Convention européenne
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E 15 mars 1995
handelt sich um den Beschluss über die Volksrechte und die öffentliche Gewalt, dem 78 Prozent der Stimmenden zuge- stimmt haben, und um den Beschluss über Unvereinbarkei- ten, welcher von 82 Prozent der Stimmenden gutgeheissen worden ist. Der zweite Beschluss, die Revision der Walliser Kantonsverfassung hinsichtlich der Unvereinbarkeitsbestim- mungen, stellt kein Problem dar. In der gegenwärtigen Verfas- sung sind in 15 verschiedenen Artikeln Regelungen über die Unvereinbarkeit bestimmter Ämter detailliert enthalten. Diese Bestimmungen sollten aufgehoben und durch einen neuen Artikel 90 ersetzt werden, der die gesetzliche Regelung der Unvereinbarkeiten vorsieht. Hier ist die Einheit der Materie ge- geben. Das Bundesrecht ist nicht verletzt. Die Gewährleistung ist hiefür zu erteilen.
Demgegenüber war die erste Abstimmung, nämlich jene über die Volksrechte und die öffentliche Gewalt, Gegenstand einge- hender Abklärungen und Beratungen. Wir haben festgestellt, dass der Kanton Wallis in bezug auf den Umfang der Materie, die Gegenstand der Teilrevision bildete, relativ weit gegangen ist. Wir haben festgestellt, dass in den letzten zwei Jahrzehn- ten nie eine so umfassende Materie auf dem Wege der Teilrevi- sion unterbreitet worden ist; entsprechend war die Bundesver- sammlung in den vergangenen zwanzig Jahren nie aufgeru- fen, die Frage nach der Einheit der Materie einer kantonalen Verfassungsrevision aufzuwerfen und zu untersuchen.
Die Kommission kommt zum Schluss, dass wir die Gewährlei- stung nicht unter diesem Titel verweigern sollten. Dies bedeu- tet allerdings, dass wir in der Frage der Gewährleistung kanto- nalen Verfassungsrechts auch in Zukunft einen eher grosszü- gigen Massstab ansetzen sollten. Hinsichtlich von Artikel 100 Absatz 3 Ziffer 4 der Kantonsverfassung ist die Frage der je- derzeitigen Revidierbarkeit aufgeworfen worden. Die jederzei- tige Revidierbarkeit ist in der bestehenden Fassung, positiv- rechtlich gesehen, nicht gewährleistet. Die eidgenössische Verwaltung hat sich daher vom Staatsrat des Kantons Wallis die in der Botschaft festgehaltenen Zusagen geben lassen. Wir haben uns darüber unterhalten, ob wir Ihnen empfehlen sollten, diesen Artikel unter Vorbehalt zu gewährleisten. Dies würde dem Grundsatz der Klarheit Nachachtung verschaffen, indem der Bürger genau wüsste, mit welchem Umfang und mit welcher Bedeutung dieser Artikel von der Eidgenossenschaft gewährleistet worden ist. Wir vertreten allerdings heute die Auffassung, dass wir dann, wenn Auslegungsfragen mit dem Kanton zufriedenstellend geklärt werden konnten und wenn keinerlei Anhaltspunkte dafür vorliegen, dass ein Kanton ei- nen solchen Artikel nicht bundesrechtskonform anwenden wird, auf einen Vorbehalt verzichten sollten.
Demzufolge beantragt Ihnen die Kommission die Gewährlei- stung auch dieser Kantonsverfassung ohne Vorbehalt.
Eintreten ist obligatorisch L'entrée en matière est acquise de plein droit
Gesamtberatung - Traitement global
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Titre et préambule, art. 1, 2
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes
27 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Nationalrat - Au Conseil national
94.099
Europäische Konvention zum Schutz der Menschenrechte. Protokoll Nr. 11 Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Protocole No 11
Botschaft und Beschlussentwurf vom 23. November 1994 (BBI 1995 | 999) Message et projet d'arrêté du 23 novembre 1994 (FF 1995 | 987)
Antrag der Kommission Eintreten Proposition de la commission Entrer en matière
Salvioni Sergio (R, TI), rapporteur: Comme vous le savez, la Suisse fait partie du Conseil de l'Europe depuis 1963. Elle a donc ratifié la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) le 28 novembre 1974. Le Protocole No 11 concerne une modification de la structure de la Cour européenne des droits de l'homme.
Je vais vous indiquer les caractéristiques principales de ces modifications, mais avant tout, je vous explique les raisons pour lesquelles on a décidé de procéder ainsi.
Alors que, dans la période entre 1950-1969, plus ou moins une décision par année était prise, les recours ont augmenté et, actuellement, on compte environ 500 décisions par année. Cela fait que la Cour européenne n'est plus en mesure de prendre ses décisions avec le temps et le soin nécessaires, vu leur importance. C'est pour cette raison que la Suisse a été l'auteur d'une requête de modification de la structure, afin que la Cour européenne soit en mesure de faire face aux nombres croissants de requêtes de décision et de recours.
En effet, actuellement, la cour fonctionne selon le système suivant: il y a la Commission européenne des droits de l'homme, qui est un organe de filtrage des requêtes et qui est chargée de se prononcer sur la recevabilité des recours, c'est-à-dire sur les faits, de contribuer à d'éventuels règle- ments amiables et, le cas échéant, de formuler un avis sur l'existence d'une violation de la convention. Il y a la Cour eu- ropéenne des droits de l'homme elle-même, qui est chargée de rendre un arrêt définitif et contraignant sur les affaires qui lui sont déférées par la commission ou par l'Etat intéressé. Enfin, il y a le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, l'un des deux organes du Conseil de l'Europe, qui est chargé de prendre une décision définitive et contraignante sur les affaires qui n'ont pas été portées devant la cour. Or, cette structure a atteint ses limites, et elle doit être changée. Le Comité des ministres était d'accord.
Pour finir, la proposition qui a trouvé approbation concernant le Protocole No 11 est la suivante: le premier problème qu'il faut souligner, c'est que, pour la jurisprudence, la compé- tence de la Cour européenne est une compétence subsidiaire. En effet, la compétence prioritaire revient toujours aux cours nationales, le mécanisme de protection des droits de l'homme de la cour est subsidiaire. Cela veut dire qu'il faut souligner l'importance de la jurisprudence du Tribunal fédéral suisse pour le développement des principes qui sont les principes suisses, mais aussi, maintenant, les principes de la Conven- tion européenne des droits de l'homme, ce qui a amené le Tri- bunal fédéral à rendre plus de 300 arrêts en application de la CEDH.
La cour deviendra une cour permanente; actuellement, elle ne l'est pas. Le système de filtrage est maintenant changé, ce n'est plus la commission, mais ce sont des comités de cinq ju- ges élus par la cour qui examinent la recevabilité d'un recours. Après quoi, il y a des cours de sept juges qui décident. Et c'est
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Auslieferungsvertrag zwischen der Schweiz und Kanada
seulement sur un recours contre cette décision, ou bien parce que le cas a une importance particulière, ou bien parce que l'Etat le requiert, que l'affaire est portée devant la cour véritable de dix-sept personnes qui prendra une décision définitive. Tel est le système qu'on a élaboré, et on espère qu'avec ce système, la cour sera en partie soulagée de la charge actuelle, et qu'elle pourra faire face au nombre croissant de recours qui sont introduits.
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de vous expliquer des détails de procédure. Il n'y a pratiquement pas de change- ment de grande importance. La commission a pratiquement examiné toutes les modifications apportées par le Protocole No 11 et n'a pas trouvé de raisons de formuler des réserves. Il faut souligner que c'était la Suisse qui avait demandé, déjà en 1985, que ces modifications puissent être apportées.
La commission vous propose à l'unanimité de ratifier ce proto- cole.
Koller Arnold, Bundesrat: Ich kann mich kurz fassen und auf das umfassende Referat von Herrn Salvioni verweisen.
Der Bundesrat hat angesichts dieses Protokolls Nr. 11 zur Eu- ropäischen Menschenrechtskonvention (EMRK) eine gewisse Genugtuung, denn vor genau zehn Jahren hat die Schweiz an der ersten Ministerkonferenz über Menschenrechte in Wien auf die Dringlichkeit einer grundsätzlichen Reform des ur- sprünglich ja revolutionären und einzigartigen Kontrollmecha- nismus der EMRK hingewiesen.
Heute liegt dieses Protokoll, das weitgehend auch den Anre- gungen der Schweiz entspricht, vor. Zu seinem Inkrafttreten bedarf es allerdings der Ratifikation durch alle Konventions- staaten. Bisher haben zwar alle 34 Mitgliedstaaten des Euro- parates das Protokoll unterzeichnet, aber lediglich vier Staa- ten haben bereits ratifiziert, nämlich Bulgarien, Slowenien, die Slowakei und das Vereinigte Königreich.
Wir hoffen abschliessend, dass das Protokoll Nr. 11, das die Funktionsfähigkeit dieses einmaligen Kontrollmechanismus der Menschenrechte in Europa wiederherstellen wird, mög- lichst rasch in Kraft treten kann. Wir sind uns allerdings be- wusst, dass das vor etwa 1998 kaum möglich sein wird.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen L'entrée en matière est décidée sans opposition
Gesamtberatung - Traitement global
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Titre et préambule, art. 1, 2
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes
27 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Nationalrat - Au Conseil national
94.098
Rechtshilfevertrag in Strafsachen und Auslieferungsvertrag zwischen der Schweiz und Kanada. Genehmigung
Traité d'extradition et d'entraide judiciaire en matière pénale entre la Suisse et le Canada. Ratification
Botschaft und Beschlussentwurf vom 16. November 1994 (BBI 1995 | 745) Message et projet d'arrêté du 16 novembre 1994 (FF 1995 | 725)
Antrag der Kommission Eintreten
Proposition de la commission Entrer en matière
Salvioni Sergio (R, TI), rapporteur: La situation avec le Ca- nada est très simple. Nous avons avec le Canada un traité d'extradition qui avait été conclu en son temps avec la Grande-Bretagne en 1880. C'est donc un accord centenaire, et le monde a bien changé depuis lors! Nous n'avons pas de traité d'entraide judiciaire avec le Canada. Par conséquent, la Suisse a rencontré et continue de rencontrer des difficultés lorsque des criminels doivent être extradés du Canada ou lorsqu'il faut demander l'entraide pour obtenir des docu- ments.
Il est vrai que la Suisse peut accorder l'entraide au Canada grâce à la loi interne suisse, mais le Canada ne peut pas l'ac- corder à la Suisse faute de base légale. C'est la raison pour la- quelle le Département fédéral de justice et police a essayé de contacter le Canada pour tenter de trouver des accords. Heu- reusement, ces accords ont été possibles, même s'il y a eu des difficultés au cours des discussions à cause de la diffé- rence des systèmes de droit pénal; le système anglo-saxon étant différent du système continental, cela donne une cer- taine difficulté de procédure.
Enfin, le Département fédéral de justice et police et le Conseil fédéral ont pu conclure et signer deux accords, que l'on dis- cute ensemble, un traité d'extradition et un traité d'entraide ju- diciaire.
Les difficultés ont eu un écho particulier dans la presse et l'opi- nion publique à cause des cas Plumey et Werner K Rey, où la Suisse n'a pas pu obtenir de la part des autorités où ces per- sonnes résidaient la lettre nécessaire pour les extrader, ou pour obtenir des documents. Il faut signaler que les Bahamas sont dans la même situation que le Canada pour ce qui concerne le traité que la Suisse avait signé avec la Grande- Bretagne, même si actuellement les Bahamas ne dépendent plus de la Grande-Bretagne.
En général, il faut aussi souligner que la criminalité n'est plus actuellement limitée aux frontières nationales, que les techno- logies permettent le transport de personnes, d'informations, d'argent à une vitesse élevée, «en temps réel» comme on dit, et il faut donc que les polices et les organisations qui combat- tent le crime puissent opérer avec la même rapidité si l'on veut obtenir des succès.
Je parlerai maintenant du Traité d'extradition entre la Suisse et le Canada, parce que c'est le premier. Pour l'essentiel, et il faut reconnaître que c'est un succès pour les Suisses qui ont négo- cié avec les autorités canadiennes, ce traité correspond pour l'essentiel au droit d'extradition suisse et à la Convention euro- péenne d'extradition.
Les points les plus importants que je me permets de souligner, ce sont les améliorations vis-à-vis de la Convention euro- péenne des droits de l'homme. Il n'est plus nécessaire d'insé- rer dans le traité une liste des délits, mais il y a une clause gé-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Europäische Konvention zum Schutz der Menschenrechte. Protokoll Nr. 11 Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Protocole No 11
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1995
Année
Anno
Band
II
Volume
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Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
07
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 94.099
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 15.03.1995 - 08:00
Date
Data
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326-327
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Pagina
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