Unzulässigkeit mangels sachlicher Zuständigkeit

CCIV co12-001256-152012phc/2012Kantonsgericht / Zivilkammer03.02.2012ZivilrechtNichteintreten

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

W.________ erhob gegen B.________ eine Zivilklage und beantragte entweder Rechtsschutz nach Art. 85a LP oder die Feststellung eines Rechtsverhältnisses. Der delegierte Richter des Kantonsgerichts wies den Gesuchsteller darauf hin, dass das Zivilgericht offenbar nicht zuständig sei, und räumte ihm Gelegenheit ein, Einwände vorzubringen. Nachdem der Gesuchsteller an seiner Eingabe festgehalten hatte, stellte das Gericht fest, dass die Klage nicht zu den gesetzlich dem Zivilgericht zugewiesenen Fällen gehörte, dass keine Zustimmung der beklagten Partei eine Direktklage nach Art. 8 CPC erlaubte und dass für vermögensrechtliche Streitigkeiten mit einem Streitwert von mehr als CHF 100,000 die kantonale Vermögenskammer zuständig war. Das Gesuch wurde als unzulässig erklärt und die Sache aus dem Geschäftsverzeichnis gestrichen; es wurden weder Kosten noch Entschädigungen zugesprochen.

Omnilex-Regeste

Art. 59 Abs. 2 lit. d CPC, Art. 74 und 96g LOJV, Art. 5 und 8 CPC; sachliche Zuständigkeit des Zivilgerichts und Direktklage. Die Zulässigkeit hängt von der sachlichen Zuständigkeit der angerufenen Behörde ab. Das Zivilgericht ist nur für die Fälle zuständig, die ihm das Gesetz zuweist, insbesondere für Direktklagen im Sinne von Art. 8 CPC oder für Angelegenheiten, die nach Bundesrecht in die Zuständigkeit der einzigen kantonalen Instanz fallen. Fehlt die Zustimmung des Beklagten zu einer Direktklage und fällt die vermögensrechtliche Streitigkeit aufgrund des Streitwerts in die Zuständigkeit der kantonalen Vermögenskammer, ist die Voraussetzung von Art. 59 Abs. 2 lit. d CPC nicht erfüllt; das Gesuch ist daher unzulässig und wird aus dem Geschäftsverzeichnis gestrichen (E. 2-3).

Gesamter Gesetzestext

1006 TRIBUNAL CANTONAL CO12.001256 15/2012/PHC C O U R C I V I L E


Prononcé du juge délégué dans la cause divisant W., à Lausanne, d'avec B., à Lausanne.


Du 3 février 2012


Vu la demande déposée le 13 janvier 2012 par le demandeur W.________ contre B.________, vu l'avis du 16 janvier 2012 par lequel le juge délégué a informé le demandeur que la Cour civile ne paraissait pas compétente pour connaître de sa demande, qu'une décision d'irrecevabilité serait rendue et qu'un délai au 27 janvier 2012 lui était imparti pour formuler d'éventuelles objections, vu le courrier du 25 janvier 2012, par lequel le demandeur a maintenu sa demande, considérant que les conditions de l'art. 59 CPC (Code de procédure civile suisse du 19 décembre 2008; RS 210) étaient remplies, vu les autres pièces du dossier, vu les art. 5, 8 et 59 al. 2 CPC, 74 et 96g LOJV (loi d'organisation judiciaire du 12 décembre 1979; RSV 173.01) et 85a LP (loi

  • 2 - fédérale du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes et la faillite; RS 281.1); attendu qu'en vertu de l'art. 74 LOJV, la Cour civile statue sur toute cause que la loi place dans sa compétence (al. 1), qu'elle connaît des actions directes prévues par l'art. 8 du Code de procédure civile suisse (CPC)(al. 2), qu'elle statue dans les causes pour lesquelles le droit fédéral impose une instance cantonale unique (art. 5 CPC)(al. 3), qu'en l'espèce, le demandeur entend exercer l'action de l'art. 85a LP ou l'action générale en constatation de l'inexistence de la prétention en poursuite, qu'aucune des matières pour lesquelles l'art. 5 CPC impose que la cause soit tranchée par l'instance cantonale unique n'est donc concernée, que la valeur litigieuse est d'environ 4'500'000 francs, que le demandeur ne se prévaut pas de l'accord de B.________ pour porter l'action directement devant la Cour civile, qu'il ne peut donc pas exercer l'action directe de l'art. 8 CPC, que la compétence de la Cour civile à raison de la matière pour connaître de la demande ne peut être fondée sur aucune autre disposition, que la Chambre patrimoniale cantonale connaît, pour l'ensemble du canton, de toutes les causes patrimoniales dont la valeur litigieuse est supérieure à 100'000 francs (art. 96g LOJV),

  • 3 - que la condition de recevabilité de l'art. 59 al. 2 let. d CPC n'est donc pas remplie, que, partant, la demande est irrecevable; attendu que la cause doit être rayée du rôle; attendu que la présente décision doit être rendue sans frais (art. 11 du Tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010; RSV 270.11.5), qu'il n'est pas alloué de dépens, B.________ n'ayant pas procédé. Par ces motifs, le juge délégué, statuant à huis clos, prononce : I. La demande déposée le 13 janvier 2012 par le demandeur W.________ contre B.________ est irrecevable. II. La cause est rayée du rôle. III. Le présent prononcé est rendu sans frais ni dépens. Le juge délégué :Le greffier : P. HackC. Maradan

  • 4 - Du Le prononcé qui précède, lu et approuvé à huis clos, prend date de ce jour. Il est notifié, par l'envoi de photocopies, au demandeur personnellement. Un recours au sens des art. 319 ss CPC peut être formé par le demandeur dans un délai de dix jours dès la notification de la présente décision en déposant au greffe du Tribunal cantonal un mémoire écrit et motivé. La décision objet du recours doit être jointe. Le greffier : C. Maradan

Schlagwörter

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The court lacked subject-matter competence because the case was not one of the matters reserved for the cantonal sole instance, and the applicant had no agreement from the respondent to bring a direct action before the Cour civile.

Art. 74 LOJV gives the Cour civile competence only for cases assigned to it by law, including direct actions under Art. 8 CPC and matters where federal law requires a single cantonal instance under Art. 5 CPC. The applicant invoked Art. 85a LP or a general declaratory action, but neither route fit those categories; the value in dispute also did not create competence before this court because patrimonial cases above CHF 100,000 fall within the Chambre patrimoniale cantonale under Art. 96g LOJV. Therefore the admissibility requirement of Art. 59(2)(d) CPC was not met.

The case was struck from the roll, with no court costs and no party compensation.

Because the action was inadmissible, the matter had to be removed from the docket. The decision was rendered without costs under the applicable tariff, and no compensation was awarded because the respondent did not participate.

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