Motion Spielmann
1203
müssen. Bei einer Umlagerung der Einnahmen der Schwer- verkehrsabgabe auf den in unserem Lande verbrauchten Die- seltreibstoff müsste ein Zuschlag von gut 15 Rappen pro Liter erhoben werden (Zahlen 1991; ohne Berücksichtigung der ex- ternen Kosten und Nutzen). Für Fahrzeuge, welche - im Ge- gensatz zu solchen für Land- und Forstwirtschaft, Bauge- werbe, öffentliche Transportunternehmungen usw. - nicht An- spruch auf zollbegünstigten Treibstoff haben und nicht der Schwerverkehrsabgabe auf Treibstoff unterliegen sollen, also in- und ausländische Personenwagen, Arbeitsmotorwagen u. ä, müssten spezielle Rückerstattungsregelungen geschaf- fen werden.
Das Preisgefälle zum Ausland würde weiter erhöht. Somit wäre der Anreiz bei in- und ausländischen Fahrzeughaltern, sich im Ausland einzudecken, noch grösser. Um den Treib- stoffbezug in der Schweiz zu erzwingen, müssten die Freigren- zen drastisch reduziert werden: Gegenwärtig beträgt die Frei- menge für in der Schweiz immatrikulierte Fahrzeuge bei der Wiedereinfahrt aus dem Ausland 400 Liter; für im Ausland im- matrikulierte Fahrzeuge ist der gesamte Inhalt der direkt mit dem Fahrzeugmotor verbundenen Tanks frei von Einfuhrab- gaben. Die niedrigsten Freimengen in Europa kennen mit 200 Litern die Bundesrepublik Deutschland, Oesterreich und Bulgarien. Selbst diese Menge von 200 Litern würde aber aus- reichen, die Schweiz ohne Auftanken zu transitieren. Die Frei- menge wäre demnach noch tiefer anzulegen. Zur Durchset- zung dieser Vorschriften müssten die Grenzkontrollen erhöht werden, was sicher nicht im Interesse der Transportunterneh- mer liegt. Solche Massnahmen stünden im Widerspruch zu Sinn und Geist des Abkommens vom 21. November 1990 zwi- schen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und der Euro- päischen Wirtschaftsgemeinschaft über die Erleichterung der Kontrollen und Formalitäten im Güterverkehr (SR
0.631.242.05, AS 1991 || 1489ff.), um nur eine unserer interna- tionalen Verpflichtungen zu nennen.
3.2 Die Reduktion der Freigrenzen für die Einfuhr des sich in den direkt mit dem Fahrzeugmotor verbundenen Tanks be- findlichen Treibstoffs würde einen europäischen Alleingang darstellen. Ausländische Massnahmen «zur Wiederherstel- lung des Gleichgewichts» wären zu erwarten.
Weil diese Motion direkt die Beschlussfassung zur Vorlage über die Verlängerung und Neugestaltung der Strassenbenüt- zungsabgaben betrifft, sollte sie zweckmässigerweise bei der Behandlung dieser Vorlage eingebracht werden.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzuwan- deln.
Präsident: Der Vorstoss wird von Herrn Friderici Charles be- kämpft. Die Diskussion wird verschoben.
Verschoben - Renvoyé
91.3409
Motion Spielmann Arbeitslose und Krankentaggeldversicherung Chômeurs et assurance perte de gain
Wortlaut der Motion vom 11. Dezember 1991
Nach der geltenden Regelung verlieren Arbeitslose bei Krank- heit ihren Anspruch auf Arbeitslosenentschädigung; verfügen sie über keine Krankentaggeldversicherung, so haben sie gar keine Einkünfte mehr.
Angesichts dieser Situation wird der Bundesrat beauftragt, die nötigen rechtlichen Grundlagen für die Einführung einer obli- gatorischen Krankentaggeldversicherung zu schaffen und bis zum Inkrafttreten dieses Obligatoriums die nötigen Massnah- men zu treffen, damit Arbeitslosen, die infolge Krankheit keine Einkünfte mehr haben, eine Entschädigung ausgerichtet wer- den kann.
Texte de la motion du 11 décembre 1991
Dans le régime d'assurance actuel les chômeurs malades per- dent le droit aux indemnités de chômage, s'il ne sont pas au bénéfice d'une assurance perte de gain ils se retrouvent même sans aucune ressource.
Face à cette situation le Conseil fédéral est chargé de créer les bases légales nécessaires pour rendre obligatoire l'assurance perte de gain et dans l'attende de la mise en vigueur de cette obligation de prendre les dispositions permettant le verse- ment d'une allocation aux chômeurs qui se retrouvent sans ressource aucune suite à une maladie.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Zisyadis (1)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 29. April 1992 Rapport écrit du Conseil fédéral du 29 avril 1992
Dans son message du 19 août 1981 sur la révision partielle de l'assurance-maladie, le Conseil fédéral avait notamment pro- posé de rendre obligatoire l'assurance d'une indemnité jour- nalière (art. 40a à 40s). Cette proposition n'a cependant pas été reprise par le Parlement dans le projet de loi fédérale sur l'assurance-maladie et maternité du 20 mars 1987, que le peu- ple a en fin de compte rejeté lors du scrutin du 6 décembre 1987.
Si le Conseil fédéral reconnaît l'importance du problème sou- levé par la motion, il ne peut toutefois accepter celle-ci que sous la forme du postulat. En effet, son dernier essai de réviser le régime de l'assurance d'une indemnité journalière s'est soldé par un échec au sein du Parlement. Dès lors, le Conseil fédéral s'en tient à son intention de réviser prioritairement l'as- surance des soins médicaux et pharmaceutiques (voir mes- sage du 6 novembre 1991 sur la révision de l'assurance-mala- die, FF 1992 | 77). Il a exprimé un avis identique dans sa réponse au postulat Dormann du 4 octobre 1990 relatif à l'as- surance d'une indemnité journalière obligatoire pour les salariés.
Selon l'article 28, alinéas 1er et 2, de la loi sur l'assurance-chô- mage, l'indemnité journalière du chômeur persiste au plus jusqu'au 30e jour suivant le début de la maladie et se limite au nombre de 34 durant le délai-cadre. Les indemnités journaliè- res de l'assurance-maladie, qui représentent une compensa- tion de la perte de revenu, sont déduites de l'indemnité de chô- mage.
La situation du chômeur est donc très analogue à celle du tra-
66-N
Motion de Dardel
1204
N
19 juin 1992
vailleur salarié. S'il n'existe aucune indemnité journalière de l'assurance-maladie, ou si celle-ci n'atteint pas 80 pour cent du salaire, respectivement du gain assuré, aussi bien le chô- meur que le travailleur salarié sont couverts en cas de maladie pour un temps limité.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos- tulat.
Präsident: Der Vorstoss wird von Herrn Loeb François be- kämpft. Die Diskussion wird verschoben.
Verschoben - Renvoyé
92.3024
Motion de Dardel Sozialer Wohnungsbau und Beschäftigungsprogramme Construction de logements sociaux et relance économique
Wortlaut der Motion vom 31. Januar 1992
Der Bundesrat wird beauftragt, dem Parlament ein Solidari- tätsprojekt des Bundes zugunsten der Landesteile vorzule- gen, die am stärksten von der wirtschaftlichen Rezession, von der Arbeitslosigkeit und vom Mangel an Sozialwohnungen zu mässigen Mietpreisen betroffen sind.
a. Das Projekt soll einen ausserordentlichen vierjährigen Rah- menkredit von insgesamt 500 Millionen Franken für den Bau von Sozialwohnungen vorsehen.
b. Das Projekt soll regionale Organisationsstrukturen vorse- hen, in denen die Kantone, die Organisationen des sozialen Wohnungsbaus (insbesondere der Wohnbaugenossenschaf- ten), die Gemeinden und der Bund zusammenarbeiten, um den Erwerb von Boden zu erleichtern und die Baubewilli- gungsverfahren zu beschleunigen.
Texte de la motion du 31 janvier 1992
Le Conseil fédéral est chargé de présenter au Parlement un projet de solidarité confédérale en faveur des régions de notre pays les plus frappées par la récession économique, le chô- mage et, simultanément, par la pénurie de logements sociaux à loyers modérés.
a Le projet doit prévoir un crédit-cadre extraordinaire de 500 millions de francs au total, pour quatre ans pour la cons- truction de logements sociaux.
b. Le projet doit prévoir l'organisation de structures régionales de concertation, incluant les cantons, les organisations de lo- gement social (notamment les coopératives), les communes et la Confédération afin de faciliter l'acquisition de terrains et l'accélération des procédures de construction.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Bäumlin, Béguelin, Carobbio, Fankhauser, von Felten, Gross Andreas, Hafner Ur- sula, Jeanprêtre, Jöri, Leemann, Marti Werner, Rechsteiner, Ruffy, Strahm Rudolf, Tschäppät Alexander, Vollmer (17)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Le taux du chômage a passé en Suisse de 0,5 pour cent en juin 1990 à 1,9 pour cent en décembre 1991. Les conséquen- ces de la récession économique sont toutefois très inégale- ment réparties et le chômage frappe de manière beaucoup plus importante les cantons du Tessin, Genève, Neuchâtel, Jura (taux de chômage de 3 à 4 pour cent), Bâle-Ville, Valais, Vaud, Fribourg, Schaffhouse (de 2 à 3 pour cent), en décem- bre 1991.
Dans plusieurs des régions durement frappées par le chô- mage, la récession est marquée par un effondrement de l'éco- nomie immobilière et de la construction. Le marché immobi- lier, jusqu'en 1989, s'était enflammé de manière spéculative et disproportionnée. Il serait inopportun de prévoir une aide indif- férenciée à ce secteur économique, puisque les grandes ag- glomérations connaissent aujourd'hui de nombreux loge- ments de luxe et de nombreux bureaux, qui restent vacants.
En revanche, la pénurie de logements sociaux, à des prix mo- destes, subsiste depuis une longue période et s'est aggravée ces dernières années. En prévoyant une aide publique excep- tionnelle en faveur de la construction de logements sociaux, la Confédération contribuerait simultanément
a. à engager un processus de relance économique dans les régions les plus touchées par la récession, étant précisé que d'autres mesures de relance dans le secteur industriel doivent également être prises;
b. à faire face au problème majeur et permanent de la pénurie de logements sociaux dans notre pays;
c. à réaliser ces objectifs de manière différenciée, en tenant compte de l'inégalité des situations selon les régions.
Le présent projet implique un plan d'aide financière exception- nelle (supplémentaire à l'aide fédérale ordinaire à la construc- tion de logements). Il s'inscrit à la fois dans le cadre de la mis- sion de la Confédération de prévenir et de lutter contre le chô- mage (art. 31quinquies, al. 1er de la Constitution fédérale), de tenir compte des disparités dans le développement des diver- ses régions du pays (même disposition constitutionnelle al. 4) et dans la mission fédérale d'encouragement à la construction de logements (art. 34sexies Constitution fédérale).
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 13. Mai 1992 Rapport écrit du Conseil fédéral du 13 mai 1992
a. Le Conseil fédéral a adressé au Parlement un message concernant l'augmentation des crédits-cadres de 7,4 milliards de francs (supplémentaires) pour les cautions et les obliga- tions selon la loi fédérale sur l'encouragement à la construc- tion et à l'accession à la propriété de logements (LCAP). Il est prévu de traiter cette affaire en procédure extraordinaire au cours de la session d'été du Parlement. Ceci devrait satisfaire les exigences de l'intervenant, soit l'encouragement ciblé des régions défavorisées. La Confédération collabore déjà étroite- ment avec les cantons et les communes dans le domaine de l'encouragement à la construction de logements et à l'acces- sion à la propriété. En outre, depuis des années, il existe un contingentement de l'aide fédérale pour les logements loca- tifs. Lors de la détermination des contingents, la puissance économique des différentes régions est, entre autres, prise en compte. Par ailleurs, les expériences montrent que les aides fédérales destinées à la construction de logements ont eu des répercussions essentiellement dans des régions économi- quement plus faibles.
b. L'aide fédérale en tant qu'instrument d'encouragement pré- suppose une étroite collaboration avec les cantons et les com- munes ainsi qu'avec les organisations faîtières s'occupant de la construction de logements d'utilité publique. Elle soutient leurs objectifs en matière de politique du logement. De ce point de vue, les exigences du motionnaire sont actuellement déjà satisfaites. Dans le cadre de la loi sur l'encouragmeent à la construction et à l'accession à la propriété de logements, la Confédération encourage l'acquisition de réserves de terrain à bâtir par des maîtres d'ouvrage d'utilité publique. Pour la seule année 1991, 180 000 mètres carrés de terrain ont été acquis avec l'aide fédérale. La législation en matière de droit sur les permis de construire ne relève pas de la compétence de la Confédération mais de celle des cantons et des communes. Le Conseil fédéral est certes conscient de la longueur et de la complexité des procédures.
C'est pourquoi, dans le cadre du programme complémentaire «Droit foncier urbain» et par sa décision du 11 septembre 1991, il a chargé le DFJP de lui présenter, jusqu'à l'été 1993, un rapport concernant l'amélioration de l'équipement de ter- rains agricoles, accompagné de propositions, et d'examiner
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Motion Spielmann Arbeitslose und Krankentaggeldversicherung Motion Spielmann Chômeurs et assurance perte de gain
In
Dans
In
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Jahr
1992
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
16
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 91.3409
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 19.06.1992 - 08:00
Date
Data
Seite
1203-1204
Page
Pagina
Ref. No
20 021 279
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