre, a l'expiration d'un mois apres Ia notmcation du dit commandement, requerir Ia vente du gage. Le debiteur fit opposition a ce commandement dans Ie delai legal. . C. -Ayant fait proceder par experts a I'evaluation de Ia valeur des objets et des instruments aratoires qu'il avait vendus a Despland en meme temps qu'il avait conclu avec celui-ci Ie bail du 10 mars 1904, Marquis fit notifier ä son fermier, le 14 janvier 1905, poursuite N° 4172, un comman- dement d'avoir a payer Ia somme de 880 fr. fixee par les experts. Despland fit egalement opposition a ce commandement. D. -Enfin, Despland n'ayant de nouveau point paye son second semestre de fermage echu le 20 fevrier 1905 par 900 fr., Marquis lui fit notifier, le 24 fevrier 1905, un com- mandement de payer pareille somme, poursuite pour loyers ou fermages N° 4520. Ce commandement renferme l'avis I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41.
eomminatoire de resiliation preVU a l'art. 312 CO et Ia menace d'expuIsion prevue a l'art. 282 LPF en des termes identi- ques a ceux du commandement poursuite N° 3389. A ce commandement encore, Despland fit opposition dans le delai legaL E. -A une date que le dossier ne permet pas de M- terminer, mais posterieure en tout cas au 20 fevrier 1905, Marquis requit du Juge de Paix du cercle de Villeneuve l'expulsion de son fermier conformement aux art. 287 et 312 CO ; il produisait les trois commandements susrap- peIes. Les parties comparurent a l'audience du dit juge le 8 mars 1905. Le defendeur declara s'opposer a l'expulsion requise, alleguant que les commandements de payer etant frappes d'opposition, le dei ai de 60 jours des Ia demande du bailleur ne court que du jour ou Ia dette aura eM reconnue par le prononce de mainlevee d'opposition, et disant estimer en outre qu'un pro ces etant en cours entre parties il y a lieu d'attendre Ie prononce du Tribunal competent avant tous autres procedes. F. -Par jugement du meme jour, 8 mars 1905, Ie Juge de Paix du cercle de Villeneuve, faisant droit a Ia requete de Marquis, pronon/ia que Despland, faute par Iui de delaisser le domaine qu'il occupait a Ia Grange du Bras jusqu'au 25 du meme mois, en semit expulse a cette date, l'huissier G. Fischer etant d'ores et deja charge de l'execution de cette lrdonnance. Ce jugement, apres avoir constate que Despland, fermier de Marquis depuis plus d'une annee, n'a encore rien paye pour le loyer du domaine qu'il occupe a la Grange d Bras, riere Noville -qu'il n'a pas paye non plus le prIX des instruments ratoires qu'il s'etait engage d'acheter et qu'il a utilises, -qu'en consequence Despland est reellement debiteur de Marquis, -que le premier commandement de payer Iui a 13M llotifie Ie 28 octobre 1904, avec demande d'expulsion a 60 J'ours -que Despland n'a tenu aucun , 'il l' compte de ce commandement de payer, qu a, au con-
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. traire, frappe d'opposition , -rapp elle le texte des art.
et 312 CO et 282 LP et considere que le demandeur a rempIi toutes les formaIites exigees par la loi et le CO et que, des lors, le defendeur n'a aucun motif de s'opposer ä. la demande d'expulsion. G. -C'est contre ce jugement que Despland a declare en temps utile, recourir au Tribunal federal par la voie d recours de droit pubIic, en concluant ä. l'annulation du dit jugement. Le recourant expose tout d'abord que le jugement ou or- donDance d'expulsion du 8 mars 1905 a ete rendu par le Juge de p.aIX du Cercle de VilIeneuve suivant l'art. 31, litt. b, de l 101 cantonale d'execution de Ia LP et n'est susceptible d aucun recours quelconque devant les autorites cantonales (arret du Tribunal federal, du 16 mars 1898 en Ia cause Schryber c. istretti, Jmtrn. des Trib., 1898, p.'258 et suiv.). TI .declare mvoquer comme son principal moyen de recours l .falt q son expulsion a ete prononcee nonobstant l'oppo- sItIOn u 11 avait formee aux deux commandements de payer P?urs.mtes. N°s 3389 t 520, et alors que cette oppositio n aVaIt fnlt encore lobjet d'aucun jugement de mainlevee. n auralt pourtant, -dit-il, -suffi aujuge de lire le texte figurant sur Ie formulaire de poursuite pour loyers ou fer- mages, po ur se rendre compte qu'un tel prononce aHait a l'ennontre ?U texte meme. de la loi et que, a moins qu'iI ne fut procede au mepns de cette disposition expresse l' I . 1 expu slon ne pouvait etre ordonnee alors que Ia mainlevee d 1'.oPposition faite aux dits commandements de payer n avaIt pas ete prononcee. Il y a plus, -ajoute encore Ie recourant, -le juge voit dans l'opposition du debiteur un motif a l'appui de son prononce, lorsqu'il dit: Despland n'a ten aUCUD comnte de ce commandement de payer (No 3389) et I a, au contraire, frappe d'opposition -comme si Ia loi ne donnait pas que deux moyens de tenir compte d'un com- mandement de payer: opposer ou payer. , E second lieu, le recourant soutient que le juge de paix n etait pas competent en la cause, et il cherche a l'etablir,
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. Statuant sur ces aits et consüLeranl en droit: I. (Competence; delai.) II. Le recours apparait comme evidemment mal fonde. Tout d'abord, du dossier, il ne resulte aucunement qu'en la cause le Juge de Paix du cercle de Villeneuve ait fait acte d'arbitraire ou ait fait acception de personnes' le recourant Iui-meme n'a rien pretendu de semblable. Le 'jugement at- taque ne repose pas non plus sur une interpretation de la loi absolument inconciliable avec le seul sens dont celle-ci soit susceptible. Les couditions que presuppose une ordonnance d'expulsion rendne snr. Ia base de l'art. 282 LP sont tout d'abord que Ie fermIer n alt pas paye son fermage a l'echeance et soit de ce chef debiteur du bailleur, puis que le commandement de payer notifie au debiteur renferme l'avis comminatoire prevu a l'art. 312 CO et la menace d'expulsion prevue a l'art. 282 LP. Lorsque le commandement de payer notifie au debiteur n'a pas ete frappe d'opposition, l'autorite competente pour statuer sur Ia demande d'expulsion a simplement pour tache avant d'ordonner l'expuIsion, de verifier si le commandement renfermait bien l'avis comminatoire de resiliation et la menace d'expulsion prevus par la loi et s'il s'est bien ecoule depuis la otification de ce commandement un delai de 60 jours au moms; I questio de snvoir si le fermier dont l'expulsion est reqmse, est bIen debIte ur de son bailleur, se trouve toute rnsolue, dans cette, proce.dnre d'expulsion, par le fait qu'il n a pas ete forme d oppositIOn au dit commandement. revanche, orsque le commandement a ete frappe d'op- POSltIO , le fnrlll1e: contestant devoir, le bailleur ne peut plus requern et I autonte competente en la matiere ne peut plus ordonner l'expulsion du debiteur, sans autre. Toutefois contrairement a Ia these du recourallt, -il n'est p;:ts ad:nis- sible que l'opposition du debiteur puisse retarder l'ordon- nance d'expulsion et son execution jusqu'au moment OU le creancier aura pu obtenir un jugement de mainlevee et OU ceIni.ci snra devenu dnfinitif en vertu de I'art. 83, al. 3 LP ou Jusqu au moment ou, sur la demande du creancier ou sur celle du debiteur, il aura ete rendu un jugement au fond sta- l. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41.
tuant definitivement sur l'existence ou l'inexistence de Ia dette. Le seul effet possible de I'opposition, c'est d'obliger, d'une part, le bailleur a justifier de sa creance d'une maniere compa- tible avec la procedure sommaire en laquelle l'expulsion peut etre requise et ordonllee, et, d'autre part, l'autorite compe- tente en la matiere a verifier sommairement si le bailleur a reussi dans cette justification. Or, en l'espece, la demande d'expulsion de l'intime a l'en- contre du recourant a fait l'objet d'une procedure sommaire au cours de laquelle le Juge de Paix du cercle de Villeneuve a examina, non seulement si, pour la premiere poursuite, N0 3389, le commandement de payer renfermait l'avis com- minatoire de resiliation et la menace d'expulsion exiges par l'art. 282 LP et si, des la notification de ce commandement, il s'etait bien ecoule un delai de 60 jours au moins, mais en- co re si etant donnees les circonstances de Ia cause, le recou- , . rant apparaissait effectivement comme debiteur, au moins partiellement, du fermage reclame. Sur ce point special, de l'existence de Ia dette, le jugement du 8 mars 1905 temoigne sans doute d'ulle certaine confusion, puisqu'il s'occupe d'une autre creance encore que de celle pouvant justifier la demande d'expulsion, soit de la creance resultant du contrat de vente intervenu entre parties en meme temps que le contrat de bail du 10 mars 1904 ; mais cette circonstance est sans im- portance en Ia cause, car il est clair que Ie jugement du 8 mars 1905 admet que le recourant se trouve debiteur de l'intime non seulement en raison de ce contrat de vente, mais aussi en raison du contrat de bail et du non-paiement du fermage exigible des le 20 aout 1904. II convient d'ailleurs de remarquer que le dit jugement du 8 mars 1905, sur ce point special, de l'existence de Ia dette, comme sur tout autre point, n'est pas un jugement au fond; il ne tranche cette question que d'une maniere provisoire, et par rapport seulement a Ia demande d'expulsion sur laquelle il Iui incombait de statuer. nest donc impossible d'apercevoir, dans l'application qui a ete faite en I'espece de rart. 282 LP, une interpretation de Ia loi qui se revele comme incompatible avec le seul sens
:238 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. dont la loi soit susceptible et qui, pour cette raison, puisse etre qualifiee de deni dejustice. III. D'ailleurs toute I'argumentation du recourant a cet egard se base sur les termes en lesquels le commandement de payer pour la poursuite pour loyers on fermages notifie au debiteur I'avis comminatoire de resiliation et la menace d'ex pulsion prevus par l'art. 282 LP; mais l'avis comminatoire de resiliation, tel qu'il se trouve contenu dans le dit comman- dement, ne presente lui-meme absolument rien d'irregulier ou d'anormal ; en revanche, Ia forme en Iaquelle est faite la menace d'expulsion, peut preter peut-etre a equivoque; tou- tefois, Ia mention y relative, contenne dans le commande- ment de payer, ne dit pas autre chose que ce ci, c'est qu'a defaut de paiement ou d'opposition Ie creancier pourra, sans .autre, requerir l'expulsion de son debiteur, des l'expiration du delai de 60 jours; elle ne dit point, comme semble le soutenir Ie recourant, qu'il suffit au debiteur de faire oppo- sition au commandement de payer pour renvoyer I'expulsion jusqu'au moment Oll Ie creancier sera parvenu a obtenir la mainIevee definitive de cette opposition. Mais, si meme cette mention devait etre interpretee d'une fa i0n differente, soit dans un sens favorable a la these du recourant, elle se reve- lerait comme incompatible avec Ia loi et, partant, comme im- puissante a modifier celle-ci et ä. restreindre les droits du creancier. Et, en tout cas, la premiere interpretation, qui, manifestement, a servi de base au jugement dont est recours, ne saurait etre qualifiee d'arbitraire ni etre attaquee comme constitutive d'un deni de justice. IV. Quant au second moyen du recourant, il est aussi ,denue de fondement que le premier. Apres l'adoption de la LP, le Iegislateur vaudois, ayant ä designer a tenenr de l'art.
chiff. 2 de la dite loi quelle serait dans le canton de Vaud l'autorite judiciaire ou administrative, chargee de prononcer l'expulsion d'un locataire ou d'nn fermi er en vertu de l'art. 282 ibid., a, par l'art. 31 litt. b de la loi cantonale d'execu- tion de la LP, du 16 mai 1891, place cette competence daus les attributions du juge de paix, sans reserver a ce sujet aucune disposition du OPO vaud. ou de la loi cantonale d'or- 11. Doppelbesteuerung. N° 42. ganisation judiciaire et sans distinguer non plus les cas dans lesquels il serait fait opposition au commandement de payer de eeux dans lesquels il n'y serait point fait opposition. En se considerant done comme competent en l'espece, soit en admettant que la competence que lui attribue l'art. 31, litt. b, precite, pouvait s'exercer sans etre limitee par les prescrip- tions des art. 45 OPO vaud. et 105 org. judo vaud. pour d'autres affaires de sa juridiction, le Juge de Paix du cercle de Villeneuve n'a pas interprete la disposition prerappelee, de l'art. 31 litt. b de la loi du 16 mai 1891, d'une fa i0n ar- bitraire Oll d'une maniere incompatible avec le seul sens dont elle soit susceptible. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte. merg!. auel; mt. 43. II. Doppelbesteuerung. -Double imposition. 42. dri( 1)om 15. uui 1905 in ael;en (;edt gegen g;t. atrm unb ü:ttdj. Begriff der kantonalen Verfügung als Voraussetzung des staats- rechtlichen Rekurses an das Bundesge1'icht. (A'ft. 178 Ziff.1 OG). Die Erschöpfung des Instanzenzuges ist bei Reku1'sen UJegen Dop- pelbesteuerung nicht erforderlich. Wo ist das Steuerdomicil einles Küchenchefs, der an einem Ort mit seinpf Familie niedergelasslJ1 Ist, aber an andern Orten Saison stellen bekleidet '! :na lSunbengerid)t l)at, Oll fiel) ergeben: A. :ner :Refumnt ?lluguft etn, l)on lSeruf .ltoel;, 1ft feit (1)ten mit feimet .jJamiUe in Büttel; nieberge(affen, roojel ft aud) XXXI, L -:1905 :16