Art. 5 du traité d'extradition Suisse-Allemagne; prescription de la peine selon le droit du for de refuge; jugement par contumace. L'extradition doit être refusée seulement si la prescription est acquise d'après les lois du pays où le prévenu s'est réfugié. Pour les condamnations par contumace, la prescription de la peine ne commence à courir qu'après l'écoulement des délais de notification et de mise à exécution prévus par le droit de procédure cantonal. En présence d'une condamnation authentique et faute d'autre objection, l'extradition peut être accordée pour le seul délit entrant dans le champ du traité, à l'exclusion des faits non couverts; consid. 1-6.
222 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsverträge. C. :tler ffiegierunggrat )On .8üri äuüerte feine ?nnftnt ba::- in, oau, nanbem ber angetintete ?Snaben )ergütet lei unb ber :tlenun3icmt )on feiner . 'trage a6ftranite, )on einer ugneferung um fo menr Umgang genommen werben fönnte, aIg na bem ffiente be gegenwärtigen forum domicilii beg ?nngefnulbigten eine weitere ?Straf )erfolglUtg fiftirt w,erben mliUte. D. IDWteljl :tlneine )om 21. bfg. IDW . erfHirt 3unge, bau er feinen ?Strafantrag beim erinte Aurlidgenommen abe, :tler metrag )on la IDlad tft an benfe1ben gIeinen :ragg i)erfanbt worben, laut )orgefegter oftbefneintgung. E. IDlit .8ufnrift i)om 14. bfg. IDltg" eingegangen ben 17. bfg, IDltg., iibermad)te ber munbegtat bie ?nftcn bem munbeg" gerid)te ur meurtneilung. ffiotne ift am 17. ). IDltg. in .8litid) in mernaft gefe t worben. :tlaß munbeggerint 3ient in r w äg u n 9 :
eftimmt, baj3 et ben log. ?nntragguer6red)en bie Unterfunung fifiitt werben muffe, fonalb ber ?nntraggberentigte ben ?Straf antrag 3UtÜd!iel)e. tn fold;er ffiudnug 1ft nun mit ber 3U ben mften ge6ranten :tlel'efd)e 3ungeg )om 21. bfg. IDltg. erfolgt unb muu bat;et gemäu rt. 1 .8iffet 12 beg mertrageg unb tn Ueberetnftimmung mit bem biegfeittgen ntfd)eibe vom 16. uguft 1875 1. ?S. IDlörd) (offisielle ?Sammlung bet liunbeggerid)tnd)en ntfd)eibungen mb; I, ?S. 417)bie ugHeferung )erweigett werben. 2. ag bie rage ber merjänrung betrifft, 10 beftimmt 53 beg 3urnerilnen ?Strafgefe eg afferbingg, bau in ben n:äffen, in wernen nad) biefem efe bud)e bie gerintnne merfolgung eineg mergel)eng nur auf ben ntrag einer rii)atnerfon eingefeitet werben tönne I beffen ?Strafbarfett erföfd)e, wenn ber 3u ber ?Steffung beg ?nntrageg merentigte innetnalb fed)g IDlonaten, )on bem :rage an gered)net, an wefnem inm meranIaffung ba3u gegeben worben, unb fl'ätefteng 3Wei 3al)re na i)erlibter :rl)at i)on feinem ffiente reinen eliraud) mant. un finb afferbingg feit merlibung ber bem ffiott;e aur .ßajl faffenben Unterfd)lagung menr arg 3wei 3anre i)erffoffen; affein bie Il(ften gelien uber ben .8ei4'untt, in weId em 3nnge feinen ?Strafantrag geftefft l)at, teinen mufinlllU, )0 bau bie n:rage ber merjät;rnng nint onne eiterg u llnften ffiotl)eg entfnieben werben fönnte. ;Demnad) at bag mUl'tbeggerint edannt: :tlie mugIieferung beg metnl)arb starf bmunb ugo ffiott;e wirb ntnt 'bewilligt. 52. ArrInt du 26 Avril 1879 dans La cause JJ;liller. Par note du 20 Avril :1879, precectee de notes verbales des 2, 7 et :16 du meme mois, la Legation de Bavil'lre sollicite du Conseil fecteral l'extradition de Joseph Miller, de Baben- hausen (Baviere), actuellement detenu a Lausanne, son do- micile depuis :1874, condamne par contumace, le 5 Iarg :1875,
224 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsverträge. parIa cour d'assises de Souabe et Neubourg, siegeant a Augs- bourg, a un an d'emprisonnement pour divers detourne- menls commis par Iui au prejudice du fisc, dans Je courant des mois de Septembre et d'Detobre 1871, alors qu'j etait employe auxiliaire a la gare d'Affingen. Le ministre de Ba- viere declare en outre que Miller ne sera pas poursuivi pour desertion. MilIer s' est oppose a rextradition demandee. Il conteste que le traite du 24 Janvier 1874 entre la Suisse et I'Allemagne, soit applicable au cas actuel. Il invoque a cet effet I'art. ö du dit traite, et allegue que la prescription de la peine par lui encourue est acquise d'apres les lois du canton de Vaud, ou il s'etait refugie depuis les faits imputes; que des lors son extradition ne doil pas eire effectuee. Miller conelut enfin, pour le cas ou il serait extrade, ace que les autorites suisses fassent loutes reserves afin qu'il ne soit pas poursuivi po ur desertion, ce delit ne constituant pas un des cas admis par 1e traite comme justifiant une demande d extradition. Statuant sttr ces aUs et considerant en droit : 1° L'art. ö du traite du 24 Janvier 1874, invoque par Miller, dispose que l'extradition ne sera pas effectuee si la preseription de I'action ou de la peine est acquise d'apres les 10is du pays ou le prevenu s'est rMugie, depuis les faits imputes ou depuis la poursuite ou la condamna- lion. 2° La seule question que souIeve l'opposition du requerant est donc celle de savoir si, d'apres leslois du canton de Vaud, oule prevenu s'est rMugie depuis 1874, la prescription de la peine prononcee contre Iui est aequise. 3° CeUe question doil recevoir une solution negative. En effet: a) L'art. 77, lettre b, du Code penal vaudois, statue que, s'il s'agil de la peine de J'emprisonnement, la peine se pres- crit par un temps double de celui que le jugement avait fixe pour sa duree, et rart. 79, lettre bibidem, veut que, lorsque la peine prononcee par un jugement en contumace est de- meuree sans execution, la prescription ne coure que des l'ex- Auslieferungsvertrag mit Deutschland. N° 52.
piration des termes fixes dans les art. 551, 564 e1 öo7 du Code de procedure p male de 1836, remplaces depuis par Jes art. 457 et 466 du Code de procedure de 1850, actuelle- ment en vigueur. b) L'art. 466 Miete ,que si dans les trois ans des la notifi- cation preserite a l'art. 464, le condamne est saisi, commu- nication lui est donnee du jugement rendu contre Jui, etc.
Il resulte de la combinaison des dispositions ci-dessus que, dans l' espece, la prescription de deux ans prevue a l'art. 77 b, n'a eommence a courir que trois ans apres le ju- gement par contumace intervenu contre MilIer, soit a partir du 5 Mars 1878. Cette prescription n'echeant ainsi que le 5 Mars :1880, n'est donc point acquise et l'opposition faite de ce chef a la demande d'extradition de la Legation de Bavü'lre doit etre ecartee. 50 Aucune autre objection n'ayant ete soulevee par MilIer contre l'application du traite, il y a ainsi lieu, vu la pro- duction au dossier d'une expedition authentique du juge- ment eondamnant MilIer, d'obtemperer a la demande d'ex- tradition susvisee. 6° nest toutefois bien entendu que la dite extradition n'est accordee qu'en ce qui concerne le delit de detourne- ment, et il est pris aete de Ia declaration de S. Ex. le mi- nistre de Baviere en Suisse, garantissant que Iiller ne sera point poursuivi po ur desertion. Par ces motifs, Le Tribunal fMeral prononce: L'extradition de Joseph Miller, age de 27 ans, de Baben- hausen, aneien employe auxiliaire a la gare d'Offingen (Ba- viere), condamne par contumaee le ö Mars :1875 par la Cour d'assises d' Augsbourg, est accordee a teneur de l'article pre- mier, chiffre 21, du traite d'extradition entre Ja Suisse et l' Allemagne et a la requisition de la Legation de cette der- niere puissance en Suisse.