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Gatt/Cycle d'Uruguay
94.3386
Interpellation Delalay Gatt-Verträge und Weinimport Accords du Gatt et importations de vins
Wortlaut der Interpellation vom 29. September 1994 Wie stellt sich der Bundesrat im Hinblick auf die Entscheidun- gen über die Gatt-Verträge zu den folgenden Punkten?
Das Referendum gegen den Rebbaubeschluss hat seine Ziele erreicht: Die Weinqualität hat sich verbessert, und die Einfuhrprivilegien sind abgebaut worden. Der besondere Schutz der Weissweine steht nicht zur Diskussion, denn eine unkontrollierte Öffnung der Grenze würde den Bund zusätzli- cher Einnahmen berauben und den Markt aus dem Gleichge- wicht bringen. Die Weinbaubetriebe, die dadurch gefährdet würden, müssten zusätzlich unterstützt werden, und das würde bedeutend mehr kosten als die heutigen, beschränkten Beiträge.
Weissweinimporte müssen deshalb in Zukunft auf die im Gatt vereinbarte Menge beschränkt bleiben. Es handelt sich um ein Jahreskontingent, das leicht höher ist als das ur- sprüngliche Schweizer Angebot; Einfuhren, die über das Kon- tingent hinausgehen, werden mit einer zusätzlichen Zollab- gabe belastet, die innerhalb der nächsten sechs Jahre um 15 Prozent reduziert werden muss.
Eine zusätzliche Liberalisierung darf nur mit Zustimmung al- ler Beteiligten und unter Berücksichtigung der Entwicklung er- folgen. Auch sollte dabei die Regelung unserer Beziehungen zu den europäischen Nachbarn abgewartet werden; immerhin ist die Schweiz ein wichtiger Abnehmer ihrer Produktion (55 Prozent des Konsums stammen aus diesen Ländern).
Mit Mitteln aus dem Rebbaufonds müssen Massnahmen zur Förderung der für den Export bestimmten Weine ergriffen werden (gegenwärtig wird weniger als 1 Prozent der Produk- tionsmenge ausgeführt).
Texte de l'interpellation du 29 septembre 1994
Dans la perspective des décisions sur l'Accord du Gatt, quelle est la position du Conseil fédéral sur les points suivants?
Les objectifs du référendum contre l'arrêté fédéral sur la viti- culture ont été atteints par une amélioration de la qualité des vins et par la suppression des privilèges liés à leur importation. La protection spéciale des vins blancs n'est pas mise en cause, car une ouverture incontrôlée des frontières priverait la Confédération de nouvelles recettes et nuirait à l'équilibre du marché. Le soutien des exploitations ainsi mises en péril nous coûterait alors beaucoup plus que les frais réduits qui leur sont consacrés aujourd'hui.
Les importations de vins blancs doivent donc demeurer li- mitées à l'avenir aux exigences du Gatt. Il s'agit d'un contin- gent annuel légèrement augmenté par rapport à l'offre suisse et d'une taxe douanière dissuasive pour les surplus, avec ré- duction de 15 pour cent sur six ans.
Une libéralisation supplémentaire ne doit donc intervenir que par consensus, après observation de l'évolution et lors- que nous aurons mis au point nos relations avec nos voisins européens dont la Suisse est un client important (55 pour cent de la consommation).
Des mesures-cadres sont à prendre à travers le fonds vini- cole pour promouvoir les vins suisses à l'exportation (actuelle- ment moins de 1 pour cent de la production).
Mitunterzeichner - Cosignataires: Béguin, Bloetzer, Cavadini Jean, Cottier, Coutau, Danioth, Frick, Martin Jacques, Petit- pierre, Reymond, Schallberger, Seiler Bernhard (12)
93.3403
Interpellation Uhlmann Uruguay-Runde und gesunder Bauernstand Uruguay Round et saine paysannerie
Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1993 Der baldige Abschluss der Uruguay-Runde ist im Interesse der Schweizer Volkswirtschaft. Der Industrie- und Dienstleistungs- standort Schweiz erhält neuen Auftrieb. Doch unsere Bauern sind hart getroffen. Industrie, Gewerbe und Dienstleistungs- sektor sind von der Landwirtschaft ebenso abhängig, wie die Landwirtschaft vom Erfolg dieser Sektoren abhängig ist. Bei der Annahme der Schlussakte der Uruguay-Runde sind daher Massnahmen zu treffen, die einen gesunden Bauernstand und eine leistungsfähige Landwirtschaft erhalten. Das Ein- kommen der Landwirte muss durch Direktzahlungen gesi- chert werden.
Die Multifunktionalität der Landwirtschaft soll in der Uru- guay-Runde anerkannt werden, und für Direktzahlungen ge- mäss Artikel 31a und 31b des Landwirtschaftsgesetzes be- steht aufgrund unserer Gatt-Verpflichtungen keine Begren- zung. Was gedenkt der Bundesrat zu unternehmen, damit das bäuerliche Einkommen nach Annahme der Schlussakte der Uruguay-Runde durch Direktzahlungen in dem Ausmass gesi- chert ist, in dem die Schweiz zum Abbau bestehender Subven- tionen verpflichtet wird?
Rechnet der Bundesrat damit, dass die nach Abschluss der Uruguay-Runde möglichen Einsparungen mittelfristig ausrei- chen werden, um unserem Bauernstand durch Direktzahlun- gen das Überleben zu ermöglichen? Was gedenkt der Bun- desrat kurzfristig vorzukehren?
Die Umsetzung der Uruguay-Runde soll dazu führen, dass heute bestehende Formen des Grenzschutzes unserer land- wirtschaftlichen Produktion in Zölle umgewandelt werden. Dies führt zu einer erheblichen Steigerung der Zolleinnahmen. Wie hoch werden diese zusätzlichen Einnahmen sein?
Was gedenkt der Bundesrat vorzukehren, um sicherzustel len, dass die dadurch realisierten Mehreinnahmen, soweit sie zur Sicherung des Einkommensverlustes nötig sind, den Landwirten zugute kommen?
Die produktespezifischen Subventionen müssen am Ende der Uruguay-Runde markant, das BLW spricht von 1,4 Milliar- den Franken, abgebaut werden. Welche Massnahmen wird der Bundesrat ergreifen, um sicherzustellen, dass diese Gel- der nicht der Bundeskasse anheimfallen, sondern den Land- wirten in Form von Direktzahlungen zugute kommen?
Die Menge der Landwirtschaftsprodukte, deren Export heute durch Subventionen erleichtert wird, muss in Etappen weiter gesenkt werden. Dadurch werden heute budgetierte Mittel frei. Was gedenkt der Bundesrat vorzukehren, damit diese Mittel den Landwirten in Form von Gatt-konformen Di- rektzahlungen zugute kommen?
Die Umstellung von produktionsabhängigen Subventionen auf Direktzahlungen wird Preissenkungen bewirken. Erwartet der Bundesrat, dass diese Preissenkungen zu einer Vergrös- serung der Nachfragemenge führen werden?
Texte de l'interpellation du 21 septembre 1993
La conclusion prochaine du cycle de négociations dit Uruguay Round est dans l'intérêt de l'économie suisse. En effet, elle ap- portera une nouvelle impulsion à notre pays en tant que place économique et profitera notamment à l'industrie et aux servi- ces. Pourtant, nos paysans seront durement touchés. Or l'in- dustrie, les petites entreprises et le secteur des services d'une part, et l'agriculture d'autre part, dépendent les uns des autres pour leur bon fonctionnement Au cas où l'Acte final du Cycle d'Uruguay serait donc adopté, il y aurait lieu de prendre des mesures pour maintenir une paysannerie saine et une agri-
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culture performante. Le revenu agricole doit être garanti par des paiements directs.
La multifonctionnalité de l'agriculture doit être reconnue dans le contexte de l'Uruguay Round. D'ailleurs, en ce qui concerne les paiements directs (articles 31a et 31b de la loi sur l'agriculture), nos engagements par rapport au Gatt n'impo- sent aucune limitation. Que compte faire le Conseil fédéral pour assurer que, après l'adoption de l'Acte final, le revenu paysan bénéficie, sous forme de paiements directs, d'une compensation équivalente à la diminution des subventions à laquelle la Suisse sera tenue?
Le Conseil fédéral estime-t-il que les économies qui seront vraisemblablement réalisées à moyen terme après la conclu- sion du cycle suffiront pour permettre la survie de notre pay- sannerie au moyen de paiements directs? Que pense-t-il entreprendre à court terme?
La mise en application de l'Uruguay Round doit aboutir à la transformation en droits de douane des formes existantes de protection de notre agriculture à la frontière. Ceci devrait ame- ner une augmentation notable des recettes douanières. A combien peut-on estimer ces recettes supplémentaires?
Que pense faire le Conseil fédéral pour que ce surplus de recettes bénéficie aux agriculteurs, dans la mesure où cela sera nécessaire pour compenser leur baisse de revenu?
Les subventions en faveur de produits spécifiques devront être fortement diminuées après la conclusion de l'Uruguay Round (l'Ofag évoque le chiffre de 1,4 milliard de francs). Quelles mesures le Conseil fédéral compte-t-il prendre pour éviter que ces montants ne soient pas simplement versés à la caisse fédérale, et pour en faire profiter les agriculteurs sous forme de paiements directs?
Le volume des exportations de produits agricoles facilitées actuellement par des subventions doit être abaissé par éta- pes. De la sorte, des crédits budgétaires seront libérés. Que compte faire le Conseil fédéral pour que ces montants profi- tent aux paysans sous forme de paiements directs conformes au Gatt?
La transformation de subventions spécifiques aux produits en paiements directs amènera des baisses de prix. Le Conseil fédéral estime-t-il que ces baisses aboutiront à une augmenta- tion de la demande?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bisig, Gadient, Rüesch, Sei- ler Bernhard, Zimmerli (6)
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 19. September 1994 (vgl. Botschaft 94.080, BBI 1994 IV 1060)
Rapport écrit du Conseil fédéral du 19 septembre 1994 (cf. message 94.080, FF 1994 IV 1103)
Präsident: Wir kommen zu einem ersten Schwerpunkt der Session. Es geht um eine Vorlage, die für die künftigen Han- delsbeziehungen der Schweiz von zentraler Bedeutung ist. Sie wissen es: Der Bundesrat und die schweizerischen Unter- händler haben während vieler Jahre über die Gatt-Abkommen verhandelt. Jetzt sind wir an der Reihe.
Flückiger Michel (R, JU), rapporteur: Les huitièmes négocia- tions mondiales sur les tarifs douaniers et le commerce, dites de l'Uruguay Round, parce que lancées à Punta del Este, en Uruguay précisément, en 1986, ont abouti, le 15 avril 1994, par de nouveaux traités auxquels 124 Etats sont parties, représen- tant 90 pour cent du commerce mondial.
Rappelons que le premier Accord général du Gatt a été conclu en 1947. La Suisse y a adhéré en 1960, à titre provisoire, et en 1966 à titre de membre à part entière. Au cas où notre pays ne serait pas en mesure de ratifier les traités de l'Uruguay Round l'année prochaine, alors la Suisse courrait le risque de perdre sa qualité de partie contractante acquise en 1966. L'isolement qui en résulterait pour notre commerce serait rien moins que catastrophique. Mais il est permis de se demander si les mots
les plus forts ont encore un sens pour les réfractaires aux réali- tés les plus évidentes.
En tout état de cause, il convient de fournir un très grand effort de vulgarisation dans cette matière complexe du Gatt, dans la perspective, hypothétique heureusement, d'un référendum et, plus généralement, dans un but d'information, afin de dé- montrer que notre appartenance au Gatt ne comporte ni perte de souveraineté ni d'autres contraintes que celle de respecter des traités librement souscrits et qui seront appliqués par la majorité des Etats de la planète. Aussi, est-il bon d'insister sur le fait que le Gatt, contrairement à l'Union européenne avec la- quelle on pourrait être tenté de tirer un parallèle qui, par ail- leurs, serait sans pertinence, n'est pas une organisation supranationale.
Simplement, les traités qui en composent la substance sont convenus par les parties contractantes et, pour la Suisse, l'ap- probation de l'Assemblée fédérale est formellement requise. Le Gatt n'est ni plus ni moins qu'une organisation du com- merce mondial, qui émet des règles. Il n'est donc pas un ac- cord de libre-échange comme l'AELE, il n'est pas une union douanière comme l'Union européenne.
Mais revenons au cycle d'Uruguay et à l'approbation des ac- cords qui le concluent. A l'origine, les objectifs de ce cycle se résumaient en quatre points: amélioration de l'accès aux mar- chés par l'échange de concessions douanières et la suppres- sion d'obstacles non tarifaires; élimination d'obstacles relatifs au commerce des ressources naturelles et des produits tropi- caux; mise à jour et renforcement des règles du système com- mercial multilatéral; élargissement du champ d'application de l'accord général à de nouveaux domaines tels que les servi- ces, les investissements et la propriété intellectuelle, ainsi qu'une application plus effective des règles du Gatt au secteur du commerce des produits agricoles et des textiles; enfin, ren- forcement du Gatt en tant qu'institution, afin de faire face avec plus d'efficacité aux nouvelles tâches et d'assurer, au niveau international, une meilleure cohérence avec les autres institu- tions telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.
Je le répète, ces objectifs ont été finalement atteints le 15 décembre 1993 à Genève. L'Acte final a été signé à Marra- kech le 15 avril 1994 par 124 Etats, comme déjà indiqué.
Le Conseil fédéral a soumis les deux messages relatifs à l'ap- probation des Accords du Gatt et au projet de modifications lé- gislatives aux Chambres fédérales le 19 septembre 1994. Vo- tre Commission de politique extérieure a traité le message af- férent aux Accords de l'Uruguay Round lors de sa séance du 27 octobre 1994. C'est à l'unanimité, sans opposition, que la commission est entrée en matière; nous y reviendrons.
Pour la Suisse, le cycle d'Uruguay revêt une triple signification. Sur le plan politique, il renforce la stabilité au sein de la com- munauté internationale. Sur le plan économique, il opère une activité stimulante sur l'ensemble de l'économie mondiale. Sur le plan juridique, il renforce la crédibilité et l'efficacité du système commercial multilatéral. Les accords négociés cou- vrent, je le répète, plus de 90 pour cent du marché mondial, alors que la Russie et la Chine ne sont pas encore membres du Gatt. Mais il faut savoir que, pour ces deux mondes, ces deux hypermarchés que sont la Russie et la Chine, les procédures d'adhésion sont en cours.
Si les précédents cycles de 1947 à 1973 ont permis de ré- duire les tarifs douaniers sur les produits manufacturés de 40 à 10 pour cent, puis de 10 à 6,4 pour cent en moyenne avec le Tokyo Round de 1973 à 1979, on passe à 4 pour cent en moyenne avec l'Uruguay Round. Ces données, pour rébar- batives qu'elles paraissent, parce que hérissées de pour cent, sont d'une importance capitale pour la Suisse dont l'économie est très fortement orientée vers l'exportation. Pas un citoyen, pas une citoyenne, quelle que soit sa fonction dans notre société, n'oubliera que sans ses exportations la Suisse cesserait d'être prospère. Les moyens d'assurer que les moins bien nantis reçoivent les aides solidaires de notre communauté feraient tout simplement défaut. Alors, les gei- gnards auraient enfin motif à se plaindre, mais il n'y aurait plus personne pour les entendre et donner suite à leurs do- léances.
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L'an dernier, l'industrie suisse a exporté des produits pour 93 milliards de francs. Par tête d'habitant et par rapport au pro- duit intérieur brut, les exportations suisses sont de beaucoup supérieures à celles de la plupart des pays européens. A l'ex- portation de marchandises, il convient d'ajouter les exporta- tions de services, soit 14 milliards de francs en 1993. Le tiers de nos exportations de marchandises est destiné à des pays extraeuropéens. Le Conseil fédéral et les décideurs économi- ques du pays ne s'y trompent pas, qui ont entrepris de quadril- ler les régions dont les marchés connaissent une expansion spectaculaire dans certains cas.
Je rappelle les voyages dits «mixtes» parce que, sous la conduite de M. Delamuraz, chef du Département fédéral de l'économie publique, ils comprennent aussi bien des person- nalités du secteur privé que de hauts fonctionnaires de notre diplomatie économique. C'est ainsi qu'une délégation de re- présentants de l'économie suisse s'est rendue au Vietnam du 3 au 7 juillet 1994, au Chili et en Argentine du 28 juillet au 2 août, et en Indonésie du 7 au 11 octobre dernier. Tout cela «colle», si vous me passez l'expression, avec l'intensification d'échanges bilatéraux soumis aux Accords du Gatt, en parti- culier à l'Accord instituant l'Organisation mondiale du com- merce, l'OMC, qui se présente en substance de la manière sui- vante.
Dans le domaine classique du Gatt, les droits de douane sur les produits industriels sont réduits d'un tiers en moyenne. Dans certains secteurs, les droits sont ramenés à zéro, ou ré- duits de moitié, voire stabilisés. En effet, les droits de douane sont éliminés notamment sur les produits pharmaceutiques, les équipements médicaux, agricoles et de construction; des réductions tarifaires supérieures à 50 pour cent sont prévues sur les instruments scientifiques; les droits de douane sont harmonisés à un niveau situé entre 5,5 et 6,5 pour cent dans le secteur des produits chimiques; les droits de douane supé- rieurs à 15 pour cent sont réduits de moitié pour un grand nombre de produits, dont les textiles en particulier. L'accord prévoit une réduction tarifaire moyenne de plus d'un tiers pour les autres produits.
Dans le secteur des règles pour le commerce mondial, les trois principes fondamentaux du Gatt - clause de la nation la plus favorisée, traitement national, interdiction des restrictions quantitatives et subventions à l'exportation - se trouvent ren- forcés par une amélioration de la clause de sauvegarde et par plus de discipline dans les domaines de subventions. Les rè- gles du Gatt seront améliorées de manière que les règlements techniques, les normes industrielles et les réglementations sa- nitaires et phytosanitaires ne créent pas d'obstacles inutiles au commerce. Ils permettront également une meilleure pro- tection des Etats et de nos entreprises contre les applications abusives des régimes de licences d'importation.
De plus, et nous l'avons vu avec le volume de nos exportations dans ce domaine, les principes du Gatt sont élargis aux servi- ces, ce qui représente un réel avantage pour nos entreprises de services: l'accord vise une amélioration constante de l'ac- cès au marché et du traitement national.
La propriété intellectuelle fait l'objet d'accords pour combattre la contrefaçon de marchandises et la piraterie des droits d'au- teur. Inutile d'insister sur l'intérêt de tels accords pour le pays exportateur, par exemple, de pièces d'horlogerie de grand re- nom et de prestige international, souvent copiées, mais jamais égalées en qualité.
En ce qui concerne les investissements à l'étranger, aucun Etat partie au Gatt ne peut prendre des mesures relatives aux investissements qui vont à l'encontre des principes du Gatt.
L'accord inclut naturellement un volet agricole. Or, personne ne l'ignore, les milieux agricoles, l'Union suisse des paysans pour ne pas la nommer, sont encore dubitatifs par rapport à l'Accord du Gatt sur l'agriculture, a telle enseigne que le lance- ment d'un référendum semblerait, soyons prudents, dépen- dre des résultats des délibérations des Chambres. On com- prend les organisations agricoles et leurs affiliés, soucieux de voir limiter au maximum les effets de l'Accord sur l'agriculture et de compter avec une sécurité du financement des paie- ments compensatoires. C'est tout l'objectif des propositions de l'agriculture du 12 octobre dernier d'obtenir l'ancrage du
principe de transfert - entendre des moyens financiers confor- mes au Gatt - au niveau de la loi pour garantir la compensation des pertes économiques du secteur primaire dues au Gatt. Autrement dit, les paiements directs destinés à maintenir le ca- ractère multifonctionnel de l'agriculture doivent, de l'avis des premiers intéressés, dès lors qu'ils sont expressément autori- sés par l'Accord sur l'agriculture, trouver dans la législation une expression claire et précise.
L'Accord sur l'agriculture repose sur les quatre engagements suivants:
A l'avenir, seuls les droits de douane seront admis en tant qu'instrument de protection contre les importations de pro- duits agricoles.
On procèdera à une libéralisation limitée des importations de produits agricoles en réduisant les droits de douane au mi- nimum de 15 pour cent et en moyenne de 36 pour cent sur une période de 6 ans.
On réduira de 20 pour cent sur une période de 6 ans le sou- tien interne qui stimule la production agricole, comprendre que les 80 pour cent de ce soutien peuvent être maintenus.
On réduira dans un délai de 6 ans de 36 pour cent les sub- ventions à l'exportation qui sont une des causes principales du désordre qui règne actuellement sur les marchés agricoles mondiaux. En outre, les quantités de produits exportés à l'aide de subventions devront être réduites de 21 pour cent.
L'agriculture est un élément incontournable des relations éco- nomiques mondiales et pas seulement l'agriculture en Eu- rope, nous pensons aux pays du Sud, producteurs de pro- duits de base, par exemple de cacao. L'objectif de favoriser les échanges de produits agricoles en libéralisant, jusqu'à un cer- tain point seulement, un secteur jusqu'ici très fortement - on pourrait dire trop fortement - tributaire de mesures protection- nistes, engendrera bien entendu des turbulences qui pourront toutefois être maîtrisées grâce aux mesures réalistes d'accom- pagnement, dont les paiements directs.
L'Accord sur les marchés publics vise les achats publics liés aux biens, aux services et aux mandats de construction. Il s'ap- plique également aux cantons ainsi qu'aux autorités et entre- prises publiques, à tous les échelons qui opèrent dans les sec- teurs de l'eau, de l'énergie et des transports. Petit clin d'oeil: ces effets s'apparentent aux avantages que la Suisse aurait re- tirés de l'Espace économique européen.
L'Accord sur les textiles et les vêtements implique une réduc- tion progressive des limitations quantitatives et une réduction importante des taxes douanières.
Quelques mots au sujet de l'Accord instituant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et du Memorandum d'accord sur les règles et procédures régissant le règlement des diffé- rends: la nouvelle Organisation mondiale du commerce de- vrait entrer en vigueur le 1er janvier 1995. Cette organisation internationale a son siège à Genève et nous nous souvenons que cette domiciliation n'était pas évidente. L'OMC se substi- tuera au secrétariat du Gatt et formera le cadre institutionnel qui surveillera la gestion des quelque 30 accords négociés dans l'Uruguay Round. L'OMC aura la forme d'une organisa- tion internationale classique de coopération intergouver- nementale. Ses organes directeurs ne seront pas indépen- dants - c'est important - et n'auront donc pas le pouvoir d'imposer de nouvelles obligations. Comme déjà dit, l'OMC n'est pas une organisation supranationale.
La procédure de règlement des différends comprend un or- gane ad hoc dit de «règlement des différends», des groupes d'experts ainsi qu'une instance de recours aux compétences strictement établies. Pour refuser le rapport d'un panel d'ex- perts, il faut un consensus au sein de l'Organe de règlement des différends. Cette procédure assure la plus grande trans- parence dans l'application des règles prescrites et la plus grande sécurité.
En résumé, il est permis d'affirmer que ces mécanismes assu- reront une surveillance des politiques commerciales nationa- les des plus rigoureuses, conférant toute l'efficacité voulue aux Accords de l'Uruguay Round.
Venons-en, pour terminer, aux considérations de la commis- sion. Ses membres sont tous d'avis que la Suisse ne peut se permettre de rester en dehors de la future OMC. Il est vrai, di-
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sons-nous, que les acteurs économiques de notre pays de- vront faire preuve de dynamisme et de capacité d'adaptation à des marchés encore plus ouverts, donc plus compétitifs. Mais il est indéniable que les répercussions de cette ouverture se- ront bénéfiques pour l'ensemble de notre économie. Avec les Accords du Gatt, l'économie suisse, très fortement tournée vers l'exportation - c'est un refrain que nous ne nous lasse- rons pas de répéter -, bénéficiera de la réduction moyenne de plus d'un tiers des droits de douane et de réductions plus poussées dans les domaines qui intéressent directement nos exportateurs, comme les produits pharmaceutiques, produits chimiques, appareils monstante de l'accès au marché et du traitement national.
La propriété intellectuelle fait l'objet d'accords pour combattre la contrefaçon de marchandises et la piraterie des droits d'au- teur. Inutile d'insister sur l'intérêt de tels accords pour le pays exportateur, par exemple, de pièces d'horlogerie de grand re- nom et de prestige international, souvent copiées, mais jamais on entre les Etats pour favoriser cette collaboration.
La volonté politique suisse d'adhérer à la future OMC n'est pas combattue. Il ne faut pas nier que des adaptations internes se- ront parfois difficiles, notamment, nous l'avons vu, dans le do- maine de l'agriculture. On note aussi des réticences de la part d'associations d'entraide en faveur des pays en voie de déve- loppement, ainsi que d'organisations vouées à la défense de l'environnement. Or, il faut souligner que, parmi les tâches identifiées de la future OMC, l'application du nouveau droit dans le respect des intérêts des pays les plus pauvres, la pro- tection des travailleurs et celle de l'environnement figurent en bonne place. Dans les négociations de l'Uruguay Round, les droits de douane appliqués par les pays développés sur les produits industriels en provenance des pays en voie de déve- loppement ont été réduits de 34 pour cent en moyenne. Les nouvelles règles du Gatt offrent donc à ces pays des condi- tions-cadres propices au développement de leurs exporta- tions.
Certaines oeuvres d'entraide, qui ont déjà affirmé qu'elles ne lanceraient pas le référendum contre les Accords du Gatt, exi- gent que la politique commerciale de notre pays respecte les principes et objectifs de notre politique de développement et que des compensations soient accordées aux pays les moins avancés, ce qui n'est pas, disons-nous, incompatible avec nos intérêts. La commission a pris en compte les remarques et réserves exprimées par ces organisations.
Pour autant, gardons-nous de donner l'impression de vouloir éviter à tout prix le référendum. Au contraire, informons, déve- loppons le dialogue et tentons de convaincre les hésitants qu'il n'y a pas d'alternative à l'OMC. Encore une fois, si la Suisse ne devait pas être membre de l'OMC, ce serait dramati- que pour notre économie, essentiellement exportatrice (re- marque de la commission).
Au cas où cette hypothèse, à laquelle nous ne voulons pas croire, devait se réaliser, la Suisse, ne pouvant faire partie de la solution globale âprement négociée avec 124 pays, devrait alors négocier bilatéralement avec chacun de ces Etats les me- sures acceptées dans le cadre de l'Uruguay Round. Cecicoûte- rait cher, très cher, serait très laborieux et sans garantie de suc- cès. Alors, je crois qu'il en résulterait un véritable gâchis.
J'en viens aux propositions de votre commission. Parallèle- ment aux négociations de l'Uruguay Round, les accords pluri- latéraux issus du Tokyo Round ont été révisés. Il s'agit de l'Ac- cord sur les marchés publics, la viande bovine et le secteur lai- tier. Au contraire des accords visés par l'OMC, ils n'engagent que les parties signataires et non pas tous les membres de l'OMC. La Suisse étant partie à ces accords, ils font l'objet d'un arrêté fédéral séparé, non soumis au référendum facultatif. La commission, à l'unanimité, vous recommande de voter l'arrêté fédéral portant approbation des accords plurilatéraux révisés parallèlement aux négociations commerciales multilatérales conduites sous l'égide du Gatt (Cycle d'Uruguay).
Enfin, toujours à l'unanimité, la commission propose de voter le premier arrêté fédéral, soumis, celui-là, au référendum fa- cultatif, portant approbation des accords internationaux conclus dans le cadre des négociations commerciales multila- térales conduites sous l'égide du Gatt (Cycle d'Uruguay).
De la Déclaration de Punta del Este à la Conférence de Marra- kech, le 15 avril dernier, près de neuf années se sont écoulées. Le Conseil fédéral, en particulier le chef du Département fédé- ral de l'économie publique, a suivi de bout en bout une négo- ciation impliquant très étroitement l'OFAEE et l'Office fédéral de l'agriculture. Au fil du déroulement du cycle, des rapports successifs ont démontré que nos négociateurs étaient particu- lièrement actifs et que nombre d'adaptations doivent beau- coup aux interventions et à l'influence de la Suisse.
Dans un pays où l'autorité est plus volontiers brocardée que ses succès mis en évidence, je prends sur moi d'adresser un vibrant hommage à M. Delamuraz, conseiller fédéral, et à ses collaborateurs impliqués dans le défi du Gatt, qu'ils ont parfai- tement relevé et maîtrisé.
Simmen Rosmarie (C, SO): Ich danke Ihnen dafür, dass ich nach meinem Eintretensvotum gleich auch noch zu meiner In- terpellation 93.3644 («Uruguay-Runde und ärmste Entwick- lungsländer») sprechen kann.
Was die Gattlex-Vorlagen anbelangt, möchte ich Sie bitten, die Eintretensdebatte morgen, vor der Behandlung der einzelnen Gesetze, durchzuführen. Ich werde jetzt also lediglich als Mit- glied der Aussenpolitischen Kommission sprechen.
Der Gatt-Vertrag, wie er aus der Uruguay-Runde hervorgegan- gen ist, stellt wahrscheinlich das grösste und komplexeste je ausgehandelte Vertragswerk dar. Dieses Vertragswerk hat zum Ziel, den Welthandel vom Protektionismus zu befreien und weltweit allen Ländern gleich lange Spiesse in ihren Han- delsbeziehungen zu gewährleisten. Die drei Grundpfeiler des Abkommens, das in Zukunft den Welthandel regeln wird, sind: 1. Meistbegünstigung, d. h., ein Land behandelt alle Staaten untereinander gleich;
Inländerbehandlung, d. h., ein Land benachteiligt ausländi- sche Produkte gegenüber den inländischen nicht;
Zölle als grundsätzlich einzige Schutzmassnahmen an der Grenze.
Die Schweiz ist in besonders hohem Masse auf geordnete in- ternationale Handelsbeziehungen angewiesen: zum einen, weil ihre Wirtschaft die Hälfte ihres Erlöses durch Export erar- beitet, und zum anderen, weil die Schweiz als an Fläche und Einwohnern kleines Land nur durch Funktionieren der Regeln davor geschützt wird, von mächtigeren Partnern an die Wand gedrückt zu werden. Wo das Gesetz des Dschungels herrscht, haben Kleinere nicht die besten Chancen. Nur mit einer erfolg- reichen Wirtschaft verdienen wir aber jenes Geld, das wir brau- chen, um unsere Staatsaufgaben zu finanzieren. Sozialwerke wie die AHV, die IV oder die Arbeitslosenversicherung, aber auch Wirtschaftszweige wie die Landwirtschaft, die wir erhal- ten wollen, die aber auf dem internationalen Markt nur be- schränkt konkurrenzfähig sind - sie alle sind auf die Stärke un- serer Gesamtwirtschaft angewiesen.
Das Ergebnis der Uruguay-Runde, wie es heute vorliegt, wurde wesentlich von den Schweizer Unterhändlern mitge- staltet, und einmal mehr zeigt es die Möglichkeiten auf, wel- che die Schweiz hat, wenn sie sich dazu entschliesst, dabei- zusein und an harten Verhandlungen mitzukämpfen. Gerade im Bereich der Landwirtschaft trägt das Abkommen, was die Festschreibung der verschiedenen Aufgaben der Landwirt- schaft betrifft, eindeutig die Handschrift der Schweizer Unter- händler.
Es steht für mich ausser Frage, dass die Schweiz das Gatt- Abkommen ratifizieren muss. Eine vernünftige Alternative gibt es nicht. Die Weiterführung des Status quo gibt es nicht. Es gäbe nur den vertragslosen Zustand, das heisst den völligen wirtschaftlichen Alleingang, aber der Alleingang - gegen den Rest der Welt - wäre für ein kleines Land keine brauchbare Lö- sung, sondern ein Desaster.
Es beschäftigt mich sehr, dass trotz der offensichtlichen Not- wendigkeit eines Beitritts viele Leute, vor allem auch Frauen, einem solchen Schritt skeptisch gegenüberstehen. Weshalb es sich so verhält, möchte ich Ihnen anhand einer Geschichte kurz erklären: Eine Expedition war in raschem Tempo im Ur- wald unterwegs. Sie kam gut voran, bis sich die Träger eines Morgens plötzlich weigerten, weiterzugehen. «Wir können nicht mehr weitergehen», erklärten sie, «wir sind so schnell
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vorangekommen, dass unsere Seelen nicht Schritt halten konnten. Wir müssen hier warten, bis sie nachgekommen sind.»
Viele Leute in der Schweiz sind heute in einer solchen Gemüts- lage. Sie sehen zwar mit dem Verstand ein, dass wir das Gatt- Abkommen brauchen, aber sie haben grosse Mühe, dieses gi- gantische Werk zu akzeptieren. Der grenzenlose Welthandel, der in Zukunft noch wachsen wird, macht ihnen Angst Wir sind gut beraten, wenn wir diese Leute dort «abholen», wo sie stehen, und ihre Ängste ernst nehmen. Diese Ängste sind nicht einfach unbegründet.
Die Steigerung des Handelsvolumens, wie sie beabsichtigt und erwartet wird, hat in der Tat nicht nur Vorteile. Sie bedeutet auch eine Steigerung der Menge transportierter Waren. Diese Transporte verschlingen nichterneuerbare Ressourcen und verursachen Immissionen, z. B. wird die Atmosphäre mit CO2 belastet, denn die Waren werden nicht mit Segelschiffen um die Welt transportiert, sondern mit Frachtern, die mit Erdöl be- trieben werden. Welche indirekten Folgen solche Immissio- nen haben können, erleben wir momentan in diesem milden, «grünen» November.
In solchen Fragen nach den Langzeitwirkungen der Vergrös- serung des Welthandels ist «Uruguay» sehr weit von «Rio» ent- fernt, obwohl beide auf demselben Kontinent liegen. Die Frage nach der Nachhaltigkeit des neuen Systems wäre kardinal, doch sie wurde bisher zuwenig gestellt und schon gar nicht beantwortet. In Marrakesch ist zwar eine Nachfolgerunde zur Uruguay-Runde beschlossen worden, jedoch «als Frucht mühsamer Verhandlungen». Es ist eine unserer grossen Zu- kunftsaufgaben, zusammen mit anderen Ländern, denen die Nachhaltigkeit der Entwicklung ebenfalls ein Anliegen ist, alles zu unternehmen, damit dieses wichtige Thema nicht sang- und klanglos von der Traktandenliste verschwindet
Ein Abseitsstehen beim Gatt-Vertrag unsererseits würde uns nicht nur schwere wirtschaftliche Nachteile bringen, sondern uns auch der Möglichkeit berauben, weiterhin an der stetigen Verbesserung der Welthandelsordnung mitzuarbeiten.
Ich sage es deshalb noch einmal mit Nachdruck: Am Gatt führt kein Weg vorbei. Wir können das Abkommen auch nicht neu verhandeln und da und dort noch eine Retusche anbringen. Das Gatt-Abkommen, wie es vorliegt, bietet uns Rahmenbe- dingungen, mit denen wir unsere wirtschaftliche Zukunft ge- stalten können. Es offeriert nicht Lösungen, sondern Möglich- keiten. Es liegt nun an uns, wie wir sie nutzen wollen.
Niemand durchschaut heute bis in alle Details, wie sich die Gatt/WTO-Übereinkommen auswirken werden. Wir tun mit der Unterzeichnung den ersten Schritt auf einem langen Weg, aber den können und müssen wir tun!
Ich möchte nun noch meine Interpellation 93.3644 («Uru- guay-Runde und ärmste Entwicklungsländer») begründen. Ich habe es gesagt: Das Gatt-Vertragswerk ist eine Notwendig- keit, der sich kein Land entziehen kann. Nur aufgrund interna- tional anerkannter Handelsregeln ist ein weltweiter Handel überhaupt möglich. Gerade weil wirtschaftlich schwächere Staaten ein eminentes Interesse daran haben, dass transpa- rente, berechenbare und offene Handelsregeln bestehen, ha- ben auch sehr viele Entwicklungsländer das Abkommen be- reits unterzeichnet. Ebenso unbestritten ist jedoch, dass die Anpassungen, welche die Einführung der neuen Regeln, hauptsächlich der Zollsenkungen, mit sich bringt, nicht für alle Länder gleichermassen leicht zu verkraften sind. Generell lässt sich sagen, dass industrialisierte Länder den grössten Nutzen haben. Auch fortgeschrittene Länder des Südens, vor allem in Asien und Lateinamerika, gehören, wenn auch in be- scheidenerem Masse, zu den Gewinnern der Uruguay-Runde. Die ärmeren und ärmsten Länder in der Karibik und in Afrika je- doch sind, zumindest kurzfristig, die Verlierer. Ich möchte Ih- nen zwei Hauptgründe dafür nennen und mögliche Lösungen aufzeigen.
zeitig aber werden verarbeitete Produkte, auch nach der Uru- guay-Runde, immer noch stärker belastet als Rohwaren. Da- mit sich hier für diese Länder die Schere nicht immer noch wei- ter öffnet, müssen Importzölle auf verarbeiteten Waren noch einmal gesenkt und die Märkte des Nordens für verarbeitete Produkte des Südens weiter geöffnet werden. Das bringt dem Süden Arbeit und Verdienst.
Es läge nun auf der Hand zu sagen, in solchen Fällen müsse diesen Ländern eben Nahrungsmittelhilfe geleistet werden. Diese Massnahme ist jedoch äusserst restriktiv und nur in ei- gentlichen Katastrophenfällen anzuwenden. Wir wissen aus Erfahrung, dass der Landwirtschaft in der Vergangenheit durch zu reichliche und vor allem durch falsche Nahrungsmit- telhilfe vor Ort schwerster Schaden zugefügt wurde. Erstes Gebot ist deshalb die Wiederherstellung einer funktionieren- den Nahrungsmittelproduktion für den Inlandmarkt. Darauf aufbauend folgen in einem zweiten Schritt die Verarbeitung und der Export von tierischen und pflanzlichen Rohstoffen und letztlich, wie bereits erwähnt, die Öffnung der Märkte des Nor- dens für die verarbeiteten Produkte. Durch solche Massnah- men ist es möglich, dass auch arme Länder von den Vorteilen des Gatt werden profitieren können.
Wir werden morgen verschiedene Gesetzesanpassungen be- raten, die wir zur Umsetzung des Gatt-Übereinkommens vor- zunehmen haben. Das grösste Paket betrifft die Landwirt- schaft. Sie ist in der Schweiz, zusammen mit der verarbeiten- den Nahrungsmittelindustrie, jener Wirtschaftszweig, welcher durch das Gatt-Abkommen am meisten betroffen wird. Die WAK beantragt deshalb, im Entwurf zur Änderung des Land- wirtschaftsgesetzes eine Übergangsbestimmung einzufügen. Diese sieht vor, dass die Mittel, die heute zur internen Stützung der Landwirtschaft aufgewendet werden und welche aufgrund des Gatt-Übereinkommens abgebaut werden müssen, in Gatt-kompatible Massnahmen umgelagert werden. Ich zweifle nicht daran, dass das Parlament den Anträgen der Kommis- sionen folgen wird.
Die Schweiz ist aufgrund ihrer Wirtschaftskraft in der Lage, die Übergangsprobleme der Landwirtschaft durch interne Umla- gerungen selber aufzufangen. Diese Möglichkeit haben aber nicht alle Länder. Der kürzlich veröffentlichte Bericht über die Auswirkungen der Uruguay-Runde auf die Entwicklungslän- der kommt zum Schluss, dass die Auswirkungen - weder die positiven noch die negativen - nicht überschätzt werden dür- fen. Trotzdem signalisiert auch diese Evaluation Handlungs- bedarf gegenüber den Entwicklungsländern. Es ist deshalb wichtig, dass das Instrumentarium der schweizerischen Ent- wicklungszusammenarbeit von Bawi und DEH den neuen Ge- gebenheiten angepasst und ein eigentliches Programm für handelspolitische Massnahmen, vor allem für die Schwer- punktländer schweizerischer Entwicklungszusammenarbeit, vorbereitet wird. Wenn die ärmeren Entwicklungsländer aus der Uruguay-Runde Nutzen ziehen sollen, fällt das nicht ein- fach «vom Himmel». Vielmehr braucht es, neben kompensato- rischen, vor allem auch positive Massnahmen. Ich denke da z. B. an die Ausbildung und Beratung von Unterhändlern des Südens, an die Stärkung eines effizienten Zollwesens oder an die Unterstützung beim Aufbau eines eigenständigen Sorten- schutzrechts.
Wenn sich die Schweiz dafür stark gemacht hat, dass der WTO/Gatt-Sitz in Genf angesiedelt wird, so sind damit auch Verpflichtungen verbunden. Zu dieser allgemeinen Verantwor- tung des Sitzlandes zählt es auch, den schwächeren Mitglie- dern der WTO eine wirksame Vertretung ihrer Interessen zu er- möglichen.
Ich stelle zum Schluss mit grosser Genugtuung fest, dass der Bundesrat in dieser Beziehung schon einiges geleistet hat, ich erwähne z. B. die Finanzierung von Büroräumlichkeiten für är- mere Entwicklungsländer, und ich bin ihm dafür sehr dankbar.
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Ich möchte ihn darin auch unterstützen und dazu ermutigen, nächstes Jahr, anlässlich der Erneuerung des Rahmenkredi- tes für wirtschafts- und handelspolitische Massnahmen in Ent- wicklungsländern, aus diesen positiven Massnahmen einen eigentlichen Schwerpunkt zu machen.
Rhinow Rene (R, BL): Wahrscheinlich sind wir uns hier in die- sem Saal einig: Wir müssen die Gatt/WTO-Abkommen geneh- migen - im Interesse unseres Landes, im Interesse unserer Wohlfahrt und letztlich auch im Interesse unserer gemein- samen Zukunft. Denn ohne Gatt wäre wohl die Schweiz als ganze, nicht nur ihre Wirtschaft, auf Dauer existentiell ge- fährdet.
Die neuen Abkommen sind für den Kleinstaat Schweiz, für das Exportland Schweiz und für das Nicht-EWR- und Nicht-EU- Land Schweiz von ganz besonderer Bedeutung.
Der Kleinstaat Schweiz ist auf verlässliche und geschützte in- ternationale Regeln angewiesen. Im Gegensatz zu einer gros- sen Wirtschaftsmacht fehlt ihm das Gewicht, eigene Inter- essen notfalls durch Machtgebrauch oder Verhängung von Sanktionen durchzusetzen.
Stabilisierung und Berechenbarkeit der internationalen Han- delsbeziehungen sind für uns ein vorrangiges Anliegen. Die Verbesserung und Aufwertung des institutionellen Rahmens, vor allem das neue Schlichtungsverfahren innerhalb der WTO, dienen gerade unseren Interessen.
Das Exportland Schweiz - man kann auch sagen: das von ausländischen Märkten stark abhängige Land - profitiert in grossem Umfang vom freien Welthandel und von der Stärkung des Wettbewerbs. Deshalb ist es zu begrüssen, dass der Zu- tritt zu den Märkten in aller Welt verbessert wird, dass die Dienstleistungen im Rahmen des Gatt einbezogen werden, ist doch die Schweiz diesbezüglich weltweit das fünftgrösste Ex- portland, das sogar einen Exportüberschuss erzielt. Nach neuesten Schätzungen soll der Anteil der Exporte am Bruttoin- landprodukt in 10 bis 15 Jahren von gegenwärtig 40 auf 55 Prozent ansteigen. Vom Erfolg oder Misserfolg des Export- sektors ist - und das immer mehr - die ganze Wirtschaft betrof- fen, auch die kleinen und mittleren Unternehmungen.
Es ist zu begrüssen, dass Erfindungen und Urheberrechte im Trips-Abkommen geschützt werden. Nicht nur, weil wir die weltweit höchste Patentdichte pro Kopf der Bevölkerung ha- ben, sondern weil Bildung unsere einzige namhafte Res- source darstellt. Es ist zu begrüssen, dass Investitionen im Ausland nun besser geschützt werden, ist die Schweiz doch sechstgrösste Direktinvestorin im Ausland.
Das Nicht-EWR- und Nicht-EU-Land Schweiz braucht die neuen Abkommen, weil vor allem im öffentlichen Beschaf- fungswesen dadurch Nachteile kompensiert werden, welche aus unserer Nichtmitgliedschaft in den erwähnten Organisa- tionen und Verträgen resultieren. Dabei ersetzt das Gatt aller- dings weder einen EWR- noch einen EU-Beitritt.
Alles spricht somit für die neuen Abkommen, doch werden ver- schiedene Bedenken laut, welche insbesondere ökologische Probleme, weltweite Entwicklungsfragen und die nationale Landwirtschaft betreffen. Ohne auf diese Probleme hier näher einzugehen, lässt sich doch eine gemeinsame Antwort formu- lieren. Auch wenn in Einzelfällen Probleme zu Recht geltend gemacht werden, so lassen sich diese ohne Schweizer Beteili- gung keineswegs besser lösen - oder umgekehrt formuliert: Die Schweiz kann als Mitglied von Gatt/WTO mehr für die ei- gene Landwirtschaft, für die Entwicklung ärmerer Staaten und für die Bewältigung globaler ökologischer Herausforderungen unternehmen als ohne diese Mitwirkung. Dass wir etwas un- ternehmen, liegt einzig und allein bei uns. Das sollte eigentlich alle davon überzeugen, von einem Nein abzusehen, denn die- ses nützt mittel- wie längerfristig niemandem, weder der Land- wirtschaft noch den Armen dieser Welt und schon gar nicht der Umwelt.
Es gilt also, die Stimmbürger und Stimmbürgerinnen von die- ser Sachlage zu überzeugen, und dies, wie ich meine, unab- hängig davon, ob nun das Referendum wirklich ergriffen wird oder ob es nicht ergriffen wird.
Dabei sollten wir uns von zwei Überlegungen leiten lassen: einerseits von der Offenheit und Ehrlichkeit der Information
und den Argumenten und anderseits vom Verzicht auf den Grundsatz, der bei Abstimmungen leider immer häufiger an- zutreffen ist, nämlich dass der Zweck jedes Mittel heilige. Und so erfüllt es mich mit einer gewissen Sorge, wenn in Propa- gandabroschüren die neuen Abkommen mit den Behauptun- gen angepriesen werden, es handle sich nur um einen Han- delsvertrag und unsere Souveränität bleibe uneingeschränkt erhalten. Beides stimmt in dieser absoluten Form nicht, sonst würden im übrigen auch die Gegner der WTO im amerikani- schen Kongress, der auch heute mit der Beratung beginnt, ihre Haltung nicht gerade mit drohenden Souveränitätsverlu- sten begründen.
Wir treten einer Organisation bei: der Welthandelsorganisa- tion. Wir unterziehen uns einem multilateralen Vertragswerk, das nicht nur den Handel regelt. Wir sind einem Schlichtungs- verfahren unterstellt, dessen Ergebnis für uns bindend ist. Wir verzichten also mit dem Vertragsabschluss auf ein Stück Auto- nomie, freilich im Rahmen einer schleichenden Erosion - ich betone: einer durch die Globalisierung vieler Probleme unaus- weichlichen, schleichenden Erosion - unserer faktischen Un- abhängigkeit.
Ich kritisiere diese Entwicklung nicht, denn sie liegt dann im In- teresse unseres Volkes, wenn wir dadurch mehr Einfluss auf die Gestaltung unserer Lebensbedingungen erhalten. Aber wir sollten offen dazu stehen und dem Volk klaren Wein ein- schenken. Es ist auch unklug, andere, später mögliche aus- senpolitische Schritte von vornherein nur aus abstimmungs- taktischem Kalkül zu erschweren, indem wir hier eine umfas- sende Unabhängigkeit zelebrieren, die in Tat und Wahrheit nicht mehr existiert und künftig noch weniger existieren wird. Sagen wir darum offen, worum es geht: Es geht um eine wei- tere freiwillige Einbindung in internationale Strukturen, die zwar gewisse, vertretbare Autonomieverluste mit sich bringt, aber für die Zukunft unseres Landes und unserer gesamten Wirtschaft von existentieller Bedeutung ist. Ich bin überzeugt, dass das Volk diese Botschaft versteht.
Rüesch Ernst (R, SG): Dass der Beitritt der Schweiz zum Gatt für unsere Exportindustrie und damit für unsere Volkswirt- schaft von existentieller Bedeutung ist, dürfte allgemein aner- kannt sein. Diese Erkenntnis dürfte sich allgemein durchge- setzt haben, doch wird sie heute und morgen trotzdem noch einmal von 20 Rednern bestätigt werden. Ein Land, das jeden zweiten Franken im Ausland verdient, kann ja nicht anders, als beizutreten. Angesichts der weitverbreiteten Skepsis unseres Volkes gegenüber neuen internationalen Verträgen kann man nicht genug auf drei Umstände hinweisen:
Die WTO ist keine supranationale Organisation. Ein Ver- gleich mit der EU ist deshalb fehl am Platz; hier möchte ich den Akzent etwas anders setzen als Kollege Rhinow. Die Verstär- kung der Erosion unserer Unabhängigkeit ist - im Vergleich zu einem EU-Beitritt - bei einem Beitritt zur WTO von marginaler Bedeutung. Die Dimensionen in bezug auf den Unabhängig- keitsverlust sind in diesem Fall ganz anders, viel geringer, be- sonders weil wir beim Gatt ja bereits mitmachen und uns schon bisher an die internationale Regelungen gehalten ha- ben, die jetzt allerdings ergänzt werden. Aber die Fragen des Gatt-Beitritts und des EU-Beitritts haben ganz verschiedene Dimensionen.
Im Falle einer Ablehnung des Beitrittes gilt nicht weiterhin der Status quo. Der alte Gatt-Vertrag läuft aus. Die Organisa- tion, der wir seit 1966 angehören und in welcher wir seit 1958 mitmachen, verschwindet und wird durch eine neue ersetzt. Wenn wir dabei nicht mitmachen würden, fiele unser Land voll- ständig aus dem Regelwerk des Welthandels heraus und wäre ohne wirksame Instrumente allen diskriminierenden Praktiken ausgesetzt. Namhafte Wissenschafter, wie z. B. Professor Hauser von der Hochschule St. Gallen, schreiben denn auch unermüdlich in ihren Artikeln, ein Gatt-Alleingang würde uns noch wesentlich grössere negative Momente bringen als der EWR-Entscheid von damals. Professor Hauser ist einer der Befürworter eines EU-Beitrittes, ein Befürworter der internatio- nalen Bindungen der Schweiz.
Nach unserem Nein zum EWR kommt dem Gatt-Vertrag eine erhöhte Bedeutung zu. Zwar wird der Gatt-Vertrag die
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Nachteile des EWR-Neins nicht kompensieren, aber doch mil- dern. Ein Nein würde sie ganz sicher wesentlich steigern. Die EU-Staaten sind nach wie vor unsere wichtigsten Handelspart- ner. Wir dürfen aber die aussereuropäischen Märkte, insbe- sondere den ostasiatischen Raum und Lateinamerika, nicht vernachlässigen. Der Gatt/WTO-Vertrag wird uns den Zugang zu diesen Märkten erleichtern. Heute wird das weltweite Auf- tragsvolumen im öffentlichen Beschaffungswesen auf 2500 Milliarden Franken pro Jahr geschätzt Eine enorme Summe, an der wir auch teilhaben können. In den letzten drei Jahren hat sich der Anteil der asiatischen Märkte am ge- samten Exportvolumen der schweizerischen Maschinen- und Elektroindustrie von 12 auf 15 Prozent erhöht.
Im Gegensatz zu Europa, wo nach dem unseligen Nein zum EWR wenigstens der Freihandelsvertrag von 1972 ein vertrag- liches Auffangnetz bildet, haben wir mit den Staaten des asiati- schen Wirtschaftsraumes nur das Gatt-Abkommen, welches allgemeinverbindliche Regeln des Handels kodifiziert Wir sind hier à tout prix auf das Gatt angewiesen.
Primär betroffen sind natürlich jene Leute, welche die un- erwünschten Nebenwirkungen über sich ergehen lassen müssen.
Man kann bekanntlich auch in der Politik nicht den Fünfer und das Weggli haben. Bei den Medikamenten gibt es uner- wünschte Nebenwirkungen, und bei politischen Verträgen gibt es sie auch. Primär betroffen von diesen unerwünschten Nebenwirkungen sind die Landwirtschaft und die Lebensmit- telindustrie, welche landwirtschaftliche Produkte verarbeitet. Wir dürfen die Landwirtschaft nicht auf dem «Altar des Gatt» opfern.
Andererseits werden wir ohne Gatt die Mittel gar nicht mehr verdienen, die wir benötigen, um die Landwirtschaft zu unter- stützen. Die von der WAK beider Räte vorgeschlagene Ände- rung des einschlägigen Gesetzes erlaubt es uns, der Landwirt- schaft das zu geben, was sie benötigt, um zu überleben. Wir tragen mit dem, was wir Ihnen morgen vorschlagen, wohl auch der Resolution des Schweizerischen Bauernverbandes weitgehend Rechnung.
Weitere Bedenken - aus ökologischer Sicht - stehen im Raum, Sie haben davon gehört. Dazu ist aber klar festzuhal- ten, dass wir die ökologischen Probleme dieser Erde nicht da- durch lösen können, dass sich die kleine Schweiz freiwillig in ein Armenhaus umwandelt.
Den Bedenken aus der Sicht der Entwicklungshilfe ist entge- genzuhalten, dass wir den ärmsten Entwicklungsländern nicht helfen, indem wir zusehen, wie 124 Staaten den Welthandel entwickeln, und wir, weil wir nicht mitmachen, verarmen. Eine verarmte Schweiz wird übrigens auch weniger Entwicklungs- hilfe leisten können als eine reiche.
Eines unserer Probleme liegt darin, die Staatsfinanzen wieder in den Griff zu bekommen. Vom Defizit des Bundes sei etwa die Hälfte struktureller, die andere Hälfte konjunktureller Art, wird gesagt. Wenn wir dieses konjunkturelle Defizit abbauen wollen, müssen wir die Wirtschaft ankurbeln. Nachdem der Bundesrat immer noch Mühe bekundet, echte Revitalisie- rungsmassnahmen für unsere Wirtschaft vorzuschlagen, ist der Gatt/WTO-Vertrag das Wichtigste für die Verbesserung der Situation unserer Volkswirtschaft. Bei einer Ablehnung des Gatt/WTO-Vertrages gäbe es in diesem Staat nur Verlie- rer: die Exportindustrie und die Landwirtschaft, die Arbeitslo- sen und diejenigen, die Arbeit haben, die Jungen und die Rentner.
Unsere Unterhändler haben in diesem Abkommen während jahrelangen zähen Verhandlungen für die Schweiz ein Opti- mum herausgeholt. Unseren Unterhändlern gebühren dafür Dank und Anerkennung.
Mit den Anträgen der WAK im Sektor Landwirtschaft ist die «Suppe Gatt» wohl für die meisten von uns geniessbar gewor- den. Dennoch sehen so und so viele Leute immer noch ein Haar in der Suppe. Diesen möchte ich einfach sagen: Lieber ein Haar in der Suppe als die Suppe im Haar. Dies hätten wir nämlich bei einem Nein zum Gatt-Vertrag.
Ich bitte Sie deshalb, auf die Vorlage einzutreten und ihr zuzu- stimmen und vor allem ihr auch im Volk zum Durchbruch zu verhelfen.
Schiesser Fritz (R, GL): Acht Jahre haben die Verhandlungen in der wohl wichtigsten Verhandlungsrunde des Gatt gedau- ert. Wenn man sich die Zahl der beteiligten Länder vergegen- wärtigt, 124, und sich vor Augen hält, welche unterschiedli- chen Interessen unter einen Hut zu bringen waren - zugege- benermassen unter einen grossen Hut -, sich weiter darüber Rechenschaft gibt, dass die Abkommen zur Errichtung der WTO einen viel umfassenderen Bereich abdecken als das bis- herige Gatt, so muss man hier wahrlich von einer Mammutlei- stung sprechen. Diese enormen Leistungen aller Beteiligten, insbesondere unserer Regierung und vor allem unserer Ver- handlungsdelegation, wollen wir vorweg anerkennen und auch entsprechend würdigen.
Die Abkommen und Vereinbarungen zur Schaffung der WTO bringen nicht nur eine Liberalisierung des Marktzuganges durch den Abbau von Zöllen und nichtzollmässigen Handels- hemmnissen. Ebenso sollen protektionistische Handelspoliti- ken wie technische oder gesundheitsrechtliche Vorschriften und Subventionen durch verpflichtende Vereinbarungen ein- gedämmt werden. Darüber hinaus erweitern die Abkommen im Zusammenhang mit der WTO den Regelungsbereich auf für unser Land wichtigen Gebieten, wie Dienstleistungen, Di- rektinvestitionen und Schutz des geistigen Eigentums. Institu- tionelle Erneuerungen sollen zudem helfen, die Durchsetzbar- keit der eingegangenen Verpflichtungen zu verstärken. Aktu- elle Bestrebungen im amerikanischen Kongress, diesen Me- chanismus aus den Angeln zu heben, müssen uns deshalb beunruhigen.
Betrachtet man dieses Regelwerk aus der Sicht unseres Lan- des, so kann eigentlich kein Zweifel darüber bestehen, dass dieses Regelwerk in unserem Interesse liegt. Als Exportnation für Güter und Dienstleistungen müssen wir an möglichst offe- nen Märkten interessiert sein. Als Investoren müssen uns Re- geln im Bereich der Direktinvestitionen besonders interessie- ren, und der international verstärkte Schutz des geistigen Ei- gentums ist angesichts unserer Stellung in diesem Bereich und des heutigen enormen Schadenpotentials durch allerlei Nachahmungen ebenfalls von besonderer Bedeutung.
Dass schliesslich die Kleinen - und zu denen gehören wir - auf die Durchsetzung des Rechts gegenüber der Eigenmächtig- keit der Starken bauen können müssen, müsste eigentlich ebenfalls jedermann einleuchten.
Leuchtet dies aber wirklich jedermann ein? Der Zeitabschnitt, den wir durchleben, und die allgemeine Stimmung in unserem Lande sind der Eingehung internationaler Verpflichtungen nicht eben hold. Wir haben fertig ausgehandelte Verträge und Abkommen zurückgewiesen. Auch im vorliegenden Fall, also bei den Gatt/WTO-Übereinkommen, wurde schon ziemlich früh von allen möglichen Seiten - von der Landwirtschaft, von Entwicklungshilfeorganisationen oder von Umweltschutzkrei- sen - mit dem Zaunpfahl des Referendums gewunken. Zum einen sollte diese Machtdemonstration dazu dienen, eigene innenpolitische Interessen durchzusetzen, zum anderen hat man versucht, bestimmte Drittinteressen wahrzunehmen. Par- tikulärinteressen stehen also auch in dieser Auseinanderset- zung im Vordergrund. Die Betrachtung des Ganzen, die Wür- digung der Interessenlage der Allgemeinheit, die überlässt man den anderen. Auch das ist symptomatisch für unsere Zeit In dieser Situation müssen sich eigentlich alle Kreise, auch jene, die im Zusammenhang mit den Gatt/WTO-Abkommen Partikulärinteressen vertreten, einmal fragen, was ein Nein heissen würde. Aussenpolitisch wäre das zweifellos ein enor- mer Rückschlag für unser Land, nachdem die Genehmigung der Gatt/WTO-Abkommen in zahlreichen Ländern schon über die Bühne gegangen ist und eigentlich nur in den Vereinigten Staaten von Amerika zu grösseren Diskussionen führt. Unsere politische Isolation würde zweifellos beträchtlich verstärkt. Wir wären wohl das einzige wirtschaftlich hochentwickelte Land, das diesen Weg beschreiten würde.
Gravierender wären aber die wirtschaftlichen Folgen. Wem käme es heute in den Sinn, aus dem Gatt-Abkommen von 1947 auszuscheiden, dieses gleichsam zu kündigen? Wer zu den neuen Gatt/WTO-Abkommen nein sagt - aus welchen Gründen auch immer, und mögen diese für ihn noch so exi- stentiell sein -, bewirkt letztlich ein Ergebnis, das dem Austritt
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aus dem heutigen Gatt-Abkommen gleichkommt. Formell bliebe zwar das heutige Gatt-Abkommen bei einem Nein un- seres Landes weiterhin bestehen. All jene Staaten indessen, die die Abkommen zur Errichtung der WTO ratifizieren wer- den - und dazu werden wohl alle unsere wichtigsten Han- delspartner gehören -, werden mit grosser Wahrscheinlich- keit das Gatt-Abkommen von 1947 kündigen. Andernfalls hät- ten sie unserem Land aufgrund der Meistbegünstigungsklau- sel des Gatt von 1947 die Vorteile der von uns nicht geneh- migten Gatt/WTO-Abkommen zu gewähren, ohne dass wir die sich aus diesen Abkommen ergebenden Verpflichtungen zu tragen hätten. Eine solche Rechtslage wird kein Staat ak- zeptieren. Wir können also im Falle eines Neins nicht darauf vertrauen, «mit wehenden Haaren im Gegenwind» und «mit der Suppe in den Haaren» auf dem Trittbrett des WTO- Wagens mitzufahren.
Nein zu den Gatt/WTO-Abkommen heisst am Schluss auch ganz klar Nein zum Gatt von 1947. Wer will die Verantwortung für ein solches Ergebnis tragen?
Zwar kann nicht bestritten werden, dass dort, wo viel Licht ist, auch Schatten sein muss. Auch wenn die Vorteile der Gatt/ WTO-Abkommen für unser Land offensichtlich sind, gibt es in diesem riesigen Regelwerk auch Nachteile, es gibt Verlierer, und es gibt Schwachstellen. In dieser Beziehung ist die Bot- schaft des Bundesrates da und dort zu optimistisch, zu wenig kritisch, geht zu oft über diese Nachteile hinweg und belegt die Schwachstellen zu wenig. Besonderer Aufmerksamkeit be- dürfen neben der Landwirtschaft, für die wir - so glaube ich - eine für alle Seiten akzeptable Lösung gefunden haben, na- mentlich die Situation der ärmsten Entwicklungsländer - Frau Simmen hat das dargelegt -, die ökologischen Folgen - auch die sind dargelegt worden - und die regionalpolitischen Aus- wirkungen im eigenen Land. Ich denke hier vor allem an die Auswirkungen der Abkommen auf die Wirtschaft in den Ran- dregionen. Auch dieser Aspekt muss in Zukunft näher be- leuchtet werden. In all diesen Bereichen haben wir indessen in unserem Land bisher Mittel und Wege gefunden, um die an- stehenden Probleme anzupacken. Ich bin überzeugt, dass wir im Rahmen unserer Entwicklungs-, Umwelt- und Regionalpoli- tik mit den entsprechenden Anstrengungen und dem entspre- chenden Willen auch für die negativen Auswirkungen der Gatt/WTO-Abkommen in diesen drei Bereichen Lösungen fin- den werden, die dazu beitragen, diese Nachteile und negati- ven Auswirkungen zu mildern oder zu beseitigen.
Die Losung kann also nicht einfach heissen: Nein zu Gatt/ WTO. Vielmehr ist ein klares und deutliches Ja angesagt, ver- bunden allerdings mit dem festen Willen, Nachteile im Rah- men unserer Möglichkeiten zu beheben. Nur das ist ein Weg, der in die Zukunft führt; ein Nein hiesse, in die Vergangenheit zurückzukehren.
Nachdem unser Vizepräsident gestern laut einer Zeitungsmit- teilung ausgeführt hat: «Förschi mache, nicht zurückblei- ben!», kann die Losung heute nur heissen: «Eintreten und den Gatt/WTO-Abkommen zustimmen!»
Onken Thomas (S, TG): Selbstverständlich kommt die Schweiz am Gatt-Abkommen nicht vorbei! Natürlich gibt es - wie schon meine Kolleginnen und Kollegen betont haben - nicht die geringste Chance, sich aus diesem Vertragswerk auszuklinken. Wer so sehr mitgehangen ist wie wir, der ist auch mitgefangen. Mitgehangen sind wir als exportorientier- tes, erfindungsreiches Land im globalen Handelsgeflecht, mit- gehangen als weltweiter Dienstleister und geschickter Broker, mitgehangen als einflussreicher Patentverwalter und Techno- logievermittler, aber eben auch mitgefangen im Sachzwang «Weltmarkt». Keine Rede also davon, dass es hier noch etwas souverän und frei zu entscheiden gäbe, es sei denn in waghal- siger, ja geradezu existenzgefährdender Absicht.
Eine Diskussion, wie sie jetzt in den USA aufflammt - man hat bereits darauf hingewiesen - und vielleicht dort gerade noch Sinn macht, weil durch das Abseitsstehen dieses grossen Lan- des mit seinem politischen Gewicht und seiner wirtschaftli- chen Potenz das ganze Regelwerk gefährdet werden könnte: eine solche Diskussion ist in der Schweiz obsolet. Nein, wir sind im Grunde genommen ohne Alternative, und es gibt auch
keine tröstlichen Optionen, auf die wir uns hier zurückziehen könnten. Bestenfalls gibt es ein paar interne flankierende Massnahmen zugunsten der Verlierer im eigenen Land. Ich stelle das nüchtern und ohne Larmoyanz fest. Es ist einfach eine Tatsache, und so gesehen, könnten wir aus rein schwei- zerischer Perspektive eigentlich zur Tagesordnung überge- hen. Doch ich finde, dass wir, soweit es die allgemeine Un- übersichtlichkeit überhaupt zulässt, zumindest realisieren und auch benennen sollten, worauf wir uns hier einlassen.
Das Gatt ist gewissermassen die Apotheose der Marktwirt- schaft im Weltmassstab, und vielleicht wird es dereinst einmal als ein Kulminationspunkt der grenzenlosen, freien, das heisst weitgehend deregulierten kapitalistischen Ökonomie in die Geschichte eingehen. Die Weltökonomie erhält hier ein Regel- werk, in dem der Weltmarkt und sein reibungsloses Funktio- nieren das Mass aller Dinge sind. Weltökonomie statt National- ökonomie! Dieser Prozess, der längst im Gange ist, setzt sich hier fort. Nationale Volkswirtschaften verlieren im Zeitalter der globalen wirtschaftlichen Vernetzung zunehmend an Eigen- ständigkeit und damit auch der nationalstaatliche Ordnungs- rahmen, den zu setzen wir, wir als Gesetzgeber, gewohnt wa- ren. Selbst dort, wo wir unsere Regelkompetenz noch wahr- nehmen, soweit der politische Wille dazu vorhanden ist, und nicht von vornherein die Segel streichen, selbst dort vermag sich die transnationalistische Wirtschaft dem Zugriff fast nach Belieben zu entziehen.
Diese Dynamik wird sich noch verschärfen, und ich wundere mich - nein, eigentlich wundere ich mich überhaupt nicht -, dass in diesem so augenscheinlichen und hier formal bekräf- tigten Zusammenhang so wenig von Souveränitätsverlust die Rede ist. Ich bin daher Kollege Rhinow dankbar, dass er dar- auf hingewiesen hat, denn nationalstaatlicher Souveränitäts- verlust findet hier - ein bisschen verklausuliert vielleicht, ein bisschen verbrämt - statt.
Er würde freilich auch ohne das Gatt stattfinden - das ist einzu- räumen -, aber hier wird er gleichsam noch «beglaubigt», und das müsste uns eigentlich als Politikum beschäftigen. Statt des- sen schickt die Wirtschaftsförderung in ihrer betulichen Kampa- gne ausgerechnet die ehemaligen EWR-Gegner an die Front und lässt sie dem Volk erklären, das Gatt sei eben mitnichten der EWR und hier drohten weit und breit keine Einbussen der staatlichen Selbstbestimmung. Schön wär's, Ihr Schlaumeier! Beim EWR hätten wir uns für die begrenzte, überschaubare Preisgabe immerhin ein Stück Transparenz an nachvollzieh- barer, politisch legitimierter supranationaler Mitwirkung einge- handelt. Was jedoch erhalten wir hier? Wo bleibt hier das politi- sche Gegenstück? Beim Sitz der WTO in Genf vielleicht, wo wir dann schon zum Rechten sehen werden? Na ja, wir haben nicht einmal eine Ahnung, nach welchen Grundsätzen und Leitlinien die Schweiz dort agieren wird.
Beim Internationalen Währungsfonds und bei der Weltbank gibt es immerhin die Grundsätze der Entwicklungszusam- menarbeit, auf die unser Handeln ausgerichtet sein muss und an denen es gemessen werden kann. Doch hier, ich wüsste keine analoge Verpflichtung. Die Weltökonomie hat ihre Terms of trade, hat ihr vertragliches Regelwerk. Und die Weltpolitik? Wo bleibt denn die verheissene neue Weltordnung? Wo ist die politisch-demokratische Entsprechung, die anstelle der zu- nehmend überforderten Nationalstaaten die entfesselten Marktkräfte, den bis zur Aggressivität verschärften Wettbe- werb, die sich zwischen Wohlstands- und Armutsverteilung öffnende Schere und die sich akzentuierenden Ungleichhei- ten - die wir ja selbst im eigenen Land wahrnehmen können - einbindet, reguliert, ausgleicht? Wo? Nirgends, weit und breit nirgends!
Die Aufgabe wäre jedoch, die Globalität dieses Marktes und diese sich überall der Verantwortung entziehende Wirtschaft politisch verantwortlich zu organisieren und demokratisch zu legitimieren. Das ist die grosse Herausforderung, der wir uns noch zu stellen haben werden, doch das ist wohl ein wenig ein kühner, gar ein aberwitziger Gedanke in einem Land, das sich als «Nische» wähnt, sich schon auf kontinentaler Stufe der po- litischen Mitverantwortlichkeit entzieht und sich noch immer in der Illusion seiner unantastbaren nationalen Souveränität und Autarkie wiegt.
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Nichts könnte die Misere der Politik, der für ein globales Ge- meinwohl, für eine Art Weltwohlfahrt verantwortlichen Politik, besser aufzeigen als die Konferenz von Marrakesch: Acht Jahre lang ein zähes Verhandeln, am Schluss ein einzigarti- ger Showdown vor der Weltöffentlichkeit mit all den guten und den bösen Kräften und den Helden, fast wie im Film. Und endlich steht dieses Gatt, und danach räsoniert man über die Sozialverträglichkeit und macht sich Gedanken über die Öko- bilanz der ganzen Übung, und Nachbesserungen werden an Folgekonferenzen und in zukünftigen Runden in Aussicht ge- stellt, und die ersten «Reparaturequipen» nehmen bereits Aufstellung.
46 Jahre alt ist das Gatt, 46 Jahre und eigentlich kein bisschen weise. Denn der neue Vertrag ist vielleicht ein welthandelspoli- tischer Durchbruch - und das verdient Anerkennung -, aber er ist kein Meilenstein in Richtung eines anderen, vernunftvolle- ren, sparsameren, umweltverträglicheren, ressourcenscho- nenderen Wirtschaftens. Es wird nochmals, vielleicht letzt- mals, im alten Stil «eins draufgesetzt», 270 Milliarden US-Dol- lars an Wohlstandsgewinnen und Wachstumseffekten locken und blenden - und verblenden vielleicht auch.
«Cui bono? Zu wessen Nutzen und Frommen? Welcher Art ist denn dieses Wachstum?» so müsste doch unbedingt gefragt werden. Ist es ein qualitatives, ist es ein nachhaltiges Wachs- tum? Löst die Uruguay-Runde die Forderungen der Konferenz von Rio ein? Welche Kosten stehen den angeblichen Gewin- nen gegenüber? Welchen Zusatzverkehr, welchen weiteren Verbrauch erschöpflicher Energiequellen erzeugt diese Güter- und Dienstleistungsproduktion, die hier angekurbelt wird? Und wer trägt die Kosten? Und wie verteilen sich die Gewinne, wo wir doch aus dem eigenen Land aufgrund von neueren Statistiken wissen, dass die Disparitäten wachsen? Werden diese Erträge durch weitere Rationalisierungen, Straffungen, Verlagerungen, Produktivitätssteigerungen erzeugt, oder be- steht wenigstens eine kleine Aussicht darauf, dass wir einige tausend der 36 Millionen Arbeitslosen in den OECD-Ländern von der Strasse zurück in die Betriebe holen können? Und wo ist hier der Kohäsionsfonds, der im Weltmassstab für Aus- gleich sorgen könnte, wie es beim EWR vorgesehen war, und wo wir ja auch bereit waren, entsprechende Einzahlungen zu leisten? Fragen über Fragen, aber keine Antworten.
Augen zu und durch! Die selbstheilenden Kräfte des Marktes sollen's offenbar richten: Sie werden es aber nicht! Marktwirt- schaft und Freihandel allein garantieren noch nicht ein ausge- wogeneres Wohlergehen und die Einbindung der wirtschaftli- chen Tätigkeit in das Soziale und in das Ökologische. Die Komponenten der Rücksichtnahme und der ausgleichenden Gerechtigkeit entwickeln und gewinnen die Marktkräfte nicht aus sich selbst, sondern sie werden durch die Politik gesetzt, und hier bestehen ganz einfach ein Defizit und deshalb ein er- heblicher Nachholbedarf.
Ich stimme diesem Gatt-Abkommen zu, aber ich tue es nicht im Hochgefühl, einen Beitrag zur Nachhaltigkeit und damit zum globalen Gemeinwohl zu leisten. Ich tue es im Bewusst- sein der Vorteile für die Schweiz, gewiss, aber auch der Schwäche der Politik bei der Ausgestaltung dieses Vertrages und im Wissen, wohl schon bald zu Nachbesserungen und zu «Reparaturarbeiten» aufgeboten zu werden.
Cavadini Jean (L, NE): Il serait déraisonnable, voire dange- reux, de ne pas approuver les accords plurilatéraux révisés pa- rallèlement aux négociations commerciales multilatérales conduites sous l'égide du Gatt. Le seul intitulé de l'arrêté fédé- ral suggère la complexité et la globalité d'un accord qui tire son origine dans le projet d'une organisation internationale de commerce conçue dans l'immédiate après-guerre. C'est dire que nous apportons bien sûr notre approbation au résultat d'une longue histoire; c'est dire aussi que nous ne saurions être pris de court par le contenu de ce traité. C'est dire enfin que nous avons à tout mettre en oeuvre pour que le résultat de ces impressionnantes négociations ne soit pas compromis, par exemple, par un refus populaire.
Notre pays a en effet tout intérêt à l'entrée en vigueur de ces accords. Notre tissu économique, notre vocation commer- ciale, notre dépendance des échanges internationaux, tout
nous incline à dire que la Suisse commettrait une lourde erreur en s'opposant aux Accords du Gatt. On l'a déjà dit ce matin, l'économie helvétique gagne un franc sur deux à l'étranger. L'évolution récente des tendances nous prouve l'internationa- lisation croissante des échanges et nous indique l'arrivée de nouveaux et actifs acteurs sur la scène de commerce mondial. Tous les secteurs de notre industrie ont à tenir compte, par exemple, de l'élargissement de ces mêmes marchés. Le pou- voir économique est redistribué et cette fois à l'échelle de la planète.
Nous souscrivons donc aux objectifs qui ont guide les travaux de négociation, l'amélioration de l'accès au marché par l'échange de concessions douanières, le renforcement des règles du système commercial multilatéral, l'élargissement du champ d'application de l'accord aux domaines des services, des investissements et à la propriété intellectuelle. Nous ap- prouvons sans réserve les résultats obtenus.
Cela ne signifie pas que les conséquences ne seront qu'en- thousiasmantes pour la Suisse. Notre approbation entraînera des modifications importantes des structures agricoles. Toute mutation engendre la crainte et nous croyons qu'il convient d'abord de rassurer, dans la mesure du possible, celles et ceux qu'inquiètent les nouvelles donnes dans ce domaine. Il conviendra dorénavant de garantir l'accès au marché, de re- définir le soutien interne et de limiter les subventions à l'expor- tation. Le chemin que prenait l'agriculture suisse n'était pas celui-là et certaines reconversions seront délicates. On ne peut cependant écarter sans autre les craintes exprimées par les milieux agricoles, qui font valoir une chute de leurs revenus de l'ordre de 20 pour cent, entraînée, prétend-on, par l'appli- cation de mesures visant à nous mettre en conformité déjà avec les Accords du Gatt.
Les prochaines années seront plus difficiles encore. On paiera, et dans tous les sens du terme, une évolution peu saine de l'agriculture; qu'on songe simplement aux productions ani- males, fromages, produits laitiers et à leur futur traitement
Le deuxième point qui peut soulever des objections est relatif à l'intérêt des pays en voie de développement. On vient d'ap- prendre que ceux-ci font l'objet d'un traitement particulier dif- férencié. Ils pourront certes bénéficier des efforts de libéralisa- tion des pays développés sans avoir eux-mêmes à ouvrir leurs propres marchés. De plus, les concessions tarifaires qui leur seront accordées par un pays développé ne seront pas accor- dées aux autres pays développés. Après s'être sentis, on l'a dit, peu concernés, les pays en développement ont fréquem- ment modifié leur politique économique. Or, ils ont intérêt, ils doivent avoir intérêt, à ne pas être l'objet de mesures protec- tionnistes et à l'ouverture de marchés. Mais l'inégalité, la dis- parité de leurs capacités les empêchent de présenter un front uni. Ils tireront certains avantages de l'intégration au domaine agricole dans le Gatt. Ils n'en auront pas moins d'énormes dif- ficultés à honorer les engagements pris, que ce soit en particu- lier dans le domaine de la protection de la propriété intellec- tuelle ou dans les mesures concernant les investissements.
Le Conseil fédéral rappelle que même ce système généralisé de préférence qui leur a été octroyé est considéré par les pays en développement comme moins favorable que les conces- sions obtenues dans le cadre du Gatt qui sont étendues à l'en- semble des parties contractantes en vertu de la clause de la nation la plus favorisée.
Le message qui présente les Accords du Gatt est encore plus volumineux que celui qui sous-tendait le Traité sur l'Espace économique européen. On se retrouve lecteur obligé de plus de 1000 pages. Mais l'objet est à la mesure du volume. Nous voulons simplement par ce rappel mettre en rapport l'impor- tance des accords pour l'avenir du pays et la modicité des tex- tes législatifs que nous avons à modifier.
C'est dire que la Suisse s'inscrit déjà dans les perspectives dessinées par les Accords du Gatt. Nous avons à convaincre chacun que non seulement nous ne perdons rien dans cette aventure, mais que, bien au contraire, nous serons renforcés par cette gigantesque libéralisation du commerce mondial.
Bloetzer Peter (C, VS): Die Vorteile eines Beitritts zur neuen Welthandelsorganisation sind für ein Land wie die Schweiz,
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das jeden zweiten Franken in der Aussenwirtschaft verdient, derart überwiegend, dass sich die Frage des Nichtbeitritts kaum ernsthaft stellt. Der erfolgreiche Abschluss der Uru- guay-Runde darf nicht nur als sehr positiv für unsere Wirtschaft gewertet werden, sondern es darf auch festgestellt werden, dass die Schweiz einen überdurchschnittlichen Teil zum er- folgreichen Abschluss der Uruguay-Runde beigetragen hat. Dies betrifft nicht nur, aber insbesondere den Bereich Land- wirtschaft, wo die Einführung der Multifunktionalität massgeb- lich auf den Beitrag der schweizerischen Unterhändler zurück- zuführen ist.
Bundesrat und Verwaltung verdienen Dank und Anerkennung für die grosse geleistete Arbeit. Der erfolgreiche Abschluss der Uruguay-Runde und die Schaffung der Welthandelsorganisa- tion WTO werden sich zweifellos nicht nur auf die schweizeri- sche Wirtschaft, sondern ebensosehr auf die Weltwirtschaft positiv auswirken. Die Liberalisierung der Weltwirtschaft ist eine wichtige Voraussetzung für ein nachhaltiges weltweites Wirtschaftswachstum, auf das wir angewiesen sind, wenn wir die grossen Probleme unserer Epoche meistern und lösen wollen. Ich denke vor allem an das brennende Problem der Ar- beitslosigkeit, waren doch im gesamten OECD-Raum 1993 über 35 Millionen Arbeitslose zu verzeichnen.
Wenn wir unsere politischen Grundwerte wie Freiheit, plurali- stische Demokratie und Schutz der Menschenrechte weiter hochhalten wollen, so sind wir auf Wirtschaftswachstum und Liberalisierung der Wirtschaft angewiesen. Die neue Welthan- delsordnung wird damit einen wertvollen Beitrag zur Verstär- kung der internationalen Zusammenarbeit und auch zur welt- weiten Sicherheit leisten. Der sicherheitspolitische Aspekt die- ser Vorlage ist nicht zu unterschätzen.
Mit der Unterzeichnung der Uruguay-Schlussakte und der Ra- tifizierung ist die Arbeit aber bei weitem noch nicht getan: Es muss nun weltweit und in den einzelnen Mitgliedstaaten eine eigentliche Strategie zur Liberalisierung des Welthandels auf- gebaut und umgesetzt werden.
Wenn auch die Vorteile der neuen Welthandelsordnung bei weitem überwiegen, so darf doch nicht übersehen werden, dass sie auch ihre Kehrseiten hat. Die Nachteile sind auszu- gleichen und in den Auswirkungen abzudämpfen. In unserem Lande werden sie vor allem für die Landwirtschaft und für die Berg- und Randgebiete zu erwarten sein.
Im Bereich der Landwirtschaft haben wir mit dem 7. Landwirt- schaftsbericht und mit der Revision der Landwirtschaftsge- setzgebung die Voraussetzungen hierzu geschaffen. Die er- sten Resultate sind positiv, die Entwicklung geht zweifellos in die richtige Richtung. Im Bereich der Regionalpolitik wird uns der Bundesrat voraussichtlich im Verlaufe des nächsten Jah- res ein neues, griffiges Programm unterbreiten. Zu verweisen ist in diesem Zusammenhang auch auf die Interreg-Vorlage, welche in diesem Rat voraussichtlich in der Sondersession zu Beginn des nächsten Jahres beraten wird.
Beide Massnahmen, sowohl diejenige im Bereich der Land- wirtschaftspolitik als auch diejenige im Bereich einer griffigen Regionalpolitik, sind auf gesunde öffentliche Finanzen und insbesondere auf eine gesunde, florierende Wirtschaft ange- wiesen, wenn sie realisiert werden sollen; hierzu ist diese Vor- lage ein gutes, geeignetes Mittel. Es sei dies in diesem Zusam- menhang unterstrichen.
Weltweit muss eine Strategie der wirklichen Liberalisierung aufgebaut und umgesetzt werden. Gemeinsam mit den Bret- ton-Woods-Institutionen und der OECD muss die neue WTO die notwendigen Normen und Kontrollmassnahmen schaffen, um neue Diskriminierungen im Welthandel zu vermeiden.
Zwei Bereiche geben in diesem Zusammenhang zu Sorgen Anlass: Umweltschutz- und Arbeitsnormen. In beiden Berei- chen muss dafür gesorgt werden, dass alle Konkurrenten, wel- che am Weltmarkt antreten, über gleich lange Spiesse verfü- gen. Für unsere Exportwirtschaft, aber auch für ein weltweites qualitatives Wirtschaftswachstum ist dies von grösster Bedeu- tung. Es wird eine vordringliche Aufgabe der WTO sein, Nor- men nicht nur zu schaffen, sondern sie auch nachhaltig und wirksam durchzusetzen.
Die Schweiz hat alles Interesse daran, das Abkommen mög- lichst rasch zu ratifizieren, nicht nur damit diese Vorlage innen-
politisch umgesetzt werden kann, sondern damit wir auch im Rahmen der neuen Welthandelsorganisation als aktives Mit- glied unsere Interessen wahren können.
Ich beantrage Ihnen Eintreten und Zustimmung zur Vorlage.
Cavelty Luregn Mathias (C, GR): Ich bin wie meine Vorredner ebenfalls für Eintreten und stimme der positiven Bewertung, die hier kundgetan wurde, ohne Bedenken zu. Dass man dem Abkommen beitreten muss, steht für mich ausser Frage. Auch ich schliesse mich dem Dank an den Bundesrat und an die Verhandlungsdelegation an.
Meine folgenden Ausführungen befassen sich mit den Auswir- kungen des Gatt auf die Kantone und die Regionen.
Mir scheint es durchaus erlaubt und für uns Standesvertreter gar geboten, sich mit der Frage zu befassen, ohne als kleinlich gelten zu müssen - einige Vorredner haben dies übrigens schon getan. Gemäss der St. Galler Studie gibt es keine Kan- tone und keine Regionen, die wegen dem Gatt zu den Verlie- rern gehören. Es gibt aber solche, die mehr, solche, die weni- ger, und solche, die nichts direkt gewinnen. Letztere, nament- lich die Bergregionen, würden gemäss der St. Galler Studie wenigstens indirekt gewinnen, indem sie vom verbesserten Einkommen in den übrigen Regionen, unter anderem touri- stisch, profitierten, nach dem auch von mir anerkannten Grundsatz: «Wenn es den anderen gutgeht, geht es auch uns besser.»
Als Vertreter eines touristischen Bergkantons höre ich dies na- türlich gerne und hoffe nur, dass vom höheren Einkommen unserer Landsleute in den reicheren Regionen nicht allzuviel für Ferien in der Karibik oder sonstwo im Ausland ausgegeben wird.
Da wir niemandem vorschreiben wollen und können, wo er seine Ferien verbringen soll, muss die öffentliche Hand - als indirekte Folge des Gatt - vermehrt darum besorgt sein, dass die Rahmenbedingungen im schweizerischen Tourismus ver- bessert werden, damit wir mit dem nahen und entfernteren Ausland konkurrenzfähig bleiben. Ich begnüge mich hier le- diglich mit einigen Stichworten wie Mehrwertsteuer, Hotelkre- dite, Parahotelleriestatistik, Behandlung der Saisonniers, Bei- trag an die SVZ, Alpenkonvention usw., wo wir in der letzten Zeit dringend gebotene Rücksichtnahme etwas vermissen mussten. So gut wie die Landwirtschaft, die mit vollem Recht einen Ausgleich für entstehende Nachteile verlangt, muss auch der Tourismus davon ausgehen können, dass die allge- meinen Vorteile des Gatt auch zu seinen Gunsten, zur Verbes- serung seiner Rahmenbedingungen, umgesetzt werden.
Damit komme ich zu einem grundsätzlichen Punkt: Ich möchte die Forderung nach einem angemessenen Ausgleich über die Landwirtschaft und über den Tourismus hinaus über- haupt auf alle weniger bevorteilten Regionen ausdehnen, und zwar aus folgender Überlegung grundsätzlicher Natur: Die Schweiz war aus existentiellen Gründen stets bemüht, einen vernünftigen Ausgleich zwischen Arm und Reich, zwischen Berg und Tal, zwischen Land und Agglomerationen zu schaf- fen. Ziel war und ist eine dezentralisierte Besiedelung unseres Landes im Interesse von uns allen. Die Schweiz bleibt nur so lange die Schweiz, als sie aus Berg und Tal, Stadt und Land besteht. Zudem würde eine Abwanderung aus den Bergregio- nen in die Städte bedeutend mehr Probleme und Kosten als eine angemessene Unterstützung der Land- und Bergregio- nen mit sich bringen. Um das bisherige Gleichgewicht zu hal- ten, wurden verschiedene Instrumente geschaffen. Ich er- wähne hier vor allem das Investitionshilfegesetz, welches auf eine Motion des seinerzeitigen Standesvertreters Brosi aus Graubünden, und Danioth aus Uri zurückgeht - Ludwig Da- nioth, den Vater unseres Kollegen Hans Danioth. Das Investi- tionshilfegesetz wurde in den siebziger Jahren geschaffen und hat eine gute Aufgabe gehabt und sie auch gut erfüllt. Be- zweckt ist damit eine Vorteils- und Nachteilsausgleichung, da- mit das Land auf einer «geraden Ebene» bleibt. In der letzten Zeit laufen wir Gefahr, dass diese «gerade Ebene» durch Be- vorteilung gewisser Landesteile - ich sage nicht unberechtigte Bevorteilung, ich akzeptiere sie - bzw. der dort angesiedelten Branchen, Exportindustrie, Banken, Versicherungen usw. ohne Vorteilsausgleichung zu einer «schiefen Ebene» werden
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könnte. Wenn diese Ebene «schief» bleiben würde, würde die Land- und Bergbevölkerung leichter in die Agglomerationen «abrutschen», und dies zum Nachteil von uns allen!
Erlauben Sie mir in diesem Zusammenhang die Erwähnung der Mehrwertsteuer als hervorstechendes Beispiel für ein Un- gleichgewicht, für einen Vorteil zugunsten eines erweiterten «goldenen Dreiecks» - und weniger zugunsten der Berg- und Randgebiete. Verstehen Sie mich recht, ich möchte damit nie- mandem neidvoll Vorwürfe machen und auch nicht Rand- und Berggebiete gegen Agglomerationen ausspielen. Ich möchte lediglich rechtzeitig und am richtigen Ort einen - wie mir scheint - im Interesse aller liegenden, notwendigen Akzent setzen: zugunsten einer ausgeglichenen Besiedelung unse- res Landes mittels angemessener Vorteilsausgleichung.
Das «Rutschen» auf der «schiefen Ebene» hat bereits begon- nen: Grossbanken, Versicherungen, grosse Unternehmen al- ler Art haben zum Teil ihre Zweigniederlassungen in den Re- gionen bereits geschlossen. Die Erosion des Berggebietes fin- det je länger, je rasanter statt, und sie wird bald dramatisch. Man darf sich nicht von der momentanen Finanzlage einzelner Kantone täuschen lassen. Zum Teil stehen die entsprechen- den Kantone nur deshalb finanziell nicht schlechter da, weil ih- nen die Bundesmittel fehlen, um dringende Investitionen an die Hand zu nehmen. Dies wird sich rächen.
Ich habe soeben ein Fax unserer Regierung bekommen, in dem darauf hingewiesen wird, dass der Bundesrat die Mitfi- nanzierung der dringend nötigen Umfahrungen von Klosters und Flims abgelehnt hat. Ich lese in meiner heutigen Zeitung aus Graubünden: «Krisensitzung bei der RhB. RhB braucht dringend Geld, doch der Bund klemmt >> Ich sage das nur als Beispiel. Man muss die Regionen, die jetzt weniger profitieren, mittels Hilfestellungen wieder auf die «gerade Ebene» bringen. Mir scheint die Gatt-Diskussion, wo doch einige Disparitäten entstehen könnten, der richtige Ort zu sein, um auf diese Pro- bleme aufmerksam zu machen. Mir scheint auch die Zeit rich- tig, nicht zuletzt angesichts der immer einschneidenderen Sparanstrengungen und einer angekündigten Spar-Initiative, die leicht zur Benachteiligung der schwächeren Regionen ge- reichen könnte, was im Interesse der ganzen Schweiz nicht geschehen darf.
Was not tut und für mich eine nicht wegzudenkende Verpflich- tung des Bundes bedeutet, ist eine rasche und gründliche An- passung der Regionalpolitik.
Ich bitte den Bundesrat und Sie alle, eine neue Generation des Investitionshilfegesetzes, eine Art «IHG Il», zu schaffen, damit die notwendige Berücksichtigung der übrigen landwirt- schaftlichen und touristischen Begehren möglich wird. In die- sem Sinne votiere ich für Eintreten und stimme der Vorlage gerne zu.
Gadient Ulrich (V, GR): Wenn die Schweiz als kleines Land ohne Rohstoffe und ohne grossen Heimmarkt ihren handels- politischen Besitzstand und den Zugang zu den Weltmärkten wahren will, muss sie die multilateral vereinbarten Regeln und Disziplinen festigen und weiter ausbauen. Denn ein Kleinstaat unseres Zuschnitts kann sich, wie dies die hervor- ragend dokumentierte Botschaft aussagt, zur Durchsetzung seiner Interessen einzig auf das Völkerrecht berufen. Die voll- ständige Beseitigung der Zölle in mehreren Sektoren, die Ausdehnung der Gatt-Grundsätze auf die für uns so vitalen Bereiche der Dienstleistungen, der bessere internationale Schutz des geistigen Eigentums, die Verbesserung der Inve- stitionsbedingungen bei den Auslandinvestitionen und die Stärkung der Regeln des Welthandels zielen auf den offenen Zugang zum Welthandel. Mit dem aussenwirtschaftspoliti- schen Sicherheitsnetz des Gatt werden auch bei uns Arbeits- plätze erhalten und geschaffen.
Noch zu oft wird in unserem Lande die Bedeutung der Tatsa- che verkannt, wie sehr der nationale Wohlstand vom Bestehen und Gedeihen der Exportindustrie abhängt, wieviel diese auch zur Tragfähigkeit unserer Sozialwerke beiträgt. Das Gatt deckt heute mit 124 Mitgliedstaaten 90 Prozent des gesamten Welt- handels ab. Ein Nein der Schweiz würde uns nicht nur den Zu- gang zur WTO verwehren; wir würden damit auch die Position
im bestehenden, seit 1947 fortlaufend entwickelten Gatt aufs Spiel setzen.
Wenn die Meinung vertreten wird, das Gatt ersetze den EWR- und den EU-Beitritt, trifft dies allerdings keineswegs zu. Denn die weit intensivere und umfassendere Ausgestaltung der in- nereuropäischen Handelssysteme bedeutet für einen europäi- schen Staat ein Mehreres und wirkt sich heute auf ein Nichtmit- glied immer folgenschwerer aus: Die EU bleibt wirtschaftlich das europäische Gravitationszentrum.
Dies vorangestellt, komme ich als Vertreter des grössten Berg- kantons des Landes nicht umhin, die Belange des Gatt, wie Herr Cavelty das soeben getan hat, noch kurz anzusprechen; ich beschränke mich dabei auf den Landwirtschaftssektor. Dieser ist Verlierer, und dabei steht natürlich die Berglandwirt- schaft an erster Stelle. Bereits seit 1992 sind verschiedene agrarpolitische Massnahmen den Gatt-Regeln angepasst worden. Das hat zu einer markanten Rückbildung des land- wirtschaftlichen Einkommens im Berggebiet geführt, von ei- nem gegenüber dem Talgebiet bedeutend tieferen Niveau ausgehend, um 15 bis 20 Prozent. Dieser Einkommensrück- gang wird sich weiterhin fortsetzen, deshalb sind Anpas- sungsprogramme für den ländlichen Raum unverzichtbar.
Man muss Verständnis dafür haben, wenn die ländlichen Re- gionen mit Blick auf diese Entwicklung dem Gatt mit Skepsis begegnen. Man unterschätze die möglichen Auswirkungen ei- ner solchen Reaktion nicht! Es braucht mehr als agrarpoliti- sche Massnahmen. Ein greifendes regionalpolitisches Pro- gramm muss baldmöglichst entwickelt und umgesetzt wer- den. Die SAB hätte es - zu Recht! - begrüsst, wenn dies ge- rade gleichzeitig mit der Vorlage der Gatt-Beschlüsse hätte ge- schehen können. Die Konzentrationsprozesse gehen ohnehin weiter voran. Es wird immer schwieriger, zu ausgeglichenen Wirtschaftsstrukturen in der Peripherie zu kommen. Da muss das regionalpolitische Instrumentarium einer Neuorientierung zugeführt werden, und auch die darauf bezüglichen politi- schen Applikationen sind anzupassen.
Es zeichnet sich auch noch eine weitere Schwierigkeit ab: Es ist zwar gelungen - und das ist eines der Verdienste der schweizerischen Verhandlungsdelegation -, die produktions- unabhängigen Direktzahlungen, den Grundsatz der Multifunk- tionalität der Landwirtschaft und die Verbesserung der Schutz- klausel völkerrechtlich zu verankern. Das ist, gemessen an der ursprünglichen Forderung der grossen Agrarexporteure nach integralem Abbau aller Zölle und Subventionen im Landwirt- schaftsbereich, ohne Zweifel ein ganz markanter und bemer- kenswerter Fortschritt. Der Abbau der internen produktege- bundenen Stützung um 20 Prozent bedeutet aber - abgese- hen vom Verlassen eines in der schweizerischen Landwirt- schaftspolitik seit Jahrzehnten, seit der Schaffung des Land- wirtschaftsgesetzes, geltenden Prinzips - für die Schweizer Landwirtschaft eine Reduktion um ungefähr 1 Milliarde Fran- ken (Basis 1993). Da jedoch die weder absatz- noch preiswirk- samen Massnahmen nicht reduziert werden müssen, sondern im Gegenteil weiter ausgebaut werden dürfen, kann eine Re- duktion des Abbaus erreicht werden.
Die von der WAK beantragte Übergangsbestimmung im Land- wirtschaftsgesetz, welche die Umlagerung der abgebauten Mittel auf nichtabzubauende Massnahmen vorsieht, ist zu be- grüssen. Sie ist geeignet, den Druck etwas zu verringern. Sie ist auch gesetzessystematisch richtig plaziert Auch ist wich- tig, dass das, was einmal umgelagert worden ist, später nicht abgebaut wird.
Trotz den längerfristig sichtbar werdenden rigorosen Einbus- sen - das ist nun der von mir angesprochene Punkt - bleibt die Tatsache bestehen, dass bei der Erfüllung der Gatt-Verpflich- tungen die schweizerischen Preise auch am Ende der Über- gangsphase immer noch wesentlich über dem Preisniveau der EU liegen werden. Mit anderen Worten: Das Agrardossier, das Gegenstand der bilateralen Verhandlungen der Schweiz mit der EU bildet, erhält einen höchst akuten Stellenwert, der über die Gatt-Konsequenzen hinausgeht.
Ich bitte um Auskunft darüber, wie sich der Bundesrat in die- sem Sektor zu verhalten gedenkt Ist es zutreffend, dass wir beim Ja zur Gatt-Vorlage als WTO-Mitglied die Meistbegünsti- gungsklausel zu berücksichtigen haben und dass damit wei-
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ter gehende Zugeständnisse gegenüber der EU auf Verlangen auch sämtlichen Gatt/WTO-Partnerländern zugebilligt werden müssen? Wenn das der Fall ist, erhält natürlich das Agrardos- sier für uns eine hohe Brisanz.
Mit Blick auf die innenpolitische Implikation muss der Inhalt dieses Dossiers meines Erachtens zwingend vor der mass- geblichen Schlussrunde in unserem Lande politisch abgesi- chert sein. Das aber wird ein effizientes Sicherungsnetz für un- sere Landwirtschaft bedingen.
Deshalb müssen die heute vorliegenden Lösungsansätze wei- terentwickelt und dabei zeitgerecht allseits akzeptable, exi- stenzsichernde Voraussetzungen geschaffen werden - ein al- les andere als einfaches, aber ein unverzichtbares Anliegen im Sinne einer glaubwürdigen und wirksamen Politik des natio- nalen Ausgleichs.
Ich bin für Eintreten auf die Vorlage.
Delalay Edouard (C, VS): En effet, quelques mots tout d'abord sur le plan général en ce qui concerne le Gatt, avant que je ne développe mon interpellation dans une seconde partie.
Une meilleure circulation des biens et des services constitue toujours, sur les plans économique, politique et social, une amélioration du niveau de vie des populations. C'est un prin- cipe de base, car une meilleure circulation des biens et des services introduit la division internationale du travail et fait en sorte que les marchandises soient produites dans les régions où elles le sont à meilleur compte. Le libre accès facilité au marché et la levée des barrières douanières non tarifaires faci- litent également, pour leur part, les échanges entre les peu- ples et entraînent par là même une élévation de leur niveau de vie.
A cela s'ajoute, pour la Suisse, le fait que nous sommes par nature un pays exportateur, dont la proportion de la produc- tion vendue à l'étranger est l'une des plus fortes au monde et constitue l'origine de notre bien-être, le fondement des pla- ces de travail que nous créons et de notre niveau de vie en général.
En raison de ces considérations, nous ne pouvons qu'accep- ter les Accords du Gatt. Même si nous savons que nous n'avons rien à dire pour modifier ces accords, nous devons être bien conscients que le Gatt va modifier notre vie. Il s'agit donc de demeurer vigilants, car la déréglementation, la libéra- lisation, qui sont les composantes essentielles du Gatt, entraî- nent toujours avec elles la centralisation et la concentration.
A cet égard, nous devons prendre garde à deux écueils: le pre- mier a déjà été évoqué et porte sur le risque de voir notre mar- ché particulièrement cultivé par des produits bon marché, fa- briqués dans des conditions sociales critiquables selon nos critères et ne répondant pas toujours à notre volonté affirmée d'avoir des productions proches de la nature et respectueu- ses de l'environnement. Notre pouvoir d'achat élevé sera d'au- tant plus attractif pour nos voisins que la lutte pour l'exporta- tion est souvent pour eux une contrainte en raison de surpro- ductions chroniques. Je ne songe pas seulement, en évo- quant ceci, à la production agricole, mais à tous les produits agroalimentaires. Le deuxième risque de concentration est plutôt intérieur, par les avantages que le Gatt ne manquera pas d'apporter aux régions fortement industrialisées de notre pays et à celles dont la densité est élevée en matière de pro- duction de services. Il s'agit dès lors, me semble-t-il, de façon interne, de ne pas négliger les correctifs indispensables aux distorsions que le Gatt introduira lorsqu'il sera appliqué plei- nement.
Je souhaite donc obtenir, de la part du Conseil fédéral, des as- surances, ou tout au moins son point de vue, sur les mesures internes qu'il entend prendre pour éviter une sorte de dum- ping social déguisé, pour renforcer une politique régionale conforme à nos principes de solidarité, pour empêcher que les produits tirés des échanges facilités ne soient absorbés par une sorte de prolifération des transports, et pour le main- tien des branches plus faibles de notre économie. Voilà pour les principes généraux. C'est donc une approbation de prin- cipe aux Accords du Gatt, mais avec des réserve en ce qui concerne la déréglementation et la centralisation qui sont contenues en germes dans ces accords.
Mon interpellation est étroitement en rapport avec les Accords du Gatt, mais porte aussi sur l'attitude à plus long terme de la Suisse en matière d'importation et, plus spécialement, sur la politique douanière appliquée au commerce des vins. Notez d'emblée que j'ai beaucoup de compréhension pour les com- merces d'importation et pour la grande distribution, qui jouent un rôle d'approvisionnement du pays de premier plan et qui savent d'ailleurs bien défendre leurs intérêts. J'ai également le respect le plus profond pour les consommateurs suisses qui doivent pouvoir choisir parmi une gamme de vins de qualité, tout en payant le prix le plus juste possible. Mais il s'agit en l'espèce d'opérer une pesée des intérêts en présence, et s'il s'agit de prendre en compte ceux des importateurs et des grands distributeurs, ainsi que les intérêts légitimes des consommateurs, il convient aussi de ne pas livrer les produc- teurs suisses pieds et poings liés aux lois implacables du li- bre-échange, et cela à n'importe quel prix.
Le comité référendaire, qui avait obtenu le rejet de l'arrêté fé- déral sur la viticulture le 1er avril 1990, a réclamé, lors d'une conférence de presse tenue à la fin juillet 1994, la libéralisation totale des importations de vin blanc. Dès 1995, seul devrait subsister un contingent tarifaire de 1,705 million d'hectolitres, avec un libre choix d'importer du vin blanc ou du vin rouge, en vrac ou en bouteilles. Les membres du comité référendaire es- péraient ainsi faire pression sur la commission des spécialis- tes de l'économie viti-vinicole suisse, chargée de conseiller le chef du Département fédéral de l'économie publique en ma- tière viticole, à qui il reviendra de prendre finalement la déci- sion et de présenter un projet au Conseil fédéral.
Nous relevons qu'en 1990 les opposants à l'arrêté fédéral sur la viticulture ne revendiquaient pas la libéralisation des impor- tations, ils se déclaraient même très favorables à une protec- tion spéciale pour les vins blancs suisses. Ils voulaient, d'une part, un renforcement des normes qualitatives pour les vins suisses et, d'autre part, la suppression des importateurs qu'on appelait «les importateurs de salon».
L'arrêté fédéral du 19 juin 1992 sur la viticulture a considéra- blement durci les dispositions sur les teneurs naturelles mini- males en sucre pour les vins suisses, et a imposé à tout le vi- gnoble indigène une limitation stricte des rendements pour les vins de première catégorie. Comme président de la Commis- sion des appellations contrôlées pour le canton du Valais, je sais que ces dispositions sont très strictement appliquées par les cantons viticoles. J'ajoute même qu'aucun pays au monde ne connaît, aujourd'hui, de telles dispositions, d'autant plus que les cantons ont encore augmenté ces exigences pour leurs vignobles, ce qui a permis un assainissement du marché indigène, pour l'instant aux seuls frais des producteurs et en- caveurs suisses.
L'ouverture incontrôlée des frontières mettrait en péril l'équili- bre de notre marché qui se verrait courtisé par des excédents mondiaux de vins produits principalement par nos fournis- seurs habituels que sont nos voisins: la France, l'Italie et l'Es- pagne; et ces vins sont souvent bradés à des prix très bas.
Le contingent global de 1,705 million d'hectolitres prôné par le comité référendaire menace le vignoble indigène. En effet, les quantités totales de vin rouge importées chaque année attei- gnent environ 1,45 million d'hectolitres. Le solde du contin- gent global permettrait donc d'importer quelque 25 millions de litres de vin blanc supplémentaires, soit trois fois plus que ce que l'on connaît aujourd'hui.
Partant du constat que la consommation de vin blanc dans le pays sera au mieux stable, chaque litre de vin blanc importé en plus prendra la place d'un litre de vin indigène, cela va de soi. Et sachant que la production suisse est d'environ I litre au me- tre carré aujourd'hui, l'importation supplémentaire ferait per- dre l'équivalent de 1750 hectares au vignoble suisse, c'est-à- dire le quart des surfaces de blanc que l'on connaît au- jourd'hui.
La production fait pour sa part un effort et propose de passer à l'importation officielle, selon les Accords du Gatt, de 75 000 hectolitres de vin blanc à 85 000 hectolitres, c'est-à- dire une augmentation de 10 000 hectolitres (1 million de li- tres). Cette quantité pourrait être importée avec un tarif de base. La production a une attitude compréhensive pour les
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conditions du marché et propose de la sorte de conserver ce qu'on appelle actuellement le «contingent exceptionnel». Si le marché l'exige, le Conseil fédéral pourrait accorder un contin- gent supplémentaire au même tarif de base.
A cette proposition, les négociants, les importateurs répon- dent qu'il faudrait ajouter aux 75 000 hectolitres de base cha- que année un contingent additionnel et annuel de 10 000 hec- tolitres. Cela conduirait concrètement à aboutir en l'an 2002 - la même année que les Jeux olympiques d'hiver en Valais! - à une libéralisation totale des marchés. C'est cela que je juge inacceptable. Ces propositions opposées des producteurs, des importateurs et du grand commerce trouvent leurs défen- seurs respectifs jusqu'au sein de la commission des spécialis- tes chargée de présenter les propositions au Conseil fédéral. Aujourd'hui, nous savons qu'un blocage existe au sein de cette commission, si bien que c'est le Conseil fédéral qui devra prendre la décision finale sur proposition du chef du Départe- ment fédéral de l'économie publique, M. Delamuraz. C'est précisément cette décision politique qui a entraîné mon inter- pellation.
Je souhaite, Monsieur le Conseiller fédéral, que vous infor- miez les citoyens, à l'occasion de ce débat sur le Gatt, de vos intentions et de celles du Conseil fédéral au sujet des importa- tions de vin blanc. En particulier, nous voulons savoir si vous vous en tiendrez à l'offre suisse au Gatt sur ce point, ou si vous soutenez le principe d'une libéralisation supplémentaire contrôlée dans le temps.
Nous n'ignorons pas non plus que les négociations bilaterales avec l'Europe vont donner l'occasion aux pays voisins d'exer- cer une pression pour vendre leurs vins chez nous, parce que notre pouvoir d'achat est élevé, et surtout parce qu'ils connais- sent des excédents de production importants, vu qu'ils n'ont pas les limitations à la production que nous connaissons nous-mêmes.
En Suisse, où la production a réalisé ces dernières années des pas de géant dans la limitation quantitative et dans l'améliora- tion de la qualité, nous faisons preuve d'une grande ouverture puisque le 55 pour cent de notre consommation nous vient déjà de l'étranger. Sachez, Monsieur le Conseiller fédéral, que les producteurs de vin ne sont pas opposés au Gatt, dont les accords respectent la spécificité de notre production. Ils comptent cependant sur votre arbitrage politique pour que le Conseil fédéral prenne en compte efficacement leurs besoins et ne les livre pas à des négociations qui iraient trop au-delà et trop vite vers une libéralisation sauvage du marché.
Il n'est sans doute pas dans l'intention du Conseil fédéral de faire disparaître près de 2000 hectares de vigne, ce qui serait évidemment contraire aux intérêts économiques et sociaux de toute une population, particulièrement en Suisse romande, et contraire aux intérêts publics par la suppression des ressour- ces fiscales que toute activité économique implique nécessai- rement.
Nous attendons donc en conclusion que le Conseil fédéral ne cède pas à la pression des plus forts, mais sache négocier ce domaine de l'implantation des vins blancs avec sagesse, en appliquant une ouverture très progressive, et en usant des possibilités offertes par la tarification douanière pour suppléer et compléter le côté strict que nous offrent aujourd'hui les pro- tections douanières quantitatives.
Je vous remercie d'avance, Monsieur le Conseiller fédéral, des assurances que vous allez pouvoir, à l'occasion de cette interpellation, donner aux représentants de la production.
Uhlmann Hans (V, TG): Zuerst einige Gedanken zum Eintre- ten und dann ein paar Überlegungen zu meiner Interpellation (93.3403, «Uruguay-Runde und gesunder Bauernstand»). Ich nehme es vorweg: Ich bin selbstverständlich für Eintreten auf die Vorlage zum Gatt/WTO-Übereinkommen, ich bin aber auch für Eintreten auf die einzelnen Gesetz- und Beschluss- entwürfe, die wir im Rahmen der morgigen Sitzung behandeln werden. Grundsätzlich unterstütze ich die Ratifizierung des aus der Uruguay-Runde resultierenden Abkommens.
Ich gehe mit allen Vorrednern einig: Die Teilnahme der Schweiz an diesem Vertragswerk ist für unsere Volkswirtschaft von entscheidender, ja existentieller Bedeutung. Ich aner-
kenne auch, dass die Bemühungen des Bundesrates und der schweizerischen Gatt-Unterhändler besonders in der End- phase doch noch ein für die Schweiz und besonders für die Landwirtschaft akzeptables Verhandlungsresultat gebracht haben.
Es wurde anerkannt, und es ist auch unbestritten, dass die grosse Mehrheit unserer Bevölkerung Vorteile aus diesem Ver- tragswerk haben wird. So werden durch den Abbau von Han- delsschranken unsere Firmen konkurrenzfähiger, was wie- derum - so hoffen wir alle miteinander - Arbeitsplätze sichert; ja, vielleicht können auch wieder vermehrt Arbeitsplätze ge- plant werden. Konsumentinnen und Konsumenten werden - mindestens tendenziell - günstiger einkaufen können, so- fern - das möchte ich ganz klar betonen - Zwischen- und De- tailhandel die günstigen Preise weitergeben.
Ich gewichte diese Interessen gleich stark wie die Erfüllung der Ziele des 7. Landwirtschaftsberichtes. Wir brauchen bei- des: Wir brauchen generell eine starke Wirtschaft, besonders eine starke Exportwirtschaft, wir brauchen aber auch eine in- takte schweizerische Landwirtschaft. Wir tun gut daran, bei der innenpolitischen Rechtsanpassung immer wieder beide Ziele vor Augen zu haben.
Ich attestiere hier der Kommission für Wirtschaft und Abgaben, dass sie diese Ziele anvisiert hat und auch - mindestens teil- weise - durch ihre Anträge erreichen kann.
Die Grundlage wird jedoch nicht griffig genug sein, wenn die drei Landwirtschaftsvorlagen, die am 12. März 1995 zur Ab- stimmung kommen, scheitern sollten. Für die schweizerische Landwirtschaft steht bei den Verhandlungen über den Gatt- Abschluss also mehr auf dem Spiel, als jetzt vielleicht allge- mein angenommen wird.
Wir sehen die Notwendigkeit der Gatt-Übereinkommen ein: Die Bauern wollen nicht von vornherein Opposition machen. Das ist in der Haltung der bäuerlichen Vertreter, auch des Schweizerischen Bauernverbandes, deutlich zum Ausdruck gekommen. Es wird jedoch erwartet, dass der Bundesrat, das Parlament und auch das Schweizervolk die Leistungen unse- rer Landwirtschaft nicht vergessen und die innenpolitischen Weichen so stellen, dass diese Landwirtschaft ihre Aufgaben im Interesse des Gesamtwohls unseres Landes längerfristig erfüllen kann - ich betone: längerfristig.
Ich persönlich stimme dem Gatt/WTO-Übereinkommen zu, al- lerdings unter dem Vorbehalt, dass die innenpolitische Umset- zung im Sinne der Kommission von unserem Rat beschlossen wird. Ich hätte die Gesamtabstimmungen lieber in einer ande- ren Reihenfolge gesehen, also zuerst über die Gesetz- und Beschlussentwürfe und dann über das Übereinkommen. Wir haben noch die Schlussabstimmungen, die allenfalls eine ge- wisse Differenzierung ermöglichen.
Ich bin überzeugt: Unsere Verhandlungen und unsere Be- schlüsse werden von verschiedenen Gruppen sehr genau ver- folgt. Das Resultat dieser Verhandlungen ist auch sehr wichtig, und es wird auch sehr von diesem abhängen, ob schliesslich ein Referendum ergriffen wird oder nicht. Ich meine, es wäre sehr zu begrüssen, wenn man die grossen Ängste, die viele Leute in diesem Land in bezug auf die Auswirkungen durch unsere Beschlüsse haben, mehr als mildern könnte.
Nun noch ein paar Bemerkungen zu meiner Interpellation. Ich muss ein paar Zahlen bzw. Daten anführen. Diese Interpella- tion stammt vom 21. September 1993. Es ist völlig unüblich, dass im Ständerat eine Interpellation so lange schubladisiert oder auf die lange Bank geschoben wird. Die Uruguay-Runde wurde am 15. Dezember 1993 durch die Annahme des Ent- wurfes der Schlussakte beendet Am 15. April 1994 wurde das Abkommen in Marrakesch unterzeichnet. Ich habe natürlich ein gewisses Verständnis, dass sich der Bundesrat die Überle- gung gemacht hat: «Der Uhlmann kann warten, bis die Bot- schaft kommt.» So ist es auch herausgekommen. Mit der Bot- schaft 1 und 2 über das Gatt-Abkommen bzw. die innenpoliti- sche Rechtsanpassung hat der Bundesrat die Antwort auf meine Interpellation teilweise auch gegeben. Auch wenn die Antwort teilweise gegeben wurde, ist sie jedoch zu spät ge- kommen und nicht genügend, um sicherzustellen, dass der einheimischen Landwirtschaft das Überleben gesichert wer- den kann.
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Erst mit den Anträgen der Kommission werden - dank Arti- kel 1bis der Übergangsbestimmungen des Landwirtschafts- gesetzes und weiteren Bestimmungen in den folgenden Ge- setzen - einigermassen erträgliche Voraussetzungen für die bedrängte Landwirtschaft nach dem Inkrafttreten des Gatt- bzw. des WTO-Abkommens geschaffen.
Ich muss Ihnen jedoch sagen, dass diese minimalen Absiche- rungen längerfristig nicht genügen werden, um die Existenz der einheimischen Landwirtschaft zu sichern.
In der Botschaft fehlen klare Aussagen in bezug auf die ver- lässliche Finanzierung von Gatt-konformen Instrumenten der Agrarpolitik - insbesondere die Zusicherung ausreichender Direktzahlungen auf längere Sicht -, und Vorstellungen über die Sicherstellung der erforderlichen Mittel fehlen ebenso. An- gesichts der Tatsache, dass die Einkommen der Bauernfami- lien seit 1989 um nicht weniger als 30 Prozent gesunken sind, kommt diesem Aspekt besondere Bedeutung zu. Gerade auf- grund dieser Tatsache begreifen Sie wahrscheinlich, weshalb ich vor rund 14 Monaten diese Interpellation eingereicht habe. Bei der Umsetzung der Tarifizierung bleibt der Bundesrat ebenso vage. Es wäre zu begrüssen gewesen, wenn wesentli- che Punkte - etwa die Höhe der Zollkontingente und der Ta- rife, die Kriterien für die Verteilung von Zollkontingenten, die Handhabung der Schutzklausel - schon sichtbar auf Geset- zesstufe geregelt wären.
Ich stelle also fest, dass meine Interpellation durch die Bot- schaften nur teilweise beantwortet wurde. Es wird sich nun zei- gen, ob der Bundesrat in der Lage ist, die noch nicht beantwor- teten Fragen so zu beantworten, dass ich beruhigt und auch zufrieden bin; ich bin gespannt darauf.
Ich möchte noch etwas nachholen. Alle diese Vorlagen, die wir morgen behandeln werden, werden den jungen, initiativen Bauern wohl kaum genügen. Es ist nötig, dass wir innenpoli- tisch den jungen Bauern mehr Spielraum lassen, damit sie eben auch initiativ sein können. Es geht nicht an, dass wir im- mer noch Massnahmen haben, gesetzliche Einschränkun- gen, die das verunmöglichen. Ich hoffe sehr, Herr Bundesrat, dass sich auch auf diesem Gebiet in nächster Zeit etwas tut.
Bisig Hans (R, SZ): Die neue Welthandelsordnung ist ein mul- tilaterales Regelwerk, dessen Bedeutung für die Schweiz hier und heute durchaus 20mal dick unterstrichen werden darf. Auch wenn wir immer auf die europäischen Märkte angewie- sen sein werden, hat der Welthandel für unsere Wirtschaft ge- rade nach dem EWR-Nein des Schweizervolkes eine beson- dere und erst noch wachsende Bedeutung.
Als kleines Land mit bescheidenen Rohstoffvorkommen und einem für die Wohlstandsabsicherung ungenügenden Bin- nenmarkt muss die Schweiz an jeder Marktöffnung besonders interessiert sein, dies um so mehr, als diese sich, wie bei den Gatt/WTO-Übereinkommen, ohne eigentliche Souveränitäts- verluste realisieren lässt. Ich verstehe zwar die offensichtliche Absicht der Kollegen Rhinow und Onken, die EU-Beitrittsop- tion im Gespräch zu halten, teile aber ihre Meinung bezüglich Souveränitätsverlust-Vergleich absolut nicht. Wie vielfach fest- gestellt wird, profitiert letztlich jede Bürgerin und jeder Bürger vom Verhandlungsergebnis der Uruguay-Runde. Im Gegen- satz zum Entscheid über den EWR-Beitritt existiert für unser Land auch keine echte Alternative zur WTO. Eine Ratifizierung der Ergebnisse der Uruguay-Runde ist für mich gegeben. Ich habe mich aber nicht zu Wort gemeldet, um Binsenwahrheiten zu verbreiten. Mir geht es um die regionalpolitischen Folgen. Richtigerweise wird festgestellt, dass von der Ratifizierung der Gatt/WTO-Übereinkommen nicht nur der Exportsektor, son- dern in der Folge auch die Landwirtschaft, die Zulieferer und sogar die Sozialwerke profitieren. Das ist aber nur die halbe Wahrheit Ganz abgesehen von der Landwirtschaft fallen re- gional unterschiedlich starke Vorteile an. Herr Kollega Schies- ser hat es kurz angetönt, und Kollega Cavelty hat den touristi- schen Standpunkt eingebracht
Selbst unter Berücksichtigung der erheblichen indirekten Wir- kungen bleibt für die Regionen des Alpengebietes nicht allzu- viel übrig. Für diese ist es entscheidend, wieweit sie von den verbesserten Einkommen in den übrigen Gebieten touristisch profitieren können. Das Fazit der Studie «Auswirkungen der
Uruguay-Runde auf die Regionen», dass keine ins Gewicht fal- lende Vergrösserung regionaler Disparitäten zu erwarten sei und dass damit nur geringer regionalpolitischer Handlungs- bedarf begründet werde, muss darum relativiert werden.
Meine Bedenken werden durch den sich in der Vernehmlas- sung befindenden Bericht «Grundzüge der Raumordnung Schweiz» mehr als nur bestätigt. In dieser Schrift wird unmiss- verständlich festgestellt, dass sich die wirtschaftlichen Aus- sichten in agrarisch-gewerblichen, ländlichen Regionen und in grossen Teilen der Berggebiete eher ungünstig präsentier- ten und dass der industriell-gewerbliche Sektor in manchen Regionen strukturelle Schwächen aufweise, die sich insbe- sondere bei einer Verschärfung des Wettbewerbes negativ auswirken würden. Im Bereich der Dienstleistungen sei eher mit einem Arbeitsplatzabbau zu rechnen, zum Beispiel wegen Schliessung ertragsschwacher Filialen oder Konzentration der Produktion. Auch die Zahl der landwirtschaftlichen Be- triebe werde weiter abnehmen und die Summe aller landwirt- schaftlichen Einkommen sinken.
Mit einem «sanften Tourismus» und einer Erhöhung des Erho- lungswertes der Landschaft alleine lassen sich diese Defizite sicher nicht ausgleichen. Der regionalpolitische Handlungs- bedarf ist wesentlich grösser, als generell angenommen wird. Der in den Gatt/WTO-Abkommen enthaltene Spielraum muss zugunsten der Landwirtschaft genutzt werden. Ebensowichtig ist aber auch eine optimale Einbindung der historisch gewach- senen Mittel- und Kleinzentren des ländlichen Raumes und des Berggebietes in das Städtesystem als wesentliche Vor- aussetzung des sozialen, wirtschaftlichen und kulturellen Le- bens in den einzelnen Landesteilen. Mit dem Konzept «Bahn und Bus 2000» und der Neat ist oder wäre dies möglich. Den Worten müssen aber Taten folgen. Und mir fehlt langsam der Glaube!
Die aktuelle Situation im öffentlichen Verkehr und die bereits bekannten Projekte lassen gar nichts Gutes erwarten. Wenn es nach dem Willen des SBB-Verwaltungsrates geht, werden die Neat-Züge ohne Halt bis ins Südtessin «donnern», wo- durch die Neat-Vertröstungen des Bundesrates im Bericht «Bahn 2000» Lügen gestraft werden. Aufhorchen lässt auch das Fahrplanprojekt der SBB für die Periode 1995-1997. Für die Regionen am Gotthard ist bereits der gegenwärtige «SBB- Schrumpfkurs» an der Grenze des Erträglichen. Ein weiterer Abbau der Verbindungen zwischen Lugano und der Ur- schweiz mit Unterbrüchen im Taktfahrplan von bis zu drei Stunden ist ganz einfach daneben und inakzeptabel.
Die Schweiz wird sowohl insgesamt als auch in den einzelnen Kantonen oder Regionen grosse Vorteile von der Uruguay- Runde erzielen können. Wie die erwähnte Studie feststellt, sind die Kantone und Regionen aber als unterschiedliche Ge- winner zu bezeichnen, indem deutliche Differenzen bestehen. Diese regionalen Disparitäten gilt es zu beachten, und den möglichen Ausgleich gilt es zu schaffen, wenn die Uruguay- Runde für die Schweiz zur Erfolgsgeschichte werden soll. Beim Ausgleich denke ich nicht ans Geldverteilen, sondern vielmehr an faire Wettbewerbsbedingungen, vor allem an die Einbindung des ländlichen Raumes und des Berggebietes in das Städtesystem.
Ich stimme selbstverständlich für die Genehmigung der Vor- lage.
Cottier Anton (C, FR): Je voudrais exposer mon point de vue sur la nature des rapports multilatéraux par rapport à ceux du bilatéralisme. Mais auparavant, permettez-moi d'exprimer au Conseil fédéral et à son représentant, M. Delamuraz, conseil- ler fédéral, au secrétaire d'Etat et à son équipe de négocia- teurs, notre reconnaissance.
En effet, la Suisse a pris une part active et influente à de nom- breux stades des négociations et dans de nombreux domai- nes. J'en veux pour preuve l'introduction du caractère multi- fonctionnel de l'agriculture, le renforcement des droits de la propriété intellectuelle et l'établissement des règles de la pro- cédure d'arbitrage.
Ainsi, le bilan des négociations est positif pour notre pays et les Accords du Gatt montrent les avantages que la Suisse peut retirer des négociations multilatérales. La force et la puissance
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régissent les négociations bilatérales. Leur résultat est en fin de compte surtout influencé par le puissant, par celui qui maî- trise les négociations. C'est la loi du plus fort
Or, la nature des négociations multilatérales est toute diffé- rente. Le petit pays lutte à armes égales avec les grandes na- tions ou les unions d'Etats. Les hésitations des Etats Unis dans la ratification des Accords du Gatt illustrent à quel point grands et petits sont placés sur le même niveau. Non pas la loi de la force, mais celle de l'égalité, de l'équité, détermine le ré- sultat des négociations multilatérales.
Concrètement, dans les Accords du Gatt, la clause de la na- tion la plus favorisée doit être concédée à chacun des mem- bres. Aucune différence dans le traitement n'est ainsi admise. L'égalité est de rigueur. En outre, le principe de la réciprocité empêche toute lésion à l'intérieur des accords. L'équité et le droit inspirent donc les rapports entre les parties contractan- tes. Or, l'objectif premier de ces accords ne consiste pas seu- lement en la liberté des échanges, mais aussi en la sécurité du droit. Un ordre économique international est établi. La piraterie économique en sera bannie. Il s'agit enfin de renforcer la stabi- lité politique et la paix, et c'est là tout l'intérêt du multilatéra- lisme. Notre pays doit donc être partie prenante à ces accords. Des motifs économiques et politiques l'exigent.
Que faut-il penser dès lors de la critique avancée par nos col- lègues, MM. Rhinow et Onken, sur la perte de souveraineté? Comme moi, ces deux collègues sont en somme des défen- seurs du multilateralisme en general. Leur discours m'étonne. Perte de souveraineté nationale, oui, mais aussi gain de souveraineté. Certaines activités, comme l'économie, la protection de l'environnement et d'autres, ne peuvent être conçues dans les seules limites nationales, sinon leurs effets restent insuffisants, voire fragmentaires. En étendant ces acti- vités au-delà des frontières nationales, certes une partie de la souveraineté est abandonnée, mais cet abandon est com- pensé par la part que la Suisse prendra, en dehors de ses frontières, dans d'autres pays, à l'établissement des règles qui doivent régir les échanges internationaux. Il ne faut pas parler de perte de souveraineté, mais d'une mise en commun de la souveraineté.
Plusieurs intervenants ont exprimé tout à l'heure leur préoccu- pation au sujet des effets du Gatt sur la population de nos contrées rurales. Les régions en profitent de façon diverse. L'étude des professeurs Graf et Hauser, qui a été mentionnée tout à l'heure, le démontre. L'intérêt des régions rurales et péri- phériques est certes plus faible que celui des agglomérations, et pour un pays multiculturel l'équilibre entre les régions est in- dispensable. C'est là que doivent intervenir les institutions internes du fédéralisme, pour assurer que la prospérité soit ré- partie de manière à ce que les régions les moins favorisées y trouvent aussi leur compte. Il nous appartient à nous, et non pas aux Accords du Gatt, d'organiser cette répartition interne. Au surplus, la Suisse a toujours eu la vocation des échanges. Elle a continué à commercer avec ses voisins dans des conditions historiques très difficiles. A l'heure de l'ouverture des marchés, ce serait un comble pour ce pays libre-échan- giste de rester à quai, et ce, d'autant plus que cette ouverture des marchés est réglée de manière à éviter des guerres com- merciales, dont la Suisse, petit pays, ne pourrait que souffrir, et à instaurer une paix dynamique et favorable à la prospérité commune.
Seiler Bernhard (V, SH): «Die Wirtschaft braucht den im Gatt abgesicherten Zutritt zu fremden Märkten, die Wirtschaft will faire Regeln auf den Weltmärkten. Wir verschliessen uns die- ser Einsicht nicht, schliesslich hängt auch die Landwirtschaft vom Wohlergehen der Wirtschaft ab.» Das ist ein Zitat des Prä- sidenten des Schweizerischen Bauernverbandes im Vorwort zur Broschüre «Standpunkt des Schweizerischen Bauernver- bandes zum Gatt». Dies ist grundsätzlich auch meine Mei- nung. Der Präsident des Schweizerischen Bauernverbandes vermerkt dann allerdings weiter, dass das Gatt für die schwei- zerische Landwirtschaft einschneidende Auswirkungen ha- ben wird, und gibt der Hoffnung Ausdruck, dass Bundesrat und Parlament dafür sorgen werden, dass die Landwirtschaft trotzdem zuversichtlich in die Zukunft schauen kann.
Diese Hoffnung wird Herr Bundesrat Delamuraz sicher in sei- nem Eintretensvotum heute unterstützen. Er wird uns auch wie- derholen, was er bereits beim Abschluss des Vertrages gesagt hat, nämlich: dass die Ratifizierung eine existentielle Frage für unsere Wirtschaft, vor allem für unsere Exportwirtschaft, sei, die eindeutig davon profitieren wird. Vorteile rechnen sich auch an- dere Bevölkerungsgruppen aus, z. B. die Konsumentinnen oder das Konsumentinnenforum. Sie erhoffen sich von einem grösseren Warenangebot und vom Wegfallen von Importabga- ben und staatlichen Unterstützungen schliesslich tiefere Nah- rungsmittelpreise. Auch wird einem suggeriert, dass mit dem Gatt-Vertrag der Welthandel noch freier wird und damit Arbeits- plätze und der Wohlstand gefördert werden. Man ist sich also einig, dass der vorliegende Gatt-Vertrag viele Vorteile, vor allem auch für unsere Wirtschaft, beinhaltet.
Bei nüchterner Überlegung kommt man aber auch zum Schluss, dass Gewinne auch von jemandem bezahlt werden müssen. Dass dies unsere Bauern sein werden, weiss man nicht erst seit dem Vertragsabschluss. Die Rechnungen der ETH kommen auf Mindereinnahmen für die schweizerische Landwirtschaft in der Grössenordnung von insgesamt 1,4 Mil- liarden Franken für die nächsten sechs Jahre. Berücksichtigt man, dass für die Berechnung dieses Ausfalles die Zahlen der Jahre 1993 oder 1992 beigezogen werden, sollte man sich im klaren sein, dass von einem bäuerlichen Einkommen ausge- gangen wird, das etwa 25 bis 30 Prozent unter dem sogenann- ten Paritätslohnanspruch gelegen hat. Wenn man also von ei- nem zwischen der Landwirtschaft und der übrigen Wirtschaft einigermassen vergleichbaren Einkommen ausgehen will, dann sind diese 1,4 Milliarden Franken die untere Grenze.
Sicher positiv zu vermerken sind die Anstrengungen und Be- schlüsse im Zusammenhang mit der Behandlung der Initiative des Schweizerischen Bauernverbandes, dem sogenannten Gegenvorschlag, der gute Ansätze enthält, damit zumindest ein Teil der Einkommensverluste durch Direktzahlungen wie- der wettgemacht werden können. Nur hat diese Initiative zu- erst noch die Hürde der Volksabstimmung im März des näch- sten Jahres zu nehmen. Aber selbst ein Ja zu dieser Initiative ist kein allzu verlässlicher Garant dafür, dass dann das Geld für diese Direktzahlungen vorhanden ist und von den Räten zur Verfügung gestellt wird.
Ich habe deshalb Verständnis für die Bauern, die sich überle- gen, ob sie gegen das Gatt-Abkommen nicht das Referendum ergreifen sollten. Das ist nur eine Drohung von einzelnen bäu- erlichen Komitees, und ich verstehe nicht, weshalb einige Gatt-Befürworter gleich nervös werden und diese Überlegun- gen hart verurteilen. Es geht hier um ein absolut legales, de- mokratisches Recht. Ich betone aber, dass die Vertreter des Schweizerischen Bauernverbandes dieses Wort des Referen- dums nicht in den Mund genommen haben.
Für die Mehrzahl der Schweizer Bauern und auch für mich ist klar, was auf dem Spiele steht. Nicht erst mit dem Abschluss der Uruguay-Runde hat man auf bäuerlicher Seite erkannt, dass die Agrarpolitik Ausgangs des 20. Jahrhunderts ange- passt werden muss. Ein recht massiver Druck auf die schwei- zerische Landwirtschaft besteht schon länger aus dem be- nachbarten EU-Raum und direkt natürlich auch entlang unse- ren Grenzen, z. B. bedingt durch den sogenannten Einkaufs- tourismus. Unsere Produzentenpreise, die im Vergleich zum Ausland höher sind, sind ja nicht die Folge zu guter Einkom- men unserer Landwirte. Die Gründe kennen Sie alle, ich brau- che sie nicht aufzuzählen.
Durch das Gatt-Abkommen, das wissen wir auch, werden die Preise innerhalb der nächsten sechs Jahre weiter drastisch re- duziert. Zudem wird - und das, finde ich, ist ein grosser Nach- teil dieses Abkommens - auch das Gesamtproduktionsvolu- men kleiner werden. Weil das Dreiphasensystem nicht Gatt- konform ist, soll dieses durch eine - aus meiner Sicht untaugli- che, unwirksame - Schutzklausel ersetzt werden.
Natürlich gibt es auch gewisse Vorteile. Sicher ist es er- wünscht, dass der bisher eher übertriebene Schutz reduziert wird und unsere landwirtschaftliche Produktion mehr Wettbe- werb ausgesetzt wird und dass unsere Produkte längerfristig auch in grösserem Umfange exportiert werden können - das wird ja auch im Zusammenhang mit dem Gatt versprochen.
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Auch bei einem weiteren Wachstum unserer Landwirtschafts- betriebe, also bei einer weiteren Strukturveränderung Rich- tung grössere Betriebe, sollen sie auch in Zukunft Familienbe- triebe bleiben. Sie sollten aber, und das ist für mich das Zen- trale, auch zukünftig in erster Linie Nahrungsmittelproduzen- ten bleiben können und den tüchtigen und innovativen Bau- ern ein besseres Einkommen ermöglichen als einem soge- nannten Landschaftsgärtner.
Mit einigen Verbesserungen, ich denke vor allem an den Teil der Landwirtschaft im Gattlex, die noch angebracht werden können oder müssen, glaube ich, kann auch diese Zielset- zung, wie ich vorhin gesagt habe, für die schweizerische Land- wirtschaft unter Gatt-Bedingungen erreicht werden.
Ich bin daher für Eintreten, in der Hoffnung, dass Sie dann mit- helfen, ein paar Verbesserungen noch zustande zu bringen und so dem Gattlex das zu geben, was auch den Landwirten dann eine gewisse Hoffnung gibt.
Schallberger Peter-Josef (C, NW): Bei der ersten Konfronta- tion mit den neuen Gatt-Verträgen wurde den Mitgliedern der WAK der Rat gegeben, bei Diskussionen nicht zu sehr in De- tails zu gehen, sondern vor allem die Gesamtbedeutung für die Exportwirtschaft zu schildern. Wer die Schlagzeilen in der Presse verfolgte, konnte feststellen, dass diesem Ratschlag nachgelebt wurde.
Schon vor Erscheinen der Botschaft wurden Komitees gebil- det, welche zum Teil geradezu euphorisch ans Werk gingen. Sie haben auch mich überzeugt, dass der Ausstieg aus dem Gatt-Regelwerk für unsere Wirtschaft verheerend wäre. Tat- sächlich ist es in der Schweiz seit der Mitgliedschaft im Gatt al- len mehr oder weniger gutgegangen. Ein Zurück ist schlicht nicht möglich. Besonders unsere dank importierten Rohstof- fen und importierten Arbeitskräften aufgeblähte und gottlob florierende Exportwirtschaft ist vom Gatt abhängig. Daran glaube ich. An die Behauptung, es werde beim freien Markt al- len auf dieser Erde bessergehen, glaube ich jedoch nicht.
Bei ungehindertem Wettbewerb wird es immer Gewinner und Verlierer geben. Wenn ich beobachte, was in den Jahrzehnten seit Ende des Zweiten Weltkrieges an Veränderungen und Ent- wicklungen, nicht bloss in der Schweiz, sondern weltweit, ge- schehen ist, ergibt sich ein eher ernüchterndes Bild. Ich weiss, ich nehme das Risiko auf mich, in den weihevollen Stunden des Gatt-Lobgesangs die Andacht zu stören.
Aber vor allem zwei Folgen der Freihandels- und Wettbe- werbsmentalität bedrücken mich nebst Umweltproblemen und bereiten mir Zukunftssorgen:
der Wahn zur Grösse, die brutale Verdrängung des Kleinen und Schwächeren;
die als Selbstverständlichkeit hingenommene Sockelar- beitslosigkeit.
Der erstgenannten Zeiterscheinung sehen wir auch in der Schweiz tatenlos zu, weil wir gegen die Marktmächte hilflos sind. Wir sehen zu, wie beispielsweise durch Fusionen Gros- ser Kleine wettbewerbsunfähig gemacht werden, wie Regio- nalbanken «geschluckt», Versicherungen aufgekauft, Detailli- sten verdrängt, Gewerbebetriebe in den Konkurs getrieben werden. Gefällt Ihnen das? Mir gefällt es nicht.
Als Schüler freuten wir uns in den Religionsstunden wohl am meisten, dass David Goliath besiegte. Aber das war ja Altes Testament, passt nicht ins Gatt-Zeitalter, zur Wirtschaftsmen- talität von heute. Dagegen würde der um Jahrtausende zu- rückliegende Turmbau von Babel viel besser in unsere Zeit passen. Dem Wahn zur Grösse folgt in der Regel der Grössen- wahn. Schon oft haben Grössenwahnbesessene kleiner als nur klein geendet, wie etwa der Niedergang gefeierter Finanz- haie und Immobilienspekulanten zeigt. Die lapidare Feststel- lung, diese Wunderknaben seien an ihrem Missgeschick sel- ber schuld, tröstet die mitgerissenen Geldgeber und Lieferan- ten kaum. Mir scheint, der Menschheit von heute sei das ge- sunde Mass abhanden gekommen, und ich vermute, dass die beste Kapuzinerpredigt daran überhaupt nichts ändern könnte.
Zur zweiten recht zweifelhaften Errungenschaft unserer Zeit, der sogenannten Sockelarbeitslosigkeit: Ich erinnerte mich in den letzten Tagen an eine Veranstaltung, die vor etwa dreissig
Jahren stattgefunden hatte, bei der über die Verkraftbarkeit von Arbeitszeitverkürzungen diskutiert wurde. Jugendlich, wie ich schon damals war, warnte ich davor, die menschliche Ar- beitskraft allzusehr zu verteuern, und ich erinnerte an die Mög- lichkeiten der Technik, den Menschen wegzurationalisieren. Schon damals war ich davon überzeugt, dass die Industrie rücksichtslos das billigere Produktionsmittel wählen würde. Ich beschwor damals die Diskussionsteilnehmer, dass das Gleichgewicht zwischen Geben und Nehmen langfristig zu suchen sei.
Selbstverständlich dachte ich dabei auch an meinen Berufs- stand und weitere Wirtschaftsgruppen, die mit kurzen Arbeits- zeiten niemals mithalten können und somit auf dem damals angespannten Arbeitskräftemarkt im Nachteil waren.
Sie kennen die heutigen Verhältnisse. Sie wissen, wie gross die Anzahl der wegrationalisierten Arbeitsplätze ist, und Sie kennen die menschlichen und finanziellen Folgen. Aber viel- leicht haben Sie sich noch kaum überlegt, ob es verantwortbar ist, durch die Kopie von Agrarpolitiken anderer Länder, die ge- scheitert sind, nun auch noch zusätzlich einige zehntausend Bauern arbeitslos zu machen.
Damit bin ich bei meinem letzten Gedankengang angekom- men, bei der Beurteilung der Gatt-Verträge durch die «bäuerli- che Brille». Es ist mir völlig unverständlich, weshalb sich die Europäische Union von den USA und weiteren grossen Agrar- staaten zur Unterstellung der Landwirtschaft unter die Gatt- Regelungen zwingen liess. Die enormen topographischen, strukturellen und im Falle von Australien sowie Neuseeland auch klimatischen Vorteile werden den Ländern des europäi- schen Kontinents bei den viel zu billigen Transportkosten kost- spielige Probleme bescheren. Viele Bauern unseres Landes haben zudem Angst davor, dass bei uns der brutale Verdrän- gungsprozess der EU und die menschenunwürdige Ausbeu- tung der bäuerlichen Bevölkerung auch bei den aufgezwun- genen Grossstrukturen nachgeahmt werden könnten.
Persönlich bin ich jedoch davon überzeugt, dass sich die Ver- antwortlichen unseres Landes vernünftiger und menschlicher verhalten werden, solange wir Herr im eigenen Hause bleiben. So war es bereits bei den Vertragsverhandlungen in verdan- kenswerter Weise das Hauptverdienst der Schweizer Unter- händler, dass die Multifunktionalität der Landwirtschaft akzep- tiert wurde.
So werden bei der Anpassung der vielen Verordnungen und bei deren Anwendung die hierfür Zuständigen doch wohl auch in Zukunft bedenken, dass es nicht kanadische, sondern Schweizer Bauern sind, die unsere Versorgungssicherheit in allfälligen Notzeiten gewährleisten; dass es nicht amerikani- sche, sondern Schweizer Bauern sind, die die dezentrale Be- siedlung unseres vielfältigen Landes erhalten; dass es nicht australische, sondern Schweizer Bergbauern sind, welche un- sere herrlichen Landschaften mit Liebe und Aufopferung pfle- gen und damit auch die Grundlage für unseren sehr bedeu- tungsvollen Wirtschaftszweig Tourismus sicherstellen.
Ich kann mir schlecht vorstellen, dass ein wirklich verantwor- tungsbewusster Politiker die grosse und vielfältige Bedeutung unserer Landwirtschaft negiert und diese «aushungern» lässt. Die heutige, prekäre Einkommenssituation kann unmöglich von Dauer sein, ohne dass unser Volksganzes Schaden erlei- det. Mehrere Votanten dieser Debatte zeigten Verständnis für diese Tatsachen.
Es gibt einen gängigen, nicht überaus sympathischen und eher zuviel gebrauchten Begriff im politischen Vokabular: Ich meine das Wörtchen «Sachzwang». Ich glaube, dass dieser Begriff wohl selten bei politischen Entscheidungen dermas- sen zutrifft wie bei den Gatt/WTO-Verträgen. Unsere Export- wirtschaft ist existentiell auf unsere Zustimmung angewiesen. Meine Zustimmung erfolgt mit der Zuversicht, dass auch den Verlierern, nicht zuletzt dem Bauernstand, eine ehrbare Exi- stenz auch in Zukunft zugebilligt wird.
Büttiker Rolf (R, SO): Aus Sicht der Schweizer Wirtschaft geht es bei der Gatt-Vorlage um mehr Ordnung und fairere Spielre- geln auf dem «Marktplatz Globus». Es sind nicht nur die letzt- lich in Franken und Rappen messbaren Errungenschaften bei den Zöllen, welche die Bedeutung des Abkommens ausma-
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chen, sondern ebenso die verfeinerten Mechanismen und Ver- fahren:
Erstens: Der weltweite Subventionswettlauf wird gebremst. Verboten sind alle handelsverzerrenden Exportsubventionen, die nachweislich einen Anteil von 5 Prozent des Werts des Endproduktes übersteigen. Dies garantiert auch den schwei- zerischen Exporteuren ausgeglichenere Wettbewerbsbedin- gungen.
Zweitens: Die Gatt-Klausel zum Schutz der inländischen Indu- strie kann unter der strengen Kontrolle der Vertragspartner künftig nur noch angerufen werden, wenn ein Kausalzusam- menhang zwischen höheren Importen und Nachteilen für die einheimische Wirtschaft begründet werden kann.
Drittens: Bei Investitionen im Ausland - das ist für die Schwei- zer Wirtschaft besonders von Bedeutung - hat das Gatt-Mit- glied die ausländische Firma gleich zu behandeln wie einhei- mische Unternehmen. Fairere Wettbewerbsbedingungen ha- ben die Marktteilnehmer auch dank der präzisierten Antidum- pingmassnahmen oder der Beseitigung weiterer technischer Handelshemmnisse zu erwarten.
Gatt/WTO bedeutet ein «grösseres Handelshaus mit offene- ren Türen». Die Ergebnisse der Uruguay-Runde können dabei nur gesamthaft, als Paket, übernommen werden. Entweder gehört ein Land der neuen Handelsorganisation mit all ihren Abkommen an, oder es steht vollständig ausserhalb der neuen Welthandelsordnung. Das neue Gatt/WTO bringt somit institutionell wie auch bezüglich seines inhaltlichen Geltungs- bereiches einen qualitativen und quantitativen Sprung und kann nicht bloss als Weiterentwicklung der bisherigen Ord- nung verstanden werden. Es ist für mich vielmehr als Anfangs- stufe eines neuen Prozesses zur umfassenden Regelung der Welthandelsbeziehungen zu werten.
Katastrophale Folgen eines Alleingangs: Vor allem in gewis- sen Landwirtschaftskreisen spielt man mit dem Gedanken, an- gesichts der verlangten Verpflichtungen auf eine Unterzeich- nung des neuen Gatt-Regelwerks zu verzichten. Diese Hal- tung ist kurzsichtig und trägt den gesamtwirtschaftlichen Rah- menbedingungen der Wirtschaftspolitik nicht Rechnung. Für die schweizerische Wirtschaft insgesamt wäre ein Alleingang ausserhalb des neuen Gatt/WTO ausserordentlich gefährlich. Man würde damit nicht nur auf die Vorteile der Uruguay-Runde verzichten, sondern die bisherige Rechtssicherheit des Markt- zugangs weitgehend verlieren. Das alte Gatt wird in einer Übergangsphase zwar noch bestehenbleiben. Diejenigen Länder, die der neuen Welthandelsordnung beitreten, werden aber aus dem alten Gatt austreten oder dann die Anwendung des Meistbegünstigungsprinzips sehr stark einschränken müssen. Andernfalls liefen sie Gefahr, die Vorteile des neuen Gatt/WTO ohne entsprechende Gegenleistungen an die aus- serhalb der neuen Struktur verbleibenden alten Gatt-Mitglie- der weitergeben zu müssen.
Die Risiken eines Gatt-Alleingangs wären aus meiner Sicht we- sentlich höher als die mit dem negativen EWR-Entscheid ver- bundenen wirtschaftlichen Nachteile. Ausserhalb des Gatt/ WTO wäre die Schweiz der Machtpolitik der grossen Länder ausgesetzt, und die Unternehmen müssten eine erhebliche Rechtsunsicherheit im Marktzutritt in Kauf nehmen. Die schweizerische Wirtschaft kann sich angesichts ihrer starken internationalen Verflechtung einen Gatt-Alleingang nicht lei- sten. Dies gilt auch für inlandorientierte Branchen, deren Ent- wicklung stark vom Wirtschaftsgang der Exportindustrie ab- hängt. Der Gatt-Alleingang käme für die Schweiz einem Start in eine aussenwirtschaftliche Wüste gleich, und dies erst noch ohne Kompass.
Ich meine, die Notwendigkeit ist der beste Ratgeber. In diesem Sinne bin ich für Eintreten ohne Wenn und Aber.
Morniroli Giorgio (D, TI): Bei der EWR-Debatte anlässlich der Herbstsession 1992 haben 33 oder 34 Kolleginnen und Kolle- gen ein Votum abgegeben. Nur vier haben sich gegen das Ab- kommen ausgesprochen und in der Schlussabstimmung auch dagegen gestimmt, nur zwei - ich inbegriffen - haben für
meinen Nichteintretensantrag gestimmt. Das Schweizervolk hat uns vier dann auch recht gegeben, ein Umstand, der retro- spektiv meine damalige 50minütige Rede rechtfertigen mag. Heute kann ich mich kürzer fassen.
Coerente con quanto ho sostenuto in questo Consiglio in oc- casione del dibattito a proposito della ratifica dell'accordo sullo Spazio economico europeo, dichiaro il mio sostegno al presente Accordo sul Gatt.
Lo faccio perché sono più che mai convinto della validità delle mie affermazioni allora esposte, in particolare quando ebbi a dire: «La discussione in Europa sottrae importanza all'atten- zione che merita l'evoluzione dell'economia mondiale, mentre lo sviluppo e la dinamica dei Paesi non tradizionalmente indu- strializzati assumono sempre maggiore considerazione. Un'a- pertura della Cina potrebbe per esempio comportare una mo- difica sconvolgente nel rapporto domanda-offerta. Con riferi- mento a simili evoluzioni la Svizzera deve presentarsi aperta verso tutti i paesi.» (BU 1992 S 787, trad. dal tedesco) Il mio «SÌ» è quindi d'obbligo, ben conscio comunque delle proble- matiche che l'accordo pone in diversi settori della vita econo- mica e sociale del nostro Paese.
Es gilt, Vorteile und Nachteile des Gatt/WTO-Abkommens für unser Land gegeneinander abzuwägen. Es handelt sich um ein umfangreiches Vertragswerk, dessen Grundziel der freie Welthandel ist. Hier gilt es zu differenzieren: In vielen Wirt- schaftszweigen (ich denke z. B. an technische Produkte) ist der freie Welthandel erwünscht, da durch die Konkurrenz die technische Entwicklung gefördert und dem Konsumenten ein grosses Angebot an hochwertigen Erzeugnissen garantiert wird.
Mit der Uruguay-Runde soll nun aber das Prinzip des Freihan- dels verabsolutiert werden. Es sollen auch Bereiche dem Frei- handelsprinzip unterstellt werden, in denen das kleinräumige Wirtschaften naturgemäss viel vorteilhafter wäre: die Landwirt- schaft, die Dienstleistungen und die kulturellen Werke. Die Gatt-Philosophie könnte zu einer Welt führen, in welcher der Kanadier nur noch Weizen produziert, der Inder nur noch Baumwolle, der Nigerianer nur noch Erdnüsse, der Deutsche nur noch Automobile, der Italiener nur noch Herrenkleider und der Schweizer nur noch Uhren und Käse.
Als positive Auswirkungen seien jene im Bereich des Schutzes der Herkunftsbezeichnungen und der Erfinderpatente oder -- stellvertretend - auch im Bereich der schweizerischen Privat- versicherer erwähnt, ein Sektor, der in der Schweiz 48 000 und im Ausland 88 000 Arbeitsstellen garantiert
Le conseguenze per l'ambiente? Secondo gli esperti sono da considerare sopportabili, visto anche che l'accordo non vieta ai singoli Stati di applicare sul proprio territorio misure più inci- sive a difesa dell'ambiente.
Kommen wir aber zum Zweig, der am schwersten betroffen wird, zur Landwirtschaft: Da convinto sostenitore dell'agricol- tura quale componente irrinunciabile nel contesto globale della nostra difesa integrata e con ciò della salvaguardia della nostra indipendenza, non posso evidentemente trascurare gli effetti negativi che il Gatt comporta per tale pilastro del nostro Paese. L'atteggiamento possibilista dell'Unione dei contadini svizzeri, la quale ritiene che l'agricoltura possa sopravvivere anche nel contesto Gatt, comunque a determinate condizioni, mi tranquillizza. Vorrei però che il Consiglio federale garanti- sca di nulla tralasciare per soddisfare tali condizioni, segnata- mente di operare in favore di misure fiancheggiatrici concrete, di un finanziamento affidabile della politica agraria, di un man- tenimento delle parti di mercato conquistate, di sfruttare al massimo tutte le possibilità doganali concesse, di favorire gli adattamenti mediante una politica degli investimenti mirata al miglioramento delle strutture produttive e di promuovere una deregolamentazione a favore dell'agricoltura.
Mi rassicura pure lo studio incoraggiante allestito dall'Istituto per l'Agricoltura del Politecnico federale svizzero di Zurigo, studio che segnala i vari problemi derivanti dal Gatt per i nostri contadini, ma che li ritiene digeribili.
Devo comunque menzionare la preoccupazione manifestata dall'Unione contadini Ticinesi, la quale ritiene che, tenuto conto del particolare assetto fondiario e pianificatorio in cui opera l'agricoltura ticinese, le ripercussioni dell'Accordo Gatt
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nel nostro Cantone saranno più acute di quanto affermato dal Consiglio federale nel suo rapporto del 5 luglio 1994. Pur non opponendosi all'accordo, consapevoli dell'importanza che ri- veste per il benessere sociale ed economico futuro della Sviz- zera, i contadini ticinesi sperano di poter contare su diverse misure per loro vitali, in particolare concernenti il sostegno interno, il sostegno all'esportazione, misure concernenti l'im- portazione, misure collaterali e di deregolamentazione, auto- nomia regionale per la politica agricola, misure atte a ridurre i costi di produzione, la promozione della cooperazione transfrontaliera, l'integrazione nella politica economica regio- nale, un'adeguata politica in materia di territorio agricolo, in- fine la promozione della formazione e dell'aggiornamento professionali.
Non posso che sostenere tutti questi desiderata dei nostri con- tadini, i quali fanno appello alla nostra solidarietà confederata e non usano, lo voglio sottolineare, toni rivendicativi di stampo sindacale.
Ribadisco il mio sostegno all'Accordo Gatt, convinto dell'im- patto tutto sommato positivo per il futuro sociale ed econo- mico del nostro Paese, benchè con qualche riserva mentale e sperando che i nostri agricoltori non vengano delusi.
Iten Andreas (R, ZG): Nach dieser Diskussion, in der die Gatt- Verträge, wie erwartet, eine allgemeine Zustimmung fanden, möchte ich die Akzente noch etwas anders setzen. Zuerst aber: Aus der Sicht meines Kantons sind die Gatt-Abkommen lebenswichtig; die Regierung hat denn auch in ihrer Vernehm- lassung die Ratifikation klar begrüsst. Ich schliesse mich die- ser positiven Würdigung an. Der internationale Handel und Austausch ist Grundlage unseres Wohlstandes.
Wer also kann gegen die Gatt-Verträge sein? Es ist gut, dass Herr Büttiker vorhin noch einmal auf die positiven Aspekte der Gatt-Verträge hingewiesen hat. Ich möchte deshalb nur auf in- nenpolitische Folgen aufmerksam machen, die es dringend zu beachten gilt. Jede Öffnung der Märkte, jede Dynamisie- rung der wirtschaftlichen Tätigkeit, hat gegenläufig innenpoliti- sche Konsequenzen, die nicht unterschätzt werden dürfen. Ich weise auf vier Punkte hin:
Je mehr sich der Megatrend in der Wirtschaft verstärkt, um so ohnmächtiger fühlt sich der einzelne Mensch. Er hat das Gefühl, seine Autonomie und Selbstbestimmung einzubüs- sen; er fühlt sich ausgeliefert. Die wirtschaftlichen Führungs- kräfte erhalten mehr Einfluss, und die grossen internationalen Konzerne haben mehr Macht. Um so sorgfältiger und umsich- tiger muss in den Betrieben auf das menschliche Klima geach- tet werden, um so mehr muss der Mensch in den Mittelpunkt gestellt werden. Zu Peter-Josef Schallberger möchte ich sa- gen, dass der Prozess, den er kritisiert hat, wahrscheinlich irre- versibel ist. Um so mehr muss aber in der Wirtschaft eine Gei- steshaltung postuliert werden, nach der der Mensch als Mensch respektiert und geachtet wird. Daran müssen wir auch als Politiker erinnern; wir dürfen in dieser Anstrengung nicht nachlassen.
Die Verunsicherung auf den untersten Ebenen der Be- triebe kann sich auch innenpolitisch auswirken, indem die sozialen Spannungen und Kämpfe zunehmen. Es gehört deshalb zu den vornehmen Aufgaben der Politik, innenpoliti- sche Gegengewichte zu setzen. Der Bürger darf nicht das Gefühl bekommen, die Internationalisierung mache ihn zu ei- nem reinen Handels- oder Wirtschaftsobjekt. «Heimat» erhält unter dieser Bedingung eine neue Bedeutung. «Heimat» ist ein Zukunftsbegriff, er wird also wieder stärker ins Zentrum rücken.
Wir wissen, dass bei der Dynamisierung der Märkte die Dis- paritäten zwischen den Regionen zunehmen. Die Herren Bisig und Cavelty und auch andere haben darauf nachdrücklich hin- gewiesen. Der soziale Ausgleich ist darum wichtig. Der Staat hat hier eine vornehme Aufgabe. Ich begrüsse deshalb Pro- jekte, die sich mit dem regionalen Ausgleich beschäftigen. Die Technologiepolitik des Bundes, wie sie die GPK mit Herrn Bundesrat Delamuraz diskutiert, sieht regionale Ausgleichs- projekte vor. Die Bevölkerung im ländlichen Raum muss von «Bern» vernehmen, dass der regionale Ausgleich nicht ein lee- res Wort ist.
Dazu gehört, dass die Bedenken der Landwirtschaft ernst zu nehmen sind. Wir stellen im allgemeinen fest, dass die so- genannte Urproduktion in ihrem Wert und in ihrer Bedeutung immer mehr abgewertet und unterschätzt wird. Wir können heute feststellen, dass in Deutschland und Frankreich Land- wirtschaftsbetriebe mit einer bewirtschafteten Fläche von 50 Hektaren und mehr nur noch Nebenerwerbsbetriebe sind und keine vollwertige Existenz mehr darstellen.
Ohne mich im Detail zu verlieren, möchte ich hier die Ansicht vertreten, dass die Massnahmen zugunsten der Landwirt- schaft so zu treffen sind, dass Betriebe mit 20 Hektaren und mehr bewirtschafteter Kulturfläche auch noch in absehbarer Zeit eine Familienexistenz sichern können. Dass sich die Bau- ern ernsthaft Gedanken über die Zukunft ihres Berufsstandes machen, widerspiegelt sich augenscheinlich in der Entwick- lung der Schülerzahlen der landwirtschaftlichen Schulen in den letzten Jahren. In einigen Kantonen wurden bereits Schu- len geschlossen, in anderen sind die Schülerzahlen in den letzten Jahren ganz markant zurückgegangen. Diese Hin- weise zeigen deutlich, dass sich überall in Europa, und dar- über hinaus, Stadt-Land-Gegensätze auftun. Das ist auch bei uns der Fall. Gatt ist, nicht nur wirtschaftlich betrachtet, auch ein innenpolitisches Problem und musste vom Bundesrat und vom Parlament zu einem innenpolitischen Thema gemacht werden.
Ich bin für Eintreten auf die Vorlage.
Gemperli Paul (C, SG): Heute morgen ist schon sehr viel über das Grundsätzliche zum Gatt gesagt worden. Ich möchte nicht längst Gesagtes wiederholen. Jedermann ist ja für Eintreten, und Überzeugte noch einmal zu überzeugen ist meines Erach- tens überflüssig.
Ich möchte einen Gedanken aufnehmen: die Frage der Arbeitsplätze. Wir haben in diesem Saal schon verschiedent- lich über die Arbeitsplätze diskutiert, nicht zuletzt auch im Zusammenhang mit der Arbeitslosenversicherung. Wir waren uns darüber einig, dass es darum geht, den Wirtschafts- standort Schweiz zu erhalten und dass das Gatt/WTO- Abkommen der Weg ist, um neue Arbeitsplätze zu schaffen und bestehende Arbeitsplätze zu erhalten. Die Ratifizierung des Gatt/WTO-Abkommens ist deswegen wichtig, weil wir damit eine ganz entscheidende Rahmenbedingung für unser Land setzen.
Ich habe noch einen zweiten Gedanken, der mir etwas auf der Seele lastet. Die Schweiz ist seit Jahrzehnten eine Nation, die Handel treibt, die hochwertige Produkte herstellt und diese in der Welt anbietet und auch verkauft. Ich glaube, dieses Quali- tätsempfinden, dieses Forschen und Entwickeln und dieses Präsentsein auf der ganzen Welt sind ein Teil der schweizeri- schen Identität. Das gehört zu uns. Wenn wir diese Identität nicht mehr hätten, würde letztlich auch die Schweiz als Gan- zes leiden. Ich glaube, auch das ist ein Element, das diesen Staat letztlich zusammenhält: das Wissen um die gemein- same Tüchtigkeit, darum, im wirtschaftlichen Bereich etwas er- arbeiten und etwas erreichen zu können. Ich glaube, auch un- ter diesem Gesichtspunkt haben wir allen Grund, dem Gatt/ WTO-Abkommen zuzustimmen.
Ich halte auch dafür, dass das Gatt kein Ersatz für den EWR ist. Aber nachdem wir den Beitritt zum EWR verweigert haben, ist das Gatt für uns noch wichtiger geworden. Wir müssen wenig- stens versuchen, einheitliche Regeln zu schaffen, damit wir zu einem Austausch von Gütern und Dienstleistungen auf globa- ler Ebene kommen können. Ich glaube, in dieser Hinsicht ist das Gatt/WTO-Abkommen von entscheidender Bedeutung.
Dann noch etwas zum Souveränitätsverlust, der vorhin ange- führt wurde: Wir haben bei allen internationalen Verträgen, die wir abgeschlossen haben, in der einen oder anderen Weise ei- nen Souveränitätsverlust erlitten. Auch die Eidgenossen auf dem Rütli haben einen Souveränitätsverlust in Kauf genom- men, weil sie in bestimmten Situationen gemeinsam handeln mussten und nicht mehr allein handeln konnten. Das ist ange- sichts der Globalisierung, der wir heute gegenüberstehen, nicht das Problem.
Gemeinsame Probleme, gemeinsamer Austausch von Gütern und Dienstleistungen verlangen auch gemeinsame Regeln,
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und ohne diese müsste letztlich jeder wieder auf sich selber zurückfallen.
Nun gibt es ein Problem im Zusammenhang mit dieser Ratifi- zierung: Es geht um das «Gesetz der unerwünschten Neben- wirkungen» oder, populärer ausgedrückt, die Tatsache, dass dort, wo Licht ist, eben auch Schatten ist Es können nicht alle immer gleich viel von allen Massnahmen profitieren. Und da ist es unbestritten, dass sich der Druck auf die schweizeri- sche Landwirtschaft erhöhen wird, wobei wir allerdings in- nenpolitisch mit dem 7. Landwirtschaftsbericht bereits auch Zeichen gesetzt haben, nicht allein im Zusammenhang mit dem Gatt.
Ich teile aber die Meinung, dass im Gefolge des Gatt/WTO- Abkommens die Landwirtschaft nicht nur Nachteile entgegen- zunehmen hat Wir dürfen anerkennen, dass es unserer Ver- handlungsdelegation gelungen ist, die Multifunktionalität der Landwirtschaft zu verankern. Das scheint mir eine entschei- dende Grösse zu sein, ein Fortschritt. Jedes Land hat mit der Verankerung dieses Prinzips das Recht, eine ihm eigene Landwirtschaft zu betreiben. Das ist eine Sicherheit, die wir in diesem «internationalen Konzert» haben. Die schweizerische Verhandlungsdelegation verdient Dank dafür, dass sie diesen wichtigen Fortschritt erzielen konnte.
Weiter ist es für mich wichtig, dass die produkteunabhängi- gen Direktzahlungen zum Ausgleich der Einkommensaus- fälle anerkannt werden. Auch hiermit ist ein Instrument ge- schaffen worden, das dann, wenn wir es richtig einsetzen, unserer Landwirtschaft ein Überleben gewährleisten kann. Es gibt zwar Umstellungen, aber letztlich ist ein Instrument vor- handen.
Das Problem liegt nicht so sehr in den Instrumentarien, die wir heute zur Verfügung haben, sondern das Problem liegt darin - das ist die Angst -, dass diese Instrumente nicht eingesetzt werden. In der Richtung, glaube ich, ist der Vorschlag unserer WAK richtig, dass wir eine Umlagerung der Preisabbaumass- nahmen auf das Gebiet der Direktzahlungen vornehmen soll- ten, mindestens während der Übergangsfrist. Dann kommt dazu, dass die Sonderschutzklausel es erlaubt, den schweize- rischen Agrarmarkt - in einer Übergangsfrist wenigstens - vor überbordenden Importen zu schützen. Ich glaube, in der Rich- tung ist einiges erreicht worden.
Es gilt jetzt meines Erachtens, nicht so sehr die Instrumenta- rien zu kritisieren, sondern mit diesen Instrumentarien zu operieren; wichtig ist vielmehr, dass man sagt, was diese In- strumentarien konkret bringen, und dass man das Vertrauen schaffen kann, dass diese Instrumentarien auch tatsächlich eingesetzt werden, eben zur Erhaltung einer leistungsfähigen Landwirtschaft Ich glaube, hier liegt das Problem, hier muss das Vertrauen geschaffen werden, damit auch letztlich die Landwirtschaft dem Gatt/WTO-Abkommen zustimmen kann. Gestatten Sie mir noch ein Wort zur Regionalpolitik. Ich habe diese Unterlagen sehr eingehend studiert und die Auswirkun- gen der Uruguay-Runde auf die Regionen angesehen, nicht zuletzt deswegen, weil ich ja auch in einem Kanton wohne, der etwas unter dem «Randlagesyndrom» leidet. Ich muss hier doch etwas warnen: Wir Schweizer haben uns angewöhnt, wenn wir einen Franken mehr bekommen, sogleich zwei bis drei Franken zu verlangen; und so kommt mir jetzt diese Dis- kussion vor.
Ich möchte doch bitten, auch die Fakten zu beachten. Wenn Sie nämlich die Seite 21 dieses - meines Erachtens guten und detaillierten - Berichtes ansehen, dann stellen Sie fest, dass eben z. T. auch schwache Regionen und Randregionen in die- ser ganzen Situation Gewinner sein können, in dieser ganzen Situation. An zweiter Stelle bei den Gewinnern steht der Jura. An vierter Stelle steht der Kanton Neuenburg. Meines Wissens sind das nicht Kantone, die sich durch besondere Finanzkraft auszeichnen. Sie sind eindeutig Gewinner des Gatt und dieser gesamten Situation. Im oberen Mittelfeld und im Mittelfeld ha- ben wir beispielsweise die Kantone St. Gallen - auch nur ein mittelstarker Kanton -, Thurgau, Tessin und Appenzell Ausser- rhoden. Es ist also nicht so, dass die Randregionen nur leiden, es gibt auch Randregionen, die profitieren. Aber dennoch: Die relativen Wohlstandsunterschiede können natürlich verstärkt werden; das muss beachtet werden. Aber dieses Problem ist
nicht das Problem des Gatt, sondern des politischen Willens, der sich im Landesinnern zeigen muss, des politischen Wil- lens, hier zu einem gerechten Ausgleich unter den Regionen zu kommen.
Das Gatt/WTO-Abkommen löst nicht alle unsere Probleme. Das Gatt/WTO-Abkommen verlangt von uns, dass wir später innenpolitisch neue Schritte unternehmen, dass wir überprü- fen, wo Vorteile, wo Nachteile entstanden sind und dann zu gerechten Ausgleichsmassnahmen schreiten; aber immer un- ter Berücksichtigung der Tatsache, dass es auch bei den Schwachen nicht einfach nur Verlierer, sondern eben auch Gewinner geben wird.
In diesem Sinne bin ich für Eintreten auf die Vorlage.
Jagmetti Riccardo (R, ZH): Wer mit Parlamentariern oder auch mit Regierungsmitgliedern - Sie verzeihen die Reihen- folge, Herr Bundesrat - anderer Staaten spricht, ist erstaunt, wie wenig Gewicht unsere Gesprächspartner dem Gatt ge- ben. Gewiss, auch für sie ist das Abkommen bedeutsam, aber das Gespräch führt dann rasch zu anderen Fragen. Prio- ritär scheint unseren europäischen Gesprächspartnern die globale Handelsordnung nicht. Sind wir auf dem richtigen Weg, wenn wir selbst im Gatt/WTO-Abkommen und allem, was dazu gehört, einen so grossen und wichtigen Schritt se- hen, der die Hälfte unseres Rates veranlasst - und zu allem Überfluss eben auch noch mich -, in der Eintretensdebatte das Wort zu ergreifen?
Dass wir dem Abkommen solches Gewicht geben, halte ich für richtig. Für die Schweiz kommt nämlich 1994 dem Gatt und den damit verbundenen multilateralen Handelsüberein- künften mehr Gewicht zu als unseren europäischen Handels- partnern. Erstens sind wir mit der Europäischen Union einst- weilen nur durch das Freihandelsabkommen von 1972 ver- bunden, so dass wir am gemeinsamen Markt nur in begrenz- tem Mass teilnehmen und von der Wirtschaftsmacht, welche die Europäische Union gegenüber Mitbewerbern auf den Weltmärkten geltend machen kann, nicht profitieren. Zwei- tens gehen wohl zwei Drittel unserer Exporte nach Destinatio- nen in Europa. Das bedeutet aber zugleich, dass ein Drittel in aussereuropäische Märkte geht. Ein hoher österreichischer Beamter sagte mir, die Exporte unseres Nachbarlandes gin- gen nur 500 Kilometer weit. Wir haben bei aller Bedeutung, den der europäische Warenaustausch für uns hat, auch im Welthandel einen Platz. Die asiatischen Märkte sind die grössten Wachstumsmärkte der letzten Jahre. Das ist na- mentlich für unsere Maschinenindustrie von Bedeutung, die wichtigster Exportzweig bleibt und mehr als zwei Drittel ihrer Produktion ins Ausland verkauft. Daher braucht unser Land eine Welthandelsordnung.
Ja, Herr Onken, wir unterstellen uns dieser Ordnung, wenn wir morgen dem Entwurf für einen Bundesbeschluss über die Ge- nehmigung der in den Multilateralen Handelsverhandlungen unter der Ägide des Gatt (Uruguay-Runde) erzielten Ergeb- nisse zustimmen. Auch die Teilnahme an den plurilateralen Verträgen bindet uns. Zugleich aber binden sich die anderen Länder uns gegenüber. Vergessen wir das nicht. Wir gehören nicht zu den G-7-Staaten, den sieben Grossen der Weltwirt- schaft, sind aber von den globalen Märkten abhängig. Das gilt für die Wirtschaftslage unseres Landes, damit aber auch für die wirtschaftliche Lage der Bevölkerung und für unsere sozia- len Einrichtungen. Und hier sichert uns die multilaterale Ord- nung faire Wettbewerbsbedingungen. Auf gleich lange Spiesse ist der kleine Mitbewerber ganz besonders angewie- sen, damit er nicht später im bilateralen Verhältnis die Bedin- gungen der Grossen einfach übernehmen muss. Vergessen wir also nicht: Bindung ist da. Sie schränkt unsere Handlungs- freiheit ein. Sie schränkt aber auch die Handlungsfreiheit der anderen uns gegenüber ein, und das ist für den Wettbewerbs- teilnehmer von besonderer Bedeutung. Es gilt im übrigen nicht nur für die weltweit tätigen Unternehmen. Im Gegenteil, diese können ihre Produktionsstandorte verlagern und haben das auch schon teilweise getan. Aber für jene, die nur einen Produktionsstandort in der Schweiz haben und trotzdem am internationalen Wettbewerb teilnehmen, ist das von allergröss- ter Bedeutung.
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Ähnliche Überlegungen gelten für das Trips-Abkommen über Urheberrecht, Patentrecht usw. Die Schweiz hat erst 1888 ein Patentgesetz erlassen. Vorher nutzte unsere langsam sich ent- wickelnde Industrie die Innovation der anderen. Heute stehen wir auf der Seite der Innovatoren, die darauf angewiesen sind, dass die enormen Forschungsanstrengungen nicht einfach von den anderen gratis mitgenutzt werden. Das gilt in beson- derem Masse für unsere chemische Industrie. Aber es gilt auch für die innovativen kleinen und mittleren Betriebe, die Ni- schenpolitik betreiben und Produkte entwickelt haben, mit de- nen sie in einem kleinen Bereich eine wichtige Stellung im Wettbewerb einnehmen.
Die Überlegungen gelten schliesslich für die Dienstleistun gen, also für das Gats-Abkommen. Unsere Handelsunterneh- men, Banken und Versicherungen erbringen ihre internationa- len Leistungen nicht einfach hier, um sie zu exportieren, son- dern in zunehmendem Masse auch im Ausland, wo sie Ar- beitsplätze schaffen und Steuern bezahlen. Das ist vernünftig, es ist auch in einem gewissen Sinne gerecht, aber wir sollten durch die multilaterale Ordnung verhindern, dass die Verlage- rung ins Ausland immer weiter voranschreitet.
Das mag nun nach dem Egoismus des reichen Landes tönen. Ich möchte es anders benennen: Behauptung der Stellung ei- nes kleineren Landes im globalen und härter werdenden Wett- bewerb. Nicht einer Weltordnung schlechtweg treten wir bei, wenn wir beiden Beschlussentwürfen zustimmen, sondern ei- ner Welthandelsordnung.
Wir brauchen darüber hinaus - das ist völlig unbestritten - eine Friedens- und Sicherheitsordnung, die wir in der KSZE massgeblich mittragen und, von mir aus gesehen, auch in der Uno mittragen sollten. Wir brauchen über die Handelsord- nung hinaus eine Umweltordnung. In diesem Sinne sind wir der Klimakonvention und der Konvention über die biologische Vielfalt sowie verschiedenen europäischen Abkommen beige- treten. Auch ich bin der Meinung, dass das Nord-Süd-Gefälle uns stark betrifft, weil Hunger und Elend in weiten Teilen der Welt unserer Wertordnung widersprechen und ein grosses Konfliktpotential beinhalten. Ja zur Welthandelsordnung zu sagen heisst aber nicht, dass die anderen Aufgaben, die einer globalen Lösung bedürfen, vernachlässigt werden sollen. Heute aber steht die Welthandelsordnung zur Debatte, und hier geht es um die Öffnung und um gerechte Bedingungen im Wettbewerb, auf die unser Land angewiesen ist.
Weber Monika (U, ZH): Es liegt mir daran, noch ein paar nüch- terne Worte zu formulieren und vor allem ein bisschen zu ent- dramatisieren. Ich habe das Gefühl, als seien wir an einer Be- erdigung, und dabei denke ich, wir sollten mit ein bisschen Freude in die Zukunft schauen. Man muss auch darauf hinwei- sen, dass wir mit den Gatt/WTO-Übereinkommen, mit der Rati- fizierung der achten Runde, keine Neuerfindung des Gatt ma- chen, sondern wir sind ja bereits seit 1958 im Beobachtersta- tus und seit den sechziger Jahren als Vollmitglied mit dabei. Wenn man sich überlegt, welches die drei Funktionen des Gatt sind, kann man zuerst einmal sagen: Für die Schweiz ent- scheidend ist sicher, dass sich die Gatt-Verträge nicht mehr al- lein auf die Waren beziehen, sondern auch auf die Dienstlei- stungen und auf das geistige Eigentum. Das ist der entschei- dende Punkt, und das ist für die Schweiz sehr wichtig. Ich denke da z. B. an den Textilbereich, an den Computerbereich usw., an all die Bereiche, wo wir Chancen haben, auf dem Weltmarkt tätig zu sein.
Zweitens ist ganz entscheidend, dass das Gatt seit eh und je immer dafür da war, dem schrittweisen Abbau der Handels- hemmnisse förderlich zu sein. Auch das hat für uns nur posi- tive Folgen auf dem Weltmarkt gehabt.
Drittens - auch das ist ganz entscheidend für die Schweiz - bedeutet das Gatt, dass Regelungen zugunsten der Bere- chenbarkeit des Welthandels gemacht werden. Gerade die- ses Faktum kommt einem kleinen Land zugute, es ist ganz ent- scheidend, und die Meistbegünstigungsklausel ist für uns so- gar existentiell wichtig.
Ich denke, dass zum Teil doch ein bisschen stark in Nabel- schau gemacht wurde. Das ist legitim, aber diese Sichtweise geht im Grunde genommen an der Sache vorbei: Wir lösen
durch das Gatt keine innenpolitischen Probleme, das müssen wir ganz deutlich sagen. Dafür ist das Gatt gar nicht zuständig. Das Gatt dient, wie gesagt, insbesondere auch der Berechen- barkeit des Welthandels.
Die Dynamisierung der Märkte findet auf jeden Fall statt, und sie findet schon jetzt statt. Ob wir wollen oder nicht, es ist ein- fach so. Deshalb ist es für uns wichtig, dass diese Berechen- barkeit da ist.
Man hat von Verlierern und Gewinnern gesprochen. Davon spricht man schon seit Monaten. Eigentlich bedaure ich es, dass man in Verlierer und Gewinner einteilt.
Ich denke, dass das Gatt und insbesondere die neue Welthan- delsorganisation eine Notwendigkeit sind, und es ist für uns eine Notwendigkeit, dabei zu sein. Es ist wichtig für uns alle, ob wir Landwirte, Nichtlandwirte, Städter oder Konsumenten sind. Es ist für uns alle ein Gewinn, wenn Sie es so wollen.
Die Landwirtschaft ist durch zwei Massnahmen touchiert - auch hier ein bisschen Nüchternheit in die Sache. Es wurde bis jetzt immer nur gesagt, die Landwirtschaft sei der Verlierer. Ich bin nicht dieser Meinung. Ich meine, die Landwirtschaft muss sich ohnehin in den nächsten Jahren gemäss 7. Land- wirtschaftsbericht in eine Richtung bewegen, die nicht so ein- fach ist, und wir müssen sicher aufpassen, dass sie uns erhal- ten bleibt. Aber wir müssen auch die Strukturen nicht weiter zementieren - Sie kennen meine Meinung.
Was bringt das Gatt für die Landwirtschaft? - Es bringt einen Abbau der Zölle. Diese wurden aber so hoch angesetzt, dass für die Landwirtschaft im Grunde genommen nichts verloren- geht. Das müssen wir einfach sehen. Wir haben darüber nicht gesprochen. Kein Mensch in diesem Rat hat darüber gespro- chen. Aber es ist so, dass die Zölle so angesetzt wurden, dass sich im Grunde genommen die Konsumenten fragen müssen, ob sie nicht höhere Preise bezahlen müssen, zumindest in den nächsten Jahren. Man hat hier also bereits auf die Land- wirtschaft Rücksicht genommen.
Die Landwirtschaft wird weiter dadurch tangiert, dass die in- terne Stützung abgebaut wird. Aber auch dieser Abbau wird durch die Direktzahlungen aufgefangen - ich glaube, da sind wir uns ja einig.
Die Probleme der Landwirtschaft sind auch ohne Gatt-Diskus- sion da, und sie müssen in den nächsten Jahren bewältigt wer- den. Wir haben auch Probleme in Bereichen im Anschluss an die Landwirtschaft, Probleme in der Nahrungsmittelindustrie, und diese wiederum sind von den Gatt-Vereinbarungen unse- res Landes abhängig und auch von den Gatt-Abkommen un- serer Nachbarn.
Ich bin der Meinung, dass wir uns generell fragen sollten: Wel- ches sind unsere Chancen? Da gibt es in der Textilbranche ganz sicher Chancen, im Bereich des geistigen Eigentums, in der Maschinenindustrie und im Dienstleistungssektor ganz generell. Ich denke, anstatt immer nur zu klagen, sollten wir einmal einen positiven Ton anschlagen und eine Aufbruchs- stimmung markieren.
Ich bin für Eintreten auf die Vorlage.
Flückiger Michel (R, JU), rapporteur: La première observation à faire aux termes d'un débat intéressant autant qu'instructif, c'est que, parmi les orateurs, personne - je dis bien person- ne - ne s'est opposé à l'entrée en matière, ce qui est conforme avec l'unanimité acquise en commission en faveur de ces ac- cords.
Certes, quelques collègues ont émis des réserves inspirées de la situation de l'agriculture, elle-même influencée par l'Ac- cord du Gatt sur l'agriculture. Cependant, ces collègues n'ont pas contesté que les Accords du Gatt forment un tout qui profi- tera à notre économie en général, une conviction que votre commission partage, comme déjà dit, à l'unanimité.
La plupart d'entre vous ont procédé à une démarche prospec- tive et affirmé qu'il est permis de penser que l'issue du Cycle d'Uruguay bonifiera notre économie, qu'il est permis de pen- ser que les finances publiques, à leur tour, profiteront d'un re- tour plus marqué de la croissance et que, dans la foulée, on équilibrera probablement plus facilement nos budgets publics et que les moyens d'assurer les paiements directs compensa- toires à l'agriculture seront ainsi disponibles.
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E 29 novembre 1994
C'est un président privilégié que celui d'une commission unanime qui vous recommande et vous réitère d'entrer en matière.
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 12.30 Uhr La séance est levée à 12 h 30
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Uhlmann Uruguay-Runde und gesunder Bauernstand Interpellation Uhlmann Uruguay Round et saine paysannerie
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1994
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
02
Séance
Seduta
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29.11.1994 - 08:00
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