Art. 10 Tit. fin. ZGB; Art. 11 Tit. fin. ZGB i.V.m. Art. 188 ZGB; Art. 191 ch. 2 ZGB: Die vor Inkrafttreten des ZGB durch Urteil angeordnete Gütertrennung ist hinsichtlich ihrer Gültigkeit nach altem Recht zu beurteilen; die Eintragung im Güterrechtsregister heilt keine nach altem Recht nichtige Güterstandsordnung. Ob nach dem 1. Januar 1912 erworbene Gegenstände Eigengut bzw. vorbehaltene Güter der Ehefrau darstellen, beurteilt sich ausschliesslich nach neuem Recht. Art. 11 Tit. fin. schützt nur bereits unter altem Recht an auf bestimmte Vermögenswerte erworbene Gläubigerrechte; er erstreckt sich nicht auf später erworbene Sachen. Eine Erwerbung mit Mitteln des Ehemannes beseitigt die Eigengutseigenschaft nicht, sondern kann lediglich eine Forderung des Mannes begründen.
C. -Gegen dieses Urteil richtet sich die vorliegende Berufung der Beklagten, mit dem Antrag auf gänzliche Abweisung der Klage. Das Bundesgericht zieht in Erwägung: . Nach A.rt. 56 OG int. die Berufung an das Bundesge- rIcht nur w solchen ZIvIlrechtsstreitigkeiten zulässig, die vnn .den kantonalen Gerichten unter Anwendung eidge- nossIschen Rechts entschieden worden sind oder zu ent- scheiden waren. Weder die eine noch die andere dieser Voraussetzungen trifft hier zu. Denn einerseits hat die Vornnstnnz den streitigen Schadenersatzanspruch aus- schhesslIch nach dem bisherigen kantonalen Recht beur- teilt, und andrerseits war er auch nur nach diesem zu beurteilen, da die Tatsachen, aus welchen der Klagan- spruch abgeleitet wird sich alle vor dem Inkrafttreten des ZGB ereignet haben. Selbst wenn die Bestimmung des Art. 426 ZGB, wonnch der Vormund und die Mitglieder ?er vormundsnhaftbchen. Behörden bei der Ausübung Ihres Amtes dIe Regeln ewer sorgfältigen Verwaltung zu beobachten haben und für den Schaden haften den sie absichtlich oder fahrlässig verschulden I), im Sinne des Art. 2 SchlT als eine um der öffentlichen Ordnung oder Sittlichkeit willen ) aufgestellte zu betrachten wäre - was hier nicht entschieden zu werden braucht -so würde sich daraus doch nicht ohne weiteres die Ausser- raftsntzung des bisherigen kantonalen Rechts hinsicht- lIch ewer auf altrechtliche Tatsachen gegründeten Ver- antwortlichkeitsklage ergeben. Es müsste vielmehr, damit dnm neuen. Rechte diese 'Virkung zuzuerkennen wäre, mcht ur Im Allgemeinen die Aufstellung von V 0 r- s c h r 1 f t e n über die in Betracht kommende Materie snndenn insbesondere auch die A b we ich u n g von de; bIsherIgen Reglierung einem Gebote der öffentlichen Ord- nung oder Sittlichkeit entsprechen, oder m. a. W. es müsste (im Sinne des Art. 2 Ab s. 2 SchlT ZGB) die
bisherige Regelung nach der Auffassung des neuen Rechts der öffentlichen Ordnung oder Sittlichkeit w i d e r- s p r e c h e n I). Dies trifft aber hier deshalb nicht zu, weil, wie sich aus dem vorliegenden kantonalen Urteil ergibt, schon im bisherigen schwyzerischen Recht der im ZGB aufgestellte Grundsatz der Haftung des Vormunds und der vormundschaftlichen Behörden für jede fahr- lässige Schädigung der Mündelinteressen galt. Die Anwendbarkeit des neuen Rechts auf eine Klage wie die vorliegende ergibt sich auch nicht etwa aus Art. 14 Abs. 1 SchlT ZGB. Diese Bestimmung bedeutet nur, dass Vormundschaften, die vor dem 1. Januar 1912 er r i c h- te t worden sind, hinsichtlich der Wirkung von Tatsa- chen, die sich na c h diesem Zeitpunkt ereignet haben, vom neuen Rechte beherrscht werden. Dagegen unter- stellt sie dem neuen Rechte nicht auch die Wirkung von Tatsachen, die sich v 0 I' jenem Datum ereignet haben. Demgemäss hat denn das Bundesgericht auch schon in einem frühem, dem vorliegenden gleichartigen Falle (18. Mai 1916 i. S. Vogt gegen Bircher Genossen) das Eintreten auf die Berufung verweigert. Demnach hat das Bundesgericht erkannt: Auf die Berufung wird nicht eingetreten. 3. Arrit de 1a. IIe seotion civile du aa mars 19l7 dans la cause Da.me Ballet-'W'enger contre Banque populaire suisse. Art. 1 er e t lOt i t r e f i n ale C. La validite d'une sepa- rat ion d e bi e n s prononcee par un jugement rendu sous le regime de l'anden droit doit Ure appreci e conformement a ce droit. L'inscription au registre matrimonial ne valide pas un regime matrimonial frappe de nullite.
A :-t . 1 9 1 eh. 2 C C . La question de savoir si des biens acqUl par la femme posterieurement au t er janvier 1912 C() shtuent des b i e n s res e r v e s doit etre tranchee umq,unment en vertu du droit nouveau. Le fait que les biens ont ete achetns au moyen des deniers du mari est indifferent pou la questIOn e savoir s'il s'agit de biens reserves. , L art. 11. t I t r e f1 n a 1, combine avec l'a r t. 188 C C, e garantIt que les droits acquis par les creanciers sur lns b e n s ui etaient deja affectes a leur garantie sous I emplre de I ancien droit. A: - la requete de la Banque Populaire Suisse, a neve, I office des Poursuites de Geneve a saisi le 23 JUlllet 1912, au prejudice de Henri Ballet, restaurateur, entre autres objets de la lingerie (nO 96 a 99 du pro ces- :erbal de saisie) dont la valeur est sans conteste inferieure a 2000 fr. La femme du debiteur, dame Henriette Ballet' a revel1dinue Ul1 droit de propriMe sur Ia lingerie saisie et, pnr exploIt du 24 aoßt 1912, a assiglle Ia Banque Popu- laue deval1t le Tribunal de premiere instance du cuntoH de Gel1eve pour faire reconnaltre son droit. . La emanderesse alleguait avoir acquis eu mai 1912 Ia Im gene eu questiol1, de ses propres deniers, pour le service dns re,stnurant d bateau ( Evian ) dont l'exploitatioll IUl a et confiee, a elle personnellement, eu vertu d'une conventI01: du 7 juillet 1911. Dame Ballet invoquait en outre l fmt 'elle st separeede biens d'avec son mari. La separatIon de bIens des epoux Ballet a He prononcee par. un jugement du 26 avril 1909, mais lors d la liqui- da.tlOu de la communaute d"acquHs, Ie mari reconnut SUlvant racte notarie du 11 mai 1909, devoir encore a s f 1me certannes snmmes q 'il paierait apremiere requi- SItIOll. La snparanlOn d bIens fut cnregistree puis, au n:oment de I entree. en vIgueur du nouveau droit, portee d office dans le reglstre des regimes matrimoniaux, con- fonnement arart. 106, al. 2 de la loi genevoise d'appli- ca hon du C. C. S. La defenderesse a conclu au rejet de la demande. B. -. :ar)ugement du 2 decembre 1913, Ie Tribunal de premIere mstance du canton de Geneve a deboute Ia
demanderesse de ses conclusions. Apres avoir renvoye la cause a l'instruction par arret du 19 juin 1914 et avoir achemine Ia demanderesse, par arret du 25 avril 1915, ä prouver qu'elle avait acquis des objets revendiques avee le produit de son travail, en dehors de toute activite de son mari, la Cour de Justice eivile du canton de Geneve a confirme le jugement de premiere instanee, par arret du 1 er decembre 1916. Les motifs a Ia base de ces arrels sont en resume les suivants:
La separation de biens est nulle parce que, pro- noneee sous le regime du droit genevois, elle n'a pas He regulicnrement executee eonformement a ce droit (art. 1444 CC gen.). 20 L'inscription faite au registre des regimes matri- moniaux ne peut en tout eas porter prejudice aux droits des creaneiers. anterieurs a l'entree en vigueur du Code civil suisse (art. 11 titre final et art. 179 a1. 3 CCS). Tel est le cas pour Ia Banque Populaire. 30 En vertu de Ia loi genevoise du 7 novembre 1894, modifiant le regime matrimonial quant aux biens, Ia demanderesse ne peut preiendre aux objets revendiques qu'en prouvant les avoir acquis avec le produit de son travail, a l'exclusion de toute activite de son mari. Cette preuve n'a pas Me rapportee. Il s'agit, an contraire. d'ac- qubitiolls failes ayec les benetices d'ulle activite exercce ea commUll par les deux epoux. C. -Dame Ballet a forme, en temps utile, contre l'arret du 1 er decembre 1916, un recours de droit civil aupres du Tribunal federal, eonformement a l'art. 87, chiff. 1° OJF. Elle soutient ( ue le droit federal etait senl appIicable et fait valoir entre antres qu'en vertu de l'art. 191 CC, les objets reve!ldiques sont ses biens propres. En cOnseqUellCe, la recourante reprend les cOllclusions de sa demande et eonclnt subsidiairemeni au renvoi de la cause a l'instance cantonalc. La Ballque Populaire Suisse a COllelU au rejet du recours.
Famitienrecht. N ,e iJ. Statuant sur ces faits et considerant en droit:
pour l'exercice de sa profession de tenanciere des restau- rants du bateau' Evian et pretend qu'en consequence ces biens lui sont reserves de par la loi (Art. 191, eh. 2 CC). Cette question doit etre resolue au regard du droit nouveau. La eoncession invoquee par la del11anderesse date sans doute de juillet 1911 ; mais il ne s'ensuit pas que I'on doive examiner a la lurniere du droit eantonal les questions de savoir si en mai 1912 la demanderesse exernit encore sa profession et quelles consequences en decoulent. C'est le droit en vigueur acette date, soit le code civil suisse, qui entre seul en eonsideration. La Cour de Justiee a neanmoins tranche la question des biens reserves ) uniquement et direetement en application de la loi cantonale de 1894 modifiant le regime matrimonial quant aux biens. Sur ce point, la decision attaquee ne peut etre maintenue. Le code civil suisse ne rnferme pas en effet une regle semblable a celle de I'art. 1 er, a1. 2 de la loi genevoise, suivant la quelle les droits reserves de la femme ne s'Hendentpoint aux aequisition5 provenant d'une aetivite exercee en commun par les deux epoux. Une aetivite professionnelle de la fernrne, au sens de l'art. 191,chiff. 2 ce, peut aussi exister 10rsque la femme exploite 1).n eommerce eil qualite d'associee en Horn eolleetif de son mari (cf. Gmür, ad. art. 191, note 14). On ne peut done dire que l'application du nouveau droit conduirait necessairement au meme resultat que eelle de la loi eantonale. Si les objets en question servent effee- tivement a l'exercice de la profession ) alleguee par la demanderesse, leur nature de ( biens reserves ) ne dis- parait pas par le motif que, achetes par dame Ballet en son propre nom, ils ont peut-etre He acquis au moyen des deniers du mari. Ce fait ne donnerait naissance qu'a une creance du mari eontre sa femme. 3. - On peut se demander si le seeond motif retenu par l'instance cantonale ne repose pas sur l'idee que, pour garantir les droits des ereanciers qui ont acquis leurs creances sous l'empire de l'ancienne loi, le regime matri-
mOllial qui t'xistait alors dem eure immuable et que cette garantie n'est pas touchee par la loi nouvelle dans le eas Oll ce droit serait moins favorable aux creanciers. Cette opinion conduirait a l'applieation du droit eantonal en lieu et place du code civil suisse. Le Tribunal federal peut par suite connaitre de Ia question sur le terrain du recours de droit civil. L'article 11, titre final, combine avee l'a1't. 188 CC (auquelle renvoi de I'art. 11 coniere la porfee d'une regle de droit transitoi1'e) ne eOllsacre pas purement et simpIe- ment l'immutabilite des principes regissant Ia garantie des droits des tiers; il ne garantit Que les droits acquis par les creallciers sur fes binns qui etaieut dejä affectes a leur garantie sous l'empire de l'ancien droit. 01', en l'espece, les objets que la demanderesse pretend Jui appartenir ä titre de (I biens reserves n'existaient pas eneore a l'epoque Oll la loi cantonale etait en vigueur, puisqu'ils n'ont He acquis qu'en mai 1912. Les creanciers He pouvaient donc se 1'ecuperer sur ces biens. Partant, 1'ar1. 11, titre final, n'est point applicable et toute possi- hilite est exclue de faire appel aux regles de l'ancien droit civil cantonal. Ainsi que cela a deja He expose, il est eu efIet indifferent que les deniers au moycn desquels les objets litigieux out Me acquis provienncnt d'UB patri- moine qui, sous l'empire de-rancien droit, formait la garantie des creanciers du mari. Dans ces conditions, il Y'cl lieu, conformement arart. 93, a1. 2 OJF, d'aunuler l'arret attaque et de renvoyer Ia cause ä l'instance cantonale pour statuer ä nouveau en fais:mt application du droit federal. Par ces motifs, le Tribunal federal prononce: Le recours est admis dans ce sens que l'arret attaque est annule et Ia cause renvoyee a l'instance cantonale pour statuer a nouveau sur la base des considerants ci-dessus. Sachenrecht. o 4. H. SACHENRECHT DROITS REELS 4.t1rteil der II. Zivilabteilung vom l5. Februar 1917 i. S. Konkursma.sse der Lucerna , Beklagte, gegen Spörry, Kläger.
Art. 88 -l Z G B; Verpfändung eines Warenlagers durch Uebergabe der Schlüssel an einen Annestellt. des !'fand. schuldners zwecks Ausübung des BesItzes fur den Pfand- gläubiger. Gegeueinrede des Dolus (-:,--rt .. ZGB) ge- . gen über der Einrede der mangelnden BesItzesubertragung. -
Abtretung oder VerpfaHdung einer Forderung? .4. -Im Jahre 1910 trnt der Präsident de Verwal- tungsrates der Lucerna , Anglo-Swiss .Milk Chono late Co Hochdorf, die sich damals in finanZIellen SchWle- ricrkeiten befand und zu ihrer Rekonstruktion grösserer Gnldmittel hedurfte, mit dem heutigen Kläger, Kauf- und Finanzmann in Zürich, in Verbindung. Durch Ver- trag vom 10. JUlii 1910 verpflichtete sich der Kläg .r, der Lucerna einen Kredit bis auf 200,000 Fr. zu gewahrell, welcher Betrag der Lucerna ) in der Folge von der Depo- sitenbank in Zürich gegen Bürgschaftserklärung des Klägers ausbezahlt wurde. Als Sicherheit ga die (I u cerna dem Kläger für 250,000 Fr. Gülten, dIe auf Ihre Fabrikliegenschaften hafteten und später im Knnkurs der ( Lucerna ) gänzlich zu Verlust kamen. In ZIffer 2 Abs. 2 des Vertrages wurde so dann bestimmt: ( Ferner gibt die Lucerna dem Herrn Spörry als Faustpfand Rohkakao und Halbfabrikate im Gesamtwerte von 80000 Fr. bis 100,000 Fr. Diese sind in separatem, ) abneschlossenem Raum auszuscheiden. Herr Snörry ) oder ein von ihm zu bezeichnender Vertreter fuhren