Interpellation du groupe du PdT/PSA/POCH
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N 24 juin 1982
stimuler par des mesures fiscales la formation de struc- tures d'avenir,
encourager une diversification accrue et judicieuse de l'économie dans les régions horlogères?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Baechtold, Chopard, Eggli, Hubacher, Jaggi, Kohler Raoul, Loetscher, Müller- Scharnachtal, Reimann, Stich, Uchtenhagen, Vannay (12)
Begründung
Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort.
Développement
L'auteur renonce au développement et désire une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates Rapport écrit du Conseil fédéral
Die Uhrenindustrie befindet sich in einem Prozess der grundlegenden Umstrukturierung, bedingt durch das Auf- kommen neuer Technologien sowie eine zunehmende Kon- kurrenzierung durch ausländische Produzenten, insbeson- dere aus den sogenannten Schwellenländern. Dieser Umstrukturierungsprozess ist mit der Rezession von 1975 offensichtlich geworden, er hat sich seither in wechselndem Tempo fortgesetzt und scheint noch nicht zum Abschluss gekommen zu sein. Die jüngsten Entwicklungen des Absat- zes in einzelnen Teilmärkten, hervorgerufen durch weltweite Überkapazitäten und konjunkturelle Flauten, dürften eher noch zu einer Beschleunigung des Strukturwandels beitra- gen.
Die Behörden haben sich seit 1975 mit den Problemen der Uhrenindustrie und der Uhrenregionen eingehend befasst. Im Rahmen der vom Eidgenössischen Volkswirtschaftsde- partement eingesetzten Arbeitsgruppe «Regionale Einbrü- che/Uhrenindustrie» sind Unterlagen und Studien erstellt worden, die allgemeine Hinweise über die Richtung des von der Uhrenindustrie einzuschlagenden Weges beinhalten. Die konkreten Lösungen müssen jedoch zur Hauptsache von den Unternehmungen selber aufgrund der Marktent- wicklungen gefunden werden. Die öffentliche Hand hinge- gen kann vor allem zur Verbesserung der allgemeinen Rahmenbedingungen beitragen sowie die Innovation und Diversifikation fördern.
Ob die Bildung zukunftsgerichteter Strukturen mit neuen steuerlichen Massnahmen wesentlich gefördert werden kann, erschient als fraglich. Mit der Gewährung von gene- rellen Steuervergünstigungen wäre wohl vielmehr zu befürchten, dass der Strukturerhaltung Vorschub geleistet würde. Die Möglichkeit von gezielten Steuererleichterungen für zukunftsgerichtete Investitionen in Form von Innova- tions- und Diversifikationsprojekten besteht bereits im Rah- men des Bundesbeschlusses vom 6. Oktober 1978 über Finanzierungsbeihilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regionen.
Zur Förderung der Diversifikation in den Uhrenregionen kann der erwähnte Bundesbeschluss nützliche Unterstüt- zung leisten. Gestützt auf diesen Erlass konnten in den Uhrenregionen bisher insgesamt 51 Pojekte mittels Bürg- schaften, teilweise auch mittels Zinskostenbeiträgen und Steuererleichterungen, gefördert werden. Mit der bisher zugesicherten Bürgschaftssumme von 47 Millionen Franken wird ein Investitionsvolumen von 185 Millionen Franken aus- gelöst; rund 1250 neue Arbeitsplätze können damit geschaffen werden.
Zu erwähnen sind aber auch Massnahmen der Forschungs- und Technologiepolitik. So ist im Rahmen des Impulspro- gramms ein Programmteil speziell auf die Uhrenindustrie zugeschnitten, das sogenannte Gemeinschaftsprogramm zur Förderung der Weiterentwicklung von Komponenten der elektronischen Uhr sowie der entsprechenden Produk- tionsmittel. Bis Ende 1981 wurden dafür von den Industrie- partnern über 13 Millionen Franken, vom Bund 6,6 Millionen Franken eingesetzt. Zur Förderung von zusammen mit Indu-
striepartnern an in Neuenburg domizilierten Forschungs- stätten (Schweizerische Stiftung für feintechnische For- schung, Centre électronique horloger, Laboratoire suisse de recherches horlogères) durchgeführten mikrotechni- schen Forschungsprojekten wurden im Laufe der letzten Jahre über 10 Millionen Franken Bundesbeiträge zugespro- chen.
Entscheidend ist letztlich die Initiative der betroffenen Wirt- schaftskreise und Regionen. Es gilt, die von Bund und Kan- tonen zur Verfügung gestellten Instrumente zu nutzen.
In Ausführung des Postulates Borel vom 7. Oktober 1981 ist vorgesehen, in nächster Zeit eine erste Zwischenbilanz über den Bundesbeschluss über Finanzierungsbeihilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regionen zu ziehen und allfällige Ausbaumöglichkeiten zu prüfen. Auch im Rahmen des kürzlich geschaffenen Koordinationsorganes «BIGA/ Uhrenkantone/Uhrenstädte» wird dieser Erlass einer kriti- schen Beurteilung unterzogen.
Präsidentin: Herr Rothen ist nicht hier. Wir nehmen deshalb an, dass er mit der Antwort des Bundesrates zufrieden ist.
81.389
Interpellation der Fraktion PdA/PSA/POCH Kredit für Marokko Interpellation du groupe du PdT/PSA/POCH Octroi d'un crédit au Maroc
Siehe Jahrgang 1981, Seit 1386 Voir année 1981, page 1386
Diskussion - Discussion
M. Carobbio: Je ferai tout d'abord une remarque d'ordre formel.
Notre groupe avait déposé son interpellation le 2 juin 1981 en demandant la clause d'urgence. En effet, selon le texte de l'interpellation, le Conseil fédéral devait ratifier l'accord concernant le crédit de 55 millions accordé au Maroc à la fin juin 1981. Notre demande était donc plus que justifiée mais le Bureau l'a repoussée contre toute évidence et toute logi- que. Cette attitude est critiquable car, sur le plan pratique, elle limite le sens et le rôle des interventions des parlemen- taires et des groupes de ce conseil.
Aujourd'hui, après cette décision et une année après la date à laquelle le Conseil fédéral devait se prononcer sur la ratification du crédit, nous sommes appelés à ouvrir une discussion qui a perdu beaucoup de son sens, d'autant plus qu'entre-temps le Conseil fédéral a pratiquement ratifié l'accord et octroyé au Maroc le crédit en question. C'est donc à une discussion a posteriori à laquelle nous allons nous livrer, qui n'aura malheureusement pas de portée pra- tique. Je remercie cependant le Conseil fédéral d'avoir répondu rapidement à mon interpellation, puisque la réponse date du 16 septembre 1981.
Cela dit, au nom du groupe du Parti du travail, du Parti socialiste autonome et du POCH, je ne puis évidemment pas me déclarer satisfait de la réponse du Conseil fédéral à cette interpellation, et ce, avant tout parce qu'il déclare ouvertement dans sa conclusion qu'il «ne considère pas nécessaire de différer la ratification de l'accord de crédits mixtes». Or, une telle attitude, compte tenu de la situation politique interne au Maroc, à savoir la guerre dans laquelle le Maroc est engagé contre le peuple sahrahoui, est, malgré toutes les résolutions des organisations internationales telles que l'ONU qui préconisait une consultation populaire sur l'avenir de la région, en opposition manifeste avec les
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Postulat Ziegler-Genf
critères relatifs à l'aide au développement énoncés en 1978 et cités encore aujourd'hui.
La réponse du Conseil fédéral est particulièrement évasive en la matière, notamment sur le non-respect des droits de l'homme de la part du Maroc. En effet, il est notoire qu'aujourd'hui encore, des centaines de prisonniers politi- ques marocains et du Front Polisario subissent des condi- tions de détention inhumaines dans les prisons du Maroc. II est aussi notoire que le Gouvernement marocain consacre à la guerre une part considérable de son budget - près de 40 pour cent - et ce, au détriment de toute politique sociale, de sorte que 45 pour cent au moins de la popula- tion marocaine se trouve actuellement au-dessous du seuil de pauvreté absolue, tel que le définit la Banque mondiale. Ainsi donc, je le répète, si l'on se place à ce point de vue, le Gouvernement marocain ne remplissait absolument pas les critères nécessaires à l'obtention d'une aide de la part du Conseil fédéral. En fait, l'attitude de notre gouvernement à l'égard du Maroc contraste également avec celle qu'il a tou- jours eue envers le peuple du Sahara et le Front Polisario. Depuis des années, le Conseil fédéral, qui n'a pas perdu de temps pour le Maroc, se refuse à accorder une aide subs- tantielle aux 150 000 réfugiés du Front Polisario. !
Dans une réponse à une question ordinaire que j'avais déposée en 1978, le Conseil fédéral justifiait son refus en prétendant qu'une aide aux réfugiés du Front Polisario pourrait «contribuer à prolonger le conflit dans la région au lieu d'aider à y mettre fin.» Or, nous devons constater que le Conseil fédéral n'a pas eu la même préoccupation en octroyant un crédit mixte de 55 millions en faveur du Maroc. Il est évident qu'il se pratique ici une politique de «deux poids, deux mesures» à laquelle nous ne pouvons sous- crire.
En conclusion, il ne nous reste qu'à déclarer notre insatis- faction face au comportement du Conseil fédéral dans cette question de la guerre du Sahara et à souhaiter qu'à l'avenir, l'octroi de crédits mixtes s'accompagne de plus de pru- dence et de réflexion.
Präsidentin: Herr Carobbio hat erklärt, dass er mit der Ant- wort des Bundesrates nicht zufrieden sei.
81.324 Postulat Ziegler-Genf Marokko. Mischkredit Postulat Ziegler-Genève Crédit mixte en faveur du Maroc
Wortlaut des Postulates vom 5. März 1981
Die Schweiz will dem Königkreich Marokko einen grossen Mischkredit gewähren: Der auf den Bund entfallende Teil beträgt 15 Millionen Franken (langfristige Kredite, zinslos oder zu unerheblichen Zinsen).
Nun führt Marokko in der Westsahara seit sechs Jahren einen Vernichtungskrieg gegen das Volk der Sahraoui. In Marokko selbst regiert der König mit Folter und Polizeiwill- kür. Das Elend der grossen Mehrheit des Volkes ist erschreckend.
Im Jahre 1981 hat dieses arme, wirtschaftlich unterentwik- kelte und sozial rückständige Königreich 40 Prozent seines Budgets für Militärausgaben reserviert.
Angesichts dieser Tatsache wird der Bundesrat gebeten, seine Marokko-Politik zu überprüfen und diesem Land kei- nen Mischkredit zu gewähren.
Texte du postulat du 5 mars 1981
La Suisse s'apprête à concéder un important crédit mixte au royaume du Maroc: la part de la Confédération atteindra
15 millions de francs (crédits prêtés à long terme, sans inté- rêts ou à intérêt négligeable).
Or, le roi du Maroc mène dans le Sahara occidental depuis six ans une guerre d'extermination contre le peuple sah- raoui. Au Maroc, le roi règne par la torture et l'arbitraire policier. La misère de la grande majorité du peuple est effrayante.
En 1981, ce royaume pauvre, économiquement sous-déve- loppé et socialement arriéré attribue le 40 pour cent de son budget aux dépenses militaires.
Dans ces conditions, le Conseil fédéral est invité à réexami- ner sa politique envers le Maroc et à renoncer à octroyer un crédit mixte à ce pays.
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Le royaume chérifien mène depuis octobre 1975 une guerre d'agression et d'extermination contre le peuple sahraoui. En 1979, le Maroc - pays pauvre - a acheté des armes pour plus d'un milliard de dollars. En mars 1981, il a acheté 108 chars américains M-60.
La situation sociale à l'intérieur du Maroc, créée par la poli- tique du roi et son régime est effrayante. En matière d'édu- cation et de santé, le Maroc présente un portrait alarmant. Une comparaison avec la situation de ces secteurs en Tuni- sie et en Algérie en dit long: en 1976 et 1977, la part des dépenses de l'Etat consacrée à l'éducation était de 11,2 pour cent et 11,8 pour cent au Maroc contre 18,4 pour cent et 22 pour cent en Tunisie, 24,9 pour cent et 25,8 pour cent en Algérie. Si les chiffres pour 1978 et 1979 sont en hausse (17,6 pour cent et 18 pour cent), cela est dû au fait qu'ils sont calculés sur la base d'un budget qui ne tient plus compte des dépenses militaires. En réalité, la part de l'édu- cation ne dépasse pas 13 pour cent du budget total. Le taux d'alphabétisation des adultes au Maroc en 1975 n'est que de 28 pour cent (14 pour cent en 1960) contre 55 pour cent en Tunisie (16 pour cent en 1960) et 35 pour cent en Algérie (10 pour cent en 1960). Le taux de scolarisation marocain est également inférieur à celui de ses voisins: en 1977 et pour le degré primaire, il n'était que de 68 pour cent au Maroc (47 pour cent en 1960) contre 100 pour cent en Tunisie (66 pour cent en 1960) et 90 pour cent en Algérie (46 pour cent en 1960). Seules 50 pour cent des filles allaient à l'école primaire en 1977 (27 pour cent en 1960) contre 81 pour cent en Tunisie (43 pour cent en 1960) et 75 pour cent en Algérie (37 pour cent en 1960).
En matière de santé, les statistiques sont moins complètes, mais ne sont guère plus favorables au Maroc. Le budget de fonctionnement de la santé a en effet tendance à baisser. De 7,8 pour cent de l'ensemble des dépenses publiques en 1965, il n'était plus que de 4,5 pour cent en 1977 et de 3,7 pour cent en 1979.
Le Maroc est un des rares pays du tiers monde où le nom- bre d'habitants par médecin a augmenté ces vingt der- nières années. En 1977, on comptait au Maroc 10 140 habi- tants par médecin (9400 en 1960) contre 4800 en Tunisie (10 000 en 1960) et 5360 en Algérie (chiffre de 1960 inconnu).
J'ajoute: le crédit mixte accordé par la Suisse ne servira pas, contrairement à ce qu'affirme le Conseil fédéral, à financer le plan intérimaire 1978 à 1980, pour la bonne rai- son que celui-ci est aujourd'hui échu. Il n'a pas atteint ses objectifs, si l'on croit l'avis du comité de réflexion nommé par le roi Hassan II: «Les objectifs du plan triennal (1978 à 1980), écrivait le comité en juin dernier, ne seront pas atteints. L'économie se trouve toujours confrontée aux mêmes déséquilibres, dont la nature est restée la même, mais dont le volume s'est entre-temps amplifié» (Cité par Jeune Afrique nº 1044, 7 janvier 1981). Le Plan que finan- cera le crédit mixte n'est pas encore connu mais, d'après le FMI, «les autorités ont l'intention de consacrer davantage de ressources aux secteurs directement productifs, en par- ticulier aux activités à vocation exportatrice. Elles mettront l'accent sur la croissance de la production et des exporta- tions agricoles et sur l'expansion du secteur de la pêche et celui des phosphates. La politique de régulation de la
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1982
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Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
14
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
81.389
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Datum
24.06.1982 - 15:30
Date
Data
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