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TRIBUNAL CANTONAL
173
PE11.017077-/MAO/ACP
J U G E M E N T D E L A C O U R D ’ A P P E L P E N A L E
Présidence de MmeB E N D A N I
Juges:MM. Winzap et Pellet
Greffière:MmeMatile
Parties à la présente cause :
Ministère public, représenté par la Procureure du Ministère public central,
Division affaires spéciales, contrôle et mineurs, appelant,
et
K.________, prévenu, assisté par Me Jerôme Picot, défenseur d'office à
Genève, intimé.
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La Cour d’appel pénale considère :
E n f a i t :
A.Par jugement du 11 mars 2014, le Tribunal correctionnel de
l’arrondissement de l'Est vaudois a, notamment, constaté que K.________
s’était rendu coupable de brigandage et de tentative de brigandage (V), a
condamné K.________ à une peine privative de liberté de six mois
complémentaire à celles prononcées le 15 décembre 2011 par le Ministère
public de l’arrondissement de l’Est vaudois et le 14 novembre 2013 par la
Chambre pénale d’appel et de révision du canton de Genève (VI), a
ordonné que K.________ soit soumis à un traitement ambulatoire contre les
addictions (VII), a pris acte des reconnaissances de dettes signées par
K.________ et X.________ en faveur de L.________ (VIII), a mis les frais de la
cause arrêtés à 5’604 fr. 45, à la charge de X., y compris
l’indemnité servie à son défenseur d’office, par 3'441 fr. 95, TVA et
débours compris et à 6'936 fr. 10, à la charge de K., y compris
l’indemnité servie à son défenseur d’office, Me Jérôme Picot, par 4'773 fr.
60, TVA et débours compris (IX) et a dit que le remboursement à l’Etat des
indemnités dues à Me Blanc et à Me Picot ne serait exigé que si la
situation financière de X.________ et de K.________ le permettait (X).
B.Par annonce du 14 mars 2014, puis déclaration motivée du 25
avril 2014, le Ministère public central, division affaires spéciales, contrôle
et mineurs, a fait appel contre le jugement précité, concluant à sa réforme
en ce sens que K.________ est condamné à une peine privative de liberté
de 15 mois, complémentaire à celles prononcées le 15 décembre 2011 par
le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois et le 14 novembre
2013 par la Chambre pénale d'appel et de révision du canton de Genève,
les frais de première instance et d'appel étant supportés par K..
Aux débats de ce jour, représenté par son défenseur d'office,
K. a conclu à la confirmation du jugement entrepris.
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C.Les faits retenus sont les suivants :
1.Né le 27 novembre 1991 en Haïti, pays dont il est
ressortissant, K.________ est le cadet d’une famille de deux enfants. Ses
parents sont décédés alors qu'il était enfant. Il ne dispose d'aucune
formation et travaille parfois dans le bâtiment. Il dépend de l’Hospice
général de Genève. Il est père d’un enfant, qu’il n’a pas encore reconnu,
car il a des difficultés à obtenir les documents concernant son état civil.
Son casier judiciaire fait état des condamnations suivantes:
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17.12.2009, Tribunal de la jeunesse Genève, brigandage,
injures, menaces, LStup, peine privative de liberté DPMin, 3 mois avec
sursis, sursis révoqué;
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04.08.2010, Tribunal de police Genève, brigandage, peine
privative de liberté de 24 mois, dont 18 mois avec sursis durant 4 ans,
sursis révoqué;
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15.12.2011, Ministère public de l’arrondissement de l’Est
vaudois, vol, violation de domicile, LArm, peine privative de liberté de 20
jours;
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14.11.2013, Chambre pénale d’appel et de révision Genève,
brigandage, LCR, LArm, peine privative de liberté de 2 ans, traitement
ambulatoire.
Dans le cadre d'une précédente enquête pénale, K.________ a
été soumis à une expertise psychiatrique. Dans leur rapport du 9 juillet
2013 (P. 30/2), les experts ont posé le diagnostic de "troubles mentaux et
troubles du comportement liés à l'utilisation de l'alcool, syndrome de
dépendance, actuellement abstinent, mais dans un environnement
protégé (F10.21)". Dans le cadre de leur appréciation du cas, les experts
ont souligné les éléments suivants:
"Etat mental au moment des faits
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Le récit de l'expertisé évoque donc une dépendance et une
intoxication à l'alcool au moment des faits décrits entre septembre et novembre
2011, avec une dépendance plutôt de nature dipsomanique (soit des
consommations épisodiques compatibles avec les diagnostics F10.26 CIM 10).
Par rapport aux actes spécifiques des quatre dates, l'expertisé décrit
une amnésie partielle au moment des faits dont il est accusé. Il ne conteste pas
ce dont il est accusé mais dit en avoir un souvenir fragmentaire. La probabilité
d'une amnésie alcoolique est corrélée essentiellement avec la fréquence des
consommations, ainsi que la quantité et la rapidité d'ingestion de l'épisode
spécifique. Bien que des amnésies alcooliques partielles ou complètes puissent
être compatibles avec les éléments du dossier disponibles (à noter que des
amnésies alcooliques peuvent se produire à partir de concentrations sanguines
d'alcool de 0,6%o), la variabilité du degré de rappel des événements durant
l'expertise et dans le dossier argue contre. Il est à noter que l'expertisé n'évoque
pas d'autre situation d'amnésie en relation avec l'alcool. Par contre, l'alcool est
souvent impliqué comme facteur contributif significatif dans des comportements
violents. Cette association entre violence et consommation d'alcool est plus
importante chez des consommateurs réguliers. Le récit de l'expertisé est
compatible avec des intoxications aiguës par alcool avec désinhibition, et
comportement agressif ou violent. Une intoxication alcoolique a pu être
confirmée par éthylométrie peu après les faits du 19 septembre dont l'expertisé
est accusé. L'alcoolémie était de 1,36%o, ce qui peut être mis en rapport avec la
connaissance que des troubles de comportement avec désinhibition peuvent se
voir habituellement dès des taux plasmatiques de 1%o.
L'anamnèse évoque également la présence d'une construction
psychique lacunaire caractérisée par une immaturité et la tendance à être
influençable. La perte d'un et encore plus des deux parents très tôt dans la vie
rend l'expertisé vulnérable aux stress psychosociaux diminuant ses capacités
d'adaptation. Ainsi, depuis l'âge de 16 ans, il a accumulé des comportements
socialement inadéquats sous l'influence de ses amis, consommant régulièrement
de l'alcool. En ajoutant l'absence à ce moment de sa vie de relations sociales
soutenantes, il a été particulièrement touché par différents facteurs de stress,
tout particulièrement le fait de devenir père (une fonction fortement idéalisée) au
sein d'une relation conflictuelle et insatisfaisante. Ses mécanismes d'adaptation
faisant défaut, l'expertisé s'est retrouvé exposé à un comportement ayant peu
d'égard pour les normes sociales et avec violations des droits d'autrui. Les traits
d'immaturité n'atteignent pas pour l'instant le seuil de détection d'un trouble
compte tenu de l'absence d'antécédents dans la vie adulte (pas d'autres
épisodes de violence, pas de relations sporadiques à haut potentiel
d'autodestruction ou de conflictualité).
Dangerosité et risque de récidive
L'évolution psychosociale de l'expertisé depuis 2009, l'absence
d'une structuration du Moi suffisamment solide, le rendant très influençable, et la
faiblesse du tissu social sain sont des facteurs de mauvais pronostic en terme de
récidive. En effet, compte tenu des traits immatures de sa personnalité,
l'exposition ultérieure à des facteurs de stress, en l'absence d'un soutien
psychologique positif conséquent, pourraient représenter un facteur majeur de
risque pour des récidives. En particulier, l'expert estime par conséquent que
l'expertisé, actuellement abstinent, est à considérer comme potentiellement
dangereux et imprévisible s'il s'adonne à nouveau à des consommations d'alcool,
surtout dans le cas où ses difficultés d'adaptation n'auraient pas été prises en
compte.
Si par cette évaluation le risque de récidive est à considérer comme
faible à modéré en l'absence de consommation d'alcool, il devient significatif
dans l'éventualité de reprise de consommations, le risque étant a priori en
relation avec la fréquence et l'ampleur de ces éventuelles reprises.
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Mesures thérapeutiques
Durant l'évaluation, l'expertisé a formulé sa décision de ne plus
consommer d'alcool. Il ne voit pas une nécessité de suivre une psychothérapie,
mais a évoqué son accord pour le faire si nécessaire.
S'il est accepté que l'expertisé est a considérer comme dangereux
sous influence d'alcool, un suivi addictologique régulier serait nécessaire pour
permettre de consolider le comportement abstinent de l'expertisé (et de ce fait le
mettre à l'abri de nouveaux passages à l'acte). Un travail psychothérapeutique
volontaire supplémentaire centré sur ses stratégies d'adaptation ne pourrait que
renforcer l'efficacité d'un suivi addictologique et serait a fortement encourager.
Des contrôles biologiques réguliers devront être réalisés."
2.a) A Leysin le 26 juillet 2011, X.________ et K.________ se sont
approchés d'D.________ qui cheminait dans la rue. Le premier nommé lui a
donné un coup de poing sur le visage, le faisant tomber au sol, puis
K., qui possédait un bâton télescopique à sa ceinture, a fouillé ses
poches en lui criant "Give me money, vite, vite, vite" et lui a dérobé la
somme de 70 fr. qui se trouvait dans l'une des poches.
b) A Leysin le 11 août 2011, X., accompagné de
K., a accosté W. en lui demandant un briquet et en lui
ordonnant de lui donner son argent. La victime ne possédant rien dans son
porte-monnaie, X.________ a déclaré "vu que tu as rien, je te crève les
pneus de ton vélo et je te casse la gueule", effrayant ainsi W., qui
a pris la fuite.
c) A Leysin, dans la soirée du 11 août 2011, X. et
K.________ ont accosté L., le premier lui demandant une cigarette
et le second saisissant sa trottinette pour faire un tour. X., après
avoir ordonné à la victime de lui donner tout ce qu'elle avait, s'est emparé
des 8 fr. qui se trouvait dans son porte-monnaie, ainsi que, sur demande
de K., de son téléphone portable. En outre, X. a saisi
L.________ et s'est emparé du collier en or que portait ce dernier, lequel lui
a été remis après qu'il ait tenté de l'arracher.
Les prévenus se sont reconnus débiteurs solidaires envers
L.________ du montant de 795 fr. représentant la valeur du collier volé.
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E n d r o i t :
1.Interjeté dans les formes et délais légaux par une partie ayant
la qualité pour faire appel contre le jugement d’un tribunal de première
instance qui a clos la procédure (398 al. 1 CPP [Code de procédure pénale
suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0]), l’appel du Ministère public est
recevable.
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globale en retenant que l’entier de l’activité de l’intimé méritait une peine
de l’ordre de 30 à 31 mois, la peine complémentaire de 6 mois
correspondant à la peine plancher prévue par l’art. 140 ch. 1 CP. Il fait
valoir que c’est une peine globale de 40 mois qui aurait dû être fixée, soit
une peine complémentaire de 15 mois.
3.1.Les règles générales régissant la fixation de la peine ont été
rappelées dans les arrêts publiés aux ATF 136 IV 55 (c. 5.4 ss) et 134 IV 17
(c. 2.1 et les références citées), auxquels il peut être renvoyé.
Si le juge doit prononcer une condamnation pour une infraction
que l’auteur a commise avant d’avoir été condamné pour une autre
infraction, il fixe la peine complémentaire de sorte que l’auteur ne soit pas
puni plus sévèrement que si les diverses infractions avaient fait l’objet
d’un seul jugement (art. 49 al. 2 CP). Le cas (normal) de concours réel
rétrospectif se présente lorsque l’accusé, qui a déjà été condamné pour
une infraction, doit être jugé pour une autre infraction commise avant le
premier jugement, mais que le tribunal ignorait. L’art. 49 al. 2 CP enjoint
au juge de prononcer une peine complémentaire ou additionnelle
(Zusatzstrafe), de telle sorte que l’auteur ne soit pas puni plus sévèrement
que si les diverses infractions avaient fait l’objet d’un seul jugement.
Concrètement, le juge doit se demander comment il aurait fixé la peine en
cas de concours simultané, puis déduire de cette peine d’ensemble
hypothétique la peine de base, soit celle qui a déjà été prononcée (cf. 6B_
455/2013 du 29 juillet 2013, c. 2.4.1; TF 6B_2812008 du 10 avril 2008 c.
3.3.1).
3.2En l'occurrence, la peine à infliger à K.________ en relation avec
les actes commis à Leysin en été 2011 est complémentaire à celles
prononcées le 15 décembre 2011 par le Ministère public de l’Est vaudois
et le 14 novembre 2013 par la Chambre pénale d’appel et de révision du
canton de Genève.
Par ordonnance pénale du 15 décembre 2011, l’intimé s’est vu
sanctionné d’une peine privative de liberté de 20 jours pour tentative de
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vol, violation de domicile et infraction à la LArm (P. 19). Dans le jugement
du 14 novembre 2013, K.________ a été condamné à une peine privative de
liberté de 2 ans pour brigandage, violation des règles de la circulation
routière, conduite en état d’ébriété qualifié, violation des devoirs en cas
d’accident, vol d’usage, conduite sans permis de conduire et infraction à la
LArm (P. 46). Dans le cadre de l’appréciation de cette dernière peine, les
juges genevois ont notamment relevé que la faute du prévenu était
importante, qu’il s’était livré, par appât du gain facile et en l’espace de
deux mois, à deux brigandages, ainsi qu'à une violation caractérisée de la
législation routière, prenant la route dans des conditions et des
circonstances propres à provoquer un grave danger pour les autres
usagers, que le modus operandi des brigandages avait été
particulièrement lâche puisqu’il s’en était pris à de jeunes victimes pour
les détrousser de leurs téléphones portables ou des écouteurs, qu’il avait
usé d’intimidation et que seule son arrestation avait mis fin à son
comportement coupable. A décharge, la Cour d'appel genevoise a tenu
compte du parcours de vie de l’intéressé marqué par des carences sur le
plan affectif liées à la perte de ses deux parents, de son jeune âge, de
l'ébauche de prise de conscience, des regrets, de l’effet de la peine sur
son avenir et de sa responsabilité légèrement restreinte.
En l’espèce, les faits reprochés à l’intimé dans le cadre du
jugement attaqué sont relativement similaires puisqu’il s’agit de le
condamner pour deux brigandages simples et une tentative de brigandage
simple. La culpabilité de K.________ est importante, même si son rôle dans
la commission des brigandages a été moins actif que celui de son
comparse. Au moment des faits, l’intimé avait déjà été condamné à deux
reprises pour brigandage. De plus, la prise de conscience de la gravité de
ses actes apparaît faible, nonobstant la détention subie pour des faits
similaires. A décharge, il faut tenir compte de la situation personnelle du
prévenu, de ses aveux, de l’admission des conclusions civiles, d’une
diminution de responsabilité ainsi que de la tentative.
Au regard des éléments précités, la peine d’ensemble de 30 ou
31 mois telle que retenue par les premiers juges est excessivement
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clémente, étant relevé que K.________ est un récidiviste et que la peine
complémentaire de 6 mois correspond à la peine plancher prévue par l’art.
140 ch. 1 CP. Au regard des éléments à charge et à décharge à prendre en
considération, la peine d’ensemble doit être arrêtée à 36 mois, de sorte
que la peine complémentaire doit être fixée à 11 mois.
4.En définitive, l'appel doit être partiellement admis et le
jugement entrepris réformé dans le sens des considérants qui précèdent.
Vu l’issue de la cause, les frais d’appel, constitués en l'espèce
de l'émolument de jugement, par 1'390 fr. (art. 422 al. 1 CPP; 21 al. 1 et 2
TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28
septembre 2010, RSV 312.03.1]), et de l'indemnité due à son défenseur
d'office pour la procédure d'appel, par 1'760 fr. 40, débours et TVA
compris, doivent être mis par moitié à la charge de K., le solde
étant laissé à la charge de l'Etat (art. 428 al. 1 CPP).
K. ne sera tenu de rembourser à l’Etat la moitié du
montant de l'indemnité allouée à son défenseur d’office que lorsque sa
situation financière le permettra (art. 135 al. 4 let. a CPP).
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Par ces motifs,
la Cour d’appel pénale,
appliquant les art. 19, 40, 47, 49, 63, 140 ch. 1 al. 1,
22 ad 140 ch. 1 al. 1 CP et 398 ss CPP,
prononce :
I. L’appel est partiellement admis.
II. Le jugement rendu le 11 mars 2014 par le Tribunal
correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois est modifié
comme il suit au chiffre VI de son dispositif, le dispositif du
jugement étant désormais le suivant :
"I. à IV. inchangés;
V.constate que K.________ s’est rendu coupable de
brigandage et de tentative de brigandage;
VI.condamne K.________ à une peine privative de liberté
de 11 (onze) mois complémentaire à celles prononcées le
15 décembre 2011 par le Ministère public de l’arrondissement
de l’Est vaudois et le 14 novembre 2013 par la Chambre
pénale d’appel et de révision du canton de Genève;
VII. ordonne que K.________ soit soumis à un traitement
ambulatoire contre les addictions;
VIII.prend acte des reconnaissances de dettes signées par
K.________ et X.________ en faveur de L.________;
IX.met les frais de la cause arrêtés à :
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5’604 fr. 45, à la charge de X.________, y compris l’indemnité
servie à son défenseur d’office, par 3'441 fr. 95, TVA et
débours compris,
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6'936 fr. 10, à la charge de K., y compris l'indemnité
servie à son défenseur d'office, Me Jérôme Picot, par 4'773 fr.
60, TVA et débours compris;
X.dit que le remboursement à l’Etat des indemnités dues
à Me Blanc et à Me Picot, ne sera exigé que si la situation
financière de X. et de K.________ le permet."
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III. Une indemnité de défenseur d'office pour la procédure d'appel
d'un montant 1'760 fr. 40 (mille sept cent soixante francs et
quarante centimes), TVA et débours inclus, est allouée à Me
Jérôme Picot.
IV. Les frais d'appel, par 3'150 fr. 40 (trois mille cent cinquante
francs et quarante centimes), y compris l'indemnité allouée au
défenseur d'office, sont mis par moitié à la charge de
K., par 1'575 fr. 20 (mille cinq cent septante-cinq
francs et vingt centimes), le solde étant laissé à la charge de
l’Etat.
V. K. ne sera tenu de rembourser à l’Etat la moitié du
montant de l’indemnité en faveur de son défenseur d’office
prévue au ch. IV ci-dessus que lorsque sa situation financière
le permettra.
La présidente : La greffière :
Du 7 août 2014
Le dispositif du jugement qui précède est communiqué à
l'appelant et aux autres intéressés.
La greffière :
Du
Le jugement qui précède, dont la rédaction a été approuvée à
huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :
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-M. Jérôme Picot, avocat (pour K.),
-Ministère public central,
et communiqué à :
-Mme la Présidente du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de
l'Est vaudois,
-Mme la Procureure du Ministère public central, division affaires
spéciales, contrôle et mineurs,
-M. Pierre H. Blanc, avocat (pour X.),
-Office d'exécution des peines,
-Service de la population,
-Service des automobiles (réf. 00.031.982.855/LCE),
-Tribunal d'application des peines et des mesures du canton de Genève
(PM/8062014 – 14),
par l'envoi de photocopies.
Le présent jugement peut faire l'objet d'un recours en matière
pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin
2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours
constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent
être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la
notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1