Good faith excluded in restitution remission case

CASSO zq16-013557-ach7116-1132016/2016Kantonsgericht / Sozialversicherungskammer04.07.2016Dismissed

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

The insured person appealed against the denial of remission of the restitution obligation for unemployment benefits amounting to CHF 22,634.70. She admitted having failed to declare earnings during several benefit periods but argued that her difficult family and financial situation justified remission. The court held that remission under Art. 25 para. 1 LPGA requires both good faith and hardship, and that good faith was excluded because she knew the benefits were undue when received. The appeal was therefore dismissed, the opposition decision of 17 February 2016 confirmed, and no judicial fees or party costs were charged.

Omnilex-Regeste

Art. 25 al. 1 LPGA; remission of restitution of undue social insurance benefits requires cumulative fulfilment of good faith and hardship. Good faith is excluded where the beneficiary knowingly receives benefits not due, in particular by failing to disclose income earned during the compensation period. Personal or financial hardship may mitigate fault, but cannot replace the statutory requirement of good faith. Where this condition is absent, remission must be denied, regardless of the debtor’s difficult circumstances (consid. 4).

Gesamter Gesetzestext

403 TRIBUNAL CANTONAL ACH 71/16 - 113/2016 ZQ16.013557 C O U R D E S A S S U R A N C E S S O C I A L E S


Arrêt du 4 juillet 2016


Composition : M. M É T R A L , juge unique Greffière:MmeBlanc


Cause pendante entre : Q., à D., recourante, et SERVICE DE L'EMPLOI, Instance Juridique Chômage, à Lausanne, intimé.


Art. 25 al. 1 LPGA

  • 2 - C o n s i d é r a n t e n f a i t e t e n d r o i t : que Q.________ (ci-après l’assurée ou la recourante) née en [...], était au bénéfice d’un délai-cadre d’indemnisation ouvert pour une durée de deux ans à compter du 10 avril 2012, qu’elle était suivie par l’Office régional de placement de D.________ (ci-après : l’ORP) dans ses démarches pour retrouver un emploi, qu’elle a notamment fait contrôler son chômage du 10 au 30 avril 2012, du 1 er juillet 2012 au 9 janvier 2013 et du 4 avril au 31 juillet 2013, sans annoncer des revenus d’activités lucratives exercées pendant ces périodes auprès de divers employeurs, que l’ayant appris, la Caisse cantonale de chômage a réexaminé le droit aux prestations pendant les périodes en question et a exigé la restitution d’un montant de 22'634 fr. 70 correspondant à des prestations indûment versées, par décision du 24 novembre 2014, que le 22 décembre 2014, l’assurée a écrit à la Caisse cantonale de chômage pour lui demander de revoir sa position, qu’elle a reconnu sa faute, mais a fait valoir la situation personnelle difficile dans laquelle elle se trouvait, avec deux enfants à charge, sans autre famille, son époux l’ayant laissée seule avec des dettes, que le 19 janvier 2015, elle a précisé que sa lettre du 22 décembre 2014 était une demande de remise de l’obligation de restituer, que par décision du 23 février 2015, le Service de l’emploi de l’Etat de Vaud, Instance Juridique Chômage (ci-après : le SDE ou l’intimé),

  • 3 - a rejeté cette demande au motif que l’assurée ne pouvait pas se prévaloir de sa bonne foi, qu’il a confirmé le rejet de la demande de remise par décision sur opposition du 17 février 2016, que par acte du 22 mars 2016, Q.________ a interjeté un recours de droit administratif contre cette dernière décision devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal en reconnaissant avoir commis une faute, mais en alléguant que les circonstances de la vie l’y avaient contrainte, avec deux enfants à charge, sans autre famille, et avec un emploi d’aide-soignante l’obligeant à faire appel à une jeune fille pour la garde de ses enfants, notamment le week-end ou certaines nuits, qu’elle expose que ses revenus ne lui permettront pas de rembourser la somme exigée, de 22'634 fr. 70, que l’intimé a conclu au rejet du recours, qu’aux termes de l’art. 25 al. 1, 1 ère phrase, LPGA (loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales ; RS 830.1), les prestations indûment touchées doivent être restituées, que la restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressé était de bonne foi et qu'elle le mettrait dans une situation difficile (art. 25 al. 1, 2 ème phrase LPGA), qu’en l’espèce, le principe de l’obligation de restituer n’est pas contesté, mais que la recourante souhaite la remise de l’obligation de restituer en raison de sa situation financière difficile, que la loi pose deux conditions à une remise de l’obligation de restituer, la première d’entre elles étant la bonne foi de la personne tenue à restitution,

  • 4 - que cette bonne foi est exclue en l’espèce, dès lors que la recourante a perçu des prestations en sachant qu’elles n’étaient pas dues, parce qu’elle avait omis de renseigner la caisse de chômage sur des revenus réalisés pendant la période d’indemnisation, que les circonstances pour lesquelles la recourante a agi, en particulier la situation financière très difficile dans laquelle elle se trouvait apparemment, peuvent atténuer sa faute, mais ne changent rien au fait qu’elle a perçu des prestations en sachant qu’elles étaient indues, que dans ces conditions, l’art. 25 al. 1 LPGA exclu toute remise de l’obligation de restituer, qu’il convient donc de rejeter le recours selon la procédure simplifiée prévue par l’art. 82 LPA-VD (loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative ; RSV 173.36), la cause étant de la compétence d’un juge unique (art. 94 al. 1 let. a LPA-VD), que la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA), qu'il n'y a, par ailleurs, pas lieu d'allouer de dépens à la recourante qui succombe (art. 55 al. 1 LPA-VD et 61 let. g LPGA), que la recourante peut encore s’adresser à la Caisse cantonale de chômage pour lui demander d’examiner la possibilité d’un plan de paiement échelonné dans le temps. Par ces motifs, le juge unique p r o n o n c e : I. Le recours est rejeté. II. La décision sur opposition du 17 février 2016 est confirmée.

  • 5 - III. Il n’est pas perçu de frais judiciaires, ni alloué de dépens. Le juge unique : La greffière :

  • 6 - Du L'arrêt qui précède est notifié à : -Q., à D., -Service de l’emploi, Instance Juridique Chômage, à Lausanne, -Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), à Berne, par l'envoi de photocopies. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière de droit public devant le Tribunal fédéral au sens des art. 82 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). La greffière :

Schlagwörter

unemployment insurancerestitutionremissiongood faithhardshipundeclared incomesimplified procedure

Von Omnilex extrahiert

Kernrechtsfrage

Whether the insured person was entitled to remission of the restitution obligation under Art. 25 para. 1 LPGA.

Extrahierter Entscheid

No. The court held that remission was excluded because good faith was lacking: she received benefits while knowing they were undue, having failed to inform the unemployment fund about earnings during the indemnity period.

Extrahierte Begründung

Although her difficult personal and financial circumstances could mitigate fault, they did not alter the decisive fact that she knowingly received undue benefits. Since the statutory conditions for remission are cumulative, the absence of good faith was sufficient to deny remission.

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