Beschwerde im Pornografie-Verfahren gegen die Einstellung abgewiesen

TACC 251/2009Kantonsgericht / Anklagekammer03.04.2009StrafrechtAbgewiesen

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

Die Staatsanwaltschaft erhob Beschwerde gegen die Einstellung des Verfahrens gegen A.________ in einer Pornografie-Untersuchung. Das Gericht befand, dass die Bestellung pornografischer DVDs zwar den objektiven Tatbestand von Art. 197 ch. 3 CP erfüllen könne, die Aktenlage jedoch nicht belege, dass A.________ den unzulässigen Inhalt der fraglichen DVD gekannt habe. Die sichtbare Darstellung auf der Website und das Cover liessen keine Urolagnie erkennen, und keine Beweise widerlegten seine Darstellung. Gestützt auf in dubio pro reo bestätigte das Gericht die Einstellung, wies die Beschwerde ab und auferlegte die Beschwerdekosten von CHF 330 dem Staat.

Omnilex-Regeste

Art. 197 ch. 3 CP; subjektives Tatbestandselement der Pornografie und in dubio pro reo: Der Kauf oder die Bestellung eines pornografischen Mediums kann den objektiven Tatbestand erfüllen, auch wenn es für den privaten Gebrauch bestimmt ist; eine Strafbarkeit setzt jedoch den Nachweis des erforderlichen Vorsatzes voraus, wobei Eventualvorsatz genügt. Ist der unzulässige Inhalt anhand des für den Käufer sichtbaren Materials nicht erkennbar und enthält die Akte keine gegenteiligen Beweise, muss der Beschuldigte von der Ungewissheit profitieren; das subjektive Tatbestandselement ist nicht nachgewiesen und die Einstellung ist zu bestätigen (E. 2-3).

Gesamter Gesetzestext

TRIBUNAL CANTONAL 251 T R I B U N A L D ’ A C C U S A T I O N


Séance du 3 avril 2009


Présidence de M. J.-F. M E Y L A N , président Juges:MM. F. Meylan et Sauterel Greffier :Mme Moret


Art. 260, 294 litt. f CPP Vu l'enquête n° PE08.016460-RIV instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de La Côte contre A.________ pour pornographie, vu l'ordonnance du 27 février 2009, par laquelle le magistrat instructeur a notamment prononcé un non-lieu en faveur d'A.________ et laissé les frais à la charge de l'Etat, vu le recours exercé en temps utile par le MINISTERE PUBLIC contre cette décision, vu les déterminations d'A.________, vu les pièces du dossier;

  • 2 - attendu qu'il est reproché à A.________ d'avoir commandé sur un site français, via Internet, un DVD avec des scènes d'urolagnie (cf. P. 4), que le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu en faveur du prénommé, considérant qu'en l'absence de preuve et en vertu du principe in dubio pro reo, celui-ci devait être mis au bénéfice de ses déclarations et faire l'objet d'un non-lieu, que le Ministère public conteste cette décision; attendu que se rend coupable de pornographie au sens de l'art. 197 ch. 3 CP celui qui aura fabriqué, importé, pris en dépôt, mis en circulation, promu, exposé, offert, montré, rendu accessibles ou mis à la disposition des objets ou représentations visés au chiffre 1, ayant comme contenu des actes d'ordre sexuel avec des enfants, des animaux, des excréments humains ou comprenant des actes de violence, que pour que l'auteur soit punissable, il suffit qu'il ait accompli l'un des actes prévus par la loi, même s'il n'agissait qu'en vue de son usage personnel (ATF 124 IV 111), que la pornographie étant une infraction intentionnelle, le dol éventuel suffit; attendu, en l'occurrence, qu'A.________ a commandé, en juillet 2008, cinq DVD pornographiques, dont un DVD intitulé "Chiottes de gouines n° 2" (cf. annexe P. 4), que ce DVD contenait des scènes d'urolagnie, que les quatre autres, quant à eux, n'avaient aucun contenu délictueux, que l'intimé reconnaît avoir commandé ces DVD pornographiques, mais affirme ne pas avoir su ce que ces DVD contenaient (cf. PV aud. 1), qu'il a également déclaré au magistrat instructeur qu'il n'était pas un amateur de représentations pornographiques avec des excréments humains (ibid.) qu'il ressort du dossier que seul le recto des DVD était visible sur le site, que la couverture du DVD litigieux ne contenait pas de scène d'urolagnie ou de scatologie (cf. P. 6),

  • 3 - qu'en effet, le fait de lécher la cuvette de toilettes ne saurait être considéré comme une scène pornographique avec des excréments humains, que, de plus, le titre à lui seul n'est pas suffisant pour retenir à la charge de l'intimé l'infraction de pornographie au sens de l'art. 197 ch. 3 CP, que le verso, quant à lui, plus évocateur, n'a, selon les dires de l'intimé, pas été vu par ce dernier (cf. PV aud. 1), qu'il n'existe aucun élément permettant d'infirmer ses dires, que, dans le doute, il sera mis au bénéfice de ses déclarations, qu'au vu de ces éléments et en vertu du principe in dubio pro reo, l'élément subjectif de l'infraction de pornographie au sens de l'art. 197 CP n'est, en l'espèce, pas réalisé, que c'est donc à bon droit que le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu en faveur de l'intimé; attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée, que les frais du présent arrêt sont laissés à la charge de l'Etat. Par ces motifs, le Tribunal d'accusation, statuant à huis clos : I. Rejette le recours. II. Confirme l'ordonnance. III. Dit que les frais d'arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), sont laissés à la charge de l'Etat. IV. Déclare l'arrêt exécutoire. Le président : La greffière :

  • 4 - Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à l’intimé, ainsi qu’au Ministère public, recourant, par l'envoi d'une copie complète : -M. A.________. Il est également communiqué, pour information, par l'envoi d'une copie complète à :

  • [...],

  • [...]. Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à : -M. le Procureur général du canton de Vaud, -M. le Juge d'instruction cantonal. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF). La greffière :

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The recourse was rejected because the subjective element of pornography was not established; the respondent had to benefit from doubt.

Although ordering a prohibited item can satisfy the objective act of Art. 197 ch. 3 CP, the record did not prove that the respondent knew the DVD's illicit content. The cover and visible website presentation did not reveal such content, and no element contradicted his statements.

The costs of the appellate judgment were left to the State.

As the recourse failed, the court ordered the appeal costs to remain with the State.

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