Verweigerung der Bestellung eines amtlichen Verteidigers bestätigt

TACC 475/2010Kantonsgericht / Anklagekammer03.09.2010StrafrechtAbgewiesen

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

W.________, gegen den wegen Diebstahls und Sachbeschädigung ermittelt wurde, focht die Verweigerung an, ihm einen amtlichen Verteidiger zu bestellen. Das kantonale Tribunal d'accusation hielt fest, dass der Fall keine besonderen tatsächlichen oder rechtlichen Schwierigkeiten aufweise, nicht schwerwiegend genug sei, um eine notwendige Verteidigung zu erfordern, die Untersuchungshaft nur 16 Tage gedauert habe und die Bedürftigkeit nicht nachgewiesen worden sei. Die Beschwerde wurde abgewiesen, die Verweigerung bestätigt und W.________ wurden die Kosten des Rechtsmittelverfahrens von CHF 330 auferlegt.

Omnilex-Regeste

Art. 29 al. 3 Cst.; Art. 104 CPP; amtliche Verteidigung im Strafverfahren. Eine Verteidigung ist zu bestellen, wenn der Schutz der Rechte der beschuldigten Person dies erfordert, insbesondere wenn die tatsächlichen oder rechtlichen Fragen hinreichend komplex sind oder die Schwere der Angelegenheit eine Selbstverteidigung unzumutbar macht. Eine Bestellung ist insbesondere angezeigt, wenn eine unbedingte Freiheitsstrafe oder ein schwerwiegender Freiheitsentzug zu erwarten ist. Fehlt es an einer solchen Komplexität oder Schwere und ist die Bedürftigkeit nicht nachgewiesen, ist die Verweigerung der amtlichen Verteidigung rechtmässig (consid. 2–3).

Gesamter Gesetzestext

301 TRIBUNAL CANTONAL 475 T R I B U N A L D ’ A C C U S A T I O N


Séance du 3 septembre 2010


Présidence de M. M E Y L A N , président Juges:M.Krieger et Mme Byrde Greffier :M. Müller


Art. 104ss, 295 let. a CPP Vu l'enquête n° PE10.020108-JRU instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de La Côte contre W.________ pour vol et dommages à la propriété, vu le prononcé rendu le 26 août 2010, par lequel le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte a refusé de désigner un défenseur d'office à W.________, vu le recours exercé en temps utile par prénommé contre cette décision, vu les pièces du dossier;

  • 2 - attendu qu'aux termes de l'art. 29 al. 3 de la Constitution fédérale (RS 101), le prévenu a droit à l'assistance d'un défenseur dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert, que la jurisprudence admet en effet que le prévenu a droit à un défenseur d'office lorsque son cas présente en fait et en droit des difficultés telles qu'on ne peut raisonnablement exiger de lui qu'il les surmonte seul (ATF 128 I 225 c. 2.5.2, JT 2006 IV 47), qu'il faut tenir compte des circonstances concrètes de l'affaire, de la complexité des questions de fait et de droit, des particularités que présentent les règles de procédure applicables, des connaissances juridiques du requérant ou de son représentant, du fait que la partie adverse est assistée d'un avocat, et de la portée qu'a pour le requérant la décision à prendre, avec une certaine réserve lorsque sont en cause principalement ses intérêts financiers (ATF 131 I 350 c. 3; ATF 129 I 281 c. 3; ATF 123 I 145 c. 2b/cc), que la désignation d'un défenseur d'office dans la procédure pénale est en tout cas nécessaire lorsqu'au regard de la gravité de la cause, le prévenu doit s'attendre à une peine dont la durée exclut l'octroi du sursis ou à une grave mesure privative de liberté (JT 2000 III 50 et 52; ATF 123 I 145 c. 2b/cc; ATF 122 I 49 c. 2c/bb; ATF 120 Ia 43, JT 1996 IV 53 c. 2a et les références citées), qu'en droit vaudois, l'art. 104 CPP prévoit qu'un inculpé doit être pourvu d'un défenseur d'office dans toutes les causes où le Ministère public intervient ou si la détention préventive dure depuis plus de trente jours (al. 1), qu'hormis ces cas, il peut être pourvu d'un défenseur d'office, même contre son gré, quand les besoins de sa défense l'exigent, notamment pour des motifs tenant à sa personne ou en raison des difficultés particulières de la cause (al. 2); attendu en l'espèce que W.________ a été inculpé de vol et de dommages à la propriété, qu'il est soupçonné d'avoir brisé la vitre d'un véhicule stationné à Buchillon et d'avoir fouillé et dérobé des objets qui se trouvaient à l'intérieur, que le prévenu conteste ces accusations (PV aud. 1 et 2),

  • 3 - que la présente cause ne présente en fait et en droit aucune difficulté particulière, qu'en outre, les faits ne revêtent pas un caractère de gravité tel qu'il justifierait, en soi, la désignation d'un défenseur d'office, qu'il n'a été détenu avant jugement que durant seize jours, qu'au surplus, son indigence n'a pas été établie, que c'est donc à bon droit que le Président du Tribunal de l'arrondissement de La Côte a refusé de désigner un défenseur d'office au recourant; attendu, en définitive, que le recours est rejeté et le prononcé confirmé, que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP). Par ces motifs, le Tribunal d'accusation, statuant à huis clos : I. Rejette le recours. II. Confirme le prononcé du 26 août 2010. III. Dit que les frais d'arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), sont mis à la charge de W.________. IV. Déclare l'arrêt exécutoire. Le président : Le greffier :

  • 4 - Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié au recourant, ainsi qu’au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète : -M. W.________. Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à : -M. le Procureur général du canton de Vaud, -M. le Juge d'instruction cantonal. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF). Le greffier :

Schlagwörter

ex officio defencecriminal procedureindigencepre-trial detentionappeal costs

No. The case involved no particular factual or legal difficulty, was not sufficiently serious on its own, pre-trial detention lasted only 16 days, and indigence was not established.

Under Art. 29(3) of the Federal Constitution and Art. 104 CPP, ex officio defence is required only where the defence rights so require, in particular when the case is complex or serious. Those conditions were not met here.

No. The first-instance decision was correct and remained in force.

Because the legal conditions for mandatory or discretionary appointment were absent, the refusal was justified.

The costs of the appellate decision were charged to W.________.

The appellant was unsuccessful.

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