Art. 940 CC; liability of the possessor in bad faith after disposal of the thing. A narrow interpretation limiting the provision to restitution in natura is inadmissible, as it would allow the bad-faith acquirer to evade the consequences of his conduct by immediate alienation or destruction. The possessor in bad faith owes not only surrender of the object but also compensation for its value if restitution has become impossible. He bears the risk of loss and deterioration by reason of his bad faith; a separate fault need not be shown, save for the case expressly reserved by Art. 940 al. 3 CC.
Sachenrecht. 1 -37. tatsächlich die Versicherungspolizen, wenn ihnen auch rechtlich nicht der Charakter wirklicher Schuldscheine zukommt, doch im Verkehr wie solche angesehen werden und dans auch das Gesetz selbst sie wenigstens bei der Personenversicherung teilweise nach Analogie solcher behandelt, indem es die Zession und Verpfändung der Ansprüche aus einem Personenversicherungsvertrage nur in Verbindung mit der Uebergabe der Polize an den Zes- sionar oder Pfandgläubiger zulässt (Art. 73 VVG). Ent- scheidend ist aber vor allem, dass im Falle des Abhanden- kommens der Polize die gerichtliche Amortisation nach Analogie der für Wertpapiere geltenden Vorschriften yerlangt werden kann (Art. 13 VVG). Da das Bedürfnis, dem Versicherungsnehmer trotz Verlustes der Urkunde die Möglichkeit der Abtretung und Verpfändung zu wah- ren, sich auch durch die einfache Verpf1ichtung des Ver- sicherers zur Ausstellung einer Ersatzurkunde ohne vorangegangene KrafUöserklärul1g hätte befriedigen lassen, so kann diese Vorschrift nur aus dem Bestreben erklärt werden, die Zirkulation von Polizen in unberech- tigten Händen im Interesse des Verkehrs und auch zum Schutze des Versicherers vor unbegründeten Ansprachen zu verhindern. Dann muss dem letzteren aber folgerichtig auch die Befugnis zugestanden werden, gegen Befriedigung des Ansprechers die Rückgabe der Polize zu yerlangen. Es hat sich denn auch der Kläger diesem Begehren nie widersetzt. Ob aber die Aushändigung eines Ausweises über das Geburtsdatmn des Versicherten als unter die Anspruchs- begründung in dem oben umschriebenen Sill ne fallend betrachtet werden könne oder ob es sich nicht vielmehr, weil die Feststellung jenes Datums nur zum Zweck haben kann, dem Versicherer die Anfechtung des Vertrages wegen unrichtiger Angaben darüber btlim Vertrags- schlusse zu ermöglichen (sei es im Sinne der gänzlichen ,Unverbindlichkeit sei es doch einer Kürzung der Yer- sicherungssumme um die infolgedessen zu wemg ent- Sacheurecht. N° 8. richteten Prnimien nach Art. 75 VVG) , dabei um eine Ein red e gegen den Anspruch handle, deren achweis lern Versicherer obliegt, ist deshalb heute bedeutungslos. weil aus der Erklärung des Vertreters der Beklagten am Rechtsöffnungsvorstande, die vorgelegten Belege genügtClI zum Nachweise des Anspruchs, geschlossen werden muss. dass ihr auch jener Ausweis bei diesem Anlass vorgc- ",iesen worden ist. Nachdem sie ihn damals in Ordnung gefunden hat, sich also von der Richtigkeit der Angaben beim Vertragsschluss hat überzeugen können, ist nich l einzusehen, welches rechtliche Interesse sie noch an dessen Ueberlassung haben sollte. Der Streit, ob sie an sich Anspruch darauf gehabt hätte, hätte demnach nur insofern praktische Tragweite, als sie verneinenden Falles durch die Verweigerung der Zahlung bis zur Edüllung ihres dahingellenden Verlangens in Verzug geraten wäre. Dies ist aber schon deshalb ausgeschlossen, weil ein solcher mangels Beibringung der in Erw. 1 oben behandelten Erklärung des Pfandgläubigers nicht eintreten konnte. Demnach erkennt das Bundesgericht : Die Berufung 'Wird abgewiesen und das Urteil des Obergerichts des Kantons Zürich I. Kammer yom 4. De- zember 1918 bestätigt. 38. Extrait de l' rrit de 1 Ue SeOtiOll civile du 7 mai 1919 dans la cause Held Oie et Veuve de VlOtor Perrin contre SUocesaiOll de Perrin-B1'11l1ner. l:art. 940 ce doit etre interprete dans ce sens que le possesseur de mauvaise foi, s'U s'est dessaisi de 1a chose, doit eu rem- bourser la valeur. Joseph Tacchi, bien que geraut du cinematographe Apollo ä la Chaux-de-Fonds, vendait comme commis-
264 Sachenrecht. N° 3 . sionnaire des montres. A. Perrin-Brunner, fondeur da metaux precieux, a la Chaux-de-Fonds, s'occupait aussi du commerce de montres. A quatre reprises il en a achete a Tacchi. Par demande du 7 aout 1916 Held Oe et Veuve de Victor Perrin ont ouvert action contre A. Perrin-Brunner. en concluant a ce qu'il plaise au Tribunal cantonal neu- cha.telois condamner le defendeur a payer aux demandeurs la somme de 5000 fr. avec interets a 5 % des l'introduction de la demande. Ils alleguent : Une partie des montres achetees par le defendeur a Tacchi provenaient des. demandeurs, qui Jell etaient proprietaires: Le defendeur a paye la mru:- chandise a Ul1 prix notablement inferieur a leur valeur reelle; il n'a pas verifre les droits de Tacchi de passer da pareils marches; il a ete de mauvaise foi. Il doit en principe restituer les montres, mais cette restitution in natura etant impossible, les objets ayant ete fondus ou revendus, Perrin-Brunner en doit la valeur, Boit 3236 Ir. (les montres de Held Oe valant 736 fr. et celles de Veuve Perdn, environ 2500fr.). Le defendeur a conclu a liberation des fins de la de- mande. Le Tribunal cantonal neuchätelois a ecru'te la demand 7 par jugement du 3 fevrier 1919, motive en resume comma suit : Les demandeurs ne peu.vent invoquer l'art. 940 CC, car ils ne sauraient revendiquer des objets dont led - fendeur n'est plus possesseur et l'art. 940 ne prevoit que la reparation du dommage resultant de l'indue detention, mais non pas le dommage provenant de l'acquisition, puis de la transformation ou de l'alienation. La demanda ne peut donc se baser que sur l'art. 41 CO, mais en l'espece le defendeur n'a pas commis d'acte illicite, -notion differente de celle de l'acquisition de mauvaise foi. Les demandeurs ont recouru en temps utile au Tribunal fecteral. Sachenrecht. l' 0 31 . .) ) Considerani cn droit: L'interpretation de l'art. 940 CC admise par l'instance cantonale conduit a ce resultat inadmissible que l' acque- reur de mau raise foi, a moins qu'il ne participe a l'acte illicite de l'alienateur, echapperait aux consequences de sa mauvaise foi en revendant immediatement les objets a un tiers de bonne foi ou en les fondant, comme le defendeur l' a fait. Telle n' a pu etre !'intention du legislateur. L' article 207 CO ancien Hait clair et net a cet egard. Suivant cette disposition, l'acquereur de mauvaise foi etait tenu de restituer la chose ou, s'il s'en Hait dessaisi, d'en rem- bourser la valeur. C'est dans ce sens qu'il faut egalement interpreter 1'art. 940-CC. Les commentateurs du Code civil sont d'accord sur ce point (v. OSTERTAG, ad art. 940 note 4; WIELAND, II ad art. 940; CURTI-FoRRER, ad art. 940 ; ROSSEL ET MENTHA, Manuel II p. 359 et suiv.). La possesseur de mauvaise foi doit en effet non seulement restituer la chose elle-meme, mais il repond eneore de toulle dommage qu'il a eause a l'ayant-droit. Il estpar consequent tenu de reparer non pas simplement le pre- judice resultant du retard de la restitution, mais aussi celui cause par la depreciation et la perte de la chose, a moins qu'll ne prouve que la meme deterioration ou perte se serait produite si la chose se fut trouvee aux mains du demandeur. Aussi bien, le possesseur de mauvaise foi supporte les risques de perte et de deterioration en raison du seul fait qu'i! est de mauvaise foi et sans qu'une faute particuliere doive etre etablie a sa charge excepte dans le cas prevu arart. 940 al. 3.