Initaitives parlementaires. Fichiers personnels
982
N 6 juin 1991
Texte de la motion du 25 février 1991
Le Conseil fédéral est invité à élaborer immédiatement des rè- gles de protection des données en matière de télécommuni- cations, d'en faire rapport aux Chambres et de formuler des propositions.
Präsident: Wir setzen die Gesamtabstimmung und auch die Behandlung der Kommissionsmotion aus, bis wir dieses Ge- schäft - vermutlich in der nächsten Woche - zu Ende beraten können.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
77.224
Parlamentarische Initiative (Gerwig) Persönlichkeits- und Datenschutzgesetz
Initiative parlementaire (Gerwig) Fichiers personnels et protection de la personnalité. Loi
Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
77.223
Parlamentarische Initiative (Gerwig) Persönlichkeits- und Datenschutz. Bundesverfassung Initiative parlementaire (Gerwig) Fichiers personnels et protection de la personnalité. Constitution fédérale
Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 22. März 1977 Bundesverfassung, Art. 64ter Abs. 1
Der Bund regelt zum Schutze der Persönlichkeit die staatliche und die private, insbesondere die gewerbsmässige Speiche- rung, Veränderung und Weitergabe von personenbezogenen Daten sowie die Pflicht zur Geheimhaltung derartiger Daten. Abs. 2
Er beschränkt den Zugang zu Daten und berechtigt die Betrof- fenen zur Auskunft über die Speicherung von Daten sowie zur Berichtigung falscher Daten.
Texte de l'initiative du 22 mars 1977 Constitution fédérale, art. 64ter Al. 1
Pour assurer la protection de la personnalité, la Confédération édicte des dispositions réglementant l'enregistrement, la mo- dification et la transmission, par l'Etat ou par des particuliers, notamment à des fins commerciales, de données relatives aux personnes ainsi que l'obligation de garder secrètes de telles données.
Al. 2
La Confédération limite l'accès aux données et autorise les in- téressés à requérir des renseignements sur l'enregistrement de données les concernant ainsi que la rectification de don- nées fausses.
Wortlaut der Initiative vom 22. März 1977
Im Sinne von Artikel 21 sexies des Geschäftsverkehrsgesetzes und Artikel 27 des Geschäftsreglementes unterbreite ich die folgende parlamentarische Einzelinitiative in Form einer allge- meinen Anregung:
Der Bund habe, sobald eine Verfassungsgrundlage besteht, Bestimmungen öffentlich- und privatrechtlicher Natur zum ver- stärkten Schutz der Pesönlichkeit, der persönlichen Entfal- tung und beruflichen Betätigung und der Privatsphäre jedes Menschen zu erlassen, insbesondere im Hinblick auf die Ge- fährdungen und Verletzungen durch systematisches Sam- meln, Verarbeiten, Weitergeben und durch jede Form des Ver- kehrs mit Informationen über Personen. Diese Gesetzgebung soll das Recht jeder Person umschreiben, in die sie oder ihren Bereich betreffenden Akten und Informationssammlungen bei Behörden und Privaten Einsicht zu nehmen - soweit nicht überwiegende öffentliche und private Interessen eine Geheim- haltung erfordern - und sie berichtigen zu lassen. Zu diesem Zwecke ist die konventionelle und automatisierte (elektroni- sche) Verarbeitung personenbezogener Daten in privaten und öffentlichen Datenbanken zu regeln.
Das angeführte Gesetz soll namentlich folgende Elemente enthalten:
Umschreibung von Aufgabe und Gegenstand des Daten- schutzes, mit Begriffsbestimmung.
Zulässigkeit und Grenzen der Datensammlung, -ver- arbeitung und -weiterverbreitung, insbesondere auch bei Da- tenverarbeitung für private Zwecke und bei Gewerbsmässig- keit.
Schaffung eines öffentlichen Datenbankregisters und regel- mässige Meldepflicht aller privaten und staatlichen Datenban- ken an dieses Register.
Schaffung des Amtes eines unabhängigen Datenschutzbe- auftragten (allenfalls Datenschutzamt) mit Umschreibung sei- ner Rechtsstellung und seiner Aufgaben.
Rechtsschutz der Betroffenen, insbesondere Anerkennung des Rechts:
a. auf Einsichtnahme in die Daten;
b. auf Auskunft über Inhalt und Weitergabe der Daten;
c. auf Berichtigung bzw. Streichung von unkorrekten Daten;
d. auf Löschung der Daten bei Fehlen ihrer Aktualität;
e. auf Sperrung bei bestrittenen Daten;
f. auf Unterlassung unzulässiger Weitergabe von Daten.
Pflicht zur Information des Betroffenen bei erstmaliger Auf- nahme von Daten.
Verbot der Speicherung von Intimdaten, soweit nicht beson- dere öffentliche Interessen (z. B. ärztliche Informationen im Versicherungswesen) dies verlangen; Verbot aller Speiche- rung und Weitergabe von Daten, die auf unkorrekte (illegale) Weise beschafft worden sind.
Regelung der sogenannten Datensicherheit, insbesondere Schaffung technischer und organisatorischer Massnahmen zum Schutze der Daten gegen Entwendung, Löschung, Be- schädigung und Weitergabe.
Vorkehren zum Schutze von Berufs- und Amtsgeheimnis- sen gemäss der Bundes- und kantonalen Gesetzgebung im Bereich der elektronischen Datenverarbeitung.
Parlamentarische Initiativen. Datenschutz
983
Juni 1991 N
Schaffung einer speziellen beruflichen Verschwiegenheits- pflicht für das Personal von Datenverarbeitungsanlagen und deren Anerkennung in den Prozessordnungen der Kantone. 11. Strafrechtlicher Schutz der Gesetzgebung duch Ergän- zung des Strafgesetzbuches oder Aufnahme von Strafbestim- mungen in das Datenschutzgesetz.
Texte de l'initiative du 22 mars 1977
Conformément à l'article 21sexies de la loi sur les rapports entre les conseils et à l'article 27 du règlement du Conseil na- tional, je dépose l'initiative parlementaire individuelle suivante, sous la forme d'une proposition conçue en termes généraux: Dès qu'une base constitutionnelle aura été créée, la Confédé- ratiion édictera des dispositions de droit public et de droit privé visant à renforcer la protection de la personnalité, de l'épa- nouissement personnel, de l'activité professionnelle et de la vie privée de chaque homme, compte tenu notamment des dangers et des atteintes auxquels sont exposées ces valeurs par la récolte systématique, le traitement, la transmission et le trafic, sous quelque forme que ce soit, d'informations relatives aux personnes. Cette législation doit définir le droit reconnu à tout individu - à moins que des intérêts publics ou privés pré- pondérants ne s'y opposent - de consulter auprès d'autorités et de particuliers les documents et fiches d'information qui se rapportent à lui ou à son domaine propre et de les faire recti- fier. A cet effet, il y a lieu de réglementer le traitement courant et automatisé (électronique) d'informations de caractère per- sonnel dans les banques privées et publiques de données.
La loi en question doit notamment porter sur les points que voici:
Détermination du but et de l'objet de la protection, avec défi- nitions.
Admissibilité et limitation de la récolte, du traitement et de la diffusion de données, en particulier en ce qui concerne le trai- tement de données à des fins privées et commerciales.
Création d'un registre public des banques de données et obligation d'y faire inscrire toutes les banques de données ex- ploitées par des particuliers ou des organes officiels.
· 4. Institution d'un préposé à la surveillance des fichiers (voire d'un office de la surveillance des fichiers), avec détermination de son statut juridique et de ses tâches.
a. de consulter les données;
b. d'obtenir des renseignements sur le contenu et la transmis- sion des données;
c. d'exiger la rectification ou la suppression de données inexactes;
d. d'exiger la radiation des données qui ne sont plus confor- mes à la réalité;
e. de faire bloquer des données contestées;
f. d'exiger que l'on s'abstienne de transmettre illicitement des données.
Obligation d'informer la personne en cause au moment où l'on enregistre pour la première fois des données à son sujet. 7. Interdiction d'enregistrer des données de caractère intime, à moins que des intérêts publics spéciaux (p. ex. informations d'ordre médical en matière d'assurance) ne s'y opposent; interdiction d'enregistrer et de transmettre toutes les données qui ont été recueillies de manière incorrecte (illégale).
Réglementation des mesures de sécurité s'appliquant aux données, en particulier des mesures techniques et organi- ques visant à préserver les données contre le vol, la radiation, l'endommagement et leur transmission abusive.
Institution, dans la législation de la Confédération et des can- tons, de mesures propres à assurer le secret professionnel et de fonction en matière de traitementélectronique des données. 10. Institution d'une obligation spéciale de garder le secret professionnel s'appliquant au personnel des installations de traitement des données et fixation de cette obligation dans les codes cantonaux de procédure.
Protection assurée sur le plan pénal soit par une adjonc- tion apportée au code pénal, soit par l'insertion de disposi- tions pénales dans la loi sur les fichiers personnels.
Herr Cotti unterbreitet im Namen der Kommission den folgen- den schriftlichen Bericht:
Am 22. März 1977 reichte Nationalrat Gerwig zwei parla- mentarische Initiativen ein. Die erste Initiative verlangt in der Form eines ausgearbeiteten Entwurfes die Ergänzung der Bundesverfassung durch einen Artikel 64ter, wonach der Bund die Kompetenz erhalten soll, im öffentlichen und priva- ten Bereich eine Persönlichkeits- und Datenschutzgesetzge- bung zu erlassen. Die zweite Initiative ist eine allgemeine Anre- gung zum Erlass eines Persönlichkeits- und Datenschutzge- setzes. Sie zählt eine Anzahl von Elementen auf, die im Daten- schutzgesetz enthalten sein sollten.
Die vom Büro gewählte vorberatende Kommission hielt im September 1977 unter dem Vorsitz des damaligen Nationalra- tes Butty ihre erste Sitzung ab. Sie hörte den Initianten an. Ge- stützt auf einen Bericht des EJPD und seines Vorstehers über die Arbeiten des Departementes an einer Datenschutzgesetz- gebung, sistierte die Kommission am 9. Januar 1978 erstmals ihre Arbeiten. Sie verlangte vom Departement, über die wei- teren Gesetzgebungsarbeiten informiert zu werden. In den Jahren 1979, 1981, 1984, 1985, 1986 und 1987 fanden weitere Kommissionssitzungen statt, an denen der Departementsvor- steher oder Mitarbeiter der Verwaltung über den Stand der Vorarbeiten zum Datenschutzgesetz orientierten. Obwohl sich diese gegenüber den ursprünglichen Zeitplänen wesentlich verzögerten, beschloss die Kommission jeweils mehrheitlich, darauf zu verzichten, gestützt auf die Initiativen Gerwig selbst einen Gesetzentwurf auszuarbeiten.
Am 23. März 1988 verabschiedete der Bundesrat zuhanden der Bundesversammlung seine Botschaft und seinen Entwurf zum Datenschutzgesetz. Nachdem der Ständerat die Vorlage als Erstrat in der Frühjahrssession 1990 beraten hatte, wurde sie in der nationalrätlichen Kommission zwischen Mai 1990 und Februar 1991 vorberaten. Es war vorgesehen, sie in der Frühjahrssession 1991 im Nationalrat zu behandeln und an- schliessend die Differenzen möglichst noch in dieser Legisla- turperiode zu bereinigen.
Die Kommission stellt fest, dass die in den beiden parlamen- tarischen Initiativen enthaltenen Anliegen durch das Daten- schutzgesetz im wesentlichen erfüllt werden.
M. Cotti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Le 22 mars 1977, le conseiller national Gerwig déposait deux initiatives parlementaires. Dans la première, rédigée de toutes pièces, il demandait que la constitution soit complétée par un article 64ter autorisant la Confédération à édicter des dispositions de droit public et de droit privé en vue de renfor- cer la protection de la personnalité. Dans la seconde, conçue en termes généraux, il suggérait de manière générale que la Confédération édicte une loi protégeant la personnalité et les données sur les individus; il mentionnait les points sur les- quels cette loi devrait porter.
La commission chargée de l'examen préalable de ces deux initiatives, commission élue par le bureau, avait tenu une pre- mière réunion en septembre 1977 sous la présidence de feu le conseiller national Butty. Elle avait alors entendu l'auteur des initiatives. L'année suivante, le 9 janvier 1978, elle suspendait ses travaux sur la base d'un rapport du DFJP et de son chef, rapport qui relatait les travaux effectués par ce département en matière de législation sur la protection des données. Elle exi- geait en outre d'être informée sur ce qui allait suivre. Elle allait encore se réunir en 1979, en 1981, en 1984, en 1985, en 1986 et en 1987. Elle prit connaissance à chaque fois de l'état d'avancement des travaux préparatoires de la loi sur la protec- tion des données et bien qu'ils eussent pris beaucoup de re- tard par rapport au calendrier initial, elle renonça à chaque fois, suivant en cela la majorité de ses membres, à formuler elle-même un projet de lois sur la base des initiatives Gerwig.
Le 23 mars 1988, le Conseil fédéral adopta un message et un projet de loi sur la protection des données qu'il fit parvenir à l'Assemblée fédérale. Chambre prioritaire, le Conseil des Etats les examina lors de la session de printemps 1990 et la
N 6 juin 1991
984
Motion du Conseil des Etats (Rüesch)
commission du Conseil national chargée de l'examen préala- ble fit de même entre mai 1990 et février 1991. Il est prévu que le plénum délibère lors de la session de printemps 1991; on prévoit encore d'éliminer les divergences si possible avant que la législature ne s'achève.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 7 zu 0 Stimmen bei verschiede- nen Enthaltungen, den Initiativen 77.223 und 77.224 keine Folge zu geben.
Proposition de la commission
La commission vous propose, par sept voix contre zéro et di- verses abstentions, de ne pas donner suite aux initiatives 77.223 et 77.224.
Angenommen - Adopté
Persönliche Erklärung - Déclaration personnelle
M. Salvioni: Je voudrais attirer votre attention sur le fait que nous devrons discuter la semaine prochaine d'une motion sur l'extension de la compétence à toute la Suisse par un article constitutionnel sur la protection des données. Je voudrais simplement signaler que le fait d'avoir accepté que cette initia- tive soit classée ne signifie pas que la discussion sur la motion devient inutile.
90.378
Motion des Ständerates (Rüesch) Bundesgesetz über den Staatsschutz Motion du Conseil des Etats (Rüesch) Loi fédérale sur la protection de l'Etat
Wortlaut der Motion vom 18. Juni 1990
Der Bundesrat wird beauftragt, dem Parlament so rasch als möglich Botschaft und Entwurf für ein Gesetz über den Staats- schutz zu unterbreiten, in welchem auch der Schutz der Per- sönlichkeit des einzelnen, seiner Freiheiten und Grundrechte zu wahren ist.
In diesem Gesetz sind insbesondere zu regeln:
klar definierte Aufgaben des Staatsschutzes und dessen Be- grenzung;
eindeutige Regelung der Verantwortlichkeiten und der Zu- sammenarbeit zwischen Bund und Kantonen;
Beschaffung, Auswertung, Weitergabe, Aufbewahrung und Vernichtung der Daten;
Wahrung der individuellen Freiheitsrechte, der demokrati- schen Grundrechte und der Privatsphäre;
Akteneinsicht und Schutz vor Datenmissbrauch unter Wah- rung der Sicherheitsbedürfnisse des Staates;
parlamentarische Kontrolle.
Texte de la motion du 18 juin 1990
Le Conseil fédéral est chargé de présenter le plus vite possible au Parlement un message et un projet de loi sur la protection de l'Etat. Cette loi assurera également la protection de la per- sonnalité, des libertés et des droits fondamentaux des particu- liers.
Cette loi traitera en particulier les problèmes suivants:
elle définira clairement les tâches de la protection de l'Etat, et y fixera des limites;
elle réglera de façon précise les responsabilités et la collabo- ration entre la Confédération et les cantons;
elle réglementera l'acquisition, l'exploitation, la diffusion, l'archivage et la destruction des données;
elle protégera les libertés individuelles, les droits fondamen- taux démocratiques et la sphère privée;
elle régira l'accès aux dossiers et la protection contre les abus, tout en tenant compte des impératifs de la sécurité de l'Etat;
elle statuera sur le contrôle parlementaire.
Herr Cotti unterbreitet im Namen der Kommission den folgen- den schriftlichen Bericht:
Der Motionär begründete seinen Vorstoss damit, dass ein wirksamer Staatsschutz auch in einer veränderten weltpoliti- schen Lage notwendig sei. Allerdings seien die heutigen ge- setzlichen Grundlagen mangelhaft. Namentlich fehle es an ei- ner klaren Definition der Aufgaben und der Grenzen des Staatsschutzes sowie der Aufgabenteilung zwischen den Or- ganen des Bundes und der Kantone. Wie die Untersuchungen der Puk 1 gezeigt hätten, bestünden auch Probleme bei der Beschaffung und Behandlung der Daten, bei der Wahrung der Grundrechte der Bürger und beim Datenschutz sowie bei der parlamentarischen Kontrolle.
Der Bundesrat erklärte sich bereit, die Motion entgegenzuneh- men. Er verwies darauf, dass in der Bundesverwaltung bereits Vorarbeiten für ein Staatsschutzgesetz im Gange sind.
Im Ständerat wurde beantragt, die Motion nicht zu überwei- sen. Der Antragsteller argumentierte, es brauche keine prä- ventiv tätige politische Polizei. Deren präzise Aufgaben und Kompetenzen könnten ohnehin nicht geregelt werden, so dass Missbräuche, wie sie die Puk 1 festgestellt habe, weiter- hin möglich seien. Es genüge, dass die Schweiz eine gerichtli- che Polizei habe, die formalisierte Verfahren beachten müsse und tätig werde, wenn Delikte oder strafbare Vorbereitungs- handlungen begangen würden.
Der Ständerat beschloss mit 22 zu 2 Stimmen, die Motion zu überweisen. Die Mehrheit betonte, dass ein auch präventiv tä- tiger Staatsschutz nötig sei und dass es gerade nach den Un- tersuchungen der Puk wichtig sei, die vom Motionär aufgewor- fenen Punkte gesetzlich klar zu regeln.
Die Kommission des Nationalrates hat sich an ihrer Sitzung vom 23. November 1990 mit der Motion befasst. Sie schliesst sich in ihrer Mehrheit dem Ständerat an.
M. Cotti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Pour le motionnaire, il faut, même dans la constellation politi- que internationale actuelle, continuer à protéger l'Etat. Les ba- ses légales sont toutefois insuffisantes pour le moment et fait défaut une définition claire et nette de ce qu'on entend par pro- tection de l'Etat, pour ne pas parler de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Selon lui toujours, les enquêtes menées par la CEP 1 ont aussi révélé l'existence de problèmes dans des secteurs tels que l'acquisition, le traite- ment et la protection des données, le maintien des droits fon- damentaux des citoyens, mais aussi en matière de contrôle parlementaire.
Le Conseil fédéral s'était déclaré prêt à accepter la motion tout en faisant remarquer que l'Administration fédérale avait d'ores et déjà entamé les travaux préparatoires devant mener à la loi réclamée par lê motionnaire.
Un député du Conseil des Etats a demandé que la motion ne soit pas transmise, car, selon lui, la Suisse n'a nul besoin d'une police politique qui agirait à titre préventif et dont ni les tâches ni les compétences ne sauraient être définies de ma- nière assez précise pour que puissent être évités les abus du type de ceux que la CEP 1 a constatés. Pour lui, l'existence de la police judiciaire, laquelle respecte obligatoirement la procé- dure et entre en action lorsqu'ont été commis délits ou actes préparatoires, est amplement suffisante.
Le Conseil des Etats avait alors décidé, par 22 voix contre 2, de transmettre la motion, les députés majoritaires ayant fait valoir
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Consiglio
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Datum 06.06.1991 - 08:00
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