Initiative parlementaire. Politique d'asile réfléchie
206
N 31 janvier 1992
90.272
Parlamentarische Initiative (Ruf)
Vernünftige Asylpolitik. Verfassungsgrundlage Initiative parlementaire (Ruf)
Politique d'asile réfléchie. Bases constitutionnelles
Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 14. Dezember 1990 Die Bundesverfassung wird wie folgt ergänzt: Art. 69quater (neu):
Abs. 1
Die Schweiz kann Ausländern, die in ihrem Heimatstaat we- gen ihrer Rasse, Religion, Nationalität, Zugehörigkeit zu einer bestimmten sozialen Gruppe oder wegen ihrer politischen An- schauungen an Leib, Leben oder in ihrer Freiheit persönlich gefährdet sind, für die Dauer ihrer Gefährdung vorübergehend Asyl gewähren. Dieser Flüchtlingsbegriff darf durch Gesetz nicht ausgedehnt werden. Abs. 2
Asylgesuche können nur an gesetzlich bezeichneten Grenz- stellen oder bei schweizerischen Vertretungen im Ausland ein- gereicht werden.
Abs. 3
Jedes Asylverfahren wird innert sechs Monaten rechtskräftig abgeschlossen. Zwischenverfügungen und-Rekursentschei- de sind nicht anfechtbar.
Abs. 4
Illegal eingereiste Asylbewerber und solche, deren Gesuch rechtskräftig abgewiesen worden ist, werden umgehend und ohne Beschwerdemöglichkeit aus der Schweiz weggewiesen. Der Bund sorgt in Zusammenarbeit mit den Kantonen für den Vollzug.
Abs. 5
Keine Gemeinde kann verpflichtet werden, Asylbewerber in ei- gene Obhut aufzunehmen.
Abs. 6
Die Schweiz leistet, auch in Zusammenarbeit mit anderen Län- dern, bedrohten Menschen Hilfe in der Region ihres Heimat- staates. Sie unterstützt Bestrebungen, ihnen das Leben im Ausland in einer Zone ohne Gefährdung im Sinne von Ab- satz 1 zu ermöglichen.
Die Uebergangsbestimmungen der Bundesverfassung wer- den wie folgt ergänzt:
Artikel 19 (neu):
Abs. 1
Das geltende Asylrecht bleibt bis zur Aenderung der Bundes- gesetzgebung in Kraft, soweit es nicht Artikel 69quater wider- spricht. Bis zur Anpassung widersprechenden Gesetzes- rechts regelt der Bundesrat das Verfahren auf dem Verord- nungsweg.
Abs. 2
Soweit Bestimmungen völkerrechtlicher Verträge dem neuen Artikel 69quater widersprechen, verlieren sie innert einem Jahr seit Erwahrung seiner Annahme durch Volk und Stände für die Schweiz ihre Verbindlichkeit. Sie werden vom Bundes- rat, soweit nötig, umgehend gekündigt.
Abs. 3
Auf Asylverfahren, die im Zeitpunkt des Inkrafttretens von Arti- kel 69quater nicht rechtskräftig abgeschlossen sind, findet das bisherige Recht Anwendung. Der Vollzug untersteht dem neuen Recht
Texte de l'initiative du 14 décembre 1990 La Constitution fédérale est complétée comme il suit:
Art. 69quater (nouveau) Al. 1
La Suisse peut accorder temporairement l'asile aux étrangers dont la vie, l'intégrité corporelle ou la liberté sont mises en dan- ger dans leur pays d'origine en raison de leur race, de leur reli- gion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe so- cial déterminé ou de leurs opinions politiques, pour le temps que dure la mise en danger. Cette notion de réfugié ne peut être étendue par la loi.
Al. 2
Les demandes d'asile ne peuvent être déposées qu'auprès des postes frontières désignés par la loi ou auprès des repré- sentations suisses à l'étranger.
AI. 3
Toutes les procédures d'asile font l'objet d'une décision défini- tive dans les six mois qui suivent le dépôt de la requête. Les décisions incidentes et les décisions sur recours ne sont pas susceptibles de recours.
Al. 4
Les requérants d'asile qui sont entrés illégalement en Suisse et ceux dont la demande a été rejetée de manière définitive sont renvoyés immédiatement; ils ne peuvent faire recours. L'exécution incombe à la Confédération, qui collabore avec les cantons.
Al. 5
Aucune commune ne peut être contrainte à prendre en charge des requérants d'asile sous sa responsabilité.
Al. 6
La Suisse s'efforce, notamment en collaboration avec d'autres Etats, d'aider dans la région de leur pays d'origine les person- nes menacées. Elle soutient des mesures visant à leur permet- tre de vivre à l'étranger, dans une zone où elles ne sont pas mi- ses en danger au sens du 1er alinéa
Les dispositions transitoires de la Constitution fédérale sont complétées comme il suit:
Dispositions transitoires art. 19 (nouveau)
Al. 1
Les normes existantes en matière d'asile restent en vigueur jusqu'à ce que la révision de la législation fédérale prenne effet, pour autant qu'elles ne contreviennent pas à l'article 69quater. Le Conseil fédéral règle la procédure par voie d'or- donnance jusqu'à ce que les normes non conformes soient révisées. Al. 2
Les dispositions d'accords internationaux qui contreviennent à l'article 69quater ne sont plus contraignantes pour la Suisse à compter d'une année après la validation du scrutin par lequel le peuple et les cantons ont accepté cette norme consti- tutionnelle. Le cas échéant, le Conseil fédéral les résilie sans retard.
Al. 3
Les procédures d'asile qui n'ont pas encore fait l'objet d'une décision définitive lors de l'entrée en vigueur de l'article 69quater sont régies par l'ancien droit L'exécution tombe sous le coup du nouveau droit.
Frau Jeanprêtre unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
Die Petitions- und Gewährleistungskommission des Natio- nalrats, welcher dieses Geschäft zur Prüfung zugewiesen wurde, gab am 13. Mai 1991 Nationalrat Ruf Gelegenheit, sich zu seiner parlamentarischen Initiative zu äussern (Art. 21quinquies Geschäftsverkehrsgesetz, SR 171.11).
Begründung des Initianten (Zusammenfassung)
Der permanente, massive Anstieg der Zahl neuer Asylbewer- ber (von denen die allermeisten aus wirtschaftlichen Gründen in die Schweiz kommen und keine Verfolgten im Sinne des Asylgesetzes und der Flüchtlingskonvention sind) sowie die sich daraus ergebenden schwerwiegenden Probleme beim Bund, bei den Kantonen und Gemeinden beweisen deutlich, dass die bisherigen Instrumente der schweizerischen Asylpo- litik nicht geeignet sind, die sich ständig verschlimmernde Si- tuation im Asylbereich in den Griff zu bekommen.
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Parlamentarische Initiative. Vernünftige Asylpolitik
Zwei Hauptgründe für die grosse Attraktivität unseres Landes auf unechte Flüchtlinge sind einerseits die Tatsache, dass alle illegal eingereisten Gesuchsteller in das Asylverfahren aufge- nommen werden und so in den Genuss der damit verbunde- nen wirtschaftlichen Vorteile gelangen, und andererseits der fehlende Vollzug der negativen Entscheide, d. h. die ungenü- gende Wegweisung der abgewiesenen Bewerber.
Damit die verfassungsmässige Grundlage für eine vernünf- tige, den beschränkten Aufnahmemöglichkeiten der Schweiz entsprechende Asylpolitik geschaffen werden kann, die insbe- sondere eine konsequente Durchsetzung der negativen Asylentscheide erlaubt, schlage ich den neuen Artikel 69qua- ter BV vor.
Erwägungen der Kommission
Die Kommission halt fest, dass der vorgeschlagene Artikel 69quater BV im Widerspruch zu Artikel 4 BV, zur EMRK und zur Flüchtlingskonvention steht. Er liesse sich nur realisie- ren, wenn die Schweiz ihr Grundrechtsverständnis vollständig ändern bzw. aufgeben würde. Die Initiative ist im weiteren nicht europaverträglich und würde die internationalen Harmo- nisierungsbestrebungen unterlaufen.
Mme. Jeanprêtre soumet au nom de la commission le rapport écrit suivant:
La Commission des pétitions et de l'examen des constitutions cantonales du Conseil national a été chargée d'étudier cette affaire, elle a entendu M. Ruf le 13 mai 1991 (art. 21quinquies, loi sur les rapports entre les Conseils, RS 171.11).
Développement de l'auteur de l'initiative (condensé)
L'augmentation permanente et massive du nombre des de- mandeurs d'asile (dont la plus grande partie est venu en Suisse pour des raisons économiques qui n'a rien à voir avec une persécution au sens de la loi sur l'asile ou de la convention sur les réfugiés) ainsi que les difficultés croissantes que connaissent aussi bien la Confédération que les cantons et les communes démontrent clairement que l'inadéquation des instruments actuels de notre politique d'asile ne permet pas de maîtriser une situation qui empire de jour en jour.
Notre pays attire les «faux réfugiés» pour deux raisons princi- pales. Premièrement: les demandeurs d'asile qui ont franchi nos frontières illégalement sont intégrés dans la procédure et partant, bénéficient des avantages économiques qui en dé- coulent. Deuxièmement: les décisions négatives ne sont pas exécutées, c'est-à-dire que les demandeurs dont la requête a été rejetée ne sont pas toujours renvoyés.
Je propose un nouvel article 69quater afin de créer la base constitutionnelle nécessaire pour mener une politique d'asile réfléchie, adaptée aux conditions d'accueil limitées de notre pays et pour faire exécuter de manière conséquente les déci- sions de rejet des requêtes.
Considérations de la commission
La commission fait remarquer que l'article 69quater de la constitution ainsi proposé est en contradiction avec l'article 4 cst, avec la Convention européenne des droits de l'homme et avec la Convention sur les réfugiés. Il ne serait applicable que si la Suisse modifiait totalement son droit fondamental ou si elle l'abandonnait. De plus, l'initiative n'est pas conforme au droit européen, elle irait à l'encontre des efforts d'harmonisa- tion entrepris à l'échelon international:
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt einstimmig bei 2 Enthaltungen, der Initiative keine Folge zu geben.
Antrag Ruf Der Initiative Folge geben
Proposition de la commission La commission propose à l'unanimité (2 abstentions) de ne pas donner suite à l'initiative.
Proposition Ruf Donner suite à l'initiative
Präsident: Als Initiant hat Herr Ruf jetzt fünf Minuten Redezeit, wobei diese Redezeiterteilung umstritten ist Nach dem Rats- reglement ist in Kategorie V keine Wortmeldung möglich. Die Praxis ist aber etwas gelockert worden. Das Büro muss dies- bezüglich noch klärende Entscheide fällen.
Ruf: Vor den Nationalratswahlen ist viel über die Missstände in der Asylpolitik geredet worden. Sie sind zu Recht beklagt wor- den. Hier bietet sich nun die Gelegenheit, zu handeln, zu be- weisen, dass Sie an echten Problemlösungen interessiert sind und nicht nur an Stimmenfang. Wir müssen auf Verfassungs- stufe die Voraussetzungen für eine vernünftige, den eng be- grenzten Aufnahmemöglichkeiten unseres Landes entspre- chende Asylpolitik schaffen, die insbesondere endlich eine konsequente Durchsetzung der negativen Asylentscheide er- laubt
Der permanente, massive Anstieg der Zahl neuer Asylbewer- ber, von denen die allermeisten aus wirtschaftlichen Gründen in die Schweiz kommen und nicht im Sinne des Asylgesetzes und der Flüchtlingskonvention verfolgt sind, sowie die sich daraus ergebenden schwerwiegenden Probleme in Bund, Kantonen und Gemeinden beweisen deutlich, dass die bishe- rigen Instrumente der schweizerischen Asylpolitik in keiner Weise geeignet sind, die sich ständig verschlimmernde Situa- tion im Asylbereich in den Griff zu bekommen.
Zwei Hauptgründe für die grosse Attraktivität unseres Landes für unechte Flüchtlinge sind einerseits die Tatsache, dass alle illegal eingereisten Gesuchsteller in das Asylverfahren aufge- nommen werden, also eine Anwesenheitsgarantie während des Verfahrens haben und so in den Genuss der damit verbun- denen wirtschaftlichen Vorteile gelangen, und anderseits der fehlende Vollzug der negativen Entscheide, d. h. die völlig un- genügende Wegweisung der abgewiesenen Bewerber. Den- ·ken Sie nur daran, dass letztes Jahr gemäss Presseberichten 14 000 Asylbewerber nach negativem Entscheid verschwun- den sind - statt dass man sie ausgeschafft hätte, bevor sie hät- ten verschwinden können - und sich nun zum Teil illegal im Land aufhalten.
Damit die verfassungsmässige Grundlage für eine vernünf- tige, den beschränkten Aufnahmemöglichkeiten der Schweiz entsprechende Asylpolitik geschaffen werden kann, schlage ich Ihnen den neuen Artikel 69quater der Bundesverfassung vor. Die parlamentarische Initiative will mit dem neuen Verfas- sungsartikel die Bundesbehörden zu einer Aenderung ihrer verfehlten asylpolitischen Kursrichtung verpflichten, um unser Land vor einem Chaos zu bewahren, das durch die anhal- tende Masseneinwanderung unechter Flüchtlinge aus aller Welt droht
Der Initiative liegt eine in sich geschlossene Konzeption für eine längst überfällige Neuorientierung, für eine vernünftige, den eng begrenzten Möglichkeiten der Schweiz angepasste und damit eben glaubwürdige Asylpolitik zugrunde. Für Wirt- schaftsasylanten und Asyltouristen soll die Schweiz unattrak- tiv werden, dies zugunsten einer beschränkten Zahl wirklich Verfolgter. Die unzähligen schlimmen Missbräuche im Asyl- recht sollen endlich wirksam unterbunden werden können, und der Entstehung von Flüchtlingsströmen soll vermehrt in den Herkunftsregionen selbst entgegengewirkt werden. Ich kann die einzelnen Absätze des Initiativtextes aus zeitlichen Gründen hier nicht erläutern. Ich verweise Sie auf die Ihnen ausgeteilte schriftliche Dokumentation.
Zusammenfassend nur folgendes: Die Initiative sieht zur Errei- chung der formulierten Ziele folgende Hauptmassnahmen vor:
Erstens die konsequente Wegweisung aller illegal eingerei- sten und abgewiesenen Asylbewerber. Dies würde bedeuten, dass dem Schlepperunwesen weitgehend der Boden entzo- gen würde.
Zweitens die Straffung und Beschleunigung des Verfahrens auf letztinstanzlich maximal sechs Monate.
Drittens eine vermehrte Hilfe der Schweiz für bedrohte Men- schen in der Region ihres Heimatstaates, also eine verstärkte Ursachenbekämpfung, und eine Einsetzung der Mittel in den Herkunftsregionen selbst, was wesentlich effizienter ist, als es hier möglich sein kann.
Motion Cotti
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N
31 janvier 1992
Und schliesslich die Abschaffung des Zwangs, dass Gemein- den Asylbewerber in eigene Obhut aufnehmen müssen. Statt dessen treten wir für die Schaffung von Bundeszentren ein, wie sie letztes Jahr vorgeschlagen, aber von den Kantonen lei- der nicht genügend unterstützt worden sind.
Nebst langfristiger Ursachenbekämpfung ist es kurz- und mit- telfristig unsere vordringliche nationale Aufgabe, mit einer ver- schärfenden Revision des viel zu freizügigen Asylrechts und einer restriktiven Anwendung der gesetzlichen Grundlagen dafür zu sorgen, dass unechte Flüchtlinge möglichst keine An- reize mehr finden, um in der Schweiz ein missbräuchliches Asylgesuch zu stellen, und dass so die Einwanderungsbe- schränkungen nicht mehr länger umgangen werden.
Eine Verfassungsgrundlage, wie sie vorgeschlagen wird, ist unbedingt erforderlich. Das bestehende Asylrecht ist in ver- schiedenen Punkten, namentlich im Bereich des Vollzugs der negativen Entscheide, also der Ausschaffungen, nicht konse- quent angewandt worden, was unter anderem immer wieder mit internationalen Verpflichtungen begründet wurde, die dem Vollzug der Wegweisungen entgegenstünden.
Nach unserer Auffassung ist die Verfassung die oberste Rechtsordnung eines souveränen Staates und hat gegenüber völkerrechtlichen Bindungen Vorrang zu geniessen. Obschon die völkerrechtliche Doktrin anders lautet, sind wir dezidiert dieser Auffassung. Deshalb verlangen wir einen Verfassungs- artikel, der die Grundlage dafür schafft, dass wir uns von selbstmörderischen internationalen Fesseln befreien können, also von Verträgen, die uns zumuten, uns quasi von allen mög- lichen Leuten überschwemmen zu lassen, die bei uns ein bes- seres Leben suchen und die dann nicht zurückgeschickt wer- den können mit der Begründung, es könnte ihnen vielleicht ir- gendwo ein Härchen gekrümmt werden. Das kann doch nicht eine vernünftige Politik sein!
In dieser Beziehung wird auch das Non-refoulement-Gebot,. das ja grundsätzlich unbestritten ist, viel zu extensiv interpre- tiert. Wenn es sich als notwendig erweist, internationale Ver- träge aufzukünden, dann schaffen wir mit einer Verfassungs- grundlage die dafür notwendige Basis.
Nötig und dringlich als flankierende Massnahme, die in dieser Initiative nicht genannt sind, ist die verstärkte Bewachung der grünen Grenze unter Beizug von Armee-Einheiten, wie dies der Bundesrat im Kanton Schaffhausen provisorisch durchge- führt hat und der Nachbar Oesterreich mit Erfolg praktiziert. Als abschliessende Bemerkung folgendes: Der humanitären Tradition der Schweiz entspricht es zweifellos, einer be- schränkten, verkraftbaren Zahl tatsächlich Verfolgter Schutz zu gewähren. Unser kleines Land kann aber nicht die ganze Welt aufnehmen, ohne selbst unterzugehen.
Deshalb möchte ich Sie dringend ersuchen, diese Gelegen- heit zu nutzen, um der verfehlten, fragwürdigen Asylpolitik des Bundesrates eine neue Kursrichtung zu geben, und deshalb die Initiative zu unterstützen.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Ruf
101 Stimmen 12 Stimmen
90.524
Motion Cotti Zulassung von Spielbanken Mozione Cotti Ammissione di case da gioco Motion Cotti Ouverture de salles de jeux dans l'intérêt du tourisme
Wortlaut der Motion vom 6. Juni 1990
Die Erfahrungen in Nachbarländern zeigen, dass Spielbanken eine wichtige Touristenattraktion darstellen und beträchtliche Geldmittel einbringen, die zum grossen Teil - ähnlich wie dies in der Schweiz beim Sport-Toto und bei den Lotterien der Fall ist -für gemeinnützige unds soziale Werke bestimmt sind. Arti- kel 35 der Bundesverfassung schränkt den Betrieb von Spiel- sälen allzu stark ein und bestimmt insbesondere, dass der Höchsteinsatz nicht mehr als 5 Franken betragen darf. Ich glaube nicht, dass dies sinnvoll ist. Für die ausländischen Tou- risten ist der Aufenthalt auch unter diesem Gesichtspunkt at- traktiver zu machen. Die Beschränkungen sind zu lockern, vor allem heute, da sich die Hotelindustrie und der Tourismus ganz allgemein in ernsthaften Schwierigkeiten befinden.
Es besteht kein Zweifel, dass vermehrte Einnahmen der beste- henden Spielsäle helfen würden, die Zahl der Touristen zu er- höhen und somit schon per se die öffentlichen und privaten Empfangsstrukturen zu verbessern.
Unter anderen Voraussetzungen hat der Nationalrat 1985 eine ähnliche Motion vor halbleerem Saal und mit nur geringer Mehrheit abgelehnt
Wir ersuchen darum den Bundesrat, eine Aenderung von Arti- kel 35 der Bundesverfassung auszuarbeiten, die den verän- derten Erfordernissen und der veränderten Situation Rech- nung trägt
Testo della mozione del 6 giugno 1990
L'esperienza di Paesi a noi vicini dimostra che la gestione di sale da gioco costituisce un'importante attrattiva turistica e consente l'incasso di notevoli importi destinati, in gran misura, ad opere di pubblica utilità e sociali, in analogia a quanto av- viene da noi per lo sport-toto e le lotterie. Ora l'articolo 35 della Costituzione federale pone limitazioni eccessive all'esercizio di sale da gioco ed in particolare fissa la posta massima a 5 franchi. Non credo che ciò sia opportuno. Occorre rendere anche da quest'ottica più attrattivo il soggiorno ai turisti stra- nieri, attenuando le restrizioni, soprattutto in un momento in cui l'industria alberghiera, ed il turismo in genere, si trovano in condizioni di difficile sopravvivenza.
Non vi è dubbio che un maggiore introito delle sale da gioco esistenti contribuirebbe ad accrescere il numero dei turisti e quindi già di per sé a contribuire a migliorare le strutture ricet- tive, pubbliche e private.
Un'analoga mozione, in condizioni diverse da quelle attuali, venne respinta con lieve scarto di voti nel 1985 dal Consiglio nazionale, a sala semideserta
Propongo quindi al Consiglio federale di elaborare una modi- fica dell'articolo 35 della Costituzione federale per tener conto delle mutate esigenze e situazioni.
Texte de la motion du 6 juin 1990
Les expériences faites dans des pays voisins montrent que les salles de jeux représentent un attrait touristique important. En outre, elles permettent d'appréciables rentrées de fonds qui profitent, dans une large mesure, aux oeuvres d'utilité publi- que, à l'instar du sport-toto et des loteries dans notre pays. Or, l'article 35 de la Constitution fédérale impose des limites trop étroites à l'exploitation des salles de jeux, notamment en fixant la mise maximale à 5 francs. Cette situation me semble inop- portune. Il convient de rendre le séjour plus attrayant pour les
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Januarsession
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Session de janvier
Sessione
Sessione di gennaio
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
07
Séance
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Datum 31.01.1992 - 08:00
Date
Data
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