Art. 102 OR; Art. 402 OR: relationship between drawer and drawee bank concerning a cheque; forged cheque. The civil-law relationship between the drawer and the drawee bank is that of mandate. If the drawee bank, without fault on its part, pays a forged cheque, it cannot invoke Art. 402(1) OR against the drawer; however, it may rely on Art. 402(2) OR insofar as the drawer cannot prove its own absence of fault. The burden of proof lies on the drawer, and a strict standard must be applied.
176 OnN St. des Art. 119 OR indem diese Bestimmung den Schuldner bei unverschuldeter Erfüllungsunmöglichkeit nur des.- halb von seiner Haftung, -die an sich als solche für . den Schaden wegen Nichterfüllung fortdauern könnte - befreien will, um ihn gegen die n ach t eil i gen Folgen weiterer vertraglicher Gebundenheit sieber zu stellen. Fällt dieser Zweck insofern ausser Betracht, als der die Leistungsunmöglichkeit herbeiführende Um- stand dem Schuldner nicht Nachteile, sondern Vorteile in Gestalt eines Ersatzes oder Ersatzanspruches für den weggefallenen Leistungsgegenstand bringt, so ent- spricht die Befreiung des Schuldners nur dann den Anforderungen der Billigkeit und liegt nur dann im Sinne von Art. 119 OR, wenn er die erlangte Ersatz- leistung dem Gläubiger herausgibt. Bei einer individuell geschuldeten Sache liegt es gewissennassen in der Natur der Dinge, dass, falls sie nicht geleistet werden kann, der Anspruch auf die Sache selbst, in den Anspruch auf das Surrogat übergeht, die Obligation also nicht vollständig erlischt, sondern nur den Gegenstand ändert. Hievon ausgehend ist unbedenklich anzunehmen. dass die Brandentschädigung eine solche Ersatzleistung für die durch die Feuersbrunst. zerstörten Teile des Vertragsgegenstandes darstellt (vgl. OSER, Komm. Art. 119, II 4), und daher vom Beklagten herauszugeben ist, nachdem er die entsprechende Vertragsleistung der Klägerin in Gestalt der Kaufpreiszahlung empfangen hat. Dass dieser Ersatz den durch den Brand verursachten Minderwert der Gebäulichkeiten übersteige. behaup- tet der Beklagte selbst nicht. Sein Einwand, die Klägerin habe keinen Schaden erlitten, weil sie das Grundstück in der Absicht, die Gebäude niederzureissen und einen Neubau zu erstellen, gekauft habe, ist schon deshalb nicht zu hören, weil der Vertrag keine Anhaltspunkte dafür bietet, dass eine solche Veränderung der Kauf- sache zum Bestandteil des Vertragsinhaltes geworden wäre, sodass die Verwendung der gekauften Objekte ausschliesslich die Käuferin angeht. Obligationenrecht. N0 32. 177 4. -Ist danach aber das Begehren der Klägerin um Überlassung der Brandentschädigung prinzipiell gerechtfertigt, so besteht kein Grund, dieselbe auf den Betrag von 24,670 Fr. zu beschränken; vielmehr ist der Beklagte verpflichtet, die gesamte Brandentschä- digung, auf die er als Ersatz für die beschädigten Ge.., bäude der Versicherungsanstalt gegenüber einen An- spruch erworben hat, der Klägerin zu überlassen, ihr also insbesondere auch seinen Anspruch auf die eventuelle ausserordentliche Zulage von 4650 Fr. abzutreten. Demnach erkennt das Bundesgericht : Die Hauptberufung wird abgewiesen, dagegen die Anschlussberufung dahin begründet erklärt, dass der Beklagte in Abänderung des Urteils des Appellations- hofes des Kantons Bern vom 14. November 1924 ver- pflichtet wird, den Anspruch auf die gesamte Brand- entschädigung, mit Einschluss der eventuellen Zulage von 4650 Fr., an die Klägerin abzutreten. 32. Arrlt 4e 1a Ire Secüon ci.,u. 4u a mars 1996 dans la cause ParaJ1 contre Velocita. s. Ä. Souscription d' aclions : Nullite d'une convention qui autorise- rait le souscripteur a differer le versement du solde de sa souscription jusqu'au jour ou le change serait redevenu normal . A. -Le 17 octobre 1917, Louis Payan, transitaire a Marseille, a signe un bulletin de souscription redige dans les tennes suivants : ( Je soussigne. Louis Payan .... declare souscrire a cent actions, d'une valeur nominale de mille francs chacune, de Velocitas Transports internationaux, societe anonyme dont le siege est a Geneve, que je m'engage a liberer des maintenan et en argent suisse, a raison de six cents francs par actIo , le surplus etant payable apremiere demande du ConseIl
178 Obügationenrecht. No 32. d'administration. Je deelare en outre adherer aux statuts de Velocitas dont j'ai pris connaissance. Eu execution de cet engagement Payan averse im- mediatement Ja somme de 60 000 francs suisses. La Societe lui ayant, en avril 1919, reclame le paye- ment du solde, Payan lui a ecrit, en date du 5 du meme mois: Je verserai lundi 7 courant 40 000 fr. que je dois encore sur mes actions de notre premiere emission. Ce reglement sera fait en argent franns, et les actions devront etre liberees en argent suisse. n demeure con-:- venu que j'aurai la facilite de surseoir a Ja conversion en francs suisses afin d'attenuer la perte au change ou l'eviter completement si possible. D'autre part j'aurai a majorer cette somme de 40 000 fr. des interets arrieres et ce, eonformement a 1'artic1e 10 de nos statuts ...... . La Societe a repondu a' cette lettre le 8 avril dans les termes suivants : Sur votre lettre adressee aux admi- nistrateurs a Geneve, il y a lieu d'y ajouter apres les mots ...... surseoir a la conversion en francs suisses : jusqu'au moment oil le Conseil d'administration en decidera autrement I). 11 est evident que le Conseil d'ad- ministration, dont vous faites partie, cherchera le moment qui sera le plus propice aux actionnaires pour faire la conversi,on et le retardera le .plus possible, mais d'un autre cöte vous conviendrez que cette conversion ne pourra etre differee indefiniment, c'est pourquoi cette reserve s'impose . Payan ayant verse les 40 000 francs franc;ais annonces, a ete credite de cette somme en un compte francs fran- ais, et debite en meme temps de 40 000 fr. suisses en un compte en monnaie suisse, et le 10 avril 1919 le rec;u ci-apres lui a ete delivre: Rec;u de Monsieur Louis Payan, administrateur de la SociHea Velocitas la somme de quarante mille francs en argent franc;ais - pour solde de sa souscription de 100 actions de 1000 francs aux conditions de Ia lettre recommnndee que Monsieur Louis Payan a adressee le 5 courant aux Administra- Obligationearecht. N° 32. 179 teurs de ladite societe a Geneve et de notre lettre du 8 couran! a lui adressee . Le 22 juillet 1921, la Societe a ecrit a Payan: Le Conseil d'administration de notre SociCte, dans sa seance, d'hier, est revenu sur les comptes qu'll vous avait ou- verts en 1919, soit: un compte francs suisses debiteur de 40 000 fr. et un compte francs frannais crediteur de 40000 fr. n estime que pour des raisons de reguIarite, il doit vous demander l'egalisation des ecritures. En consequence nous vous prions de vouloir bien nous faire parvenir la somme de 40 000 fr. suisses et de notre cöte nous vous couvrirons du montant de 40 000 fr. franc;ais que vons nous avez depose en date du 10 avril
. Cette tentative n'ayant pas eu de succes,la Societe lui a eerit a nouveau en date du 4 octobre dans les termes suivants: Nous comprenons fort bien qu'il vous soit penible de proceder actuellement au remboursement de l'avance argent suisse qui vous a ete consentie, soit : 40000 fr. plus interets 5333 fr. 35 total 45 333 fr. 35, argent suisse. 11 aurait Cte certainement plus agreable, pour vous et pour nous, de voir le change emonter au pair. L'operation de liquidation se serait faite alors d'elle-meme. La situation est devenue plus dure, au lieu de s'ameliorer. Et il est plus que probable qu'une attente quelconque aurait pour vous des consequences encore plus prejudiciables. Lorsque "avance en francs suisses vous a He consentie, il a ete nettement specifie que le Conseil se reservait le droit d'en reclamer, a son . gre, le remboursement. Notre Conseil a patiente tant qu'il a pu. Le resserrement de notre tresorerie,le contrOle effectue par nos banquiers ont amene la situation a un point tel que nous ne pouvons plus attendre ...... . Payan etait invite en consequence a verser immediate- ment le montant deja reclame. n repondit par lettre du 7 octonre 1921 qu'il Hait dans l'impossibilite absolue de donner suite a la demande.
la ObliptionemedJt. N° 32. B. -Par exploit du 19 juillet 1 la Societe etant entree en liquidation, ses liquidateurs ont assigne. Payan devant le Tribunal de premiere instance de Geneve aux , fins de s'ouir condamner ä payer a la Societe la somme de 40000 francs suisses avec intents au 6% des le 10 avril 1919. Payan commenc;a par exciper de l'incompetence des tribunaux suisses. Cette exception fut ecartee par arrnt de la Cour de Justice civile de Geneve du 9 octobre 1923. Un recours de droit public fut interjete contre rette decision et rejete par un arret du Tribunal fooeral en date du 8 decembre 1923. La cause etant retournee devant le Tribunal de pre- miere instance pour r examen au fond, Payan a conelu au deboutement de la demanderesse en soutenant qu'il etait au benefice d'un tenne; qu'en effet lorsqu'il fut sollicite par le Conseil d'administration de souscrire ä des actions et d'accepter un siege d'administrateur, il posa comme condition fonnelle qu'il aurait la faculte de verser en argent fran ;ais le solde de sa souscription en 40 000 fr. et que la conversion de cette somme en argent suisse ne pourrait etre exigee que lorsque le change serait redevenu nonnal. La mise en liquidation de la Societe ne peut, disait-il, lui faire perdre le bene- fiee du 'tenne convenu. Il invoquait egalement le fait que les actions lui furent remises avec la mention qu'elles etaient entierement liberees 'ainsi que les tennes du rec;u du 10 avril 1919. La demanderesse a persiste dans ses conclusions. Le bulletin de souscription signe par Payan prevoit, soutenait-elle, le payement des actions en argent suisse aussi bien pour le premier versement que pour le second. Si la Socitnte a consenti ä recevoir provisoirement 40 000 francs franc;ais, ce n'est pas a titre d'accompte mais a titre de depot destine a servir de garantie pour les 40 000 francs suisses qui restaient dus. Dans la correspondance la Societe a pris soin de specifier que le Conseil d'adminis- Obligationenrecht. N0 32. 181 tration se reservait de fixer l'epoque de la conv;ersion et d' exiger le payement en argent suisse. Le tenne invoque par Payan n'existe donc pas. Mais mne si ce tenne avait ete consenti par le Conseil d'administration, Payan ne serait pas en droit de s'en prevaloir, car des arrangements particuliers de cette nature ne seraient pas opposables a la Societe ni a ses creanciers. C. -Par jugement du 17 mai 1924, le Tribunal a condamne Payan ä payer ä la demanderesse la somme de 40000 fr. avec internts au 6% des le 10 avril 1919. Sur appel de Payan, la Cour de Justice civile de Ge- neve a confinne ce jugement par arret du 23 decembre 1924. D. -Payan a recouru en refonne en reprenant ses conclusions liberatoires et en concluant subsidiairement au renvoi de la cause devant l'instance cantonale pour complement d'instruction. Velocitas S. A. en liquidation a conclu au rejet du recours et a la confinnation du jugement. Considiranl en droit : -................................................................. 0 3. -Mais a supposer meme que le recourant eut reussi a rapporter cette preuve, autrement dit que les administrateurs de la Societe eussent reeilement eon- senti ä lui accorder le terme qu'il pretend, l'action n'en devrait pas moins etre declaree fondee. Ainsi que la partie intimee 1'a justement releve, le Tribunal federal a juge, en effet, a maintes reprises que le fait de souscrire au capital d'une societe par actions emportait un engagement direct aussi bien envers les creanciers de la societe qu'envers les autres actionnaires, de teile sorte, notamment, que le souscripteur n'etait pas recevable ä opposer a la demande en payement du montant de sa souscription une exception tiree de rer- reur ou du dol dont il aurait ete victime lors de la sous- cription, a raison de faits imputables aux fondateurs ou
182 Obligationesredlt. N° 32'. aux organes de la societe (cf. ZELLER, art. 616 note 7 et les arrnts cites ; cf. egalement RO 32 11 N° 16 ; arrnt du 25 fevrier 1915 dans la cause lselin c. Caisse d'epargne et de prets de Steckborn, Journal des Trib. 1915 p. 546 et suiv.). Or s'll est vrai que le recourant n'excipe ni de l' erreur ni du dol, il suffit toutefois de tirer les conse- quences de ce meme principe pour Mre logiquement amene a denier toute efficacite, a l'egard de la Societe ou des creanciers, a un arrangement tel que celui qui est invoque en l'espece. Le motif essentiel a la base des decisions rappelees ci-dessus etait tire, en effet, de la nature mnme des sochntes par actions, autrement dit de la necessite de sauvegarder le principe de la fixite du capital social, fixite qui constitue la garantie primor- diale des tiers. Peu importe des lors la nature de l'ex- ception soulevee si, pratiquement, elle a pour resultat de porter atteinte a cette regle essentielle. Or en l' espece precisement il n'est pas douteux que l'execution de la convention alleguee permettrait en fait au recourant de differer indefiniment le versement de la part encore due sur les titres, ce qui, pratiquement, equivaudrait pour les autres actionnaires a une repartition inegale des charges et, d'autre part, presenterait pour les creanciers sociaux les mnmes inconvenients exactement qu'une reduction du capital social obtenue en dehors des formes legales. Le Tribunal fediral prononce: Le recours est rejete et rarret attaque est confirme.
Art. 102 OR.Auftrag. Haftung bei Checkrälschung. Das zwi- schen dem Aussteller und dem Bezogenen inbezug auf den Check bestehende zivilrechtliche Verhältnis ist dasjenige des Auftrages. Die bezogene Bank, die ohne Verschulden ihrerseits den gefälschten Check eingelöst hat, kann sich nicht auf Art. 402, Abs. 1 OR berufen, wohl aber auf Abs. 2, soweit die ausstellende Bank ihre Schuldlosigkeit nicht zu beweisen vermag, wobei ein strenger Masstab anzulegen ist. A. -Am 3. Juli 1923 liess sich ein Unbekannter, der sich als Edouard Willemin ausgab, gegen Zahlung des Gegenwertes in schwedischer Währung von der Klägerin in Göteborg einen Check über 34,000 Fr. an seine Ordre ausstellen, auf welchem die Klägerin als Ausstellerin und die Beklagte als Bezogene figurierte. Die Klägerin verwendete dabei ihr eigenes Checkformular , das die Nr. 7004 trug. Am selben Tag liess sie, unter gleichzeitiger überweisung von 35,000 Fr . einen schriftlichen Avis an die Beklagte abgehen mit dem Ersuchen, den Check Nr. /'004 einzulösen. Mit Schreiben vom 7. Juli 1923 bestätigte der Beklagte den Empfang des Avis und der Checkdeckung. Am 10. Juli brachte der angebliche Willemin den Check Nr. 7004 der Klägerin in Göteborg zurück, da er keine Verwendung dafür habe und er- suchte sie, ihm den Gegenwert zurückzugeben. Die Klägerin entsprach dem Begehren, teilte der Beklagten am gleichen Tage die Annullierung des Checks schriftlich mit und bat sie um Gutschrift der überwiesenen Deckung. Ebenfalls am 10. Juli wurde der Beklagten in Basel ein nachgemachtes 'Exemplar des Checks Nr. 7004 präsen- tiert und von ihr eingelöst. Als ihr am 14. Juli die An- nullierungsanzeige der Klägerin zuging, berichtete sne sofort dass sie den Check ausbezahlt habe, und weI- gerte ich, die Deckung der Ausstellerin gutzuschreiben.