Art. 10 and 2 of the federal railway liability act of 1 July 1875; Art. 30 OG; prescription and scope of railway 'operation'. A damages claim under the railway liability act is time-barred when neither suit nor written complaint interrupts the two-year period within time. The presumption of liability under Art. 2 applies only to accidents causally connected with the particular dangers of railway operation, not to every mishap occurring during service. Ordinary cleaning work in stationary wagons, performed outside train movements, does not in itself constitute 'operation'. Once liability fails as a matter of law, additional evidence on the claimant's medical condition is irrelevant and need not be ordered.
B. Civilrechtspflege. ereignete, fo fann nid)t ineifelr,aft fein, ban r,ier ein 6elbftl er- fd)ulCcu Deg merte ten nid)t )odiegt. :I enn: inar geini(3 bie f1id)t be stlägerg, Dafür u lorgen, 'oaü Die äüd en, beren met taDung nod) nid)t ftattgefunben r,atte, nod mit bem ur bfar,rt bereit fter,enCen d)afff:)aufetAug h ebirt inerben; aU bielem .8mede aber mUFte er mit gröfiter ile l orgef)en, inie er Denn aud) fdbft )erftällDtid) aU Ueberfd)reitung 'ocr %ar,rgeleife genötf igt inar. :I aß s;,eranfaf ren eine ffiangirAuge aur bem erften eleife fonnte stläger )or feinem eraugtreten auf Da eleife, angefid)tß ber lmenid)enanfammlung auf Dem ßerron, ier,r leid)t über fef)en unb ebenfo, bei Dem im Baf:)nf:)ofe f)mfd)enDen etöfe, ben, i'tberbem maf)rfd einHd unmittelbar )or bem Unfall nid)t inie'oerf)olten, lffiarnunggruf De ßortier überf ören ober un rtd)tig Deuten. %erner inar e 'ourd)aug natürHd) unD begreif lid), bau stläger feine ufmerffamfeit in erfter Einte berjenigen ffiid)tung AUinanbte, )on ineld)er f)er 'oie üter, me d)e er noj um 5rransl 0rte abbutiefetn f atte, if)m naetgebrad)t werDen follten, um 10 mef:)r, al ja aud) lon Dottl er ein mangiqug erannal)cu founte. ngefid)tg after Dierer merf:)ältniffe, fOinie angefid)t beg Umftan'ce , Dan stläger of)ne ßroeifel infolge ber aft , mit ineld)cr er f)anbeln muf3te, aufgeregt unb ugleid) 'ourd) feine anftrengenbe, fortgefe te ufmerffamfeit erforberulJe m:rbeit in gemiffem lmafie abgef ,annt mar, fann gemifi barin, bau er )or 'Dem Betreten 'oe elelle nid)t erft nod) s;,alt mad)te un'D fid) umbrel)te , um lid) bU lerjid)eru I .ob nid)t eht man9irAu9 '!lon 'Der entgegcllgefe ten 6eite l)erannal e, ein AU red)enbare merfd)utbett nid)t gefunben inerDen. 4. :I iest!age ift !omit im mrinöille gutAul)ei(3en unD fann e fid) nur nod) um bie eftfe ung be uantitati ) ber nt fd)iilJigung f allbe1n. uf bie e )entuerten Beineiganträge Der Benagten nämHd) fann .offenbar angejid)t De!3 u!3gefü"rten, f.oinie angefid)tg be rt. 30 beg Bunbeggefeneg über Die Dr:: ganifation ber Bunl)enred)Bll ege überaf( nid)tg anfommeu. 5. mud) in quantita!i )er Beöief)ung nun aber ift bie bmeU" inftanöHd)e ntfd)eit uug ein fad) AU beftätigen. :I enn: :I iefelbe lleruf t auf lm rinägung, baB stIli ger, meld)er feinen tmerD inefentltd) 'Durd) anbarbeit fUd)en müffel Durel ben merluft beß 1II. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. N° 108. 791 renten rme in" ieiner rinerbnfäf)igteit minbeften!3 um /sind :I nttf)etle gefd)mafed inerbe, fo bau er einen iäl)rlid en i fommengaugfaff )on 912 r. aUf EeoengAeit erleibe' nael ben tunbfänen Der ffientenanftalten aber fci bei bem' nter 'oe!3 stlägerg, bum rinerbe einer mente lod biefem Betrage ein 'oie Uägetifd)e orberuug )on 12,000 r. nid)t unerl)ebHel übet- f igenbe stal'ita: er.forberlid) unb e müffe mitl)in bie ffäge- ttl.d)e Bor'Derung m lnrem ganaen Umfange gutge-r,eiuen inetben. :I tefe ufftellungen betul en aber auf tid)tfger ninenbung 'oer gefe lid)en runbfä e auf ben feftgeftefften %l)atbeftanb un'o e!3,l)at aud) bie Befragte bagegen etmag etl)eblid eg niel t l orAu btmgen l ermod t. :I emnad) -r,at bd Bunbengerid t erfannt: :I ag Urtl)eH ber l-'ellationgtammer be Dbergetid teg be antong .8ürid tlom 30. el-'tember 1882 ift in allen %l eilen lief tätigt. 108. Arret dtt 25 Novembre 1882, dans la wuse Bertero contre la Compagnie des chemins de er Jura-Berne-Lucerne. Baptiste Bertero, de Villa Caste!novo (ItaHe), age de 34 ans a ete employe en qualite d'homme d'equipe, des 1874 a 188:1: par les Compagnies du Jura-Industrie! et du Jura-Berne-Lu- cerne. Stationne d'abord a Neuchatel, puis au Loc1e et enfin a. I Chaux-de-Fonds, il etait prepose au nettoyage et a l'e- clalrage des wagons; son salaire annuel s'elevait a environ 1350 fr. Bertero pretend avoir faH une chule grave, le 27 Oe- tobre 1877, alors qu'il etait occupe, sor le toit des wagons deo la Compagnie en gare a Neucbatel, au nettoyage de ces vOltures. Le recourant allegue avoir Cait une seconde chute pendant son service. le 18 janvier 1881, a la gare de la Chaux-de- Fonds, entre 10 et 11 heures du soir. Il resuIte de la decIa- ration du sieur Leon Caille que ce temoin a en effet enten du,
B. Civilrechtspflege. au jour et a l'heure sus indiques, lomber quelque chose d'une voiture, et que, s'etant approche, il constata que le sieur Bertero venait de choir du marchepied d'un wagon de 3 e classe. Les consequences 'de la premiere chute se traduisirent d'abord, selon le recourant, sous forme d'une hernie ingui- nale au cöte gauche, et la seconde chute aggrava sensible- ment l'etat de Bertero, qui serait actuellement, en raison de ce double accident, incapable d'exercer un metier penible ou de faire quelque travail suivi Oll il faille elre debout. Par lettre du 3 mai 1881, la direction du Jura-Berne-Lu- cerne refuse de prendre en consideration les demandes d'in- demnite que Bertero lui avait adressees, en lui allouant tou- fois un secours de a fr. a titre gracieux et par des motifs de charite. e'est fonde sur ces faits que Bertero a ouvert action, le 30 mai 1881, a la Compagnie du Jura-Berne-Lucerne, devant le Tribunal civil de la Chaux-de-Fonds, concluant a ce qu'il lui plaise condamner la dile compagnie, 1.
a payer au de- mandeur une somme principale de 6000 fr.,ou ce que jus- tice connaitra, a titre d'indemnite; 2° a payer en outre les i01erets de la dite somme au 5 % des l'introduction de la demande. A I'appui de ces conclusions, Je demandeur invoque les dispositions du code civil conceroant la reparation des dom- mages causes, ainsi que les art. 1, 2, 5, 6, H et 1.2 de la loi federale du t er Juillet 187ö sur 1a responsabilite des en- treprises de chemins de fer en cas d'accidents. Dans sa reponse, la Compagnie du Jura-Berne-Lucerne conelut a ce que le demandeur soit deboute des fins de son action par les motifs ci-apres : 11 ya, en tout cas, prescription en ce qui touche le premier accident. . i Quant au second, il n'a point empeche Bertero de conti nuer son servir:e : le demandeur ne s'est porte malade gue lorsque son chef lui a inftige une punition disciplinaire : il a simule une maladie, et son renvoi du service est le molif da III. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. N° 108. 793 sa demande en indemnite. D'ailleurs l'accident dont Bertero aurait ete la victime ne rentre point dans 1a categorie de ceux arrives dans I'exploitation, auxquels seuls I'art. 2 de la loi federale precitee est applicable. Deux expertises medicales ont eu lieu en la cause: il resulte de toutes deux. d'abord que ßertero n'est pas af- fecte d'une hernie inguinale, puis qu'il n'est point prouve que le bOltement dont le demandeur est afIecte soit en rela- tion avec les chutes qu'il a faites. Cette queslion, ) ajoute le rapport des professeurs Lichtheim et Dubois, aBerne, . ne peut etre resolue que par un examen suivi. Dans ce but il serait desirable que Bertero puisse faire un sejour d'une quinzaine de jours dans un höpital approprie et examine avec le concours d'un chirurgien specialiste. : Par decision du 2 mars 1882, le president du Tribunal de la Chaux-de-Fonds a ecarte, comme contraire a la loi neu- chateloise, la demande de Bertero, tendant a ce qu'une nou- velle et troisieme expertise ait lieu en 1a cause. Statuant par jugement du 29 Aotit 1882, le Tribunal de la Chaux-de-Fonds a repousse la demande de Bertero, esti- mnnt cett.e reclamation prescrite en ce qui concerne le pre- mier accldent allegue, et non juslifiee en ce qui a trait au second, puisqlle l'existence des maux dont se plaint le de- mandeur n'a pas me me pu etre etablie. Par arret du 12 Octobre 1882, la Cour d'appel de Neu- chatel a confirme la sentence des premiers juges, par les memes motifs; cet amnt admet en outre qu'il n'est pas etabli que l'accident dont Bertero se plaint soit de ceux dont les compagnies de chemins de Cer doivent reparation, puisqu'il n'est point prouve qu'il se soit produit dans l'exploitation de la ligne. Dans sa plaidoirie de ce jour, le conseil du recourant, tont en concluant a l'admission du recours, requiert preli- minairement qu'en faisant usage de la disposition de I'art. 30; demier alinea, de Ia loi sur l'organisation jlldiciaire federaIe, -le Tribunal federal veuille faire completer les actes du dossier en statuant que, dans le but de constater I'etat de
B. Civilrechtspflege. maladie de Bertero et ses causes, celui-ci soit soumis pen- dant une quinzaine a l'examen d'un specialiste. Statuant sur ces faits et considerant en droit : :1 0 A teneur de l' art. 30 de la loi sur l' organisation judi- ciaire federale, que le recourant invoque a l'appui de sa re- quisition preliminaire, le Tribunal federal ne peut faire com- pleter les acles du dossier par les instances cantonalesque lorsque celles-ci n'auraient pas admis la preuve de faits con- testes de nature a exercer une influence preponderante sur le jugement a rendre. Or dans l'esp(ke il est evident que si, ainsi que l'arret dont est recours l'a admis, les accidents dont Bertero a ele la victime ne sont pas de nature a entrainer la responsabilits de la Compagnie, -et cela soit parce que l'action en indem- nite du recourant est prescrite, soH par le fait que les dits accidents ne sont pas survenus dans l'exploitation, -la de- mande doit etre en tout cas repoussee, quel que puisse etre le resultat du complement d'expertise requis. .
L'action en indemnite ouverte par Bertero est, d'abord, Irrecevable en tant que fondee sur le premier accidBnt alle- gue par le recourant, soit sur la chute qu'il aurait faHe le 23 Octobre :1877. L'art. :10 de la loi federale du i er Juillet 187D sur la res- ponsabilite des entreprises de chemins de fer en cas d'acci- dent statue en effet que les actions en indemnite reconnues pnr cntt,e loi s?nt prescrites apres denx ans, a partir du jour ou a ete causee la mort, la blessure, la destruction, l'avarie ou la perte, et que celte prescription est interrompue non seulenent par l'ouverture de l'action, mais aussi par la pre- sentatIOn de la reclamation ecrite a la direction de I'enlre- prise. La premiere reclamation de Bertero a la Compagnie a ete formulee, ainsi qu'il le reconnait lui-meme, pat' lettre du 26. Fevrier i88t a M. le directeur Jolissaint, soit plus de trOis ans apres l'accident. Toute pretention du recourant f?ndee sur le dit accident, est des lors prescrite et inadmis sible, a teneur des dispositions de l'art. 10 sus-vise. III. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. N° 108. 795 3° La demande n'est pas plus justifiee en tant qua basea sur la chute faite par le recourant dans la nuit du 18 au :19 Janvier t88t. Pour que la Compagnie dMenderesse encoure la responsa- bilite de cet accidant, I'art. 2 de la loi du t er Juillet pn3citee exige que le dommage qui en est resulte soit survenu dans l'exploitation du chemin de fer. Ainsi que le Tribunal federal l'a admis dans son arret du 27 Avril i878 en la eause Chaubert contre Suisse-Occiden- tale, et dapuis a diverses reprises, la disposition exception- nelle de l'art. 2 slls-rappele, qui fait peser sur les entreprises de chemins de fer une presomption de responsabiJite, n'est applicable qu'aux accidents occasionnes par l'action partieu- lierement dangereuse des forces et moyens speciaux que ces entreprises mettent en reuvre, et non a ceux qui se sont produits en l'absence de toute correlation avec ces causes de peri!. Or des travaux de simple nettoyage, tels que ceux allx- quels se livrait le recourant le t8 Janvier 188t, ne sauraient etre assimites a des operations d'exploitation de la ligne, dans le sens de I'art. 2 ci-dessus. Ce travail de nettoyage, execute de nuit, en dehors des heures d'arrivee ou de de- part des trains, dans des wagons stationnes en gare, ne pre- sentait rien de specialement periileux, et ne se trouvait an aucune facon ex pose a I'action particulierement dangereusa des forces mises en jeu par l'exploitation d'une entreprise de transport par chemins de fer. La circonstance que l'accident est survenu pendant le ser- vice du recourant, ne saurait aucunement, a elle seule, le faire considerer comme s' elant produit dans l' exploitation" au sens attacM par la loi a ce terme. (Comp. Eger, Reichs- haftpflichtgesetz, He Mit. pag. 26.) La demande de Bertero devant etre ainsi definitivement ecartee, il egt sans interet de rechercher jusqu'a quel point l'etat de maladie dont se plaint le recourant est la eODse- quence des aCI idents sus-mentionnes. Par ces motifs,
B. Civilrechtspflege. Le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte comme mal fonde, et I'arret ren du par Ja Cour d'appel de NeuebateI, Je t2 Octobre 1882, main- tenu tant sur Je fond qne snr les depens. 109. Uttne H .lom 1./2. :IJ enember 1882 in ad)en mHU",e tdder gegen ereinigte d)",einetbannen. A. :IJurd) Udneil , om 3./4. Bltober 1882 at ba stantong getid)t , on t. affen etfannt:
ief ungß",e i f e auf ben rt. 7 eit., nid)t in ber IDleinung, bat e et",ag llerIange, ",ag nut nad rt. 7 eit. .lerlangt ",erDen filnnte, ",o!) a6er benf)alb, weil nad) rt. 7 eil. bag '(meffen beg 1d)terß in lBefttmmung ber utfd)li blgunggjumme ein freiereß fei, arg nad) rt. 5 leg. eit. :IJer edreter ber meHagten beantragt unter eingef)enber lBe- grünbung: e fei bie ber sttägerin 3 lleitinftan ö Iid 3ugef.j rod ene ntfd ätligung angemeffen 3U rebuöiren, unter stoften unD nt fd)iitligungllfotge, inbem er bemertt: bte auf 501 r. fid Be laufenbe ed)nung ber stUigerin für lBegräbntnfoften, verDor- bene stteiber, lerloreneil e D u. j. "'. etfenne 'oie menagte an; eIlenfo erfenne fie, ",ie fte fd)on vor ben fantonafen Sn ftan3en ern litt !)abe, grunbfä1l1id) if re erant",ortlid)feit gegen über ber stHigerin für ben ber le1ltem burd) ben Uufaff er wad fenen vermilgengred)ttid)en d aben im inne beg rt. 5 beg aftnffid)tgefe eg an. :IJagegen beftreite jle auf'ß meftimm telte, bie !!ln",enbbarfeit beg rt. 7 beß aft.j id)tgefeneg, lie Ate1)unggweife bag ?Borf)anDenfein einer .lon i!)r 3U lertretenben groben af tläijlgfeit unb .letlange rid)tertid e eftftellung ber Der strägerin gebül)renben ntfd äbigunggfumme. !laß Sunbeßgerid)t Ale!)t f n r",ä gun g: