Art. 43 OG; seizure forum and contractual forum clause; treaty on recognition and enforcement of judgments: where a cantonal court declines jurisdiction on grounds of federal law, the Federal Court may review that reasoning even if the underlying forum question is cantonal. A contractual forum convention remains a matter of cantonal procedural law and is not examinable in reform. A treaty concerning recognition and enforcement does not regulate domestic jurisdiction as such; it only conditions foreign recognition of the judgment and cannot preclude the application of cantonal seizure-forum rules for enforcement in Switzerland. The substitution of a state enterprise for a contractual party in a prorogation clause is likewise a cantonal-law question (consid. 1-2).
Auswanderungsagenturen. N° 35. ausgesprochen. Jedoch kann gemäss Art. 65 OG das Bundesgericht gleichwohl entscheiden. Der Kläger brachte vor, er habe sich im Strafverfahren gegen den Geschäftsführer Ryser der Ritztours )) A.-G. als Privatkläger im Sinne von Art. 43 Ziff. 2 und Art. 3 der Berner StPO gestellt. Die Beklagte bestritt das. Sie sieht im Schreiben des Klägers vom 5. Mai 1948 nur eine Anmeldung als Privatkläger gemäss Art. 43 Ziff. 1 StPO. Was der Kläger heute geltend macht, ist entweder eine Schadenersatzforderung wegen Nichterfüllung bzw. nicht richtiger Erfüllung eines Vertrages oder eine Forderung aus ungerechtfertigter Bereicherung. Es ist aber nicht ersichtlich, weshalb und inwiefern es eine Zivilklage aus strafbarer Handlung wäre, wie Art. 3 StPO sie voraus- setzt. Namentlich ist nirgends dargetan, dass es eine vom Strafverfahren erfasste strafbare Handlung war, die zum Abschluss des Vertrages führte, noch geht es um ein Begehren auf Erstattung einer Leistung aus einem betrügerisch zustande gekommenen und darum unver- bindlichen Vertrag. Es erscheint somit im vorneherein als fragwürdig, ob der Zivilanspruch des Klägers über- haupt Gegenstand einer Adhäsionsklage bilden konnte. Aber wenn das auch zu bejahen wäre, so hätte jedenfalls der Kläger damals die Zivilklage nicht anhängig gemacht. In seiner Eingabe vom 5. Mai 1948 schrieb er nämlich unter Ziff. 5 : Ich melde mich am Verfahren gegen Herrn und Frau Ryser als Privatkläger und bitte Sie freundlich um Mitteilung, sobald die Untersuchung ergibt, dass mein Guthaben unterschlagen wurde, damit ich ev. Klage einreichen kann. Im weitem mache ich meine Forderung im Sinne des Bundesgesetzes vom 22.3.88 über den Geschäftsbetrieb der Auswanderungsagenturen geltend und ver lange, dass die Kaution der Eheleute Ryser bis zur vollständigen Deckung meiner Ansprüche reserviert bleibe. Dem BIGA werde ich meine Ansprüche ebenfalls anmelden. " Hier hat sich also der Kläger lediglich die Einreichung einer Klage aus strafbarer Handlung vorbehalten. Zur adhäsionsweisen Anhebung der Zivilklage im Straf ver- Prozess. N° 36. 24'1 fahren genügt das nicht (vgl. W AIBLINGER, Kommentar zur StPO, S. 14 N. 3 zu Art. 3). Alsdann ist die Eingabe vom 5. Mai 1948 unter dem Gesichtspunkte von Art. 21 Abs. 1 A WG belanglos. Dass nachträglich noch eine Adhäsionsklage wirklich angebracht worden sei, behauptet der Kläger nicht. Demnach erkennt das Bundesgericht : Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des Appellationshofes des Kantons Bern vom 23. November 1949 wird bestätigt. VI. PROZESS PROCEDURE 36. Arrilt de la Ire Cour civile du 20 septembre 1950 daus la cause Trevisani contre Acitnries Reunies, Aeieries Poldi. Rerours en reforme, art. 43 a1. OJ. L'application du droit fedeml dans les motifs d'un jugement tranchant une question de droit cantonal donne ouverture au recours en reforme (consid. 2). Le fO'l' conventionnel, le fO'l' du sequeme et le conflit des deux fors relevent du droit cantonal (consid. 1 et 2). L'art. 2 a1. 2 de la Oonvention entre La Suisse et la Republique tcMcoslovaque surla reconnaissance et l'execution des dkisions judiciaires, du 21 decembre 1926, ne fait pas echec aux dispo sitions de droit cantonal instituant le for du sequestre (consid. 2). Substitution d'une personne a une autre dans la convention attri butive de fO'r: question de droit oantonal (consid. 2). Berufung, Art. 43 OG. Gelangt in den Erwägungen eines Urteils über eine vom kantonalen Recht beherrsohte Frage Bundes recht zur Anwendung, so ist insoweit die Berufung zulässig (Erw. 2). Fragen betreffend eine GerichtBstandBvereinbarung, betreffend den Gerichtsstand des Arrestes und betreffend Konflikte zwischen diesen beiden Gerichtsständen unterstehen dem kantonalen Recht (Erw. I u. 2). Art. 2 Abs. 2 des Vertrages zwischen der Schweiz und der Pscke- choslovakischen Republik über die Anerkennung und Vollstreckung gerichtlicher Ent.3cheidungen, vom 21. Dezember 1926, schliesst
Prozess. N° 36. die Anwendung der Vorschriften des kantonalen Rechts über den Gerichtsstand des Arrestes nicht aus (Erw. 2). Wechsel der Vertragspartei bei einer Gericht88tandsvereinbarung: Frage des kantonalen Rechts (Erw. 2). RWor80 per riforina, art. 43 cp. lOG. L'applieazione deI diritto federale nei motivi d'una sentenza ehe deeide una questione di diritto eantonale rende ammissibile il rieorso per riforma (eonsid. 2). n foro convenzwnale, il faro del 8eque8tro e il conflitto tra questi due fori soggiaceiono al diritto cantonaIe (consid. 1 e 2). Axt. 2, ep. 2, della Gonvenzione tra la Svizzera e la Repubblica ceco8lovacca circa il riconoscimento e l' esßCuzWne delle 8entenze giudiziarie (eoncIusa il 21 dieembre 1926) non escIude l'appli- cazione delle norme deI diritto cantonaIe in materia di sequestro (consid. 2). S08tituzwne d'una per80na ad un'altra nella convenzione c08titutiva di foro: questione di diritto cantonale (eonsid. 2). A. -Selon contrat des 30 septembre et 25 octobre 1946, Trevisani a eM engage par les Acieries Poldi, a Prague, en qualiM de directeur pour le Bresil. TI etait charge de se rendre dans ce pays pour prospecter le marche et y installer une representation en vue de l'exportation et de la vente des produits des Acieries Poldi. Sous chiffre 13, le oontrat contient une clause de juridiction : ( Pour tout litige dont semit l'objet l'execution du present eontrat, Ie tribunal ordinaire de Prague est seul competent. Le 29 janvier 1949, les Acieries Poldi ont informe Trevisani, alors a Geneve, que, du fait de son retour du Bresil, son contrat devait etre considere comme resilie. Le 8 decembre 1949, elles lui signifierent son conge imme- diat. En surete de ses pretentions pour traitement arritnre, Trevisani a fait pratiquer a Geneve un sequestre sur les biens des Aeieries Poldi en dite ville (art. 271 eh. 4: LP). Apres quoi, il a assigne cette socieM devant les Conseils da Prud'hommes de Geneve en invoquant le for du sequestre prevu par l'art. 57 de la loi genevoise d'or- ganisation judiciaire (OJG). TI concluait au paiement de 13878 fr. 50. Par la suite, il a porte ses conclusions 8099528 fr. 50, dont 75000 fr. a titre d'indemniM pour , I Prozess. N° 36.
renvoi abrupt, creance pour laquelle il ne semble pas qu'un sequestre ait eM impose. Les deux juridictions de Prud'hommes se sont declarees inoompetentes : d'abord, a cause de la clause de juridiction du contrat d'engagement, qui prevoit la oompetence des tribunaux de Prague ; ensuite, parce que le for du sequestre est tenu en echec par l'art. 2 al. 2 de la Convention entre la Suisse et la Republique tchecoslovaque sur la recon- naissanee et l'execution de decisions judiciaires, du 21 decembre 1926, article qui statue : La juridiction suisse ne sera pas reconnue en Tchecoslovaquie a l'egard des reclamations personnelIes contre 1e debiteur solvable qui avait son domicile en Tchecos1ovaquie au moment de l'ouver. ture d'action, si ce debiteur n'a pas convenu d'un for en Sumse ou n'est pas entre en matiere, sans reserve, sur le fond de l'action introduite devant 1e juge suisse. G. -Contre l'arret de la Chambre d'appel du 27 juin 1950, Trevisani recourt en reforme au Tribunal federal en concluant a ce que les Conseils de Prud'hommes de Geneve soient declares oompetents pour connaitre de sa demande. La socieM des Acieries Poldi conclut au rejet du recours. D. -Par ailleurs, le demandeur a forme un reoours de droit public contre le meme arret. Gonsiderant en droit :
Prozess. N° 36. du domaine cantonal. Cette reserve n'est de droit federal qu'en ce qui concerne l'application de la Iegislation fede- rale. 2. -Le for -du sequestre est aussi de droit cantonal. Toutefois, dans la mesure ou la Chambre d'appel a ecarte ce for pour des raisons tirees du droit federal (en l'espece, d'un traite international conclu par la Confederation, art. 43 al. 1 OJ), le Tribunal federal doit en verifier l'exac- titude. Il est en effet de jurisprudence que l'application du droit federal, ne serait-ce que dans les motifs d'un jugement touchant des points de droit cantonal, comme en particulier sur des questions prejudicielles ou sur des exceptions, est sujette a la censure de la juridiction de reforme (RO 31 II 291, 48 II 355). La Cour cantonale ecarte le for du sequestre, parce qu'il serait en contradiction avec I'art. 2 a1. 2 de la Con- vention precitee entre la Suisse et la Republique tcheco- slovaque. Mais le recourant a raison de dire que cette convention porte exclusivement sur l'execution des juge- ments et n'est en rien un traite sur la competence judi- ciaire. Si elle regle la competence, c'est uniquement comme une condition de l'execution dans un Etat du jugement rendu dans l'autre. Dans chaque Etat, les tribunaux sont donc competents pour connaitre des litiges selon leur loi interne, et la question de savoir s'ils l'etaient aussi d'aprils le traite ne se posera que si le jugement dont il s'agit doit etre execute dans l'autre Etat. Elle ne se posera pas s'il peut etre execute ailleurs, par exemple dans l'Etat ou le jugement a ete rendu, sur la base d'un sequestre ; c'est le cas en l'espece ou des sequestres ont ete pratiques et ou ils peuvent, le cas echeant, l'etre encore. En consequence, dans la mesure ou la competence du juge genevois pour connaitre des chefs de la demande peut etre fondee sur le for du sequestre, l'arret attaque qui a nie cette competence viole le droit federal et doit etre annule. La Chambre d'appel aura a decider, sans du tout tenir Prozess. N0 36.
lompte du traite conclu avec la Tchecoslovaquie, si les Conditions de l'art. 57 OJG sont reunies en ce qui concerne les pretentions de la demande pour lesquelles un sequestre :a ete obtenu, et si le for prevu par cette disposition n'est pas tenu en echec par la clause de juridiction. A cet egard, la question pourrait toujours se poser, a titre prejudiciel, de la validite meme de cette clause, mais sous un aspect que les juridictions cantonales n'ont pas encore examine, -a savoir en consideration du fait qu'elle profite desormais a l'Etat tchecoslovaque en sa qualite de proprietaire de l'entreprise nationalisee. La personne qui prend la place -d'une autre dans un contrat ne peut pas pretendre neces- sairement et dans tous les cas au benefice d'une clause de prorogation de for consentie a son predecesseur dans des conditions determinees, sauf confirmation expresse du cocontractant. De ce point de vue, il s'agirait de savoir n l'espece si, d'apres la volonte des parties au moment 'ÜU elles sont convenues de fixer le for, cette clause devait .aussi valoir en faveur d'unsuccesseur des acieries Poldi qui serait une entreprise de l'Etat. On connoit en effet que, pour un particulier qui prend des engagements a l'etranger, la clause par laquelle il se soumet a la juri- " iiction des tribunaux d'un Etat n'ait pas la meme portee .selon qu'elle doits'appliquer ades litiges qu'il peut avoir avec un autre particulier ou ades litiges qu'il peut avoir avec l'Etat lui-meme. En tant que juridiction de reforme, le Tribunal federal ne peut pas en juger. Comme ni la dause de juridiction ni le for du sequestre ne sont de son ressort, il ne peut pas se prononcer non plus sur le rapport existant entre l'une et l'autre, ni sur la question de la substitution intervenue dans la personne du bene- ficiaire de la clause. Par ces motifs le Tribunal jM,e;ral prononce : Le recours en reforme est irrecevable dans la mesure 'ÜU la Cour cantonale a decline sa competence pour con-
Prozess. N° 37. nrutre de pretentions a l'egard desquelles le for du sequestre n'existe pas. Pour le surplus, le recours est admis, l'arret attaque est annule dans cette mesure et la cause renvoyee a la. Cour cantonale pour qu'elle statue a nouveau dans le sens: des motifs. 37. Urteil der 11. Zivilabwilung vom 20. Oktober 19iiO i. S. Huber gegen Huber und Kantonsgericht Sch Vyz. Scheidungsprozes8. Wenn eine Partei stirbt, bevor das die Scheidung aussprechende kantonale Urteil in Rechtskraft erwachsen ist, so kann kraft eidgenössischen Rechtssatzes die Recht8kraft nicht tnehr eintreten, und das Urteil bleibt -auch ohne formelle Aufhebung durch Abschreibungsbeschluss -wirkungslos; die Ehe ist durch den Tod aufgelöst worden, nicht durch Scheidung. Dioorce. Lorsqu'une partie decede avant que le jugement cantonal soit devenu definitif et exooutoire, ce jugement ne peut plU8 en vertu du droit federal, acquerir force de chose jugee. TI reste sans effets, sans meme qu'il soit besoin de l'annuler par une dooision de radiation ; le mariage est dissous par la mort et non pas par le divorce. Dioorzio. Quando una parte muore prima ehe la sentenza cantonale sia diventata definitiva ed esecutiva, questa sentenza non. pub piu erescere in giudicato in virtu deI diritto federale. Essa resta senza effetti, senza ehe occorra annullarla mediante un decreto di stralcio ; il matrimonio e sciolto per morte e non per- divorzio. Mit Urteil vom 26. April 1950 sprach das Kantons- gericht Schwyz die Scheidung der Ehe Huber-Waldburger auf Begehren des Mannes aus. Bevor das motivierte Urteil zugestellt war, starb am 27. Juni 1950 der Kläger worauf die Beklagte mit Eingabe vom 14. Juli beim Kan- tonsgericht das Begehren stellte, die Klage sei als gegen- standslos geworden abzuschreiben. Mit Schreiben vom 21. Juli 1950 teilte ihr das Kantonsgericht mit, es könne diesem Antrag nicht Folge geben. Allerdings sei im Zeit- punkt des Todes des Klägers das Urteil des Kantons- gerichts noch nicht rechtskräftig gewesen und daher nach der Rechtsprechung des Bundesgerichts mit dem Tode die Prozess. N° 31.
Scheidungsklage erloschen. Es könne aber nicht Sache des Kantonsgerichts sein, einen Abschreibungsbeschluss zu fassen, nachdem es über die Berufung vor dem Ableben des Klägers entschieden habe. Das Kantonsgericht müsse es der Beklagten überlassen, zu entscheiden, wie sie das Erlöschen der Klage gerichtlich feststellen lassen wolle, falls die Gegenpartei sich der Ansicht nicht anschliessen wolle, dass der Prozess zufolge Todes des Klägers als erledigt zu betrachten sei. Gegen diesen Bescheid richtet sich die vorliegende, als 'Zivilrechtliche Beschwerde bezeichnete Eingabe der Be- klagten vom 26. Juli 1950, mit welcher sie beantragt, das Kantonsgericht sei zu verhalten, den Scheidungsprozess als gegenstandslos geworden am Protokoll abzuschreiben, ev. die Abschreibung habe durch das Bundesgericht selbst .zu geschehen. In der Begründung wird ausgeführt, die Vorinstanz habe übersehen, dass bei der zu entscheidenden Frage ausschliesslich eidgenössisches Recht zur Anwen- dung komme. Nach diesem könne, wenn eine Scheidungs- partei vor dem Eintritt der Rechtskraft des Scheidungs- urteils sterbe, dieses nicht mehr rechtskräftig werden. Mit dem Tode endige die Ehe ; ein Scheidungsstreit sei nicht mehr vorhanden und der Prozess müsse abgeschrieben wer- den. Entgegen der Auffassung des Kantonsgerichts sei davon auszugehen, dass der Scheidungsprozess noch in Schwyz pendent gewesen sei, da das ausgefertigte Urteil beim Tode des Klägers noch nicht zugestellt gewesen sei ; erst mit dessen Zustellung am 25. Juli 1950 sei das kantonale Verfahren abgeschlossen gewesen. Eine andere Instanz, welche den Prozess abschreiben könnte, sei nicht vor- handen. Der Abschreibungsbeschluss sei aber nötig als Ausweis, dass die Ehe beim Tode noch zu Recht bestanden habe. Mit Vollmacht des Waisenamtes Lachen beantragt Rechtsanwalt Schwander sowohl für den verstorbenen Ehe- mann als für dessen minderjährige Kinder Nichteintreten auf die Beschwerde, ev. Abweisung derselben.