Beschwerde gegen Klagebewilligung als unzulässig erklärt

CREC jj13-019527-333/2013Kantonsgericht / Zivilrekurskammer17.10.2013ZivilrechtNichteintreten

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

A.________ focht eine Klagebewilligung an, die der Friedensrichter von Morges nach einem gescheiterten Schlichtungsversuch in einem Zivilstreit mit J.________ erteilt hatte. Die Zivilkammer für Berufungen hielt fest, dass eine solche Klagebewilligung weder ein End-, Zwischen- noch ein vorsorglicher Entscheid ist; angefochten werden kann lediglich die darin enthaltene Verteilung der Kosten. Da A.________ die Kosten nicht beanstandete und keinen nicht leicht wiedergutzumachenden Nachteil darlegte, wurde die Beschwerde als unzulässig erklärt. Das Gericht erhob keine Gerichtskosten.

Omnilex-Regeste

Art. 209 CPC; Art. 319 let. b ch. 2 CPC: Eine Klagebewilligung nach gescheitertem Schlichtungsversuch ist weder ein End-, Zwischen- noch ein vorsorglicher Entscheid und kann grundsätzlich nicht selbständig angefochten werden. Nur die in der Klagebewilligung enthaltene Verteilung der Schlichtungskosten kann angefochten werden. Die Zulässigkeit nach Art. 319 let. b ch. 2 CPC setzt einen nicht leicht wiedergutzumachenden Nachteil voraus, der konkret darzutun ist und restriktiv anzunehmen ist (consid. 1). Die blosse Uneinigkeit darüber, ob die Gegenpartei Schuldnerin ist, genügt nicht; die Partei kann im Verfahren in der Hauptsache weiterhin sämtliche Einreden geltend machen.

Gesamter Gesetzestext

856 TRIBUNAL CANTONAL JJ13.019527-131923 333 C H A M B R E D E S R E C O U R S C I V I L E


Arrêt du 17 octobre 2013


Présidence de M. W I N Z A P , président Juges:M.Colelough et Mme Crittin Dayen Greffière:MmeTille


Art. 209, 319 let. b ch. 2 CPC Vu l’autorisation de procéder délivrée le 30 août 2013 par la Juge de paix du district de Morges dans la cause divisant A., à Morges, intimée, d’avec J., à Morges, demandeur, vu les lettres des 10 et 22 septembre 2013 adressées par A.________ à la Juge de paix du district de Morges, vu les autres pièces au dossier ; attendu que selon l’art. 209 al. 1 let. b CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272), lorsque la tentative de

  • 2 - conciliation n’aboutit pas, l’autorité de conciliation consigne l’échec au procès-verbal et délivre l’autorisation de procéder au demandeur, que cette autorisation permet au demandeur de porter l’action devant le tribunal dans un délai de trois mois et ne constitue pas une décision finale, incidente ou provisionnelle au sens de l’art. 319 let. a CPC ; attendu que seule la décision sur les frais de la procédure de conciliation contenue dans l’autorisation de procéder (art. 209 al. 2 let. d CPC) peut être attaquée (art. 110 CPC ; Infanger, in : BSK-ZPO, 2 e éd., Bâle 2013, n. 14 ad art 209 CPC), qu’en l’espèce, la recourante A.________ n’invoque pas une violation des règles sur la répartition des frais, qu’au demeurant, les frais de la procédure de conciliation n’ont pas été mis à sa charge ; attendu qu’aux termes de l’art. 319 let. b ch. 2 CPC, le recours est recevable contre les autres décisions et ordonnances d’instruction de première instance lorsqu’elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable, que l’existence d’une menace d’un préjudice difficilement réparable, bien que le préjudice puisse être factuel, ne doit être admise que de manière restrictive (Jeandin, CPC commenté, Bâle 2011, n. 22 ad art. 319), qu’en l’espèce, la recourante, qui se contente de contester être la débitrice de l’intimé J.________, ne fait valoir aucun préjudice difficilement réparable résultant de la délivrance de l’autorisation de procéder, qu’au demeurant, elle conserve la possibilité de faire valoir ses moyens lors de la procédure au fond,

  • 3 - que le recours doit dès lors être déclaré irrecevable ; attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais judiciaires. Par ces motifs, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal, statuant à huis clos, p r o n o n c e : I. Le recours est irrecevable. II. L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire. Le président : La greffière : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à : -Mme A., -M. J., agent d’affaires breveté. La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est de 120 francs. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin

  • 4 - 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à : -Mme la Juge de paix du district de Morges. La greffière :

Schlagwörter

conciliationappeal admissibilityirreparable prejudicecivil procedurecourt costs

The appeal was inadmissible because a conciliation authorization under Art. 209 CPC is not a final, interlocutory, or provisional decision, and no difficult-to-repair prejudice was shown under Art. 319 let. b ch. 2 CPC.

Only the cost allocation contained in the authorization could be challenged, but the appellant did not allege any breach regarding costs, and none were charged to her. She also failed to demonstrate any irreparable prejudice; she could still raise her arguments in the merits proceedings.

The court decided to render the ruling without judicial fees.

No fee order was made in the dispositive part.

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