N 19 mars 1993
628
Interpellation Strahm Rudolf
92.3153
Interpellation Strahm Rudolf KSA-Gutachten zum Atomkraftwerk Mühleberg Expertise de la CSA sur la centrale nucléaire de Mühleberg
Wortlaut der Interpellation vom 20. März 1992
Die Eidgenössische Kommission für die Sicherheit von Kern- anlagen (KSA) hat in ihrer Stellungnahme zur unbefristeten Betriebsbewilligung (Gesuch) für das Kernkraftwerk Mühle- berg (KKM) einige schwerwiegende Vorbehalte angebracht und Empfehlungen aufgestellt. Wir bitten den Bundesrat um eine Stellungnahme zu diesen Vorbehalten und Empfehlun- gen der KSA.
«Die erhöhte Leistung hat auch radiologische Auswirkungen in Form erhöhter Dosisleistungen innerhalb und ausserhalb der Anlage und grösserer Aktivitätsabgaben an die Umwelt. Die höhere mittlere Leistung des Reaktorkerns könnte die Wahrscheinlichkeit von Brennelementschäden im Betrieb und bei Störfällen erhöhen.» (KSA-Gutachten, S. 6-4)
Frage: Wie kann der Bundesrat eine Leistungserhöhung im zwanzigjährigen Altreaktor im Kernkraftwerk Mühleberg nach dieser Aussage der KSA verantworten?
«Die Strahlenbelastung des Personals in den KKW hat den Si- cherheitsbehörden in den letzten Jahren ständige Sorge be- reitet. Die Neubeurteilung der Risikofaktoren bestärkt gegen- wärtig diese Besorgnis. Im Falle des KKM ist die Situation pro- blematisch infolge der hohen Dosisleistungen im Drywell. Diese dürften bei einer Leistungserhöhung noch ansteigen. Die fortschreitende Alterung kann zudem zu vermehrten strah- lenintensiven Arbeiten führen.» (S. 4-6)
«Beim KKM wird die Einhaltung von reduzierten Grenz- und Dichtwerten (für das Personal) besondere Anstrengungen er- fordern.» (S. 5-16)
Frage: Welche speziellen Massnahmen schreibt der Bundes- rat zum Schutz des Personals vor? Wird er aufgrund der KSA- Empfehlung eine Reduktion der Dosen für das Personal durchsetzen?
«Der Rest der Mischabfälle und die übrigen Filter, welche in- folge des Vorkommnisses (Haarrisse) im Jahre 1986 stark kon- taminiert sind, sowie die Harze und Schlämme können wegen Ueberschreitung der Dosislimiten in Mol nicht verarbeitet wer- den. Im Moment laufen weitere Abklärungen zur Lösung die- ses Problems.» (S. 4-18)
Frage: Welche Lösung zur Behandlung der Pannenabfälle sind vorgesehen?
«Das Maschinenhaus eines KKW wird nicht gegen die Einwir- kungen von aussen geschützt. Aus diesem Grunde - und auch weil das Gebäude einige potentiell sehr grosse Gefah- renquellen beinhaltet - entspricht es der neueren Praxis, keine für die nukleare Sicherheit wichtigen Anlageteile im Gebäude unterzubringen. Dies ist aber beim KKM nicht durchwegs der Fall.» (S. 5-8)
Frage: Wie beurteilt der Bundesrat die Verletzlichkeit der Anla- geteile? Welche Massnahmen leitet er daraus ab?
«Die KSA empfiehlt, dass der Betreiber auch an den bisher nicht prüfbaren Schweissnähten, insbesondere an den zwei Rundnähten im Kernbereich, periodisch zerstörungsfreie Prü- fungen vornimmt und interpretiert. Hier zeichnen sich neue Entwicklungen ab, indem mit fortgeschrittenen Manipulatoren auch bisher nicht zugängliche Stellen geprüft werden kön- nen.» (S. 5-11)
Frage: Wird der Bundesrat die periodische Prüfung der Schweissnähte anordnen? Wird er die Durchführung der Ueberprüfung periodisch kontrollieren?
«Mit zunehmendem Alter der Anlage müssen gegebenenfalls aus Sicherheitsgründen auch gewisse Prüf- und Unterhaltsar- beiten intensiviert werden.» (S. 5-16)
Frage: Welche Prüf- und Unterhaltsarbeiten werden dem KKM in Zukunft zusätzlich auferlegt? Hält der Bundesrat die Gefahr neuer, alterungsbedingter Haarrisse für tragbar?
«Es werden noch weitere Verbesserungen, beispielsweise zum Schutze redundanter Ausrüstungen im Reaktorgebäude gegen die Gefahr eines gleichzeitigen Ausfalls durch Brand oder Ueberflutung, oder die Erweiterung des Umfangs der Wiederholungsprüfungen am Reaktordruckbehälter empfoh- len.» (S. 5-17)
Frage: Wird der Bundesrat diesen verbesserten Schutz redun- danter Ausrüstungen im Reaktorgebäude tatsächlich fordern? 8. Ueberwachung der Alterung
«Die HSK empfiehlt, in Ergänzung zu den bestehenden Pro- grammen für wiederkehrende Prüfungen, die Abwicklung ei- nes Alterungs-Ueberwachungsprogramms zur Auflage zu ma- chen.» (S. 5-18)
Frage: Wird der Bundesrat die Alterung überwachen lassen? Welche speziellen Ueberwachungsmassnahmen wird er an- ordnen?
«Beim KKM sind gegenwärtig weder eine Steuerstelle (Haupt- kommandoraum oder Susan-Kommandoraum) noch ein Not- fallraum entsprechend den neuen behördlichen Anforderun gen geschützt » (S. 7-18)
Frage: Gedenkt der Bundesrat, das KKM zur entsprechenden Ausrüstung der Steuerstellen entsprechend den neuen be- hördlichen Anforderungen zu verpflichten?
«Die KSA kommt zum Schluss, dass der Notfallschutz für die Bevölkerung in der Umgebung des KKM entsprechend den behördlichen Anforderungen vorbereitet ist. Die KSA kann sich aber vorstellen, dass die konkrete Durchführung von Not- fallschutzmassnahmen in einer Agglomeration der Grösse Berns mit einer entsprechenden Anhäufung von sensitiven Betrieben besondere Probleme aufwerfen würde.» (S. 7-20) Frage: Hält der Bundesrat das Notfallschutzkonzept für den Fall eines Unfalls im KKM für ausreichend? Ist das Konzept der «vertikalen Evakuation» (Flucht in die Keller) überhaupt ge- eignet?
Texte de l'interpellation du 20 mars 1992
La Commission fédérale pour la sécurité des installations nu- cléaires (CSA) a, dans son expertise relative à l'autorisation d'exploitation illimitée de la centrale nucléaire de Mühleberg, émis de sérieuses réserves et formulé diverses recommanda- tions. Nous prions le Conseil fédéral de donner son avis à ce sujet.
«Une puissance accrue a aussi des incidences radiologiques sous forme de débit de doses plus élevé, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'installation, et d'un plus fort rejet de substances radioactives dans l'environnement. Une puissance moyenne plus élevée du réacteur pourrait augmenter le risque de dom- mages aux éléments combustibles en cours de fonctionne- ment normal, ainsi qu'en cas de dérangement. » (p. 6-4 de l'expertise CSA).
Question: Comment le Conseil fédéral peut-il, compte tenu de cette déclaration, répondre d'une augmentation de la puis- sance du réacteur de la centrale de Mühleberg, lequel date d'une vingtaine d'années?
«La dose d'exposition du personnel aux radiations dans la centrale préoccupe depuis plusieurs années les autorités chargées de la sécurité. La récente réévaluation des facteurs de risque aggrave encore ce souci. En ce qui concerne la cen- trale de Mühleberg, la situation est très problématique en rai-
629
Interpellation Strahm Rudolf
son de la haute dose de radiation dans l'enceinte sèche (dry- well). Ces dangers seraient encore accrus par une augmenta- tion de la puissance. En outre, la vétusté croissante risque de nécessiter de plus fréquents travaux sous haute dose de radia- tions.» (p. 4-6)
«S'agissant de Mühleberg, l'observation des valeurs limites et des valeurs indicatives (pour le personnel) exigera des efforts particuliers.» (p. 5-16)
Question: Quelles mesures le Conseil fédéral pense-t-il pres- crire pour protéger le personnel? Procédera-t-il à un abaisse- ment de la dose limité pour tenir compte de la recommanda- tion de la CSA?
«Les résidus des déchets mixtes, ainsi que les filtres, fortement contaminés par suite de la fissure de 1986, de même que les résines et les boues, ne peuvent plus être traités à Mol (Belgi- que), en raison du dépassement des limites de doses. Des éclaircissements sont en cours pour résoudre ce problème.» (p. 4-18)
Question: Quelle solution prévoit-on pour le traitement des dé- chets en cas de dérangement?
«La halle des machines d'une installation nucléaire n'est pas protégée des effets d'origine externe. Par conséquent, et aussi en raison du fait que le bâtiment présente des sources de dan- gers potentiels extrêmement importantes, la pratique actuelle veut qu'aucune partie de l'installation importante pour la sécu- rité soit abritée dans le bâtiment. Or tel n'est pas le cas à Mühleberg.» (p. 5-8)
Question: Comment le Conseil fédéral évalue-t-il la vulnérabi- lité des diverses parties de l'installation et quelles mesures prévoit-il à cet égard?
«La CSA recommande que l'exploitant fasse des examens pé- riodiques non destructifs des joints de soudure, y compris de ceux qui jusqu'ici n'étaient pas vérifiables, et en particulier des deux joints circulaires dans la zone du coeur du réacteur, et qu'il analyse les résultats de ces examens. Un progrès techni- que a en effet été réalisé dans ce domaine, en ce que des télé- manipulateurs perfectionnés permettent d'examiner des en-
droits jusqu'ici inaccessibles.» (p. 5-11)
Question: Le Conseil fédéral pense-t-il ordonner l'examen pé- riodique des joints de soudure? Fera-t-il contrôler périodique- ment l'exécution des examens?
«Avec la vétusté croissante des installations, il faudra le cas échéant intensifier certains travaux de contrôle et de mainte- nance, aux fins de la sécurité. » (p. 5-16)
Question: Quels travaux de contrôle et d'entretien supplémen- taires entend-on imposer à la centrale de Mühleberg? Le Conseil fédéral juge-t-il acceptable le risque de nouvelles fissures?
«D'autres améliorations sont recommandées, notamment en ce qui concerne la protection des équipements redondants dans le bâtiment du réacteur contre le danger d'un accident dû à un brûlage ou à un débordement, ainsi que l'extension des examens périodiques sur le caisson du réacteur.» (p. 5-17)
Question: Le Conseil fédéral compte-t-il ordonner l'améliora- tion de la sécurité des équipements redondants dans le bâti- ment du réacteur?
«La Division principale de la sécurité des installations nucléai- res (DSN) recommande de compléter les programmes d'exa- mens périodiques par une surveillance du vieillissement de l'installation.» (p. 5-18)
Question: Le Conseil fédéral entend-il ordonner une telle sur- veillance du vieillissement? Quelles mesures spécifiques compte-t-il imposer?
«La centrale de Mühleberg ne possède actuellement ni poste de commandement - salle de commande principale ou sys- tème d'évacuation de puissance résiduelle (Susan) - ni local de l'état-major d'urgence, qui soient conformes aux normes actuelles.» (p. 7-18)
Question: Le Conseil fédéral pense-t-il ordonner que la cen- trale de Mühleberg équipe ses locaux de commandement d'une manière conforme aux exigences?
«La CSA conclut que la protection de la population en cas de situation d'urgence aux environs de la centrale de Mühleberg est conforme aux prescriptions des autorités. Elle pense néan- moins que la mise en oeuvre des mesures d'urgence dans une agglomération aussi importante que celle de Berne, qui comprend de nombreuses implantations vulnérables, pose- rait des problèmes particuliers.» (p. 7-20)
Question: Le Conseil fédéral tient-il le plan d'urgence prévu en cas d'accident de la centrale de Mühleberg pour suffisant? Le plan dénommé «évacuation verticale» (occupation des abris souterrains) est-il vraiment adéquat?
Schriftliche Begründung - Développement par écrit Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 14. Dezember 1992
Rapport écrit du Conseil fédéral
du 14 décembre 1992
Die Eidgenössische Kommission für die Sicherheit von Kern- anlagen (KSA) kommt in ihrer Stellungnahme vom Dezember 1991 zum Gesuch der BKW zu folgenden Schlussfolge- rungen:
«Die Beurteilung der bisherigen Betriebsführung und des ak- tuellen Sicherheitsstandes des Kernkraftwerks Mühleberg hat ein insgesamt positives Bild ergeben. Durch umfangreiches Nachrüsten hat der Betreiber seine Anlage weitgehend dem aktuellen und international anerkannten Stand der Technik an- geglichen. Dieses Nachrüsten ist allerdings in einzelnen Punk- ten noch nicht abgeschlossen; auch in Zukunft ist mit weiteren Anpassungen zu rechnen .... Gestützt auf ihre eingehende Be- urteilung und unter Berücksichtigung der empfohlenen Aufla- gen sieht die KSA deshalb keine Gründe, welche gegen die Erteilung einer unbefristeten Betriebsbewilligung für das Kern- kraftwerk Mühleberg sprechen.
Auch bei der um 10 Prozent auf 1097 MW erhöhten Reaktorlei- stung werden die bisher geltenden quantitativen Sicherheits- grenzwerte nach wie vor eingehalten und auch keine Erfah- rungswerte verletzt, so dass die Anlage auch bei dieser Lei- stung die Bestimmungen des Atomgesetzes erfüllt. Von die- sem Gesichtspunkt aus gibt es somit nach Auffassung der KSA keine Gründe, weshalb die beantragte Leistungserhö- hung verweigert werden müsste. Weil aber die Leistungserhö- hung inhärent zu einer - im vorliegenden Fall leicht überpro- portionalen - Zunahme der Dosen und des Risikos führt, ist es auch für Fachleute eine Ermessensfrage, ob ihr auch zuge- stimmt werden sollte; darüber sind auch in der KSA die Mei- nungen geteilt.
Die Mehrzahl der von der HSK in ihrem Gutachten empfohle nen Auflagen betreffen Themen, welche die KSA in der vorlie- genden Stellungnahme eingehend behandelt hat; sie ist da- bei zu ähnlichen Schlussfolgerungen gekommen wie die HSK Weil damit auch die Belange der KSA ausreichend ge- deckt sind, verzichtet sie auf die Empfehlung zusätzlicher Auf- lagen.»
Gestützt auf das umfassende Gutachten der Hauptabteilung für die Sicherheit der Kernanlagen (HSK) und die zitierte Stel- lungnahme der KSA hat der Bundesrat den BKW am 14. De- zember 1992 die Bewilligung für den weiteren Betrieb des Kernkraftwerkes Mühleberg erteilt Die Bewilligung ist bis 31. Dezember 2002 befristet und sieht eine Leistungserhö- hung von 997 auf 1097 MW vor. Sie enthält verschiedene von der HSK und der KSA vorgeschlagene Bedingungen und Auf- lagen. Gleichzeitig wurden die BKW verpflichtet, im Hinblick auf den Fristablauf Alternativen zu evaluieren und innert einer vom Eidgenössischen Verkehrs- und Energiewirtschaftsde- partement festzulegenden Frist zu unterbreiten. Die mit der Leistungserhöhung zusammenhängende geringfügige Zu- nahme des Risikos wird nach Beurteilung der HSK durch die verschiedenen Nachrüstungen mindestens kompensiert. Für
N 19 mars 1993
630
Interpellation Rebeaud
Einzelheiten verweisen wir auf den Entscheid des Bundesra- tes vom 14. Dezember 1992.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesra- tes nicht befriedigt und verlangt Diskussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
Verschoben - Renvoyé
offensichtliche Mehrheit Minderheit
92.3441 Interpellation Rebeaud Telefontarife für Hörbehinderte Tarifs du téléphone pour les malentendants
Wortlaut der Interpellation vom 9. Oktober 1992
Der Betrieb einer Vermittlungsstelle, die es Hörbehinderten er- laubt, sich untereinander oder mit normal Hörenden telefo- nisch zu verständigen, hat gezeigt, dass dafür unter den Hör- behinderten der Schweiz eine sehr grosse Nachfrage besteht. Die Zahl dieser Art von Telefongesprächen ist von 1988 bis 1991 von unter 1000 auf über 8000 pro Monat angestiegen. Verglichen mit Ländern, in denen dieser Dienst weiter ausge- baut ist, wie in Kanada und Schweden, liegt die potentielle Nachfrage in der Schweiz bei rund 30 000 Gesprächen pro Monat.
In der Schweiz stossen Hörbehinderte leider auf besonders grosse finanzielle Hindernisse. Obwohl die IV die Vermitt- lungsstellen finanziell unterstützt, ist das Telefon für die Hörbe- hinderten viel zu teuer. Dies liegt vor allem daran, dass die Ge- spräche über die Vermittlungsstelle doppelt geschaltet wer- den müssen und dass die mit Schreibtelefonen übermittelten Nachrichten fünf- bis zehnmal mehr Zeit brauchen als die mündlichen Mitteilungen. Die PTT berechnen die Telefonmi- nute für Hörbehinderte zum gleichen Preis wie für die normal Hörenden. Dies bedeutet, dass für einen Hörbehinderten das gleiche Gespräch mindestens fünf- bis zehnmal teurer ist als für einen normal Hörenden.
Ziel der Behindertenpolitik der eidgenössischen und kantona- len Behörden ist es, für die Behinderten möglichst gleiche Le- bensbedingungen zu schaffen wie für die Nichtbehinderten. So werden bauliche Hindernisse für Körperbehinderte überall beseitigt, wo es möglich ist, ohne deswegen die Betroffenen die dafür notwendigen Arbeiten bezahlen zu lassen.
Deshalb wäre es nur gerecht, wenn das Gemeinwesen die Mehrkosten für Telefongespräche von Hörbehinderten eben- falls übernehmen würde. In zahlreichen zivilisierten Ländern ist diese Forderung erfüllt. Sie entspricht zudem dem Zweck des Fernmeldegesetzes, «das gewährleistet, dass die Fern- meldebedürfnisse von Bevölkerung und Wirtschaft in allen Landesteilen zuverlässig, preiswert und nach den gleichen Grundsätzen befriedigt werden können» (Art. 1).
Der Bundesrat wird gebeten, folgende Fragen zu beant- worten:
Hält der Bundesrat die Situation der Benutzer der Vermitt- lungsstellen für zufriedenstellend?
Ist er der Ansicht, dass eine Gleichbehandlung von Hörbe- hinderten und normal Hörenden, bemessen nach der Zahl der übermittelten Nachrichten und nicht nach der Zeit, während der die Telefonlinien besetzt sind, für die Gemeinschaft finan- ziell untragbar wäre?
Welche zusätzliche Belastung müsste in der Schweiz pro Einwohner und Jahr bei einer solchen Gleichbehandlung in Kauf genommen werden?
Soll diese Gleichstellung über eine Abstufung der PTT- Gebühren oder über eine Abgeltung des Bundes an die PTT verwirklicht werden?
Was will der Bundesrat unternehmen, damit die Hörbehin- derten die Vermittlungsstellen benützen können, ohne von den Kosten abgeschreckt zu werden? Welchen zeitlichen Rah- men sieht er dafür vor?
Texte de l'interpellation du 9 octobre 1992
L'exploitation de relais permettant aux malentendants de com- muniquer entre eux ou avec des personnes entendantes par téléphone a mis au jour une très forte demande parmi la popu- lation malentendante de Suisse. De 1988 à 1991, le nombre de communications de ce type a passé de moins de 1000 à plus de 8000 par mois. La demande potentielle, établie par compa- raison avec des pays où ce service est plus développé, comme le Canada ou la Suède, serait de quelque 30 000 com- munications par mois.
Malheureusement, en Suisse, les malentendants se heurtent à des barrières financières particulièrement sévères. Bien que les services de relais téléphoniques soient soutenus par l'Al, l'usage du téléphone reste beaucoup trop coûteux pour les malentendants. Cela tient particulièrement au fait que les conversations par relais exigent une double connexion, et que les messages transmis par clavier de machine à écrire pren- nent cinq à dix fois plus de temps que les messages oraux. Or, les PTT facturent la minute de téléphone au même prix pour les malentendants et pour les entendants, ce qui signifie que la même conversation coûte au moins cinq à dix fois plus cher pour un malentendant que pour une personne entendante.
Dans leur politique générale à l'égard des handicapés, les au- torités fédérales et cantonales tendent à offrir aux handicapés des conditions de vie quotidienne les plus proches possible de celles des non-handicapés. Ainsi supprime-t-on partout où c'est possible les obstacles architecturaux pour les handica- pés physiques, sans pour autant faire payer les travaux néces- saires aux intéressés.
Dans cette perspective, il serait équitable que la collectivité prenne également à sa charge le surcoût résultant, pour les malentendants, du recours au relais téléphonique. Cette exi- gence est satisfaite dans de nombreux pays civilisés. Elle est conforme au but de la loi fédérale sur les télécommunications, qui est de «garantir que les besoins de la population et de l'économie dans le domaine des télécommunications soient satisfaits dans toutes les parties du pays de manière sûre, avantageuse et selon les mêmes principes» (art. premier). Dès lors, le Conseil fédéral est prié de dire:
s'il considère comme satisfaisante la situation actuelle des usagers de relais téléphoniques;
s'il estime qu'une égalité de traitement entre personnes ma- lentendantes et personnes entendantes, mesurée à la quan- tité des messages transmis et non au temps d'occupation des lignes téléphoniques, serait financièrement insupportable pour la collectivité;
quelle serait la charge supplémentaire à supporter en Suisse, par habitant et par année, d'une telle égalité de traite- ment;
si cette égalité devrait être réalisée par des tarifs différenciés des PTT ou par une subvention fédérale aux PTT;
ce qu'il compte entreprendre, et dans quels délais, pour que les malentendants puissent utiliser les relais téléphoni- ques sans être dissuadés par les coûts.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Béguelin, Blatter, Brügger Cyrill, Brunner Christiane, Caccia, Carobbio, Colum- berg, Comby, Darbellay, de Dardel, David, Deiss, Diener, Du- voisin, Eggly, Epiney, Etique, Frey Claude, Gardiol, Guinand, Haller, Hollenstein, Jeanprêtre, Loeb François, Matthey, Mi- steli, Narbel, Robert, Ruffy, Scheurer Rémy, Schmid Peter, Sei- ler Rolf, Sieber, Spielmann, Stamm Judith, Suter, Theubet, Thür, Tschopp, Weder Hansjürg, Wiederkehr, Ziegler Jean, Zi- syadis, Zwahlen (45)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Strahm Rudolf KSA-Gutachten zum Atomkraftwerk Mühleberg Interpellation Strahm Rudolf Expertise de la CSA sur la centrale nucléaire de Mühleberg
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1993
Année
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
16
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 92.3153
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 19.03.1993 - 08:00
Date
Data
Seite
628-630
Page
Pagina
Ref. No
20 022 494
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.