Verfahren.
V. VERFAHREN
PROCEDURE
Vgl. Nr. 5 Erw. 1, Nr. 14 Erw. 2. -Voir no 5 consid. 1,
no 14 consid. 2.
IMPRIMEllIBS REUNIES, SA., LAUSANNE
j
I. STRAFGESETZBUCH
CODE PENAL
- Ardt de la Cour de eassation penale du 8 juin 1950 dans la
cause Burgei contre Ministere public du canton de Fribourg.
Art. 27 eh. 3 al. 1 OP. Conditions auxquelles la responsabilite du
redacteur se substitue a celle de l'auteur (consid. 2 et 3).
Art. 273 al. 1 litt. a PPF. 11 suffit que les conclusions du pourvoi
ressortent des motifs (consid. 1).
Art. 273 al. 1 litt. b PPF. Un renvoi aux memoires deposes dans
la procedure cantonale n'est pas admissible (consid. 4).
Art. 27 Ziff. 3 Abs. 1 StGB. Wann ersetzt die Verantwortlichkeit
des Redaktors jene des Verfassers 't (Erw. 2 und 3).
Art. 273 Abs. 1 lit. a BStP. Es genügt, dass die Anträge sich aus
der Begründung ergeben (Erw. 1).
Art. 273 Abs.1 lit. b BStP. Verweisung auf die im kantonalen Ver-
fahren eingelegten Rechtsschriften ist nicht zulässig (Erw. 4) .
Art. 27 cifra 3 cp. 1 OP. Quando la responsabilita del redattore
sostituisce quella dell'autore 't (consid. 2 e 3).
Art. 273 cp. 1 lett. a PPF. E' sufficiente ehe le conclusioni del
ricorso risultino dai motivi (consid. 1).
Art. 273 cp. 1 lett. b PPF. 11 rimando a memorie presentate nella
procedura cantonale non e ammissibile (consid. 4).
A. -L'hebdomadaire Travail a publie les 17 decem-
bre 1948 et 21 janvier 1949 deux articles sigmns l'un Mu ,
l'autre M . Richoz, garde-chasse a Siviriez, les a juges
attentatoires a son honneur. Apres avoir vainement menace
Marius Chatton, fonctionnaire postal 8. Romont, de le
defärer au juge si un arrangement n'intervenait pas dans
les deux jours, il a, le 4 mars 1949, porte plainte contre lui.
Chatton n'a pas comparu a l'audience de conciliation du
8 mars.
Le meme jour, Richoz deposa une plainte contre Burgei,
redacteur responsable de Travail . II precisait que sa
plainte n'avait qu'un caractere subsidiaire et serait retiree
dans la mesure ou Chatton, auteur presume des articles,
reconnaitrait sa responsabilite. Le 14 juin 1949, le president
li AS 76 IV -1950
Strafgesetzbuch. No 15.
du Tribunal de la Glane decida, a la requete du plaignant,
de surseoir a l'instruction ouverte contre Chatton.
B. -Le president du Tribunal de la Sarine lui ayant
demande, par lettre du 30 septembre, s'il assumait la res-
ponsabilite des deux articles, Burgel repondit evasivement
le 4 octobre. Renouvelee le 26 octobre, la question resta
sans reponse.
A l'audience
du 21 decembre, Burgel requit la suspen-
sion de l'action publique ouverte contre lui jusqu'a droit
connu dans la cause Chatton. Le Tribunal de la Sarine
rejeta la requete, apres que le prevenu, invite a dire s'il
pouvait reveler l'auteur des articles, eut repondu que, dans
l'etat de la procedure, il ne pouvait repondre a cette ques-
tion.
Entendu comme temoin, Chatton, qui, le 21 mai,
avait porte plainte contre Richoz pour calomnies, quali:fiant
de temeraire l'accusation dont il etait l'objet, contesta etre
l'auteur des articles parus dans Travail .
Par jugement du 11 janvier 1950, le Tribunal, conside-
rant que l'auteur des articles n'avait pu etre decouvert,
infügea a Burgel une amende de 100 fr. en vertu de
l'art. 173 CP, le condamna a payer au plaignant une indem-
nite de 300 fr. a titre de reparation morale, mit a sa charge
les frais et depens et ordonna la publication du jugement.
0. -Le condamne a defäre ce jugement a la Cour de
cassation fribourgeoise, mais a ete deboute le 21 mars:
1950.
D. -Contre cet arret, Burgei s'est pourvu en nullite
au Tribunal föderal. II reproche aux premiers juges d'avoir
viole les art. 27 et 173 CP.
Richoz conclut au rejet du pourvoi.
Oonsiderant en droit :
- -Ni la declaration de pourvoi ni le memoire a l'appui
n'enoncent de conclusions. II ressort toutefois clairement
des motifs
et de l'indication des points attaques de la
decision que le recourant entend obtenir l'annulation de
l'arret du 21 mars 1950 et le renvoi de la cause a la juri-
Strafgesetzbuch. N° 15.
diction cantonale pour qu'elle refuse de statuer sur la
plainte de Richoz, subsidiairement pour qu'elle libere le
prevenu et rejette les pretentions civiles du plaignant. Des
lors l'absence de conclusions ne s'oppose pas a l'entree en
matiere (RO 73 IV 187 consid. 1).
2.
-La responsabilite penale d'une infraction commise
par la voie de la presse incombe en premiere ligne a l'au-
teur de l'ecrit (art. 27 eh. 1 CP). Le redacteur signant
comme responsable n'est punissable que si l'auteur ne peut
etre decouvert ou traduit en Suisse devant un tribunal,
ou si l'article a ete publie a son insu ou contre sa volonte
(art. 27 eh. 3 al. 1). II ne suffit donc pas, pour condamner
le redacteur, que l'auteur ne soit pas connu. Les juges
doivent s'assurer que l'une des conditions rappelees est
remplie (RO 70 IV 149). Sans doute, lorsque le lese pre-
tend que l'auteur n'a pu etre decouvert, ne doivent-ils pas
exiger une preuve rigoureuse de ce fait negatif. IIs se con-
tenteront, par exemple, de l'echec d'une plainte contre
inconnu (RO 70 IV 150).
Toutefois, le lese qui ne connait pas l'auteur n'est pas
tenu de s'exposer aux lenteurs d'une teile procedure et au
risque d'encourir la prescription (art. 27 eh. 6). II a la
faculte d'interroger d'emblee la redaction. Si eile refuse
de designer l'auteur, il 'est dispense de requerir des investi-
gations o::fficielles et d'en attendre I'issue; rien ne s'oppose
plus au jugement du redacteur (RO 76 IV 7 /8). Il n'y a pas
lieu de distinguer selon que ce dernier declare expresse-
ment refuser le renseignement sollicite et assumer la res-
ponsabilite de l'article ou qu'il elude la question. Dans les
deux eventualites, le resultat est le meme : l'auteur n'est
pas revele. La responsabilite du redacteur se substitue a.
celle de l'auteur chaque fois que le premier ne donne pas
suite a la sommation de devoiler le second. Ce principe
souffre toutefois
une exception : le redacteur qui ne livre
pas le nom demande n'engage pas sa responsabilite s'il
y a des raisons d'admettre que le lese connait deja l'auteur.
Il ne su::ffit cependant pas que le lese soup9onne simplementb
Strafgesetzbuch. No 15.
quelqu'un. Il doit avoir pour cela des indices serieux, ayant
la valeur de moyens de preuve. D'apres les regles generales
sur la participation (art. 24 ss CP), le redaeteur qui, sciem-
ment, ouvre les colonnes de son journal a un article offen-
sant devrait en repondre penalement a cöte de I'auteur. Si
la loi lui perniet neanmoins de s'abriter derriere lui, le
( Orollaire de ee privilege est qu'il doit assumer seul la
responsabilite de la publieation lorsqu'il refuse d'en nom-
mer l'auteur et empeche ainsi son identification. Peu
importe, au surplus, que le lese tente d'obtenir ee nom en
eerivant au redaeteur ou en portant plainte eontre lui. Ce
n'est pas la poursuite du redaeteur, mais sa punition que
l'art. 27 eh. 3 subordonne a l'impossibilite de decouvrir
l'auteur. 1
3. -II decoule du eonsiderant preeedent que les juri-
dietions fribourgeoises
n'ont pas viole l'art. 27 CP.
Le fait que Riehoz a d'abord agi non contre inconnu,
mais eontre une personne determinee, puis a precise que
:sa plainte contre Burgei n'avait qu'un earaetere subsi-
diaire n'autorise pas a eonclure -et le pourvoi ne pretend
pas -qu'il connaissait l'auteur des artieles en eause. Son
ttitude signifie seulement qu'il soup9onnait Chatton de
les avoir ecrits. Dans la plainte du 8 mars 1949, il parle,
apropos de ce dernier, d'auteur presume .Rien ne per-
met de supposer qu'il savait avec certitude de qui ils
emanaient (RO 74 IV 75 ; 76 IV 6). Ses premieres demar-
-0hes a l'egard de Chattonne l'empechaient pas d'en entre-
:prendre d'autres. Comme il aurait eu le droit de s'adresser
d'emblee a la redaetion de cc Travail 1, il lui etait loisible
de ne pas perseverer dans la voie choisie et de deposer
une plainte eontre Burgel, puis, apres que Chatton eut,
dans sa eontre-plainte, taxe de temeraire l'aeeusation dont
il etait l'objet, de faire suspendre la poursuite ouverte
contre ce dernier. Le reeourant objeete que l'impossibilite
de deeouvrir l'auteur n'est pas etablie. Il oublie qu'elle
resulte de sa propre attitude. Invite a. plusieurs reprises
par le president du Tribunal de la Sarine a designer l'au-
Strafgesetzbuch. No 16.
teur des artieles, il ne l'a pas fait. Il a ainsi engage sa res-
ponsabilite.
Les premiers juges etaient d'autant plus.
fondes
a tenir pour re!llplie , la premiere des conditions.
alternatives
de l'art. 27 eh. 3 al. 1 CP que, dans sa depo-
sition, Chatton, avise qu'il pourrait etre appeie a preter
serment, a nie eategoriquement d'etre l'auteur des artieles
parus dans Travaih.
4. -En ee qui eoneerne la pretendue violation de
l'art. 173 CP, le reeourant se refere. simplement a son
reeours eantonal.
Un tel renvoi n'est pas admissible
(RO
74 IV 60 eonsid. 1).
La Cour de eeans n'aurait d'ailleurs pas pu eontröler
si le
prevenu avait prouve la veracite de ses allegations, car
il s'agit fä d'une question de fait et d'appreciation des preu-
ves que les premiers juges ont tranchee souverainement
(art.
277bis et 273 al. 1 litt. b PPF).
5. -La eondamnation du redaeteur signant comme
responsable exelut eelle de
l'auteur presume. Le point de
savoir si la poursuite dirigee contre Chatton devient
caduque ipso facto ou si eile doit contnuer, a moins que la
plainte ne soit retiree, releve de la proeedure fribourgeoise.
Par ces motifs, le Tribunal federal
rejette le pourvoi.
16. Urteil des Kassationshofes vom 5. April 1950 i. S. Elber
gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich.
Art. 41Ziff.1 StGB. Dem Motorfahrzeugführer, der durch beson-
ders skrupel-und hemmungslose Missachtung von Verkehrs-
vorschriften jemanden fahrlässig tötet, kann der bedingte Auf-
schub des Strafvollzuges versagt werden.
Art. 41 eh. 1 OP. Le sursis peut etre refuse au conducteur de vehi-
cule a moteur qui a tue un tiers par negligence pour avoir
meprise avec une absence particuliere de scrμpules les regles
de la circulation.
Art. 41 cifra 1 CP. La sospensione condizionale della pena puo
essere rifi.utata al conducente di un autoveicolo ehe ha cagionato
per negligenza la morte di alcuno, trasgredendo senza il minimo
scrupolo alle regole della circolazione.