Interpellation Flückiger
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2 décembre 1992
Das erfüllt mich mit einer gewissen Zuversicht. Denn wer das will, Herr Bundesrat, der kann die Forschungsanstalt Bern-Lie- befeld meines Erachtens nicht schliessen. Der kann sie nicht schliessen, denn dort ist dieses Zentrum bereits vorhanden, dort ist dieser Kern der Agrarökologie - und diesen Kern brau- chen wir auch weiterhin, vor allem weil dort eine interdiszipli näre, sektorenübergreifende Forschung geleistet wird wie nir- gends sonst, wie in keiner anderen Forschungsanstalt
Man muss die Agrarökologie ganz sicher auch in die anderen Forschungsanstalten stärker hineintragen. Umwelt ist ein Querschnitt-Thema, dem sich keine dieser Forschungsanstal- ten verschliessen kann. Aber das heisst nicht, dass man das bisherige Zentrum dieses Forschungszweiges aufgibt, son- dern ganz im Gegenteil: Das bedeutet, dass man die bisheri- gen Bestrebungen stärkt.
Wenn Sie sagen, Herr Bundesrat, keines dieser Szenarien, die Ihnen unterbreitet worden sind und die Sie noch vertieft studie- ren werden, gefährde eigentlich die landwirtschaftliche Um- weltforschung oder stelle sie in Frage, so kann ich nur sagen: Dieses Szenario, das Liebefeld aufgeben will, würde die land- wirtschaftliche Umweltforschung einschneidend treffen. Es ist nicht glaubhaft zu machen, dass sie an den anderen Orten in gleichem Umfange, mit dem gleichen Nachdruck gestärkt werden könnte, wenn man auf der anderen Seite hingeht und dort, wo das bisherige Zentrum war und wo hervorragende Ar- beit geleistet und entsprechend investiert worden ist, die Tore schliesst. Das geht schlicht nicht auf!
Würde die Antwort auf meine Interpellation nur in der Erklä- rung bestehen, die Sie abgegeben haben, so müsste ich mich als nur teilweise befriedigt erklären. Aber Sie sind ja bereit, das Postulat Petitpierre entgegenzunehmen. Und das gibt Ihrer Aussage eine grössere Verbindlichkeit. Denn damit sind Sie bereit, dem Ersuchen des Postulanten Rechnung zu tragen, «die Forschungstätigkeit und die Strukturen der Forschungs- anstalt Liebefeld zu sichern und damit eine Institution zu erhal- ten, die für die Schweiz und für Europa von erstrangiger Wich- tigkeit ist».
Mit dieser Bereitschaft, mit dieser Erklärung bekunden Sie ei- nen politischen Willen, der für mich ein grösseres Gewicht hat und der mich - und sicher auch die Mitarbeiterinnen und Mitar- beiter dieser Forschungsanstalt - mit einer berechtigten Zu- versicht erfüllt.
Postulat 92.3450 Ueberwiesen - Transmis
92.3128
Interpellation Flückiger Regionale Verteilung der F/A-18-Kompensationsgeschäfte F/A-18. Compensations pour toutes les régions
Wortlaut der Interpellation vom 19. März 1992
Die Beschaffung des Kampfflugzeuges F/A-18 Hornet wird aufgrund von Kompensationsverträgen eine direkte Beteili- gung der schweizerischen Industrie zur Folge haben. Die Un- ternehmen, die Aufträge zur Lieferung von Flugzeugteilen be- kommen sollen, sind bereits bekannt. Unternehmen aber, die für Aufträge im Rahmen von Ausgleichsgeschäften in Frage kommen, müssen grundsätzlich der Rüstungsindustrie ange- hören.
Zur Ausrüstung unserer Armee tragen die Steuerzahler eines jeden Kantons bei. Ist der Bundesrat angesichts dieser Tatsa- che bereit, die Aufträge des Bundes, welcher Art sie auch sind, so zu verteilen, dass der wirtschaftliche Nutzen für alle Regio- nen gleichmässig verteilt wird?
Texte de l'interpellation du 19 mars 1992
L'acquisition d'avions de combat F/A-18 Hornet donnera lieu à des participations directes sous forme de contrats compensa- toires de l'industrie suisse. Les entreprises bénéficiaires de commandes de pièces sont déja connues, alors que celles qui entreront en ligne de compte des mandats sous forme d'affai- res compensatoires doivent appartenir, en principe, à l'in- dustrie d'armement
Considérant que l'ensemble des contribuables, dans chaque canton, participe à l'équipement de notre armée, le Conseil fé- déral est-il prêt à répartir les commandes de la Confédération, de quelque nature que ce soit, de manière à ce que les retom- bées économiques soient d'égale valeur pour toutes les ré- gions.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Béguin, Bloetzer, Cavadini Jean, Delalay, Martin Jacques, Petitpierre, Salvioni (7)
M. Flückiger: A quelques jours du scrutin capital sur la partici- pation de la Suisse à l'Espace économique européen, nos concitoyens sont au moins aussi nombreux qui s'interrogent sur les conséquences d'un rejet du traité que ceux qui crai- gnent la ratification dudit traité. On est inquiet dans un camp comme dans l'autre, mais pour des raisons opposées. Une in- quiétude qui grandit encore si l'on en vient à évoquer une pos- sible divergence, une fracture dans les choix opérés des deux côtés de la Sarine. Déjà des voix s'élèvent pour recommander que, quel que soit le verdict des urnes le 6 décembre pro- chain, la priorité aille à la sauvegarde de l'unité du pays.
Est-ce à dire que la construction institutionnelle de la Suisse, de même que la cohésion nationale seraient plus fragiles que nous aimons à le croire? A cette question, nous répondrons par l'affirmation de notre confiance dans la faculté des Suisses à surmonter les difficultés nées de différences identifiées, re- connues et acceptées comme telles en tant que composantes incontournables de notre identité. En serions-nous là, obligés à des professions de foi pour exorciser nos doutes, si nous avions mieux pris soin des solidarités commandées par notre fédéralisme? Certes, l'équilibre parfait, notamment en matière de développement économique entre les régions du pays, re- présente un pari ambitieux, trop peut-être dès lors que les conditions initiales de départ changent d'un canton à l'autre. De là à prétendre que l'objectivité est la règle en matière d'in- vestissements de la Confédération, que les comportements collectifs - je dis bien collectifs - de la majorité linguistique vis-à-vis des minorités sont exemplaires à tous égards, j'y re- garderais à deux fois avant que de l'affirmer.
Or, il existe une réponse aux contingences des rapports de force dans la Confédération: elles portent le nom de politique régionale. Une politique régionale d'envergure, conduite avec volontarisme et rigueur, aussi bien par le Conseil fédéral que par les Chambres, constitue le moyen d'éviter que l'insou- ciance des négligences parfois, sinon des égoïsmes, ne fi- nisse par générer un malaise chez les minorités.
Dès lors que l'acquisition du F/A-18 constitue un passage obligé pour remplacer les avions actuels de notre armée et qu'il en résulte que des affaires compensatoires iront à l'in- dustrie suisse, une application sans concession de la politique régionale dans l'attribution des commandes liées à la cons- truction en Suisse de ces appareils aura des répercussions positives, et pas seulement au plan économique, ce qui n'est pas négligeable dans un contexte non exempt de passion. Les conséquences pour l'emploi qui découleront de l'association d'entreprises de régions périphériques, aux prises avec des indices de chômage supérieurs à la moyenne suisse, qui dé- couleront donc de la livraison de matériel entrant dans la cons- truction des machines de McDonnell Douglas, sont évidentes et tout bénéfice pour les équilibres interrégionaux. Encore faut-il, je le concède, Monsieur le Conseiller fédéral, que des entreprises technologiquement performantes soient opéra- tionnelles dans les régions concernées. Je pense que c'est souvent le cas et j'avance, à titre d'exemple, que la Chambre de commerce et d'industrie du Jura a recensé dans mon can- ton des entreprises prêtes à s'insérer, et surtout capables de le
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Interpellation Flückiger
faire, dans la liste des producteurs de pièces pour le F/A-18, dans sa version suisse.
C'est pourquoi dans la droite ligne du projet louable du Dépar- tement militaire fédéral, appelé Koberio, pour les questions ré- gionales, j'ose espérer que les mandats de la Confédération seront équitablement répartis, après que la décision d'achat sera devenue exécutoire.
Pour conclure, eu égard au sujet traité, j'ajouterai que, de re- tour dimanche d'un voyage d'observation et d'enquête parle- mentaire de six jours en ex-Yougoslavie, qui nous a conduits notamment sur les lignes de front de Sarajevo et de Mostar en Bosnie-Herzégovine, force nous est de constater que le res- pect d'un Etat par les autres est lié à la volonté avérée du pre- mier de se défendre et, pour cela, de se doter des moyens né- cessaires à sa défense. Cette vérité de tous les temps reste d'actualité, que cela plaise ou non, et pas seulement dans les Balkans. Voudrait-on feindre de l'oublier en Suisse, qu'on le paierait un jour ou l'autre cher, très cher, beaucoup plus cher que l'achat des F/A-18.
Bundesrat Villiger: Herr Flückiger hat einige einleitende Be- merkungen zur nationalen Kohäsion gemacht Nach diesem Abstimmungskampf gestatten Sie mir, in Abweichung vom Thema, auch meiner Sorge über dieses Problem Ausdruck zu geben. Wir wissen, dass in diesem Abstimmungskampf Grä- ben zwischen Familien, innerhalb von Parteien, zwischen Sprachregionen usw. geöffnet worden sind. Was einen, der sich wie ich doch als recht überzeugten Patrioten sieht, etwas schmerzt, ist das, dass im Namen der Schweiz und des Schweizertums Werte mit Füssen getreten werden, auf die wir eigentlich stolz sind, wie Konsenssuche, Gespräche miteinan- der usw.
Besondere Sorge macht mir auch das Verhältnis zwischen un- seren Kulturen. Wir lieben es ja, uns als Beispiel für ein künfti- ges Europa zu preisen, weil wir es geschafft haben, dass ver- schiedene Kulturen friedlich und harmonisch, konstruktiv und kreativ zusammen leben können. Das ist auch eine Leistung, auf die man stolz sein darf. Es ist eine hohe politische und kul- turelle Leistung, aber wahrscheinlich ist es ein Irrtum, zu glau- ben, dass das ein für allemal gesichert sei.
Ich glaube, dass eine solche Leistung ständig der Erneuerung und der Bewusstseinsbildung bedarf, und hier habe ich in den letzten Monaten Bedenken bekommen. Ich bin sicher - wie immer das Resultat am Sonntag sein wird -, es wird nachher eine grosse Aufgabe sein, wieder Brücken zu bauen; dessen müssen wir uns alle bewusst sein.
Zum Problem von Herrn Flückiger: Als Herr Flückiger im Früh- jahr dieses Jahres seine Interpellation einreichte, hatten die Aufträge an Schweizer Firmen für Kompensationsgeschäfte im Zusammenhang mit dem F/A-18 bereits einen ermutigend hohen Stand erreicht, im übrigen ohne jede rechtliche Ver- pflichtung für den Kauf nachher. Im Mai 1992 lagen Verträge in der Grössenordnung von etwa 300 Millionen Franken vor.
Am 1. Juni wurde dann die Volksinitiative «für eine Schweiz ohne neue Kampfflugzeuge» eingereicht, und damit entstand im Bereich der Kompensationsgeschäfte eine völlig neue Lage. Diese GSoA-Initiative hat im Herstellerland USA, aber auch bei der Schweizer Industrie zu einer starken Verunsiche- rung geführt. Der anfängliche Schwung beim Abschluss die- ser Kompensationsgeschäfte, der sich eigentlich aufgrund der parlamentarischen Behandlung gebildet hatte, hat sich verloren; er ist ins Stocken geraten, respektive er ist ver- schwunden.
Die Wartehaltung der amerikanischen Flugzeughersteller hat dazu geführt, dass in den letzten Monaten kaum mehr bedeu- tende Kompensationsgeschäfte mit der Schweizer Industrie zustande gekommen sind. Aber immerhin beträgt der Stand an abgeschlossenen Verträgen heute 465 Millionen Franken. Daran sind 150 Firmen in 22 Kantonen beteiligt. Es ist interes- sant, die Feinstruktur zu sehen: 34 Prozent dieser Aufträge ge- hen an Firmen mit weniger als 100 Mitarbeitern; 38 Prozent an Firmen mit 100 bis 500 Mitarbeitern; nur 13 Prozent landen bei Grossbetrieben mit über 1000 Mitarbeiterinnen und Mitarbei- tern. Sie sehen, dass die Verteilung recht gut ist. Regional ist sie natürlich noch nicht voll ausgewogen. Der Anteil West-
schweiz liegt jetzt etwa bei 16 Prozent, aber es sind ja erst 400 Millionen; nachher wären es ja über 2 Milliarden Franken. Bei der direkten Beteiligung liegt z. B. das Tessin allein bei 13 Prozent. Dort ist wieder eine recht gute Verteilung festzu- stellen. Dass das ins Stocken kam, ist übrigens nicht die ein- zige negative Folge dieser Initiative. Hätten wir sie nicht und hätten wir somit die Flugzeuge jetzt zum günstigen Dollarkurs kaufen können, hätten wir etwa 500 Millionen Franken gespart für das gleiche Flugzeug - aber das nur nebenbei.
Wenn Volk und Stände nun die Flugzeugmoratoriums-Initiative ablehnen, kann der verbindliche Vertrag mit den Amerikanern abgeschlossen werden. Dieser verpflichtet dann die amerikani- schen Flugzeughersteller zu Ausgleichsgeschäften mit der Schweizer Industrie im Betrag von insgesamt etwa 2,5 Milliar- den Franken. Verschiedene Grossbeschaffungen für unsere Armee in den letzten Jahren und Jahrzehnten haben unserer Industrie regelmässig ein bedeutendes Volumen an Kompen- sationsgeschäften eingetragen. Seit 1975 hat die Gruppe für Rüstungsdienste im Auftrag des EMD mehr als 30 Vereinbarun- gen zur indirekten Beteiligung der Schweizer Industrie mit aus- ländischen Lieferanten von Rüstungsmaterial abgeschlossen. Damit hat sich die Schweiz bis jetzt ein Kompensationsvolumen von etwa 3,1 Milliarden Franken eröffnen können.
Davon entfallen beispielsweise 900 Millionen auf den Leo- pard, über 800 Millionen auf den Tiger, je rund 260 Millionen Franken auf die Schulflugzeuge Hawk und auf den Helikopter Super Puma Es sind auch hier Firmen in sämtlichen Landes- teilen beteiligt, und die Erfahrungen sind durchwegs positiv. Es handelt sich nicht um Strukturerhaltung, weil das erste Er- fordernis die Konkurrenzfähigkeit ist. Dazu kommt, dass so auch kleine und mittlere Firmen mit Regionen und Grossfir- men in geschäftlichen Kontakt treten können, an die sie sonst nie gelangen könnten, beispielsweise in den Vereinigten Staa- ten oder anderswo; hier bilden sich häufig Geschäftsbezie- hungen, die dann noch über Jahre fruchtbar bleiben. Wir müs- sen heute nicht näher auf die schlechten Wirkungen einer An- nahme dieser Initiative eingehen. Sie werden sich darüber noch in Ihrem Rat unterhalten können.
Ich komme nun zur regionalen Verteilung der F/A-18-Aufträge selber. Der Bundesrat nimmt regionalpolitische Anliegen ernst, aber die direkten Einflussmöglichkeiten, die wir in Form einer gezielten Auftragsvergabe haben, sind begrenzt, und zwar aus verschiedenen Gründen: Die Gruppe für Rüstungs- dienste ist auch an die massgebliche Einkaufsverordnung des Bundesrates gebunden, die dem Wettbewerbsprinzip oberste Priorität verleiht. Damit können im öffentlichen Einkauf gene- rell keine bindenden Auftragsquoten zugunsten bestimmter Regionen eingeräumt werden. Oeffentliche Aufträge reflektie- ren aber auch die unterschiedlichen Wirtschaftsstrukturen, weil wir keine High-Tech-Aufträge in ein Tal geben können, in dem es nur Heimarbeiter gibt - um ein extremes Beispiel zu nehmen. Trotz des hohen regionalpolitischen Engagements, insbesondere seitens des EMD, hat der Bundesrat diesen Rahmenbedingungen bei der Vergabe Nachachtung zu ver- schaffen, wie dies auch von der Kartellkommission immer wie- der gefordert wird. Wir sind hier in einem Zwiespalt und versu- chen, einen ausgewogenen Weg zu finden, vor allem im EMD. Regionalpolitik ist eine vom EMD und von der Vergabe losge- löste Politik mit direkten Förderungsmassnahmen, aber ich versuche natürlich - ich darf das nicht zu laut sagen -, inner- halb unserer Möglichkeiten doch regionalpolitische Rücksich- ten zu nehmen.
Nun, für die indirekte Beteiligung gelten ähnliche Ueberlegun- gen. Hier gilt der Grundsatz, dass das Angebot der Schweizer Industrie wettbewerbsfähig sein muss - also nicht wir verge- ben die Aufträge, sondern die Amerikaner. Das ist auch in der Vereinbarung mit den amerikanischen Herstellern festgehal- ten worden. Daran ändert die Begrenzung des Kreises der be- günstigten Unternehmen - die auch festgelegt, die aus rü- stungspolitischer Sicht von Interesse sind - nichts. Also, letzt- lich entscheidet die Konkurrenzfähigkeit des Angebotes des Schweizer Unternehmens, unabhängig vom geographischen Standort.
Trotzdem haben die amerikanischen Firmen den Auftrag, sich um eine optimale regionale Verteilung zu bemühen. Ich
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Postulat Bühler Robert
glaube, sie wissen auch um die Bedeutung dieses Auftrages. Deshalb haben die Vertreter der Amerikaner auch spezielle In- formationsveranstaltungen durchgeführt - im Wallis, in Genf, in Freiburg, soweit ich weiss -, um gezielt Kontakte in solchen Regionen zu suchen. Sie sind selbstverständlich jederzeit be- reit, auf Wunsch von Regionen weitere derartige Veranstaltun- gen durchzuführen, falls das Bedürfnis dafür besteht.
M. Flückiger: J'exprime ma gratitude à M. le conseiller fédéral pour les informations actualisées qu'il nous a données, qui laissent supposer que les retombées économiques que l'on peut attendre des compensations prévues dans le cadre de la fabrication du F/A-18 satisferont l'ensemble des régions de notre pays. Je crois que d'un certain point de vue psychologi- que, dans le contexte qui est connu, cela n'est pas indifférent, Monsieur le Conseiller fédéral. Aussi, je me déclare satisfait et vous remercie encore une fois.
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Postulat Bühler Robert «Armee 95». Militärspiele «Armée 95». Fanfares militaires
Wortlaut des Postulates vom 24. September 1992
Die Armee verfügt zurzeit über 92 Regiments- und Bataillons- spiele sowie über das Schweizer Armeespiel. Dazu kommen die acht Rekrutenspiele pro Jahr, die mit fortgeschrittener Aus- bildung als vollwertige Militärspiele eingesetzt werden kön- nen. Gemäss momentanem Planungsstand der «Armee 95» sollen die Bestände der Militärspiele unverhältnismässig ge- kürzt werden, nämlich um rund 40 Prozent
Die Militärspiele wirken als Bindeglied zwischen Volk und Ar- mee und tragen wesentlich zu einem guten Image der Truppe bei. Zweifellos stärken sie den Wehrwillen und fördern auf ihre Art die Wehrbereitschaft.
Die radikale Kürzung hätte zur Folge, dass die Präsenz der Spiele in der Oeffentlichkeit stark zurückginge und sie so ihren Oeffentlichkeitsauftrag wie ihre PR-Aufgabe nicht mehr wahr- nehmen könnten.
Der Bundesrat wird, um auch in Zukunft die Präsenz der Mili- tärspiele in der Oeffentlichkeit sicherstellen zu können, gebe- ten, dafür besorgt zu sein, dass mit der «Armee 95» folgende Spiele aufgestellt werden: 70 Regimentsspiele zu 62 Mann und das Schweizer Armeespiel.
Texte du postulat du 24 septembre 1992
L'armée dispose actuellement de 92 fanfares de régiment et de bataillon ainsi que de la fanfare de l'armée suisse. A ce chif- fre il faut ajouter les 8 fanfares d'écoles de recrues par an qui peuvent, lorsque leur formation est assez avancée, être enga- gées comme véritable fanfare militaire. Or selon l'état actuel d'avancement du Plan directeur de l'armée 95, il est prévu de réduire de façon disproportionnée l'effectif des fanfares militai- res, soit d'environ 40 pour cent.
Les fanfares militaires sont un élément de liaison entre le peu- ple et l'armée et contribuent pour une part importante à la bonne image de la troupe. Il ne fait aucun doute qu'elles ren- forcent la volonté de défense et favorisent à leur façon la pré- paration à la défense.
La réduction radicale prévue aurait pour conséquence une forte diminution des prestations publiques des fanfares et cel- les-ci ne seraient plus en mesure de remplir leur mandat de contact avec la population et leur tâche de relations publiques. Le Conseil fédéral est prié de faire en sorte que la présence des fanfares militaires au sein de la population continue d'être assurée et que le Plan directeur de l'armée 95 prévoie 70 fanfares de régiment de 62 hommes et la fanfare de l'armée suisse.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bloetzer, Büttiker, Danioth, Frick, Iten Andreas, Loretan, Morniroli, Rüesch, Schiesser, Schüle, Simmen (11)
Bühler Robert: Der Vorstoss «Militärspiele» betrifft eines der wirkungsvollsten Bindeglieder zwischen Armee und Bevölke- rung. Die Anzahl Spiele soll mit der Armeereform 95 von 92 auf zirka 50 reduziert werden.
Die Militärmusik hat mindestens drei Hauptaufgaben zu erfül- len: eine militärische, eine kulturelle und schliesslich - das ist von mir aus gesehen ihre Hauptfunktion - eine Scharnierfunk- tion zwischen Armee und Bevölkerung. Damit ist auch die För- derung des Wehrwillens verbunden.
Zur militärischen Aufgabe: Die Trompeter verrichten einer- seits Sanitätsdienst, und andererseits haben sie musikalische Aufträge der Truppen zu erfüllen: Fahnenübernahmen, Fah- nenabgaben usw. Unter diesem Gesichtspunkt mag die mas- sive Kürzung von weit über 40 Prozent eine gewisse Berechti- gung haben; denn der Truppenbestand der «Armee 95» wird in etwa analog gekürzt.
Zur kulturellen Aufgabe: Die Pflege der konzertanten Musik gehört zum kulturellen Auftrag der Militärspiele wie die Pflege der volkstümlichen Tradition. Die schweizerische Militärmusik ist mit unserem zivilen Blasmusikwesen stark verwachsen. Ich zitiere Albert Benz, der Ihnen ja nicht unbekannt ist: «Unser Mi- lizsystem ermöglicht eine einzigartige Durchdringung ziviler und militärischer Blasmusik: Beide geben, beide nehmen.» Aus diesem Grunde ist es z. B. den Obwaldnern und Nidwald- nern nicht gleichgültig, ob ihre Militärspiele den Bestand von Bataillonsspielen oder Regimentsspielen aufweisen. Die Ba- taillonsspiele sind Brass-Band-Formationen. Und weil in Ob- walden und Nidwalden ausschliesslich Harmoniemusik-Ver- eine bestehen, finden ihre Holzbläser keine Verwendung in den Militärspielen. Eine entsprechende Korrektur ist schon längst fällig; deshalb die Forderung des Postulates: «Schaf- fung von Regimentsspielen.»
Nachwuchssorgen bestehen keine; denn nur zirka ein Drittel der Interessenten kann heute berücksichtigt werden. Also aus kultureller Sicht ist ein massiver Abbau der Militärspiele kaum begründbar.
Durch die einschneidende Reduktion der Militärmusikbe- stände werden die noch verbleibenden Spiele mehr funktio- nale Aufträge innerhalb der Armee übernehmen müssen. Dazu kommen längere Reisezeit, zum Teil die Fünftagewoche und der Zweijahresrhythmus.
Zusammenfassend muss zu diesem Punkt gesagt werden, dass die Anzahl Militärspiele als Bindeglied zwischen Bevölke- rung und Armee keine massive Kürzung erträgt, ja dem Wehr- willen schädlich ist. Den Militärspielen kommt in Zukunft eine noch grössere Bedeutung in wehrpsychologischer Hinsicht zu; das müsste auch in der Armeereform berücksichtigt werden.
Mit dem Postulat fordern wir den Bundesrat auf, auf die Proble- matik zurückzukommen. Ein kleiner Schritt - wie ich gehört habe - wurde bereits getan. Ich weiss auch, dass die im Po- stulat genannte optimale Zahl von 71 Spielen nicht erreicht werden kann. Fachleute sehen den Bestand von 61 Spielen aber als das äusserste Minimum. Dies wäre immer noch eine Kürzung von 34 Prozent
In diesem Sinne hoffe ich, Herr Bundesrat - Sie sind ja auch ein Liebhaber von Blasmusik und von Militärspielen -, dass Sie dem Postulat wohlgewogen sind und dass Sie, meine Da- men und Herren, das Postulat überweisen.
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Conseil
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Consiglio
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03
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Datum 02.12.1992 - 08:00
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