Art. 47 CO; moral damages for death of a close relative; scope of judicial discretion. The award of pecuniary satisfaction depends on an overall assessment of all circumstances, including not only the seriousness of the injury and the offender’s fault, but also elements weighing against compensation such as the victim’s contributory conduct, the extent to which the claimant’s material position has been compensated otherwise, the absence of relevant personal or economic impairment, and any circumstances diminishing the need for monetary solace. The court may also consider facts reducing the claimant’s moral grievance, including the offender’s own distress and the relationship between the parties. Monetary satisfaction is exceptional and may be refused where the balance of circumstances does not support it (consid. 2).
Sa.chenrecht. N° 54. Allein dem vermag nur allfällig die Enteignung und nicht Art. 684 ZGB abzuheUen, der nur den nachbarlichen Grundbesitz zu schützen bestimmt ist. Dabei wird frei- lich auch dessen künftige Verwertbarkeit als Bauland gewährleistet, jedoch nur, wenn es gilt, baureifes Land für Wohnhäuser vor dem Brachliegen zu bewahren (vgl. BGE 51 II S. 398; 58 II S. 116). Dass sich unter den Liegenschaften der Kläger solches befinde, ist jedoch nicht dargetan und wird durch den Lärm, der schon jetzt hier herrscht, geradezu unwahrscheinlich gemacht. Kann daher dem Beklagten die Errichtung der geplanten Schweinemästerei nicht von vorneherein verwehrt werden, so ist dadurch kern Präjudiz geschaffen für den Fall, dass sich die vom Gutachter gehegten Erwartungen nicht erfüllen und später Einwirkungen durch üble Dünste oder auch Insektenplage in heute nicht vorausgesehenem Ausmasse doch eintreten sollten. Ob in Zukunft über- mässige Einwirkungen auftreten, wird ohne jede Rück- sicht auf die vorliegende Beurteilung nach dem alsdann tatsächlich vorhandenen Stande der Dinge zu beurteilen sein, und sobald dies eintrifft und nicht AbhüHe geschafft werden kann, müsste dann doch ohne Rücksicht auf die schwere Schädigung des Beklagten unerbittlich die Ein- stellung des Schweinemästereibetriebes angeordnet wer- den. Es mag dem Beklagten anheimgegeben sein, ob er auf diese Gefahr hin die geplante Anlage dennoch erstellen wolle. Demnach erkennt das Bundesgerich.t : Die Berufungen werden begründet erklärt, die Urteile des Kantonsgerichtes von Schwyz vom 26. April 1932 aufgehoben und die Klagen abgewiesen. Obliga.tionenrecht. N° 05. V.OBUGATIONENRECHT DROIT DES OBLIGATIONS 55. Arret de 1 Ire seetion civile du 14 septembre 1932 dans la cause Bock contre Xurzen. Accident mortel de chasse; repa.ration du tort moral reclamoo a. l'auteur par le frere de la victime ; deboutement ; circons- tances entrant en ligne de compte pour l'appreciation du juge. Art. 47 CO. A. -Le 27 septembre 1929, Arthur Bock, ne le 9 juin 1892, Wre du demandeur Paul Bock, ne le 23 d6cembre 1893, 30 ete victime d'un accident mortel. Le 27 septemhre 1929, vers 10 h. 30 min., au cours d'une partie de chasse organis6e a Jaman, Arthur Bock fut atteint par une balle tir6e par Otto Kurzen, un de ses compagnons de chasse. Au moment Oll il fut atteint, Bock -chasseur tres experimente et, en particulier, entraine a la chasse au chamois qu'il avait pratiqu6e plusieurs fois avec le defendeur Kurzen -n'occupait pas le poste' qui lui avait et6 assigne par M. Fran(jois Bertholet, qui dirigeait les operations. Son poste se trouvait sur UD paturage, en dehors des buissons, pres d'un pierrier, a environ 50 a 60 metres sous un rocher. Bock etait, au moment de l'accident, a environ 150 metres du poste en question, dans un couloir Oll le gibier avait l'habitude de passer, au milieu d'un pierrier. Kurzen, quelques jours auparavant, avait tire un chamois qui etait a proximit6 de l'endroit Oll Bock se trouvait lors de l'accident. Lorsque l'acoident s'est produit, le oiel etait sans nuages, mais la visibilit6 etait mauvaise et Ie soleil n'6clai- rait pas encore le couloir. Arthur Bock etait vetu d'une veste couleur de chamois et coüfe d'un chapeau brun ; quelques jours auparavant, Bertholet lui avait dit : Tu ne devrais pas mettre cette jaquette, (ja trompe. )) Otto
Oblh;ationenrecht. No 55. Kurzen a declare qu'avant de lacher son coup, et maIgre les signes d'impatience donnes par son cmen, il avait verifie par deux fois a la jumelle Ja forme brune qu'll voyait dans le pieITier. La distance qui separait Otto Kurzen d'Arthur Bock etait d'environ HO metres. Apres l'accident, Bertholet demanda a Bock: Com- ment est-ce que c;a se fait que tu etais dans le couloir 1 D'autre part, comme Kurzen parlait de se foutre bas , Bock lui a dit : ( C'est la fatalite, je ne t'en veux pas . Des qu'll eut appris, le jour meme, l'accident survenu a son frere, le demandeur s'est rendu a la clinique de Valmont. Il est revenu encore une fois le voir pour prendre des nouvelles. Le lendemain matin, il telephona a la premiere heure a la clinique, ou on lui annollc;a le deces survenu pendant la nuit. La demandeur fit alors trans- porter le corps de son frere a son propre domiclle. B. -Defere au Tribunal de police du district da Vevey, qui a visite les lieux de l'accident et entendu un expert, Kurzen s'est vu condamner le 9 septembre 1930, pour homicide par imprudence, a 300 fr. d'amende et aux frais, avec sursis pendant deux ans. Paul Bock et Blanche Bock, qui s'etaient portes parties civiIes, rec;urent acte de laurs reserves en vue d'obtenir la reparation du prejudice materiel et moral qui pouvait leur avoir eM cause par la mort de 1eur frere . Arthur Bock avait contracte an faveur da son frere une assurance sur la vie de 10 000 fr. aupres de la BaIoise et une assurance contre les accidents de 10000 fr. aupres de la Winterthur. Ces sommes ont ete versees aux ayants droit. Paul Bock et sa sreur ont rec;u de Ja Zurich 500 fr. a titre de participation aux frais funeraires. La Winterthur a paye les frais medicaux, s'elevant a 947 fr. 40. Quant aux frais d'inhumation et de traitement acquittes par Paul Bock, ils se montent a 1656 fr. 95. La liquidation de la succession a permis da remettre a Blanche Bock une somme nette d'environ 30500 fr. et a PauI Bock 10000 francs da plus, provenant de Ia BaIoise.
La 8 septembre 1930, Paul et Blanche Bock poursuivirent Kurzen en payement de 30000 fr. de dommages-interets. La debiteur forma opposition. O. -Par exploit du II novembre 1930, Paul Bock a actionne Otto Kurzen devant la Cour civile vaudoise en payement: a) de 1656 fr. 95 a titre de remboursement des frais de traitement et d'inhumation d'Arthur Bock et b) de 10 000 fr. a titre de reparation morale, le tout avec interets a 5 % des le 8 septembre 1930. La defendeur a offert au demandeur Ia premiere de ces sommes et, se mettant au benefice de cette offre, a concIu au rejet de la demande. D. -Apres avoir fait proceder a une expertise comptable portant sur la situation financiere de Paul Bock a l'epoque du deces de son frere, la Cour civile, par jugement du 5 juillet 1932, a donne acte au defendeur de son offre de payer a Bock 1656 fr. 95 plus les interets, a deboute le demandeur de ses conclusions et mis les frais et depens a sa charge. E. -Paul Bock a recouru en reforme contre ce jugement. Il demande au Tribunal federal de lui allouer les indem- nites reclamees devant la Cour civile. L'intime a c.onclu au rejet du recours. OonsüUrant en droit :
le juge du fait le constate - par l'enrichissement de son patrimoine .
Obiigat ionenrecht. N0 55. avait dit Bertholet, et de fait le defendeur a eM trompe, encore que, par mesure de precaution, il eut regarde a la jumelle la forme brune qu'il voyait dans le pierrier. Aussi, lorsqu'il a lache son coup, il etait certain de coucher en joue un chamois. Sans doute, ces circonstances n'excusent pas completement le defendeur ; il n'a pas fait preuve de la prudence qu'on est en droit d'exiger de la part d'un chasseur experimente, notamment d'un chasseur de chamois arme d'une carabine chargee a balles; il n'a surtout pas montra la prudence toute particuliere que lui dictaient les conditions defavorables pour le tir : la visibiliM du pierrier etait mauvaise; le soleil n'eclairait pas encore le couloir. Mais sa faute ne laisse pas d'etre attenuee par la conduite imprudente de son compagnon de chasse. Au reste, ne voulut-on pas imputer une faute a Arthur Bock, il n'en resterait pas moins vrai que Ba presence dans le couloir a eM la cause preponderante de l'accident. Le juge etait fonde a en tenir compte, car, contrairement a l'opinion du demandeur, ce fait causal-le defendeur n'en a pas a repondre -est une des circonstances dont l'ensemble indine la balance en faveur de Kurzen. Enfin -Arthur Bock l'a reconnu lui-meme -. la fataliM a joue un role important dans l'issue tragique de la ch SSe. Et c'est la egalement un motif d'llccueillir les conclusions liberatoires du defendeur. Du moment que le jugemeD:,t de la Cour dvile est con- firme quant au fond, il ne peut etre modifie quant aux depens, bien que l'expertise comptable ait in firme les allegations du defendeur, qui l'a requise. Par ces motits, le Tribunal fliMral rejette le recours et confirme le jugement attaque. ObligationC'nrecht. N0 56. 56. Arret da la Ire Seetion eh'ila du 27 septembre 1932 dans la cause Bata.illard Oie contre Metraillar.
Pretendu contrat de consignation da vins destines a etre ravandus.
Nature du contrat: depot, mandat, contractus aestimatorius,
vente sous condition suspensive? En realite, promesse da
contracter des ventes successives, affectees d 'une modaliM visant
a gal'antir le vendeur : lex commis8oria, reserve de proprieM ?
Difference entre ces garanties, conditions de leul' validite. -
Effets de la faillite de l'acheteur.
avec Joseph Zufferey, marchand de vins, a Sierre, le
contrat suivant :
Contrat da consignation
entre la Maison A. Zufferey Cie, vins en gros, Sierre,
et la Maison Bataillard Cie S. A., importation de vins,
Lucerne,