Motion SGK-SR 92.031
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und entsprechend handeln. Ich glaube nicht, dass sich wäh- rend der Kommissionsberatung eine Skepsis gegenüber die- ses Vorgehen ergeben hat.
Angenommen - Adopté
Art. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 1 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Schüle: Ich möchte doch die Frage aufwerfen, ob Herr Jag- metti mit seiner Vermutung recht hat, der Bürger würde in einer Abstimmung über die Alkohol- und die Tabakwerbung ent- scheiden. Wir haben es mit zwei Initiativen zu tun, wie Sie jetzt auch aus Artikel 1 ersehen, den wir jetzt bereinigen. Hier heisst es: «Die Volksinitiativen .... werden gültig erklärt und der Ab- stimmung von Volk und Ständen unterbreitet», und dann: «Die Initiativen lauten: .... » Im nächsten Artikel werden wir dann empfehlen, «die beiden Initiativen zu verwerfen». Ich halte es für unmöglich, dass wir sagen: Wir erledigen das in einer einzi- gen Abstimmung. Der Bürger muss zwei getrennte Fragen vorgelegt bekommen: Will er zur Volksinitiative «zur Verminde- rung der Alkoholprobleme» ja oder nein sagen, will er zur Volksinitiative «zur Verminderung der Tabakprobleme» ja oder nein sagen? Ich glaube, das ist die Lösung, die wir vorzusehen haben.
Frau Weber Monika: Ich möchte das wärmstens unterstützen. Es muss für den Bürger Transparenz herrschen. Es gibt viel- leicht Bürger, die nur der einen Initiative zustimmen wollen und der anderen nicht. Ich glaube, diese Freiheit müssen wir lassen. Es sind zwar «Zwillings-Initiativen», weil sie beide in die gleiche Richtung gehen. Aber es sind Werbeverbote für zwei verschiedene Suchtmittel, die zur Diskussion stehen. In die- sem Sinne darf jeder Bürger auswählen, was er stimmen will. Der Beschluss muss sinngemäss so lauten.
Präsident: Ich nehme an, dass man diesen Beschluss, so wie er hier vorliegt, dem Stimmbürger in zwei Fragen vorlegen kann.
Angenommen - Adopté
Art. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Antrag Weber Monika Die Bundesversammlung empfiehlt Volk und Ständen, die bei- den Initiativen anzunehmen.
Art. 2
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition Weber Monika
L'Assemblée fédérale recommande au peuple et aux cantons d'accepter les initiatives.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Weber Monika
38 Stimmen 4 Stimmen
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes Dagegen
37 Stimmen 4 Stimmen
93.3026
Motion SGK-SR 92.031 Förderung von Prävention und Gesundheitserziehung Motion CSSS-CE 92.031 Encouragement de la prévention et de l'éducation pour la santé
Wortlaut der Motion vom 19. Januar 1993
Der Bundesrat wird aufgefordert, eine Vorlage auszuarbeiten, damit aus der Tabaksteuer ein angemessener Anteil der Steuer für Gesundheitserziehung und Prävention auf der Stufe Bund und Kantone zur Verfügung steht.
Die Leistung darf nicht zu Lasten der Ablieferung an die AHV/IV ausgestaltet werden.
Texte de la motion du 19 janvier 1993
Le Conseil fédéral est chargé d'élaborer un projet afin de met- tre à disposition de la Confédération et des cantons une part appropriée du produit de l'imposition du tabac à des fins d'éducation pour la santé et de prévention.
Cette prestation ne doit pas se faire au détriment des taxes pré- levées en faveur de l'AVS/Al.
Antrag Reymond Ueberweisung als Postulat
Proposition Reymond Transmettre comme postulat
Bundesrat Cotti: Der Bundesrat empfiehlt Ihnen, die Motion in ein Postulat umzuwandeln.
Es geht bei der Motion insbesondere darum, aus der Tabak- steuer gewisse Mittel zweckgebunden wegzunehmen und sie für die Präventionskampagne zu gebrauchen. Der Bundesrat ist sich der Bedeutung der Prävention absolut bewusst. Ich habe vor einer Minute gesagt, dass Prävention auch in diesem Lande betrieben wird. Hingegen ist Ihnen bekannt, dass nach Artikel 34quater Bundesverfassung alle Mittel aus der Tabak- steuer zweckgebunden in Richtung AHV und IV fliessen.
Sollte jetzt die Motion auch nur teilweise als solche angenom- men werden, dann müsste man entsprechend in Kauf neh- men, dass gerade im sehr delikaten Bereich der AHV und der IV, wo die Kosten aufgrund kürzlicher Beschlüsse noch we- sentlich erhöht werden und wo in den nächsten Jahren mit grossen Finanzengpässen zu rechnen ist, wegen der zusätzli- chen Zweckbindung Mittel weggenommen werden.
Das bedeutet nicht, Herr Huber, dass der Bundesrat nicht be- reit wäre, das Problem vertieft zu prüfen. Aber ich muss Ihnen sagen: Der AHV/IV Mittel, die ihr über die Zweckgebundenheit zustehen, zum voraus, ohne grundsätzliche Ueberprüfung, wegzunehmen, kommt im heutigen Moment - ohne vertiefte Prüfung - für den Bundesrat kaum in Frage!
Deshalb möchte ich Sie bitten, die Motion in ein Postulat um- zuwandeln.
M. Reymond: Avant même que le Conseil fédéral se soit ex- primé, j'avais décidé hier de demander la transformation de cette motion en postulat; il se trouve donc que je soutiens la position de M. Cotti, conseiller fédéral.
La motion 93.3026 de notre commission met bien en évidence et avec raison la nécessité de prendre en compte et de pro- mouvoir la prévention, notamment celle destinée aux jeunes. Je partage ce souci, mais il me semble que le caractère impé- ratif de la motion, aujourd'hui même, ne convient pas dans le cas particulier, même si, pour des raisons de tactique au mo- ment de la votation, la commission croit pouvoir démontrer qu'avec une motion on est en mesure de combattre des initiati- ves. C'est avec d'autres moyens qu'on peut combattre des ini-
An den Nationalrat - Au Conseil national
5-SR
Motion CSSS-CE 92.031
34
E
2 mars 1993
tiatives et non pas avec une motion qui demande à la Confédé- ration de faire un certain nombre de choses. Il m'apparaît donc utile d'enrichir la discussion par quatre ré- flexions.
Premièrement, même si la motion prévoit dans son deuxième alinéa que: «Cette prestation ne doit pas se faire au détriment des taxes prélevées en faveur de l'AVS/Al», une telle imposi- tion supplémentaire restreindra inévitablement, à l'avenir, au moins le potentiel d'épuisement de l'imposition liée au tabac en faveur de l'AVS/Al.
Deuxièmement, compte tenu de sa situation financière, la Confédération doit faire d'autant plus attention à ne concen- trer ses moyens financiers qu'à des tâches prioritaires. En ma- tière de politique sociale et de santé publique, par exemple, les dossiers sida, drogue et vieillisement de la population ont à mes yeux une importance prioritaire que personne ne conteste. Le tabac, dont on ne saurait négliger totalement les aspects positifs aussi, même pour le consommateur, mais sur- tout positifs pour l'économie et pour l'Etat, ne me semble pas nécessiter une telle priorité; je dis bien une «telle priorité» seu- lement. En matière de prévention, cette question est d'autant plus pertinente que la population suisse est, me semble-t-il, bien informée sur le fait que fumer constitue un facteur de ris- que en relation avec certaines maladies.
Troisièmement, depuis longtemps déjà, les médias accordent une attention considérable aux activités du mouvement anti- tabac, lequel me semble ne pas avoir besoin de plus de sub- ventions; car il dispose vraiment de ressources financières et humaines, non seulement au sein des milieux publics, mais aussi privés. La lutte contre la consommation du tabac est d'ailleurs devenue une source d'activités commerciales tout aussi lucrative que la production du tabac elle-même.
Quatrièmement, avec une imposition fiscale affectée, la Confé- dération restreint sa liberté d'action dans la répartition de ses moyens. Cela veut dire qu'elle ne peut disposer de manière optimum de ses revenus et décider de leur utilisation, confor- mément aux priorités. Le Conseil fédéral est d'ailleurs parfaite- ment conscient de ce fait puisque, dans son message du 9 mars 1992, il a rejeté le principe de l'attribution d'un pourcen- tage de l'imposition.
En conclusion, il me semble que l'adoption d'une telle fiscalité nouvelle, d'un caractère punitif, ouvre la voie à l'imposition d'autres produits ou d'autres habitudes liés eux aussi, préten- dument ou non, à certaines maladies. Enfin, en matière de pré- vention contre l'abus du tabac et avant de donner l'ordre, comme le veulent les motionnaires, au Conseil fédéral de pré- lever un impôt supplémentaire pour cela, il conviendrait d'abord de recenser tous les moyens, toutes les actions déjà engagées par l'Etat et par les autres milieux, d'évaluer leur jus- tification, leur efficacité et leurs éventuelles insuffisances. Ce n'est qu'à ce moment-là, qu'après l'appréciation de ces élé- ments, qu'on pourrait éventuellement transmettre la motion qui nous est proposée.
Pour l'heure, je crois donc que le Conseil fédéral a raison de souhaiter la transformation de la motion de notre commission en un postulat. C'est pourquoi je vous recommande de suivre l'avis du Conseil fédéral.
Huber, Berichterstatter: Ich kann gemäss Artikel 30 unseres Ratsreglementes diese Erklärung nicht abgeben. Wir haben die vorliegende Motion mit 11 zu 0 Stimmen bei einer Enthal- tung im Gesamtkontext der Behandlung beschlossen. Ich muss darauf aufmerksam machen, dass Sie die Motion an die Kommission zurückweisen müssten, dort eine Sachdiskus- sion stattfinden würde und neu entschieden werden müsste und wir dann wieder hier sagen müssten, ob wir einverstanden sind oder nicht
Ich empfehle Ihnen, diesen schwierigen Weg nicht zu gehen, sondern über Motion und Postulat abzustimmen respektive darüber, ob Motion oder nicht Motion - so muss ich es sagen! Ich empfehle Ihnen nachhaltig, die Motion zu überweisen. Entgegen dem, was Herr Bundesrat Cotti festgehalten hat, geht es bei dieser Motion nicht darum, von AHV und IV etwas wegzunehmen, sondern die Motion enthält ausdrücklich die Forderung: zusätzlich zu den Leistungen für AHV und IV für
das Mittel der Prävention Steuern zur Verfügung zu stellen. Da- mit ist auch angezeigt, dass Sie bei einer Annahme der Motion im Zweitrat nicht darum herumkommen, das System der Be- steuerung des Tabaks auf der Stufe der Verfassung im Sinne unserer Motion anzuschauen. Das ist gewollt und gezielt und unserer Meinung nach auch richtig.
Ich bitte daher, dass Sie der Ueberweisung des Vorstosses in Motionsform zustimmen.
Bühler Robert: Ich bitte Sie, folgenden Antrag zu unterstüt- zen: Diese Motion soll heute nicht behandelt, sondern an die Kommission zurückgegeben werden, damit sie sie nochmals beraten kann.
Wenn wir jetzt den Beschluss fassen, die Motion sei erheblich zu erklären, bedingt dies eine Verfassungsänderung. Dann werden Sie aber für lange Zeit überhaupt nichts haben. Wenn ein Postulat überwiesen werden könnte, gäben wir dem Bun- desrat den Auftrag, hier Studien anzustellen. Kurz: Vorgehen und Auswirkungen sollten uns besser dargestellt werden können.
Ich stelle Ihnen den Antrag, dass wir die Motion jetzt nicht be- handeln, sondern dass die Kommission sie noch einmal berät.
Bundesrat Cotti: Die Ergänzung von Herrn Huber geht, wenn wir eine rein mathematische Uebung machen wollen, darauf hinaus, dass er zusätzliche Bundesmittel für die Prävention wünscht. Wenn es keine Kompensation der heutigen Zuwen- dungen an die AHV und IV geben darf - natürlich über eine Verfassungsänderung, Herr Bühler Robert -, dann können die Mittel, wie Sie das gesagt haben, nur zusätzlich zu Lasten der Bundeskasse gehen.
Ich muss Sie ein weiteres Mal vor dieser Entwicklung warnen: Wir sind systematisch unter Druck bei finanziellen Fragen, und jetzt möchten Sie - gleichsam als Ersatz für die andere Lö- sung - die Finanzierung dieser Prävention, die hauptsächlich den Kantonen obliegt. Wir müssen uns darüber im klaren sein, dass das zusätzliche Bundesmittel erfordert.
Ich überlasse den Entscheid Ihnen, aber ich glaube, dass das finanziell absolut nicht zu verantworten ist
M. Coutau: J'ai entendu avec intérêt la proposition de M. Bühler Robert Je suis prêt à la suivre, mais je me demande dans quelle mesure, notamment après ce que vient de dire M. Cotti, conseiller fédéral, il ne faudrait pas renvoyer égale- ment cette motion à la Commission de l'économie et des rede- vances. C'est en effet une question de politique fiscale finale- ment, et je me demande si l'on ne devrait pas également de- mander l'avis de la Commission de l'économie et des rede- vances afin d'avoir une opinion tout à fait fondée quant à l'op- portunité d'introduire cet impôt nouveau.
Frau Meier Josi: Das Reglement ist formell. Es sagt: Wenn eine Motion vom Bundesrat abgelehnt wird, dann muss dar- über abgestimmt werden, ob sie überwiesen werden solle oder nicht. Wir haben davor gewarnt Es ist ganz klar, wie sich das jetzt hier entwickelt: Wenn Sie die Motion ablehnen, dann ist die Sache vom Tisch. Mit diesem Risiko müssen wir leben. Aber nachdem die Kommission mit 11 zu 1 Stimmen bei einer Enthaltung die Motion beschlossen hat, ist über diese Motion so zu entscheiden: ja oder nein.
Huber, Berichterstatter: Ich darf die Differenz im Verständnis des Departementsvorstehers und der Kommission akzentuie- ren. Wir haben im zweiten Abschnitt klar gesagt: «Die Leistung darf nicht zu Lasten der Ablieferung an die AHV/IV ausgestaltet werden.»
Wir haben volles Verständnis dafür, dass gerade in der jetzi- gen Situation der Beitrag der Tabaksteuer an die AHV nicht ge- schmälert werden darf. Aber wir wollen nicht eine Mehrbela- stung des Bundes, sondern wir wollen eine Mehrbelastung des Konsumenten. Das ist die entscheidende Differenz, die sich hier zwischen uns ergeben hat. Ich lege Wert darauf, die- sen zweiten Abschnitt zuhanden der Materialien in diesem Sinn zu interpretieren und klarzustellen.
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Postulat Frick
Erste Abstimmung - Premier vote Für den Antrag Bühler Robert Dagegen
16 Stimmen 19 Stimmen
Zweite Abstimmung - Deuxième vote Für Ueberweisung der Motion Dagegen
19 Stimmen 17 Stimmen
92.3553
Postulat Frick Sicherstellung der IV-Renten für Suchtkranke Versement des rentes Al aux personnes toxicodépendantes
Wortlaut des Postulates vom 17. Dezember 1992
Im Rahmen der Invalidenversicherung sind auch Sucht- kranke - unter anderem Alkohol- und Drogenkranke - renten- berechtigt. Die Auszahlung der Renten erfolgt in der Regel in bar an die Berechtigten. Vor allem Drogenabhängige verwen- den diese Renten nicht für den Lebensunterhalt, sondern set- zen sie aus naheliegenden Gründen umgehend auf dem Dro- genmarkt um.
Es ist angezeigt, dieser Problematik nachzugehen und sicher- zustellen, dass in solchen Fällen die Renten nicht an die Suchtkranken direkt ausbezahlt, sondern zweckentspre- chend verwendet werden.
Der Bundesrat wird daher eingeladen:
abzuklären, wie viele Renten an Suchtkranke - insbeson- dere Drogenabhängige - direkt ausbezahlt werden;
geeignete Massnahmen zu prüfen, um sicherzustellen, dass die Renten zum Unterhalt der Berechtigten und ihrer Familien verwendet werden und insbesondere verhindert wird, dass die Renten umgehend in den Drogenmarkt fliessen;
darüber Bericht zu erstatten, die geeigneten Massnahmen zu treffen und dem Parlament gegebenenfalls die nötigen ge- setzlichen Aenderungen vorzulegen.
Texte du postulat du 17 décembre 1992
Les personnes souffrant d'alcoomanie ou de toxicomanie ont droit à une rente de l'assurance invalidité, rente qui leur est, en général, versée en espèces. Or, en particulier les toxicoma- nes, au lieu d'utiliser cet argent pour vivre, l'investissent dans l'achat de stupéfiants.
A nous d'examiner le problème et de faire en sorte que cet ar- gent ne leur soit plus versé directement et qu'il serve à ce à quoi il doit servir.
Je demande au Conseil fédéral:
de nous dire combien de rentes sont versées directement à des personnes réputées dépendantes, notammment à des to- xicomanes;
d'examiner les mesures à prendre pour que les rentes qui leur sont versées servent à leur entretien et à celui des mem- bres de leur famille, et non à alimenter ipso facto le marché de la drogue;
de rendre compte au Parlement des mesures qu'il envisage prendre et de lui soumettre des propositions pour modifier la loi en conséquence.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bisig, Bloetzer, Bühler Ro- bert, Flückiger, Meier Josi, Rhyner, Salvioni, Uhlmann, Weber Monika (9)
Frick: Es geht mir mit meinem Postulat darum, sicherzustel len, dass IV-Renten, welche der Bund für Suchtkranke ausbe- zahlt, zweckentsprechend verwendet werden und nicht direkt in den Markt der Suchtmittel, insbesondere nicht in den Dro- genmarkt, fliessen.
Die heutige Situation ist folgende: Suchtkranke sind bei der In- validenversicherung rentenberechtigt, wenn sie die gesetzli- chen Voraussetzungen erfüllen. Neben den Konsumenten der früher in der Schweiz klassischen Suchtmittel Alkohol und Ni- kotin sind es zunehmend drogensüchtige Opiatkonsumen- ten, welche die IV-Rente beanspruchen müssen. Ihnen wird die Rente in aller Regel direkt und bar ausbezahlt. Nahelie- gend ist darum, dass der Süchtige diesen Geldsegen für sein nächstliegendes Bedürfnis verwendet und ihn auf dem Alko- hol- oder Drogenmarkt umsetzt.
Es fehlt an einer gesetzlichen Auflage oder an einer gesetzli- chen Sicherung, dass die Rente für den Lebensunterhalt des Süchtigen gebraucht wird, für die individuelle Hilfe zum Ueber- leben, wofür sie ja gedacht ist.
Die heutige Rentenpraxis der Direktauszahlung an die Sucht- kranken führt zu zwei höchst negativen Konsequenzen: Er- stens wird der soziale Zweck der IV-Rente nicht mehr erreicht, und zweitens unterstützt der Bund damit indirekt die Drogen- sucht, statt ihre Folgen zu lindern; er finanziert den Drogen- konsum und alimentiert damit auch den Drogenhandel, ohne es zu wollen.
Im Rahmen meiner Abklärungen, die dem Postulat vorange- gangen sind, habe ich feststellen müssen, dass diese Proble- matik ernsthaft besteht, aber vom Bundesamt für Sozialversi- cherung noch kaum erkannt ist und dass keine Massnahmen getroffen worden sind, um diesen Missstand zu beheben.
Lassen Sie mich das aufgrund einiger Zahlen belegen: Noch vor zehn Jahren, Anfang der achtziger Jahre, wurde jährlich eine grosse Zahl von IV-Renten an Alkoholkranke, aber kaum je an Drogenkranke neu gesprochen. In den letzten Jahren stagnierten die wegen Folgen der Alkoholsucht neu gespro- chenen IV-Renten bei rund 2000 Neurenten im Jahr. Hingegen waren die IV-Renten wegen den sogenannten übrigen Süch- ten steigend. Von 670 im Jahre 1986 stiegen sie auf fast 1000 im Jahre 1991: eine Zunahme von rund 50 Prozent in fünf Jah- ren! Die Zahl 1992 liegt noch nicht definitiv vor, dürfte aber 1000 überschreiten, 1000 Neurenten an «übrige Süchtige». Auf welche Süchtigen, ob auf Nikotin-, Medikamenten- oder Opiatsüchtige, diese Renten entfallen, lässt sich nicht feststel- len. Das weiss auch das Bundesamt für Sozialversicherung nicht, weil die diesbezügliche Statistik rudimentär ist.
Die Angaben, die vorliegen, weisen aber klar darauf hin, dass die Zahl der IV-Renten an Drogensüchtige recht hoch ist. So weiss ich von einer IV-Kommission in einem städtischen Kan- ton, dass allein in diesem Einzelkanton wöchentlich mehrere IV-Renten für Drogensüchtige neu gesprochen werden müssen.
Wenn es in einem einzigen städtischen Kanton pro Jahr weit über 100 neue IV-Renten an Drogensüchtige sind, so müsste es gesamtschweizerisch doch ein erheblicher Teil dieser 1000 Neurenten sein; denn auch die Praxis in den ländlichen Kanto- nen zeigt, dass zunehmend IV-Renten an Drogensüchtige ausgerichtet werden müssen.
Gesamtschweizerisch müssen wir heute davon ausgehen, dass es mittlerweile eine erhebliche Zahl drogensüchtiger IV- Rentner gibt. Ob es 1000, 2000 oder 3000 sind, wissen wir nicht, weil die statistische Erfassung nicht stattfindet. Wenn die Süchtigen aber auch nur einen Teil ihrer IV-Renten wieder auf dem Drogenmarkt umsetzen, sind es jährlich Millionen von Franken, die aus der IV-Kasse des Bundes mehr oder weniger direkt in den Drogenmarkt fliessen. Aehnlich gestaltet sich die Situation bei alkoholkranken IV-Rentnern, wo der Handel legal ist, aber das Problem der missbräuchlichen Rentenverwen- dung ebenfalls besteht.
Ich möchte ausdrücklich festhalten, dass der Drogen-, Alko- hol- oder aus anderen Gründen Süchtige als Kranker behan- delt werden muss und dass ihm eine IV-Rente ausgerichtet wird, wenn er die Voraussetzungen erfüllt. Es geht mir aber darum, sicherzustellen, dass die Rente zweckentsprechend verwendet wird.
Welche Massnahmen sind möglich? Ich habe in meinem Po- stulat einen Weg aufgezeigt und mögliche Massnahmen auf- gelistet: Erstens geht es ja darum, abzuklären, wie viele Ren- ten überhaupt an Suchtkranke direkt ausbezahlt werden. Die statistischen Erhebungen fehlen. Das Bundesamt für Sozial-
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Jahr
1993
Année
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
02
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.3026
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 02.03.1993 - 08:00
Date
Data
Seite
33-35
Page
Pagina
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20 022 557
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