Beschwerde gegen die Einstellung des Diebstahlsverfahrens abgewiesen

CREP pe12-004866-732/2012Kantonsgericht / Strafrekurskammer08.10.2012StrafrechtAbgewiesen

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

J.________ warf L.________ vor, Kleidung aus ihrer Wohnung gestohlen zu haben. Die Staatsanwaltschaft Lausanne stellte das Verfahren mangels hinreichenden Tatverdachts ein. J.________ erhob Beschwerde und beantragte, L.________ weitere Fragen zu stellen. Die kantonale Beschwerdekammer in Strafsachen stellte fest, dass die Beschwerde keine konkreten Hinweise auf die Schuld enthielt und zusätzliche Abklärungen daran nichts geändert hätten. Sie wies die Beschwerde als offensichtlich unbegründet ab, bestätigte die Einstellungsverfügung und auferlegte J.________ die Beschwerdekosten von CHF 330.

Omnilex-Regeste

Art. 319 al. 1 let. a CPP; Einstellung mangels Tatverdachts und deren Überprüfung im Rechtsmittelverfahren. Ein Strafverfahren kann eingestellt werden, wenn kein für eine Anklage ausreichender Tatverdacht besteht; die Fortführung der Untersuchung ist ausgeschlossen, wenn der Sachverhalt nicht weiter geklärt werden kann oder wenn die beschuldigte Person bei einer Überweisung an das Gericht mit Sicherheit freigesprochen würde. Bei einer Beschwerde gegen eine Einstellungsverfügung muss die beschwerdeführende Person konkrete Umstände darlegen, die geeignet sind, einen hinreichenden Tatverdacht zu begründen; blosse Anträge auf weitere Befragungen oder allgemeine Behauptungen genügen nicht, wenn zusätzliche Beweismassnahmen nicht geeignet sind, relevante belastende Hinweise zu liefern (E. 2-3).

Gesamter Gesetzestext

351 TRIBUNAL CANTONAL

732

PE12.004866-BEB C H A M B R E D E S R E C O U R S P E N A L E


Séance du 8 octobre 2012


Présidence de M. K R I E G E R, président Juges:Mme Epard et M. Creux Greffière:MmeChoukroun


Art. 319 ss, 390 al. 2, 428 al. 1 CPP Vu la plainte déposée par J.________ le 10 février 2012 contre L.________ pour vol d'habits, vu l'ordonnance du 31 août 2012, par laquelle le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ordonné le classement de la procédure pénale dirigée contre L.________ (I) et laissé les frais de procédure à la charge de l'Etat (II) (dossier n PE12.004866-BEB), vu le recours interjeté le 10 septembre 2012 par J.________ contre cette ordonnance de classement, vu les pièces du dossier; attendu qu'interjeté dans le délai légal (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP [Code de procédure pénale suisse; RS 312.0]) contre une décision du Ministère public (art. 393 al. 1 let. a CPP), par la partie

  • 2 - plaignante qui a qualité pour recourir (art. 382 al. 1 CPP), le recours est recevable; attendu qu'en l'espèce, J.________ a déposé plainte contre L.________ par acte daté du 10 février 2012, qu'elle reproche à cette dernière de lui avoir volé plusieurs vêtements dans son appartement, que, entre-temps, la plaignante a toutefois déclaré avoir retrouvé certains habits, que L.________ est employée du CMS de la Sallaz depuis de nombreuses années et qu'elle se rendait régulièrement au domicile de la plaignante pour l'aider à tenir son ménage, que dans le cadre de son travail, elle a, avec la plaignante, trié et jeté de nombreux vêtements, ce que cette dernière admet, qu'en outre, d'autres employées du CMS sont également intervenues chez la plaignante, que par ordonnance du 31 août 2012, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ordonné le classement de la procédure pénale dirigée contre L.; attendu que l'art. 319 al. 1 let. a CPP prévoit le classement de l'affaire lorsqu'aucun soupçon justifiant une mise en accusation n'est établi, qu'il ne saurait y avoir poursuite de l'enquête et mise en accusation si la situation ne peut être élucidée et/ou si, renvoyé en jugement, le prévenu serait assurément acquitté (ATF 137 IV 219, JT 2012 IV 126; Grädel/Heiniger, in Niggli/Heer/Wiprächtiger (éd.), Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, Jugend- strafprozessordnung, 2011, n. 8 ad art. 319 CPP); attendu que J. a déposé un recours le 10 septembre 2012, qu'elle conteste le classement de la procédure et demande qu'un certain nombre de questions soient posées à L.________ afin, selon elle, de révéler la vérité sur l'affaire, que la plaignante n'apporte cependant aucun élément pour démontrer ce qu'elle avance,

  • 3 - qu'un complément d'enquête, notamment par les questions que la plaignante souhaitait poser à L., n'est pas à même de fournir des indices de culpabilité suffisants, qu'au vu de ce qui précède, force est de constater qu'il se justifiait de classer la présente procédure dans la mesure où il n'existait pas suffisamment de soupçons pour la poursuite de l'enquête; attendu, en définitive, que le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté et l'ordonnance de classement confirmée, que les frais de la procédure de recours, par 330 fr. (art. 20 al. 1 TFJP [tarif des frais judiciaires pénaux du 28 septembre 2010; RSV 312.03.1]), sont mis à la charge de J. (art. 428 al. 1 CPP). Par ces motifs, la Chambre des recours pénale, statuant à huis clos : I. Rejette le recours. II. Confirme l'ordonnance du 31 août 2012. III. Dit que les frais de la procédure de recours, par 330 fr. (trois cent trente francs), sont mis à la charge de J.. IV. Déclare le présent arrêt exécutoire. Le président : La greffière : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à : -J., -Me Robert Fox (avocat pour L.________), -Ministère public central,

  • 4 - et communiqué au : -M. le Procureur de l'arrondissement de Lausanne, par l’envoi de photocopies. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF). La greffière :

Schlagwörter

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The appeal was filed in time and by a party entitled to appeal against a prosecutor's decision.

It was brought within the legal deadline and met the requirements for appeal by the injured party under the Code of Criminal Procedure.

Dismissal was justified because the file did not establish enough suspicion to continue the investigation or indict the accused.

The complainant offered no concrete elements supporting her allegations; additional questioning would not have produced sufficient indications of guilt, and further investigation was not capable of clarifying the matter to the necessary degree.

The complainant must bear the appeal costs.

Because the appeal was manifestly unfounded, the appellate costs were charged to the complainant.

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