Motion Béguelin
292
N 3 mars 1992
stärker belasten, und die PTT könnten weniger abliefern. Die PTT haben in den letzten Jahren - mit Ausnahme des letzten und möglicherweise des laufenden Jahres - dem Bund einige Milliarden Franken abgeliefert. Das ist wohl auch eine Medaille wert. Aber die Situation hat sich bei den PTT stark geändert. Die Rechnung schliesst in diesem Jahr mit rund 292 Millionen Franken Defizit ab. Sie wissen, dass beispielsweise die PTT schon heute viele gemeinwirtschaftliche Leistungen überneh- men. Denken Sie an den Postautodienst, er hat uns im letzten Jahr etwa 120 Millionen Franken gekostet; denken Sie auch an die Verbilligung der Zeitungstaxen, diese belastet die PTT mit etwa 200 bis 250 Millionen Franken. Es sind gemeinwirt- schaftliche Leistungen, die sehr ins Gewicht fallen.
Sie haben vor einer Stunde beispielsweise eine Motion des Ständerates als Postulat überwiesen, wo es darum geht, dass man das Problem der gemeinwirtschaftlichen Leistungen an- geht. Ist es richtig, dass die PTT diese Leistungen überneh- men sollen, auch in Zukunft, nachdem man ihnen jetzt das Monopol im Rahmen des Fernmeldegesetzes wegnimmt?
Die PTT leisten heute schon sehr viel. Deshalb muss man sich schon überlegen -jetzt, nachdem das neue Fernmeldegesetz am 1. Mai 1992 in Kraft tritt -, ob man diesen Karren noch wei- ter beladen darf. Ist es richtig, dass anstelle der Benutzer nun die öffentliche Hand die zusätzlichen Kosten übernehmen soll? Das ist eine Grundsatzfrage. Sie sind der Meinung: ja, das sei durchaus eine Möglichkeit. Es gibt aber andere Leute, die sagen: Das ist nicht in Ordnung; derjenige, der viel fährt, soll auch mehr bezahlen. Das gilt nicht nur für den Strassenbe- reich, sondern auch für den öffentlichen Verkehr. Schliesslich fehlen den Unternehmungen dann auch die Mittel für Rationa- lisierungsinvestitionen; Sie stellen damit quasi ein Bein in Frage. Wir müssen aber investieren, um einigermassen mit dem Ausland - auch im Eisenbahnbereich - Schritt halten zu können.
Der Bundesrat achtet darauf, die Preise nicht übermässig an- steigen zu lassen. Das ist auch seine Aufgabe; er wacht dar- über. Der Bundesrat trägt bei den PTT und bei der SRG auch die Verantwortung. Er ist zuständig für die Tariffragen und eben nicht das Parlament. Es liegt also nicht am Parlament, hier direkte Vorschriften zu machen, wenn Sie diese Regelung auch weiterhin aufrechterhalten wollen.
In diesem Sinne bitte ich Sie, diese Motion abzulehnen. Herr Wiederkehr, wir wollen kein volkswirtschaftliches Seminar durchführen. Es ist aber wichtig, dass SBB und PTT in einem sich verschärfenden Wettbewerb über gleich lange Spiesse verfügen und bezüglich Tarifgestaltung nicht zu eng gehalten werden. Ich bin mit Ihnen einverstanden: Die Mobilität ist zu billig. Aber Ihre Lösung führt nicht zum Erfolg.
Ich bitte Sie deshalb, diese Motion abzulehnen.
Abstimmung - Vote Für Ueberweisung der Motion Dagegen
17 Stimmen 84 Stimmen
90.592
Motion Béguelin Bundesgesetz über den Transitverkehr Loi sur le trafic de transit
Wortlaut der Motion vom 20. Juni 1990
Der Bundesrat wird eingeladen, dem Parlament ein Bundes- gesetz über den Transitverkehr vorzulegen, das die gesamte Transitpolitik der Schweiz auf Strasse und Schiene regelt. Das Gesetz soll insbesondere enthalten:
In einem allgemeinen Teil die Grundsätze, dass:
die Schweiz ihren Anteil am alpenquerenden Transitverkehr im Rahmen der folgenden drei Punkte übernimmt;
der Verkehr die Lebensgrundlagen im Alpenraum nicht zer- stören darf;
das Gesamtverkehrsvolumen dementsprechend angepasst werden muss;
der gesamte Transitgüterverkehr schon in den nächsten Jahren auf die Bahn verlagert wird.
In einem Teil Transitbahnverkehr:
Massnahmen zur systematischen Ausschöpfung der Reser- ven des vorhandenen Eisenbahnnetzes;
Massnahmen zur qualitativen Verbesserung des Bahnange- botes;
Verzicht auf Ausbaugeschwindigkeiten von über 200 km/h für Bahnen im Alpenraum;
Regelung eines Baubeschlusses für die Neat bzw. die Grün- dung einer entsprechenden Trägerorganisation. In einem Teil Transitstrassenverkehr:
Festhalten an der Gewichtslimite und am Sonntags- und Nachtfahrverbot für Nutzfahrzeuge;
Verzicht auf den Ausbau bestehender und den Bau neuer Strassentransitachsen.
Texte de la motion du 20 juin 1990
Le Conseil fédéral est chargé de soumettre au Parlement une loi sur le trafic de transit réglant de manière globale la politique du transit par rail et par route à travers la Suisse.
Cette loi comprendra notamment, dans une partie générale, les principes suivants:
la Suisse prend en charge le transit à travers les Alpes sous réserve des points ci-après;
le trafic ne doit pas détruire les bases existentielles dans l'es- pace alpin;
le volume global du trafic doit être adapté en conséquence;
l'ensemble du transit des marchandises doit se faire sur rail dès ces prochaines années.
Dans une partie réservée au transit ferroviaire:
mesures visant à l'exploitation systématique des réserves existantes du réseau ferroviaire;
amélioration qualitative de l'offre de transports ferroviaires;
rejet de toute mesure visant à atteindre une vitesse de plus de 200 km/h dans l'espace alpin;
réglementation de la construction des nouvelles lignes ferro- viaires à travers les Alpes (NLFA); le cas échéant, fondation d'une organisation chargée de cette construction.
Dans une partie réservée au trafic routier:
maintien de la limite de poids et de l'interdiction de rouler la nuit et le dimanche pour les poids lourds;
rejet de toute mesure visant à développer les artères de tran- sit ou à en construire de nouvelles.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Ammann, Bäumlin Ursula, Bircher Silvio, Bodenmann, Borel François, Braun- schweig, Brügger Cyrill, Bundi, Carobbio, Danuser, Diener, Eggenberger Georges, Gardiol, Haering Binder, Hafner Ru- dolf, Hafner Ursula, Haller, Hubacher, Jeanprêtre, Lanz, Le- dergerber, Leuenberger Ernst, Leuenberger Moritz, Leuteneg- ger Oberholzer, Longet, Mauch Ursula, Meizoz, Ott, Pitteloud, Rechsteiner, Reimann Fritz, Schmid Peter, Stappung, Ulrich, Vollmer, Zbinden Hans, Züger, Zwygart (39)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
La nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) ne sau- rait suffire pour résoudre tous les problèmes liés au transit, ni pendant la période qui nous sépare de sa réalisaiton, ni dans l'avenir plus lointain. Sans mesures d'appoint, la NLFA risque de devenir un investissement à fonds perdu grevant lourde- ment les ressources de la Confédération et des chemins de fer. Pour une grande partie de la population, la NLFA, qui ne peut manquer d'avoir des répercussions sur l'environnement, n'est acceptable que si elle est intégrée dans une politique du trafic de transit respectueuse de l'homme et de l'environne- ment.
293
Motion Béguelin
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
vom 5. September 1990
Rapport écrit du Conseil fédéral
du 5 septembre 1990
Le Conseil fédéral s'exprime dans les termes suivants au sujet des principes d'une loi sur le trafic de transit proposés par le motionnaire:
a. Le trafic ne doit pas détruire les bases existentielles dans l'espace alpin
L'article 24septies de la Constitution fédérale impose d'ores et déjà à la Confédération d'établir des prescriptions en vue de la protection de l'homme et de son milieu naturel. De surcroît, celle-ci est appelée de par l'article 24sexies cst., 2e alinéa., à tenir compte des intérêts de la protection de la nature et des si- tes dans l'accomplissement de ses tâches. Ces exigences ont été reprises à l'article 1 du projet d'Arrêté fédéral relatif à la construction de la ligne ferroviaire suisse à travers les Alpes («protéger les Alpes de nouvelles nuisances écologiques»: FF 1990 ll 1144). Une réglementation légale supplémentaire n'est donc pas nécessaire.
b. Le volume de trafic global doit être adapté en conséquence L'accroissement du volume du trafic de transit dépend en parti- culier du commerce entre les différents pays membres de la CE, lequel résulte pour sa part de la croissance de la population et de l'économie. La Suisse ne peut agir sur aucun de ces facteurs. Prescrire une limitation du volume de trafic global dans une loi n'est donc pas judicieux. Des limitations au trafic de transit pourraient de plus s'inscrire en opposition à des accords inter- nationaux ou, le cas échéant, nous contraindre à les dénoncer. Un tel comportement pourrait avoir des conséquences dom- mageables pour l'image de la Suisse en Europe, car il consti- tuerait un manquement à nos devoirs de solidarité; de plus, ce- lui-ci pourrait entraîner un affaiblissement de la position suisse et susciter, en dernier ressort, des menaces pour nos places de travail. La Suisse est néanmoins déterminée à rendre le trafic de transit le plus respectueux possible de l'environnement, en l'oc- currence en mettant à disposition une infrastructure ferroviaire efficace (Message sur le transit alpin ch. 134).
c. L'ensemble du transit des marchandises doit être transféré au rail dès ces prochaines années
Le transfert à court terme de l'ensemble du trafic de transit sur le rail nécessiterait une disposition constitutionnelle ad hoc. Une base constitutionnelle qui aurait donné à la Confédéra- tion, sous certaines conditions, la compétence de décharger les routes du trafic marchandises sur de longues distances a été rejetée le 12 juin 1988 avec le non du peuple et des can- tons au projet de la politique coordonnée des transports (PCT). C'est seulement si le corridor de ferroutage, pleinement disponible à compter de 1994, ne déployait pas les effets at- tendus que le conseil fédéral serait déterminé à envisager de semblables fondements juridiques (Message sur le transit al- pin ch. 141, par. 2). En l'absence d'une basee constitution- nelle, le transfert exigé (au moyen d'une éventuelle prescrip- tion) n'est pas réalisable au niveau de la loi.
Mais, même sous l'angle matériel, le transfert intégral du trafic de transit, demandé par le motionnaire, n'est guère réalisable. Les mesures proposées par le Conseil fédéral dans son pro- gramme relatif au transit alpin ne permettront en premier lieu que d'acheminer par voie ferrée le trafic de transit supplémen- taire attendu ces prochaines années, et donc de stabiliser la charge assumée par les axes de transit routiers. Si l'on voulait transporter par le rail l'ensemble du trafic de transit, cela né- cessiterait la mise en oeuvre de mesures infrastructurelles al- lant bien au-delà de ce qui est proposé.
a. Les réserves du réseau ferroviaire existant doivent être ex- ploitées systématiquement; l'offre de transports ferroviaires doit être développée qualitativement
Des mesures de ce type sont déjà en cours de réalisation. Leur efficacité dépend dans une mesure appréciable du personnel disponible. S'ajoutant à la réalisation progressive de RAIL et BUS 2000, le triplement d'ici à 1994 de la capacité de ferroutage apparaît comme la mesure la plus importante, susceptible en plus d'exercer des effets à court terme. Au St-Gothard, on pré- voit 44 trains longs d'une capacité totale de 1500 envois parjour ou de 360 000 par an en trafic non-accompagné ou au moyen de la chaussée roulante. Au Loetschberg, la capacité doit attein- dre 420 envois par jour ou 105 000 par an. Toutefois, la réalisa- tion de la solution transitoire au Loetschberg dépend de l'issue des négociations avec la CE. Les bases légales en vigueur (entre autres: loi sur les chemins de fer et loi sur les CFF) suffisent en principe à mettre en application les mesures demandées.
b. Rejet de toute mesure visant à atteindre une vitesse de plus de 200 km/h par chemin de fer dans l'espace alpin
La planification du transit alpin est d'ores et déjà orientée vers une vitesse maximale de 200 km/h (voir message sur le transit alpin ch. 211.21). Toutefois, le fait de fixer dans la loi une telle vitesse limite pourrait s'avérer trop contraignant. La Suisse n'est pas une île, mais s'inscrit bien au contraire dans le ré- seau ferré européen. Il ne serait pas prudent de bannir à ja- mais le progrès technique des chemins de fer et d'empêcher par là un accroissement de leur attractivité.
c. Réglementation de la construction de la NLFA, le cas échéant fondation d'une organisation chargée de cette cons- truction
Un arrêté relatif à la construction du projet de transit alpin est d'ores et déjà proposé dans le message sous la forme du pro- jet d'Arrêté fédéral A (FF 1990 || 1144ss.). Celui-ci définit dans son principe le mode d'organisation. Par conséquent, il n'ap- paraît pas nécessaire de régler ces questions dans une loi ad hoc sur le trafic de transit.
a. Maintien de la limite de poids et de l'interdiction de rouler la nuit et le dimanche pour les poids lourds
Le Conseil fédéral a déclaré maintes fois qu'il entendait main- tenir ces limitations (dernièrement dans le message sur le tran- sit alpin ch. 141, dernier paragraphe). La limite de 28 tonnes est d'ores et déjà contenue dans une loi, à l'article 9, 6e alinéa, de la LCR. De même, l'interdiction de circuler la nuit et le dimanche a une base legale (art 2, 2e al., LCR en liaison avec l'art. 91 OCR). D'autres démarches législatives ne s'im- posent donc pas.
b. Rejet de toute mesure visant à développer les artères de transit ou à en construire de nouvelles
Le 1er avril de cette année, le peuple et les cantons ont claire- ment approuvé l'achèvement du réseau des routes nationales tel qu'il a été décidé. Par contre, il n'est par principe pas prévu d'extension ultérieure de ce réseau. «Cette renonciation vise notamment les cinquième et sixième voies des N 1/N 2 ainsi que la seconde galerie du tunnel du Saint-Gothard.» (Mes- sage sur les initiatives dites «Trèfle», FF 1989 1622). On ne peut toutefois pas exclure d'emblée qu'il faille ajouter, sur de courts tronçons, des voies supplémentaires en vue de garantir le bon fonctionnement et, en particulier, la sécurité de notre réseau routier, mais aussi pour des raisons relevant de l'environne- ment ou de la politique énergétique. Il n'est donc pas judicieux de formuler sur le plan légal une déclaration tendant à renon- cer à tout développement des axes routiers de transit. La Suisse se priverait ainsi d'une marge de manoeuvre minimale qu'il convient de maintenir également pour l'avenir.
Dans la mesure où des aspects partiels de la motion concer- nent directement le processus de décision relatif au transit al- pin, ceux-ci seront opportunément repris lors des délibéra- tions portant sur ce projet.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates
Déclaration écrite du Conseil fédéral
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Motion Beguelin
294
N
3 mars 1992
M. Béguelin: La motion sur le trafic de transit a été déposée en juin 1990. Son objectif était à l'époque de soutenir le projet des nouvelles transversales alpines par des mesures d'accompa- gnement de façon à mieux convaincre le peuple de leur néces- sité. Entre-temps, le message sur les nouvelles tranversales al- pines a été accepté avec les amendements que l'on sait et l'ac- cord de transit a été négocié. Les hasards de la démocratie ré- férendaire et de l'ordre du jour de notre conseil font que cette motion sur le trafic de transit se discute le lendemain du jour où le Conseil fédéral avait affirmé qu'il se prononcerait sur l'abou- tissement du référendum sur les nouvelles transversales ferro- viaires alpines. Au fait, où en sommes-nous avec ce référen- dum, Monsieur le Conseiller fédéral?
Dans la réponse à la motion, le Conseil federal déclare «qu'il partage le point de vue du motionnaire selon lequel des mesu- res d'appoint sont indispensables pour le projet de transit al- pin». Mais, le Conseil fédéral rejette la motion. Evidemment, il y a maintenant l'accord de transit. Son grand mérite est d'avoir été et d'être l'instrument de promotion du trafic combiné en Europe. Actuellement, le trafic combine est reconnu comme étant la solution d'avenir pour le transport des marchandises à l'échelle du continent. Les Européens investissent dans ce tra- fic, et sur ce plan-là, le résultat est brillant. Mais si les Euro- péens sont convaincus, il reste à convaincre les Suisses, en particulier les habitants des régions alpines, les Uranais. L'ac- cord de transit permet le passage d'un nombre illimité de ca- mions de moins de 28 tonnes, alors que notre voisin autri- chien a limité quantitativement le nombre des camions en tran- sit.
Ainsi, le Conseil fédéral sera de toute façon obligé, dans le ca- dre de l'accord de transit, d'introduire des moyens de contrôle pour éviter que le nombre des camions soit par exemple très supérieur à celui subi actuellement par les populations. L'en- jeu est là. Les Uranais et les Tessinois, entre autres, veulent bien supporter les inconvénients des nouvelles transversales ferroviaires mais ils ne veulent pas en plus subir le passage de plus de camions qu'aujourd'hui. On les comprend. C'est d'ail- leurs pour cette raison que le canton d'Uri a déposé une initia- tive intitulée «Protection contre le trafic de transit».
Je rappelle qu'il existe aussi une initiative dite «des Alpes» qui a abouti et qui reprend la même revendication. Toutes ces dé- marches - l'initiative du canton d'Uri, celle des Alpes, la mo- tion dont nous parlons - vont dans le même sens. Elles répon- dent donc à un souci profond et justifié. Pour aider à faire ad- mettre le trafic de transit marchandises, pour vous aider dans cette tâche, Monsieur le Conseiller fédéral, pour contribuer à l'acceptation sociale de ce trafic, des mesures d'accompa- gnement légales, solides sont plus que jamais indispensa- bles. C'est le but des principes développés dans la motion et j'invite le conseil à l'accepter. Bien sûr, si M. Ogi, conseiller fé- déral, estimait que la forme du postulat serait plus appropriée, je serais prêt à m'y rallier. Je veux vous laisser la possibilité de donner un signe, Monsieur le Conseiller fédéral.
Schmid Peter: Der weitere Ausbau unserer Verkehrsinfra- struktur in der Schweiz erfordert verkehrspolitische Grund- sätze, die sich an der langfristigen Erhaltung der Lebens- grundlagen und der Lebensqualität in unserem Lande, insbe- sondere des empfindlichen Alpenraumes, orientieren.
Die Grünen haben schon vor Jahren drei Stufen der Planung gefordert:
Begrenzung des gesamten Transitverkehrsvolumens - Strasse und Schiene - auf das, was notwendig, sinnvoll und zuträglich ist.
Die zwingende Verlagerung des Transitverkehrs auf die Schiene.
Ausbau der Eisenbahnachsen, sofern die bestehende Infra- struktur zur Aufnahme des limitierten Verkehrs nicht in der Lage ist.
Dass eine solche Ermittlung des Gesamtverkehrsvolumens auch im Zusammenhang mit dem Bundesbeschluss zum Bau einer neuen Alpentransversale nicht geschehen ist, war wohl der Hauptgrund für unsere Ablehnung des gigantischen Neat-Projektes. Dieser vorgesehene Doppelstrang mit all sei- nen regionalen Zubringern basiert ja auf der überholten Vor-
stellung, wir seien verpflichtet, jegliches Verkehrsaufkommen zu übernehmen und dafür endlos mehr Schienen und Stras- sen zu bauen.
Wir können die Verkehrslawine nicht in den Griff bekommen, wenn wir allem, was sich von Norden nach Süden bewegt und sich noch zu bewegen beabsichtigt, neue Rollbahnen zur Ver- fügung stellen. Das Neat-Konzept, so perfektionistisch und technisch es sich auch ausgibt, kann nicht über seine grund- sätzliche Konzeptlosigkeit hinwegtäuschen.
Die Motion Béguelin zu einem Bundesgesetz über den Transit- verkehr enthält ein solches Grobkonzept mit Grundsätzen, die wir bei der Neat-Vorlage vergeblich suchen. Sie möchte festle- gen, welche Faktoren das Gesamtverkehrsvolumen zu be- stimmen haben, nämlich nicht die ins Endlose wachsende Nachfrage, sondern der Schutz des Alpenraumes. Sie gibt auch Richtlinien dafür, wo und wann sich der zusätzlich anfal- lende Transitverkehr zwingend abzuwickeln hat. Ebenso würde ein für allemal festgelegt, welcher Verkehrsträger in der Zukunft Priorität haben soll und welcher entsprechend zurück- gebunden werden muss.
Herr Bundesrat Ogi, die Motion Béguelin würde Ihnen brauchbare Grundsätze für einen zeitgemässen und umwelt- verträglichen Transitverkehr ins Bundeshaus liefern. Nähme der Bundesrat diesen Vorstoss entgegen, so wären auch wir Grüne Ihrem Projekt eher gewogen. Damit würde nämlich automatisch das Neat-Vorhaben redimensioniert, an dessen Vollausbau in der vorgesehenen Zeit wohl niemand in die- sem Saal noch ernsthaft glaubt. Sollte es dazu kommen, dass wider alle Vernunft dieses technokratische Bauvorha- ben an allen Ecken und Enden begonnen wird - und nicht stufenweise -, dann ist das technische und finanzielle Fiasko vorgeplant. Nur die rechtzeitige Wahrnehmung von Grund- sätzen einer zeitgemässen Verkehrspolitik könnte dieses De- bakel noch abwenden.
Ich bitte Sie daher, auch im Namen der grünen Fraktion, die Motion Béguelin zu überweisen.
M. Cavadini Adriano: La discussion suscitée par la motion de M. Béguelin a, en grande partie, déjà eu lieu lors de notre dé- bat sur «l'Alpentransit». A ce propos, les Chambres avaient pris des décisions sages sur plusieurs des points que nous retrouvons dans la motion Béguelin. Je vous invite donc à ne pas l'accepter.
En tant que Tessinois, je veux en particulier attirer l'attention sur un point contenu dans cette motion: le rejet de toute me- sure visant à développer les artères de transit ou à en cons- truire de nouvelles. Cela reviendrait pratiquement à éliminer la possibilité de doubler le tunnel autoroutier du Gothard. A ce propos également, le Conseil national avait discuté assez longuement sur une proposition Ulrich qui souhaitait interdire la réalisation ultérieure de ce travail. Nous ne pouvons pas accepter une telle contrainte pour des travaux que nous de- vons encore discuter et approfondir, pour une réalisation qui, tôt ou tard, s'imposera. J'avais déjà précisé, à l'occasion du débat sur «l'Alpentransit», que l'existence d'une seule voie dans le tunnel du Gothard est une erreur de construction qui devra être corrigée pour des raisons de sécurité, afin de pou- voir effectuer des travaux de réparation et pour éviter la for- mation de colonnes et de bouchons durant certaines pério- des de l'année, soit sur le territoire tessinois, soit sur celui du canton d'Uri.
Nous ne pouvons donc pas, aujourd'hui, accepter une motion qui empêche même la discussion sur une éventuelle réalisa- tion de ce type. Ce sont les motifs pour lesquels je vous invite à rejeter la proposition de M. Béguelin.
Bundesrat Ogi: Es ist schade, dass wir dieses Thema in aller Kürze abhandeln müssen, weil jetzt bereits Neat-Abstim- mungspropaganda gemacht wird. Zu dem, was Herr Schmid Peter sagte, wäre allerhand zu sagen.
Zunächst möchte ich mich mit der Motion Béguelin beschäfti- gen und Sie bitten, diese Motion abzulehnen. Der Vorstoss wurde ebenfalls im Juni 1990 eingereicht und vom Bundesrat bereits am 5. September 1990 beantwortet. Seither - das hat Herr Béguelin, fair wie er ist, zugegeben - haben wir nicht ge-
295
Motion Béguelin
wartet, sondern gearbeitet, und wir haben in dieser Richtung gekämpft. Deshalb ist es wichtig - das weiss auch Herr Bégue- lin, der sehr oft in Brüssel weilt und das Klima dort kennt -, dass wir in dieser Situation nicht einfach weitere Bedingungen stellen. Wenn Sie diese Motion annehmen, wird das gegen aussen als eine weitere Bedingung wirken.
Ich halte zuhanden des Protokolls fest, dass wir seit der Einrei- chung dieser Motion die Alpentransit-Beschlüsse Neat verab- schiedet haben. Lesen Sie nach, was in Artikel 2 des Alpen- transit-Beschlusses festgeschrieben ist: Durch geeignete Massnahmen ist anzustreben, dass sich der alpenquerende Güterverkehr grundsätzlich auf der Schiene abwickelt. Sie ha- ben gekämpft. Wir haben einen Kompromiss gefunden. Sie waren in der Kommission, Herr Beguelin. Man hat Ihren Vor- stellungen weitgehend Rechnung getragen.
Dann sind da der Transitvertrag mit der EG, die Beibehaltung der 28-Tonnen-Limite. Glauben Sie, dass es selbstverständ- lich ist, dass wir die 28 Tonnen halten konnten, während unser Transportgewerbe auch weiterhin mit 40 Tonnen im Ausland zirkulieren kann? Glauben Sie, es sei ein einfaches Ding, das der EG bekanntzugeben und durchzusetzen?
Wenn Sie sagen, Herr Béguelin, die Oesterreicher hätten ein besseres Transitabkommen, haben Sie verschwiegen, dass Oesterreich am 22. Oktober 1991, bei der letzten Verhand- lungsrunde, noch einmal 60 000 stinkende griechische Last- wagen übernehmen musste. Wir haben keinen zusätzlichen Lastwagen übernommen. Sie müssen diesen Transitvertrag einmal lesen, und zwar richtig lesen, dann sehen Sie, dass die- ser Vertrag gut ist. Vergleichen Sie ihn auch mit dem österrei- chischen. Hier ist ein grosser Unterschied.
Weiter haben wir das europäische Abkommen über den kom- binierten Verkehr unterzeichnet. Sie waren auch in Prag; Sie kennen es, das AGTC. Dazu haben wir die paneuropäische Er- klärung der Verkehrsminister zum kombinierten Verkehr Schiene/Strasse und schliesslich seit Juni 1990 das trilaterale Abkommen mit der Bundesrepublik und mit Italien unterzeich- net, damit die Anlagen für den kombinierten Verkehr - die so- genannten Anschlussinfrastrukturen - gebaut werden.
Wir können nicht mehr verlangen! Wir haben ein Maximum er- reicht; ich glaube, dass Sie auch zur Kenntnis nehmen müs- sen, dass wir bei der EG wohl das erträgliche Mass erreicht ha- ben. Wir sollten jetzt nicht weiter gehen, sonst werden wir alles Erreichte in Frage stellen und uns dann selbst im Wege ste- hen.
Zu Herrn Schmid Peter: Sie sprachen von einem Debakel, falls die Neat gebaut werde. Ich muss Ihnen sagen: Das Debakel steht bevor, wenn wir nicht bauen! Ich frage Herrn Schmid, wie wir diesen zusätzlichen Verkehr übernehmen wollen. Wie wol- len wir diese Verdoppelung des Verkehrs im Jahre 2010, 2020, der auf uns zukommt, wie wollen wir diesen Transitverkehr umweltgerecht übernehmen? Wie wollen wir diesen Transit- verkehr umweltfreundlich transitieren? Sagen Sie mir das, Herr Schmid! Bis jetzt habe ich keine Antwort bekommen, und die Schranken können wir nicht in Ihrem schönen Thurgau, auch nicht in Schaffhausen oder Basel herunterlassen, und auch in Chiasso können wir das Eingangstor zur Schweiz nicht zumauern.
Entschuldigen Sie, aber ich kann Sie einfach nicht begreifen. Sie sind in der Regel für den öffentlichen Verkehr, und wenn wir etwas machen wollen, ein System aufbauen wollen, das drei bis vier Millionen Lastwagen von der Strasse auf die Schiene verlegt, sind Sie dagegen! Ich kann Ihrer Logik nicht folgen!
Zum Schluss möchte ich zur Frage von Herrn Béguelin zum Neat-Referendum Stellung nehmen. Ich kann Ihnen die Frage nicht beantworten. Sie werden begreifen, dass für das Auszäh- len nicht mein Departement zuständig ist. Es sind zwei Equi- pen unter der Leitung der Bundeskanzlei am Auszählen. Es ist eine intensive Ueberprüfung im Gange. Man hofft, noch diese Woche Klarheit zu erhalten, ob das Referendum zustande ge- kommen ist oder nicht. Auf alle Fälle sind wir bereit, zum Ab- stimmungskampf anzutreten. Ich bin überzeugt, das Schwei- zervolk wird uns folgen, denn die Lösung, die ich von Herrn Schmid noch erhoffe, ist bis heute nicht bekannt.
Ich bitte Sie, die Motion Béguelin abzulehnen.
Persönliche Erklärung - Déclaration personnelle
Schmid Peter: Herr Bundesrat Ogi, wir sind ja nicht gegen den öffentlichen Verkehr. Wir sind sogar dafür, dass man zwingend diese Lastwagen auf die Schiene bringt und nicht einfach an den guten Willen appelliert.
Ich muss jetzt etwas betonen: Unsere Sichtweise ist einfach eine grundsätzlich andere. Sie betrachten den Transitverkehr als Naturereignis, das man einfach übernehmen muss. Wir meinen, der Verkehr sei von Menschen verursacht, und diese Menschen müssten auch dafür sorgen, dass dieser Verkehr nicht ins Uferlose ansteigt. Da müssen wir eben agieren in der Politik und nicht nur reagieren. Das ist der springende Punkt. Wenn man von dem ausgeht, ist das, was wir verlangen, alles ziemlich logisch, und es ist absolut nicht weltfremd!
Bundesrat Ogi: Die Nationalräte haben in der Regel das letzte Wort. Herr Schmid: Wir versuchen auch zu agieren, weil wir im Jahre 2010 nicht vor ein Fait accompli gestellt werden möch- ten. Die Lösung, wie Sie sie vorschlagen, betrifft die Menschen - bitte geben Sie mir noch das Rezept, wie wir die Menschen um uns herum ändern können. Ich bin überzeugt - ich sage es klar und deutlich -: Wenn der Transitvertrag in zwölf Jahren ausläuft, wird man in Europa in Sachen Verkehrspolitik so den- ken, wie heute der Bundesrat und Oesterreich denken. Helfen Sie mit, das zu erreichen. Dafür brauchen wir aber die Neat. Ohne Neat geht das nicht. Wir würden international unsere Glaubwürdigkeit total verlieren.
Abstimmung - Vote Für Ueberweisung der Motion Dagegen
55 Stimmen 73 Stimmen
Schluss der Sitzung um 12.40 Uhr La séance est levée à 12 h 40
11-N
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Béguelin Bundesgesetz über den Transitverkehr Motion Béguelin Loi sur le trafic de transit
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1992
Année
Anno
Band
II
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
02
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.592
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 03.03.1992 - 08:00
Date
Data
Seite
292-295
Page
Pagina
Ref. No
20 020 984
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.