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Interpellation Cottier
Wir müssen nun zur Kenntnis nehmen, dass wir vor allem im Wohnungsbau über unsere Verhältnisse leben. Eine neue bzw. renovierte Durchschnittswohnung kostet weit mehr, als sich eine Durchschnittsfamilie leisten kann. Diese unbefriedi- gende Situation muss dringend korrigiert werden. Miet- und Hypothekarzinszuschüsse sind dabei ebensowenig erfolgver- sprechend wie eine von anderen Massnahmen isolierte Revi- sion irgendeiner Verordnung. Die Kosten von Neuwohnungen sind so weit von einer volkswirtschaftlich verantwortbaren Grössenordnung entfernt, dass nur eine gesamtheitliche Lö- sung, die sämtliche wohnungsbaurelevanten Faktoren be- rücksichtigt, genügen kann. Natürlich kann das anvisierte Ziel nicht vom Bund alleine erreicht werden. Die Kantone und Ge- meinden sowie Private müssen ihren Teil dazu beitragen. Dem Bund kommt aber immerhin eine Leitfunktion zu.
Anlässlich der Behandlung der Legislaturplanung 1991-1995 vom letzten Mittwoch hat Herr Bundesrat Stich seinen Antrag auf Umwandlung der thematisch gleich gelagerten Richtlini- enmotion 2 in ein Postulat damit begründet, dass für die ho- hen Wohnkosten vor allem der Hypothekar- und der Boden- markt verantwortlich und dass dabei Bundesbestimmungen weniger relevant seien. Bezüglich Hypothekarmarkt mag dies stimmen. Gerade am desolaten Zustand des Bodenmarktes sind aber Bundesbestimmungen, wie Sie sicher wissen, nicht unschuldig. Das Bundesamt für Wohnungswesen hat darum auch eine Untersuchung über das Verhalten der Investoren auf dem Wohnungsimmobilienmarkt in Auftrag gegeben. Der beängstigend starke Rückgang der Neubautätigkeit dürfte für den Bund Grund genug sein, jetzt zu handeln.
Es ist mir nicht unbekannt, dass der Bundesrat gewillt ist, dem ausgesprochenen Mangel an preisgünstigen Wohnungen entgegenzuwirken. Er erwähnt dies im Geschäftsbericht 1991 und in der Legislaturplanung. Im Rahmen der Schriftenreihe «Wohnungswesen» werden auch laufend Berichte der diesbe- züglichen Forschungskommission publiziert. Es ist nun aber Zeit, diese Erkenntnisse zusammenzutragen, wo nötig zu er- gänzen und vor allem, sie in die Tat umzusetzen.
Im Sinne einer parlamentarischen Hilfestellung soll darum der Bundesrat beauftragt werden, sämtliche für den Wohnungs- bau relevanten Bestimmungen des Bundesrechtes einer Ueberprüfung bezüglich baukostentreibender Wirkung zu un- terziehen, eine Gegenüberstellung von Vor- und Nachteilen auszuarbeiten und je nach Ergebnis die erforderlichen Revi- sionen dieser Bestimmungen in die Wege zu leiten.
Ich bitte Sie um Unterstützung und um Ueberweisung meines Vorstosses.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je me bornerai à vous expli- quer pourquoi le Conseil fédéral prie le motionnaire de trans- former sa motion en postulat, postulat qu'il acceptera naturel- lement. En effet, si je devais entrer sur le fond dans la matière évoquée par le motionnaire, nous y passerions encore beau- coup d'heures. C'est dans la réponse que le Conseil fédéral donnera à votre postulat, Monsieur Bisig, que nous aurons la possibilité d'entrer en matière sur les questions essentielles soulevées dans votre motion.
Si je me borne aujourd'hui à demander au motionnaire de transformer sa motion en postulat, c'est en considérant les élé- ments suivants: premièrement, je constate qu'une partie des exigences formulées dans la motion est déjà réalisée, en ce sens que les grandes études du logement que nous avons fai- tes et qui se débitent maintenant en exécutions successives comprennent déjà une partie importante de l'analyse que vous demandez quant à cette série de dispositions légales fé- dérales qu'il faudrait corriger.
Deuxièmement, je remarque que les dispositions du droit fé- déral stricto sensu qui devraient être changées sont en réalité relativement peu importantes, peu significatives par rapport à une législation cantonale et une réglementation communale qui, dans notre pays, pèsent d'un poids extraordinairement lourd sur le prix de la construction. Dans ce sens, l'analyse de la solution aux problèmes passera davantage par des correc- tions des droits cantonaux et communaux que du droit fédéral, qui ne joue somme toute qu'un rôle relativement secondaire en cette matière.
Troisièmement, nous continuons de dire que notamment dans les domaines que vous avez évoqués, qui touchent à l'al- titude des taux hypothécaires, à la politique foncière, ce sont, pour une bonne part en tout cas, moins des changements de loi que des changements de pratiques, que des changements de politique qu'il faut mettre en compte. Donc, formellement, c'est davantage de cela qu'il s'agit.
C'est pour ces trois raisons que la forme impérative d'une mo- tion ne serait à notre sens pas appropriée. En revanche, le pos- tulat permettra de répondre aux interrogations très légitimes que vous posez et que le Conseil fédéral partage.
Bisig: Ich akzeptiere die angegebenen Gründe; sie leuchten mir ein, und ich bin mit der Umwandlung einverstanden.
Ueberwiesen als Postulat - Transmis comme postulat
92.3012
Interpellation Cottier Konjunkturelle Lage in der Schweiz Sur la situation conjoncturelle en Suisse
Wortlaut der Interpellation vom 29. Januar 1992
Die Schweiz erlebt gegenwärtig einen starken Rückgang der Konjunktur, dessen Auswirkungen in der welschen Schweiz und im Tessin besonders stark spürbar sind. Tatsächlich be- findet sich in diesen Regionen die Arbeitslosigkeit stark auf dem Vormarsch.
Wir laden den Bundesrat ein, über die folgenden Punkte Aus- kunft zu geben:
Wie schätzt er die konjunkturelle Lage ein, und welche Wirt- schaftsprognosen stellt er unserem Land?
Will er in Anbetracht der starken Zunahme der Arbeitslosig- keit das Bundesgesetz über die Arbeitslosenversicherung ändern?
Gedenkt er bei der Vergabe öffentlicher Arbeiten und Auf- träge die von der Arbeitslosigkeit stärker betroffenen Regio- nen besonders zu berücksichtigen?
Fasst er für den Fall, dass sich die Arbeitslosigkeit ver- schlimmern sollte, weitere Massnahmen ins Auge?
Texte de l'interpellation du 29 janvier 1992
La Suisse subit actuellement un fort tassement de la conjonc- ture dont les effets sont plus fortement ressentis en Suisse ro- mande et au Tessin. Le chômage y est en effet en forte aug- mentation.
Nous invitons le Conseil fédéral à nous renseigner sur les ob- jets suivants:
Quelle appréciation porte-t-il sur l'état de la conjoncture et quelles sont ses prévisions pour le pays?
Entend-il apporter des correctifs à la législation sur le chô- mage étant entendu la forte augmentation de celui-ci?
Entend-il dans l'adjudication de travaux et mandats publics tenir compte des régions plus touchées que les autres par le chômage?
Envisage-t-il en cas d'aggravation de la situation d'autres mesures?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bloetzer, Coutau, Delalay, Reymond, Roth (5)
M. Cottier: Mon interpellation a trait à la situation conjonctu- relle et surtout au chômage en Suisse. Or, ce matin même, les médias nous annoncent une nouvelle augmentation du nom- bre de chômeurs, nombre qui va encore augmenter en 1993. Le bout du tunnel n'est donc pas en vue et j'estime que la si-
24-S
Interpellation Cottier
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E
12 juin 1992
tuation est suffisamment alarmante pour nous arrêter briève- ment sur ce problème. Mais, je me limiterai au seul aspect ré- gional.
Le chômage touche nos régions de façon inégale et différente. La Suisse romande et le Tessin surtout en subissent les consé- quences. Si à fin mai le taux moyen de chômage s'élevait pour la Suisse entière à 2,5 pour cent, il était de 1,8 pour cent en Suisse alémanique et de 4,1 pour cent en Suisse romande et au Tessin. Il y a disparité entre les régions linguistiques. On pourrait alors s'attendre à ce que la Confédération et ses ré- gies, dans l'adjudication des commandes de travaux et d'achats publics, tiennent compte de ces inégalités pour les corriger. Malheureusement, il n'en est rien. Le marché des achats de la Confédération s'élevait, en 1990, au montant de 8,15 milliards de francs. Pour la Suisse romande, qui repré- sente le quart de la population, la part de ce gâteau n'était que de 7 pour cent. La distorsion, là aussi, est criante.
Certainement que l'attribution au compte-gouttes d'achats pu- blics a des répercussions sur l'emploi. On attend de la Confé- dération qu'elle exerce un rôle où la justice distributive ait une meilleure part. La cohésion confédérale entre les régions lin- guistiques y gagnerait. L'explication de cet état d'inégalité par les seules procédures de libre-soumission est insuffisante car on connaît les vieilles habitudes de la Confédération et de ses régies qui consistent à s'en remettre toujours aux mêmes four- nisseurs, dont on a éprouvé une fois la qualité.
Voilà en ce qui concerne la question principale; pour les au- tres, je m'en remets au texte écrit de l'interpellation.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Ce sera une édition squelet- tique de la réponse substantielle que j'avais minutieusement préparée en réponse à votre intervention. Premièrement, l'évo- lution récente de la situation montre que l'économie suisse a atteint le creux de la vague. Elle l'a même déjà, dans certains secteurs, dépassée. Le produit intérieur brut, encore en recul pendant les deux premiers trimestres 1991, a infléchi sa ten- dance vers le niveau zéro. Après avoir été descendante long- temps vers le niveau zéro durant la deuxième moitié de l'année dernière, nous constatons maintenant qu'elle s'infléchit de nouveau dans la bonne direction, avec une inflation tenace et coriace, mais qui devrait également aller decrescendo.
La poursuite de la reprise économique aux Etats-unis, la crois- sance meilleure que prévue en Allemagne et en France durant le premier trimestre de cette année autorisent une confiance renouvelée quant à l'évolution conjoncturelle en Suisse, mal- gré l'annonce d'une certaine stagnation du produit intérieur brut de notre pays durant cette période.
Deuxièmement, si l'on peut raisonnablement s'attendre à une légère reprise conjoncturelle dans le second semestre, et si la tendance générale est aujourd'hui bonne, il reste encore des préoccupations quant au chômage. La montée de ce dernier pose la question de l'adaptation éventuelle de trois volets de la loi sur l'assurance-chômage.
Face en tout cas à la détérioration de la situation sur le marché du travail, le Conseil fédéral a déjà apporté les correctifs sui- vants: prolongation de la durée du droit aux indemnités dans les cantons les plus touchés; suppression de la dégressivité; simplification des procédures de contrôle. De plus, la révision de la loi au 1er janvier 1992 a contribué à faciliter le recours aux allocations d'initiation au travail, notamment en faveur des tra- vailleurs âgés. Telle est la situation du chômage qui accuse, comme d'habitude, un temps de décalage de réaction et qui va prendre maintenant la bonne direction, même si l'on a as- sisté à ce dernier sursaut passif auquel vous faites allusion.
J'en viens au troisième point de votre intervention. Les déci- sions d'achats pour l'année appartiennent aux régies et aux départements fédéraux, en fonction de leurs budgets. Con- tourner le régime de concurrence qui devrait prévaloir lors de soumissions et d'achats publics serait particulièrement inop- portun dans le contexte actuel, parce qu'actuellement on tente, d'une part, d'ouvrir à la concurrence les marchés pu- blics et, d'autre part, d'assaissir les finances publiques et de rationaliser la gestion. La transparence et la libéralisation du marché des achats et des adjudications de la Confédération, ainsi que la politique des régies fédérales, permettront dès
lors à toutes les régions de faire valoir leurs atouts et contribue- ront à l'évolution des structures régionales dans l'intérêt des branches et des régions concernées. Nous devons donc lais- ser aux instruments de la politique régionale le soin de niveler ou de réduire les disparités territoriales dans la mesure de leurs moyens, mais nous devons de plus en plus nous ouvrir tous à une concurrence.
J'aimerais que vous sachiez, Monsieur l'interpellateur, que les règles pratiquées par la Confédération et les régies, dans les achats publics, sont en tout cas ouvertes, qu'elles devraient l'être davantage à l'avenir, que tout ce qui dépasse un montant ridiculement bas est soumis aux prescriptions de l'ordon- nance sur les achats de la Confédération, qui crée bel bien cette compétition. Ce n'est pas un article théorique de la loi, et les communages, les mauvaises habitudes qui seraient prises par tel ou tel pouvoir adjudicataire à l'égard de tel ou tel four- nisseur dont on est content, qu'on connaît bien, qui donne toujours satisfaction, sont des règles qui n'ont pas cours chez nous. Mais elles doivent être encore précisées et rendues plus rigoureuses parce que s'appliquant dorénavant à des ensem- bles plus larges auxquels nous voulons ouvrir la concurrence de fourniture au marché public.
Nous allons donc dans la bonne direction. Prendre le prétexte d'une défense des intérêts régionaux pour favoriser, contre la concurrence, des régions qui n'ont pas eu leur part du gâteau, n'est pas possible systématiquement, car cela irait à l'encon- tre de cette politique d'ouverture à la concurrence qui devrait donner à ces régions, au bout d'un certain temps en tout cas, davantage de chances dans le marché public qu'elles n'en ont aujourd'hui.
Je reconnais avec vous que, dans cette démarche, au plan de la Confédération, les résultats sont encore problématiques. En effet, lorsque je constate que de Zurich proviennent pas moins de la moitié des achats publics de la Confédération, que Zurich représente 17 pour cent de la population suisse et que le canton de Vaud - pour prendre l'exemple d'un si beau canton - qui fournit presque 9 pour cent de la population suisse, ne reçoit que 3 pour cent des commandes de la Confé- dération, j'admets comme vous qu'il y a encore de longues démarches à faire pour parvenir à un état, non pas d'égalité - il serait complètement absurde de vouloir le revendiquer .. mais de meilleure harmonie. Sachez en tout cas que nous de- vons mettre en place à cet effet tous les instruments néces- saires.
Entre nous soit dit, Monsieur le Député, je souhaite que dans les cantons et les communes on puisse parvenir aussi à cet élargissement qui donne toutes leurs chances à ceux qui sont dans des niches, territorialement souvent, exclues de la com- pétition à leur détriment.
Enfin, vous avez abordé un quatrième point auquel je réponds que le Conseil fédéral est convaincu que la sécurité de l'em- ploi et le maintien de notre niveau de vie dépendent de mesu- res à moyen et à long terme, parmi lesquelles celles visant à stabiliser le niveau des prix jouent un rôle déterminant. C'est la raison pour laquelle, ce choix est constamment difficile, par- fois angoissant, entre les instruments d'une restriction moné- taire qui seraient capables de donner un redémarrage à l'éco- nomie, mais hélas aussi, un redémarrage à cette spirale infer- nale des prix et de l'inflation, et une autre politique consistant à être très rigoureux, ce qui rend difficile le redémarrage mais maintient une politique ferme pour finir par casser l'augmenta- tion des prix. Le choix est donc parfois difficile. Nous estimons qu'il a été fait d'une manière assez judicieuse. Nous serions pour relâcher quelque peu - je dis bien quelque peu - cette politique et donner des signes et des ballons d'oxygène, mais il est très difficile de maîtriser le mouvement et, pour le mo- ment, la tendance à l'abaissement des prix est quand même une perspective positive pour l'avenir de notre économie.
Voilà ce que je peux répondre très rapidement à votre qua- trième point, non sans ajouter, Monsieur Cottier, qu'une der- nière chose mérite d'être dite, à savoir que la définition des conditions-cadres de l'économie de la Suisse est une défini- tion - on l'a dit il y a quelques semaines et quelques mois ici - extrêmement importante pour l'avenir de notre économie, qu'une revitalisation par une dérégulation, une libéralisation
Dringliche Interpellation Weber Monika
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est indispensable. C'est à quoi travaille le groupe que le Conseil fédéral a formé pour s'attaquer résolument au pro- blème, trouver des changements de législation là où ils sont nécessaires et éviter de se complaire dans les discours.
M. Cottier: Je suis satisfait et relève surtout le souci et la préoccupation de M. Delamuraz, conseiller fédéral, de corri- ger les distorsions entre les régions.
92.3181
Dringliche Interpellation Weber Monika Hors-sol-Produktion und Agrarschutz Interpellation urgente Weber Monika Production hors-sol
Wortlaut der Interpellation vom 2. Juni 1992
Der Bundesrat hat beschlossen, die Hors-sol-Produktion der Landwirtschaftsgesetzgebung zu unterstellen. Dieser Be- schluss ist absolut unverständlich, er steht in krassem Wider- spruch zu einem Bundesgerichtsentscheid vom 25. Juni 1976 und ist erst noch Gatt-widrig.
Ich frage den Bundesrat an, ob er nicht daran denkt, diesen Beschluss sofort rückgängig zu machen.
Texte de l'interpellation du 2 juin 1992
Le Conseil fédéral a décidé de faire figurer la production hors- sol dans la législation sur l'agriculture. Sa décision est absolu- ment incompréhensible et elle est en opposition totale avec un arrêt du Tribunal fédéral daté du 25 juin 1976. Et pour couron- ner le tout, elle est contraire aux accords du GATT.
Pense-t-il revenir immédiatement sur sa décision?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun
Frau Weber Monika: Ich fasse mich kurz: Der Bundesrat hat am 5. Mai eine Verordnung unterzeichnet, nach der die Hors- sol-Produktion von Tomaten und Gurken der Landwirtschafts- gesetzgebung zu unterstellen ist. Dieser Beschluss ist unver- ständlich; er steht in krassem Widerspruch zu einem Bundes- gerichtsentscheid, und er ist erst noch Gatt-widrig. Er stimmt auch nicht mit der Linie des 7. Landwirtschaftsberichtes über- ein. Mit diesem Entscheid untersteht eine gewerblich-industri- elle Produktionsweise dem Dreiphasensystem, und mit der Verordnung wird erst noch eine Uebernahmepflicht von Toma- ten und Gurken auch aus bodenunabhängigen Kulturen für die zweite Phase angeordnet
Man spricht auf der ganzen Welt von Deregulierung, von Libe- ralisierung; man spricht von einem Abbau von Protektionis- men. Das tut sonst auch der Bundesrat, und wir tun es auch. Ich verstehe deshalb den Entscheid nicht und bitte den Bun- desrat um Auskunft.
Ich muss deutlich sagen: Von einem Konsumentenstand- punkt aus ist der Entscheid unverständlich; aber er ist auch unverständlich für jemanden, der unter dem Begriff «bäuer- lich» noch etwas versteht, das mit Boden zu tun hat.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: La question soulevée par Mme. Weber est délicate. En 1976, lorsque le Tribunal fédéral parlait de culture sous serres - pas encore de culture hors- sol - il avait déclaré qu'un lien avec le sol était l'un des critères, mais pas le seul, pour la définition d'un produit agricole qui devrait ou qui voudrait pouvoir bénéficier d'une protection à la frontière. Cette protection était naturellement assurée aussi pour la production sous serres puisqu'on était en relation avec le sol. Ainsi, par exemple le régime des trois phases pour l'im- portation pouvait aussi jouer en faveur des produits cultivés sous serres. En revanche, pour ceux hors-sol - et pour cause - aucune intervention n'ayant été faite auprès du Tribunal fédé-
ral depuis lors, nous ne disposons d'aucune jurisprudence. Le Conseil fédéral a été amené à prendre une disposition qui ne vaut que pour une année, car il lui arrive aussi d'avoir des états d'âme et il n'avait pas la conscience tout à fait tranquille en la matière, la constitution et la politique agricole n'ayant pas en- core fixé de manière claire l'appartenance totale ou partielle ou la non-appartenance des produits agricoles hors sol à l'en- semble des produits agricoles qui bénéficient en particulier d'une protection à la frontière. A défaut d'une telle décision de principe, nous étions placés devant une situation quasi inextri- cable où il n'était pas possible de dire si des concombres ou des tomates - car il s'agit de ces deux aimables tubercules fruits ou légumes seulement, vous les appellerez comme vous voulez - que je trouve chez mon épicier, provenaient d'une culture sous serre, d'une culture de pleine terre ou d'une culture hors-sol. Devant les risques d'une certaine confusion, d'un certain détournement nous avons essayé de corriger l'appareil agricole et d'éviter, grâce au fait que nous englo- bions hors-sol tomates et concombres aux prescriptions de l'importation, un débat intérieur formidable qui se serait dé- clenché entre les Suisses produisant hors-sol et ceux produi- sant traditionnellement, même sous serres. On aurait in- contestablement eu ce débat si nous n'avions pas été à même de soumettre ces deux aimables tubercules à la règle des trois phases. Mais, je me rends compte que c'est une construction assez fragile. C'est pourquoi le Département fédéral de l'éco- nomie publique a pris une ordonnance dont la validité est limi- tée à un an. Il examinera le fonctionnement de l'opération. J'irai moi-même en kamikaze courageux voir prochainement comment cela se passe du côté de Genève, sur le terrain. Nous pensons que nous pourrons en tirer des expériences uti- les à l'avenir.
Dans l'état actuel des choses, rien dans une telle disposition ne s'oppose aux prescriptions du droit positif, notamment du GATT. Mais si une fois on termine l'Uruguay Round et que le GATT se transforme, il y a à parier qu'un certain nombre de dis- positions comme celle-là devraient être à tout le moins corri- gées, sinon abandonnées. Toutefois, c'est encore de la «Zu- kunftmusik». Dans l'état actuel du droit positif, nous ne faisons rien de faux, nous ne sommes pas dans l'illégalité. En revan- che, dans le cadre de l'application d'une nouvelle politique, la formule que nous avons prise est très marginale, c'est sur les bords. Sa brièveté devrait apaiser vos soucis et vos grandes inquiétudes à l'égard de la santé mentale du Conseil fédéral.
Frau Weber Monika: Ich bin froh, dass der Bundesrat betont hat, dass diese Verordnung für ein Jahr gilt. Ich hoffe auf die Einsicht des Bundesrates, dass er nachher eine Korrektur vor- nimmt. Es ist sehr wichtig, dass wir liberalisieren. Gerade in diesem Sektor haben wir überhaupt keinen Grund, einen wei- teren Protektionismus aufzubauen.
Ich möchte dem Bundesrat für die Antwort danken; ich kann mich - um nicht gerade zu sagen, dass ich total befriedigt bin - als teilweise befriedigt erklären.
Schluss der Sitzung um 12.35 Uhr La séance est levée à 12 h 35
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Interpellation Cottier Konjunkturelle Lage in der Schweiz Interpellation Cottier Sur la situation conjoncturelle en Suisse
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Dans
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Jahr
1992
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
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Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
08
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 92.3012
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Datum 12.06.1992 - 08:00
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