E 12 juin 1995
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Initiative parlementaire. Nouveaux évêchés
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Parlamentarische Initiative (Huber) Aufhebung von Artikel 50 Absatz 4 BV. Genehmigungspflicht für die Errichtung neuer Bistümer
Initiative parlementaire (Huber) Abrogation de l'article 50 alinéa 4 cst. Approbation nécessaire pour ériger de nouveaux évêchés
Wortlaut der Initiative vom 13. Dezember 1994
Gestützt auf Artikel 21bis des Geschäftsverkehrsgesetzes (GVG) verlange ich mit einer parlamentarischen Initiative die ersatzlose Aufhebung von Artikel 50 Absatz 4 der Bundes- verfassung.
Texte de l'initiative du 13 décembre 1994
Me fondant sur l'article 21bis de la loi sur les rapports entre les Conseils (LREC), je demande, par le biais de la présente initiative parlementaire, l'abrogation pure et simple de l'article 50 alinéa 4 de la constitution.
Schmid Carlo (C, Al) unterbreitet im Namen der Staatspoli- tischen Kommission (SPK) den folgenden schriftlichen Be- richt:
Wir unterbreiten Ihnen gemäss Artikel 21ter des Geschäfts- verkehrsgesetzes den Bericht der vorprüfenden Kommission über die von Ständerat Huber am 13. Dezember 1994 einge- reichte parlamentarische Initiative. Die Kommission hat den Initianten am 4. April 1995 angehört.
Erwägungen der Kommission Beurteilung des Regelungsbedarfes
Die Kommission geht mit dem Initianten im Grundsatz einig, dass in der von ihm aufgeworfenen Frage ein Reformbedarf besteht. Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung statuiert eine Ausnahmeregelung zu der in Artikel 50 Absatz 1 veran- kerten Kultusfreiheit, wonach die Religionsgemeinschaften innerhalb der Schranken der Sittlichkeit und der öffentlichen Ordnung frei sind in der Gestaltung ihrer Lehre und ihrer Organisation. Indem die Errichtung von Bistümern einer Genehmigungspflicht unterstellt wird, greift der Bund ein in die Organisationsfreiheit der Glaubensgemeinschaften, die eine episkopale Struktur kennen (d. h. insbesondere der Römisch-katholischen Kirche). Artikel 50 Absatz 4 der Bun- desverfassung greift im übrigen auch in die Rechte der Kan- tone ein, da die bundesstaatliche Zuständigkeitsordnung die Kirchenhoheit den Kantonen überträgt. Das Verhältnis zwi- schen Staat und Kirche hat sich in den letzten Jahrzehnten derart entspannt, dass heute keine Gründe mehr für eine Aufrechterhaltung dieses Ausnahmerechtes aus dem 19. Jahrhundert bestehen.
Bereits im Jahre 1964 wurde eine Motion Ackermann für eine Aufhebung von Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung vom Nationalrat unbestritten als Postulat überwiesen (AB 1964 N 492-497). In der Volksabstimmung vom 20. Mai 1973 haben Volk und Stände der Streichung zweier konfes- sioneller Ausnahmeartikel (Jesuiten- und Kloster-Artikel) zu- gestimmt. In diesem Zusammenhang haben beide Räte Mo- tionen für die Aufhebung der verbleibenden Ausnahmeartikel überwiesen (AB 1972 S 899f.). Nachdem das Schächtverbot (Art. 25bis BV) in der Volksabstimmung vom 2. Dezember 1973 aus der Bundesverfassung entfernt worden ist und nachdem auch der Ausschluss der Geistlichen aus dem Na- tionalrat (Art. 75 BV) durch den Beschlussentwurf der Staats- politischen Kommission des Nationalrates vom 21. Oktober
1994 zur Aufhebung beantragt ist (BBI 1995 | 1133), ist es nichts als folgerichtig, dass mit Artikel 50 Absatz 4 der Bun- desverfassung nun auch die letzte konfessionelle Ausnah- mebestimmung der Verfassung gestrichen wird.
Weiteres Vorgehen
Gemäss Artikel 21ter GVG hat die Kommission insbeson- dere zu berichten über allfällige bisherige Arbeiten von Par- lament und Verwaltung zum aufgeworfenen Thema, über Zeitplan und Aufwand der parlamentarischen Arbeit und über die Möglichkeit, das angestrebte Ziel mit einem an den Bun- desrat gerichteten Vorstoss zu erreichen.
Die anstehende Totalrevision der Bundesverfassung bietet nach Ansicht der Kommission wie auch des Initianten die Chance, das Anliegen der Initiative zu erfüllen. Wenn der Rat der vorliegenden Initiative Folge gibt, so könnte sie in diesem grösseren Rahmen behandelt, erfüllt und abgeschrieben werden. Der Zeitplan für die Totalrevision sieht vor, dass Volk und Stände im Jahre 1998 über eine neue Bundesver- fassung abstimmen werden.
Sollte die Totalrevision der Bundesverfassung scheitern oder sich über Gebühr verzögern, so könnte die Kommission ge- gebenenfalls die vorliegende Initiative ohne grossen Auf- wand auch in Form einer separaten Vorlage realisieren. Durch Artikel 21quater Absatz 5 GVG ist die Kommission ge- halten, spätestens nach zwei Jahren die Situation neu zu be- urteilen und dem Rat Antrag zu stellen, ob die Initiative abge- schrieben oder ob die Frist verlängert und die Initiative in die- ser oder jener Weise weiter bearbeitet werden soll.
Grundsätzlich würde auch die Möglichkeit bestehen, mit ei- ner Motion den Bundesrat mit einem Auftrag im Sinne der In- itiative zu betrauen; das Instrument der parlamentarischen Initiative gewährt demgegenüber den Vorteil, dass die Regie des eingeleiteten Rechtsetzungsprozesses beim Parlament verbleibt.
Schmid Carlo (C, Al) présente au nom de la Commission des institutions politiques (CIP) le rapport écrit suivant:
En tant que commission chargée de l'examen préalable de l'initiative déposée le 13 décembre 1994 par M. Huber, con- seiller aux Etats, nous vous soumettons notre rapport, con- formément à l'article 21ter de la loi sur les rapports entre les Conseils. La commission a entendu l'auteur de l'initiative le 4 avril 1995.
Considérations de la commission Appréciation du besoin de légiférer
La commission se déclare d'accord avec l'auteur de l'initia- tive pour estimer qu'une réforme s'impose en l'occurrence. L'article 50 alinéa 4 de la constitution constitue une disposi- tion d'exception en opposition avec le libre exercice des cul- tes tel que l'article 50 alinéa 1er de la constitution le garantit dans les limites compatibles avec l'ordre public et les bonnes moeurs: dès lors, en effet, que la création d'un évêché sur le territoire suisse est soumise à l'approbation préalable de la Confédération, il y a atteinte portée au droit des communau- tés religieuses à structure épiscopale (i. e. l'Eglise catholi- que-romaine) de s'organiser comme elles le souhaitent. D'autre part, cette disposition porte également atteinte aux droits des cantons, souverains en matière de culte. Si cette réserve pouvait encore se justifier au siècle dernier, les rela- tions entre l'Eglise et l'Etat sont aujourd'hui suffisamment pacifiques pour la rendre superflue.
Dès 1964, le Conseil national transmettait sous la forme d'un postulat une motion Ackermann visant à abroger l'article 50 alinéa 4 de la constitution, sans que celle-ci ait d'ailleurs donné lieu à contestation (BO 1964 N 492-497). D'autre part, le 20 mai 1973, le peuple et les cantons approuvaient l'abrogation de deux articles d'exception relatifs à la liberté religieuse, l'un concernant les jésuites, l'autre, les couvents. Au vu de ce résultat, les Conseils ont tous deux demandé par voie de motion l'abrogation des articles d'exception restants (BO 1972 E 899s.). L'un - la disposition constitutionnelle in- terdisant l'abattage rituel (art. 25bis cst.) - a été supprimé par votation populaire en date du 2 décembre 1973. L'autre,
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qui interdit aux ecclésiastiques de faire partie du Conseil na- tional (art. 75 cst.), fait actuellement l'objet d'une proposition d'abrogation adoptée le 21 octobre 1994 par la Commission des institutions politiques du Conseil national (FF 1995 | 1113). Supprimer la dernière disposition constitutionnelle d'exception de nature confessionnelle, à savoir, l'article 50 alinéa 4 de la constitution, ne pourrait que s'inscrire dans le droit fil de cette évolution.
Marche à suivre
Conformément à l'article 21ter de la loi sur les rapports entre les Conseils, la commission fait rapport en particulier sur l'état des travaux sur le même objet dans l'Assemblée fédé- rale et dans l'administration, sur l'ampleur et le calendrier du travail parlementaire qu'imposerait l'initiative, et sur la possi- bilité de transformer l'initiative en motion ou en postulat pour atteindre le but visé.
La commission et l'auteur de l'initiative sont d'accord pour estimer que la prochaine révision totale de la constitution de- vrait permettre de répondre au souhait exprimé par ce der- nier. Pour autant que le Conseil décide de donner suite à la présente initiative, celle-ci pourrait en effet être traitée dans le cadre plus large de cette révision, ce qui permettrait de prendre les dispositions propres à répondre aux objectifs qu'elle vise et ainsi de la classer. Rappelons que selon le ca- lendrier prévu pour la révision totale, c'est en 1998 que le peuple et les cantons devront se prononcer sur une nouvelle Constitution fédérale.
Toutefois, si la question ne devait pas trouver de réponse dans le cadre de ladite révision totale ou que celle-ci soit par trop différée, la commission peut également, et sans diffi- culté, matérialiser la présente initiative sous la forme d'un projet séparé. S'agissant des délais, rappelons que selon l'article 21quater alinéa 5 de la loi sur les rapports entre les Conseils, la commission a deux ans au plus, soit pour pré- senter son rapport, soit pour proposer au conseil de classer l'initiative ou de prolonger le délai.
A priori, rien non plus ne s'opposerait à ce que ce soit le Con- seil fédéral qui propose un texte concrétisant l'initiative: il suf- firait de l'en charger par voie de motion. Mais l'instrument de l'initiative parlementaire présente l'avantage de permettre au Parlement de rester maître du rythme et des orientations du processus législatif.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 8 zu 0 Stimmen, der Initiative Folge zu geben.
Antrag Coutau Der Initiative keine Folge geben.
Proposition de la commission La commission propose, par 8 voix contre 0, de donner suite à l'initiative.
Proposition Coutau Ne pas donner suite à l'initiative
Schmid Carlo (C, Al), Berichterstatter: Am 13. Dezember 1994 hat Herr Huber eine parlamentarische Initiative zur Auf- hebung von Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung ein- gereicht. Dieser lautet: «Die Errichtung von Bistümern auf schweizerischem Gebiete unterliegt der Genehmigung des Bundes.»
Nachdem der Initiant der SPK nicht angehört, hat die Kom- mission in Nachachtung des Geschäftsverkehrsgesetzes Herrn Huber zu einer Anhörung eingeladen. Diese Anhörung hat am 4. April dieses Jahres stattgefunden, wobei Herr Huber seine Initiative einlässlich begründet hat.
Die Kommission hat nach dieser Anhörung getagt und im we- sentlichen die Auffassung vertreten, dass in dieser Frage ein Reformbedarf bestehe, zumal Artikel 50 Absatz 4 der Bun- desverfassung auf das letzte Jahrhundert zurückgehe und sich die Verhältnisse in der Zwischenzeit erheblich geändert hätten. Sie hat daher beschlossen, und zwar mit 8 zu 0 Stim- men, Ihnen zu beantragen, der Initiative sei Folge zu geben.
Sollten Sie so beschliessen, wäre damit der Auftrag an die Kommission verbunden, Ihnen innert einer bestimmten Frist einen Antrag zu stellen oder aber nach spätestens zwei Jah- ren Bericht zu erstatten, ob die Situation neu zu beurteilen, die Initiative abzuschreiben, die Frist zu verlängern oder ob die Initiative in dieser oder jener Weise weiterbearbeitet wer- den solle. Mit einer Zustimmung zu diesem Antrag wird also ein Verfahren eröffnet.
Die Regeln von Artikel 21bisff. GVG sind hinsichtlich der par- lamentarischen Beratung etwas lückenhaft. Ich würde Ihnen daher gerne beliebt machen, nach dieser kurzen Einführung meinerseits nach Ihrem Belieben den Initianten oder Herrn Coutau anzuhören, der den Antrag stellt, der Initiative sei keine Folge zu geben. Es besteht keine Regel, nach welcher der eine oder der andere vorher sprechen soll. Ich muss das dem Büro in seiner Weisheit überlassen.
Ich wiederhole den Antrag der Kommission: Gestützt auf den schriftlichen Bericht, der Ihnen vorliegt, empfiehlt sie Ihnen, dass der Initiative Folge zu geben sei.
Coutau Gilbert (L, GE): Le débat que nous entamons ce soir se déroule, par le hasard du calendrier, en pleine ac- tualité épiscopale. En effet, dans notre pays, plusieurs hautes personnalités de l'Eglise catholique romaine vien- nent d'être consacrées, nommées, ou sont sur le point d'accéder à la dignité d'évêque. J'aimerais saisir cette occa- sion de les saluer ici et de leur adresser mes voeux sincères de succès dans l'exercice de leur lourde responsabilité pastorale.
A première vue, on peut admettre que la compétence de la Confédération en matière de création de nouveaux diocèses des Eglises épiscopales, et en particulier de l'Eglise catholi- que romaine, a quelque chose de suranné. D'abord, cet arti- cle de notre constitution remonte, il est vrai, à la dernière pé- riode aigul des conflits confessionnels qui ont émaillé l'his- toire de notre pays. Comme le rappelle d'ailleurs le Conseil fédéral lui-même, cet article était destiné à assurer la paix entre les deux principales communautés religieuses qui venaient une fois encore de s'affronter.
Cet article 50 alinéa 4 peut être considéré comme une des dernières séquelles de cette période agitée. D'ailleurs, d'autres articles constitutionnels, qui avaient la même ori- gine, ont déjà été écartés de la constitution, par une décision populaire assez récente. C'est en effet en 1973 que deux ar- ticles ont été abrogés, ceux sur les jésuites, et ceux sur les couvents, puis, six mois plus tard, celui sur l'abattage rituel du bétail. Je rappellerai toutefois que le résultat a été assez serré, 791 000 voix contre 650 000 en chiffres ronds, et que plusieurs cantons importants, comme Berne et Zurich, n'ont pas suivi la majorité. Les questions relatives aux Eglises ne laissent décidément pas indifférent le peuple suisse. L'actua- lité d'ailleurs en témoigne.
L'article 50 alinéa 4 peut également paraître suranné, car le découpage actuel des diocèses en Suisse est ancien. Avec le temps, la répartition des populations et leur distribution confessionnelle se sont modifiées. On imagine bien que les besoins pastoraux de l'Eglise catholique romaine ont évolué parallèlement. D'ailleurs, Mgr Mamie, pour ne citer que lui parmi d'autres évêques, a récemment encore évoqué la charge proprement écrasante des tâches épiscopales. On l'imagine assez facilement en toute bonne foi.
C'est ainsi qu'au début des années quatre-vingt, la Confé- rence des évêques suisses a pris connaissance des conclu- sions d'une commission spéciale qu'elle avait chargée, en 1977, d'étudier une nouvelle répartition des diocèses dans notre pays. Le projet prévoit de porter de six à neuf le nom- bre de ces diocèses, et d'établir les nouveaux sièges épisco- paux à Zurich, à Lucerne et à Genève. Or, à ma connais- sance, aucune démarche n'a été formellement entreprise auprès de la Confédération pour obtenir cette modification, selon l'article 50 alinéa 4. En tout cas, aucune procédure n'a été entamée dans ce sens qui se soit heurtée à un refus officiel.
Elle poserait certes quelques questions délicates, aussi bien de fond que de forme. Probablement, le Conseil fédéral de-
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vrait-il adopter un arrêté et le soumettre au Parlement avec ou sans clause référendaire.
De plus, le concordat passé entre la Confédération et le Saint-Siège devrait être amendé, après d'éventuelles négo- ciations. Celles-ci pourraient éventuellement porter, notam- ment, sur le maintien ou l'extension des privilèges dont dis- posent plusieurs diocèses de notre pays, comme ceux de Bâle ou de Lugano, en matière de participation plus ou moins élargie des congrégations à la présentation des candidats à la direction des évêchés, parmi lesquels le souverain pontife, en dernière et seule autorité, désigne le titulaire. Le concor- dat ainsi modifié devrait-il être soumis à la procédure de rati- fication des traités internationaux, avec ratification populaire éventuelle?
Ces aspects sont complexes, j'en conviens. Mais plutôt que de les examiner et de suggérer les réponses adéquates, la Conférence des évêques suisses semble avoir renoncé à cette voie. A entendre M. Huber, ou en tout cas à le lire, le plus simple serait de supprimer purement et simplement la compétence fédérale. Il conviendrait d'ailleurs d'examiner les effets concrets de cette abrogation, notamment sur les compétences ainsi restituées aux cantons. Mais il est possi- ble aussi que les réactions suscitées par le projet de création de nouveaux diocèses aient incité la Conférence des évê- ques suisses à différer ses démarches. Je ne m'exprimerai pas ici sur les réactions à Zurich ou à Lucerne, mais à Ge- nève, une partie de l'opinion a réagi avec une certaine émo- tion. C'est donc dans la seule perspective genevoise que j'in- terviens devant vous ce soir.
Il n'est pas le lieu, et ce n'est pas mon propos, d'évoquer en détail les péripéties de l'histoire, ancienne et plus récente. Mais Genève reste profondément marquée par le symbole qu'elle représente en relation avec la Réforme, le refuge hu- guenot et le rayonnement qui en sont résultés. Nombreux sont ceux qui, bien au-delà des frontières de notre ville, voient dans ces événements l'origine du rôle international que Genève joue aujourd'hui.
En outre, la mémoire collective n'a pas complètement effacé les conflits profonds qui ont agité la population dans la deuxième moitié du siècle dernier, précisément à propos de la nomination, des compétences et de l'autorité conférées au représentant de l'Eglise catholique romaine à Genève. Ceci explique l'attitude d'une partie de la population, lors de la pu- blication en 1982, du projet d'ériger un évêché à Genève. Historiquement, ces conflits, qui sont des conflits récurrents, ont assez largement trouvé leur origine dans des interféren- ces, pour ne pas dire des cumuls d'autorités, spirituelle et temporelle.
Le fait est que le souverain pontife, dans l'exercice de l'auto- rité pastorale et spirituelle, dont il est investi, désigne de sa seule autorité les évêques à la tête des diocèses suisses. Mais d'autre part, comme chef de l'Etat du Vatican, il pos- sède les prérogatives attachées à cette fonction temporelle. La Confédération reconnaît formellement le représentant de l'Etat du Vatican en Suisse, et lui confie de plus un rang pri- vilégié dans le protocole diplomatique, en sa qualité de nonce apostolique. De son côté, depuis peu d'années, la Confédération fait, réciproquement, représenter ses intérêts par un ambassadeur chargé de missions spéciales auprès du Vatican.
L'activité diplomatique déployée par le Saint-Siège au niveau de la diplomatie internationale n'est pas sans influence.
Il suffit d'évoquer son rôle lors de la dernière Conférence du Caire sur la population et le développement pour s'en con- vaincre. De nombreux autres exemples pourraient être cités à cet égard.
Compte tenu de l'importance de Genève comme siège de nombreuses organisations internationales, on peut se de- mander dans quelle mesure de nouvelles confusions ne pourraient pas être créées entre les responsabilités tempo- relles et spirituelles d'un représentant du Vatican exerçant la charge d'évêque de Genève. Ce risque n'est pas anodin. Les controverses que suscitent jusqu'au sein de l'Eglise catholi- que elle-même certaines de ces positions vaticanes sont connues de tous.
Je reconnais volontiers, pour m'en féliciter, que depuis les débats assez vifs de 1982, les esprits, heureusement, se sont apaisés. D'une part, le projet d'ériger de nouveaux dio- cèses a été suspendu, d'autre part la nomination d'un évê- que auxiliaire a répondu aux besoins pastoraux de l'Eglise catholique romaine à Genève. J'ajoute que la personnalité de Mgr Grab a certainement contribué largement à cet apai- sement.
Pour leur part, de nombreux chrétiens, des deux confes- sions, recherchent avec courage et patience les voies possi- bles d'un oecuménisme qui surmonte les séparations. Ils n'ont pas toujours été encouragés par la hiérarchie, et ils se heurtent à des obstacles théologiques et doctrinaires réels. La dernière encyclique du souverain pontife consacrée à l'unité des chrétiens - qui vient d'être publiée - est encore trop récente pour que l'on puisse en envisager tous ses ef- fets. Est-ce qu'ils iront jusqu'au point qui conduirait l'Eglise universelle, apostolique et romaine à devenir membre du Conseil oecuménique des Eglises et à reconnaître la validité du ministère exercé par les Eglises issues de la Réforme? C'est possible, mais le chemin pourrait être encore long dans cette voie.
Il n'empêche que la paix confessionnelle règne aujourd'hui à Genève. Cette paix est fondée, certes, sur la tolérance, sur la qualité du dialogue entre des chrétiens soucieux d'unité, mais aussi, il faut le reconnaître, sur une certaine désaffec- tion à l'égard des Eglises en général. Pourtant, cette volonté de paix trouve sa véritable traduction, et surtout sa garantie, dans les textes légaux, en particulier dans la loi cantonale de 1907 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ainsi que dans l'article 50 de la Constitution fédérale, comme le précise le Conseil fédéral.
Toucher à ces textes, c'est risquer de réveiller des tensions que certains pensent, à tort, définitivement éteintes. Ces der- nières années ont été marquées par un soin particulier des partenaires politiques à éviter de toucher à l'équilibre confes- sionnel dont la question épiscopale a été et reste un point particulièrement sensible. Il me semble donc peu judicieux d'entreprendre une démarche propre à perturber cet équili- bre, «quieta non movere».
Il est parfaitement possible que, dans d'autres cantons, les circonstances soient différentes et que la création d'un évê- ché ne se heurte à aucune objection. Cela ne demande pas pour autant une modification de la constitution, ni l'abandon de la compétence fédérale, gage, une fois encore, du respect des équilibres et de la paix.
Ma proposition de ne pas donner suite à l'initiative parlemen- taire Huber est destinée à montrer au Conseil fédéral que ces questions restent plus complexes, plus sensibles et moins périmées qu'on pourrait le penser au premier abord. Du moins en est-il ainsi à Genève.
Huber Hans Jörg (C, AG): Sie kennen unterdessen den Text der parlamentarischen Initiative, die ich Ihnen unterbreitet habe, Sie kennen den Standpunkt der Staatspolitischen Kommission, die die vorliegende parlamentarische Initiative einstimmig unterstützt. Ich möchte der Kommission für diese Unterstützung danken und bitte das Plenum, der Kommis- sion zu folgen.
Ich beabsichtige, Ihnen im Prinzip einige Überlegungen vor- zutragen, ohne Vollständigkeit erreichen zu wollen. Die erste Frage, die ich beantworten möchte ist die: Warum dieser Vorstoss jetzt? Es sind im wesentlichen drei Gründe, die mich bewogen haben, aktiv zu werden. Ich halte fest:
Das Verhältnis von Kirche und Staat hat sich in den letzten Jahrzehnten derart entspannt, dass die verbliebenen Aus- nahmeartikel beseitigt werden können.
Das Zweite Vatikanische Konzil - einberufen von Papst Johannes XXIII. - hat schon 1965 für die Römisch-katholi- sche Kirche gefordert, dass gesamtkirchlich die Grenzen der Diözesen überprüft und notfalls verändert werden sollen. Im Jahre 1975 hat die gesamtschweizerische Synodalenver- sammlung, ein Parlament der Schweizer Katholiken, die Schweizerische Bischofskonferenz ersucht, diesen Prozess für die Schweiz einzuleiten. Das führte dazu, dass im Okto-
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ber 1976 unter der Leitung des solothurnischen alt Regie- rungsrates Dr. Franz Joseph Jaeger eine Projektkommis- sion, bestehend aus Laien und Klerikern, eingesetzt wurde mit dem Auftrag, Modellvarianten für die Neugliederung der Bistümer in der Schweiz auszuarbeiten; der entsprechende Bericht liegt seit Juni 1980 vor.
Tatsache ist, dass die religiöse Situation heute kleinere, kul- turell und geographisch kohärente Bistümer erforderlich macht, die es den Bischöfen ermöglichen, ihren Dienst am Kirchenvolk und gegenüber den Mitarbeitern, den Pfarrern und kirchlichen Mitarbeitern, besser zu erfüllen.
Ich darf mir schliesslich die Bemerkung erlauben, dass diese parlamentarische Initiative meiner eigenen Aktivität und Überlegung entspringt und von niemandem, auch nicht von der Schweizerischen Bischofskonferenz, irgendwie beein- flusst worden ist.
Die zweite Frage, die ich nun auf den Tisch legen möchte und zu beantworten versuche: Was bedeutet Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung? Sie wissen, dass die Artikel 49 und 50 der Bundesverfassung die Glaubens- und Gewissensfreiheit und die Kultusfreiheit enthalten, normie- ren und rechtlich statuieren. Zusammen bilden sie die Reli- gionsfreiheit, wobei jedes der Institute einen Kern und Schranken hat. Ich lasse Artikel 49 beiseite und rufe Artikel 50 der Bundesverfassung auf: Er normiert die Frei- heit der Religionsgemeinschaften und die Kultusfreiheit. Kern und Schranken dieses Grundrechtes sind wie folgt zu sehen: Die Religionsgemeinschaften sind frei in der Gestal- tung ihrer Lehre, ihrer Organisation und ihres Kultes. Die Religionsgemeinschaften dürfen andererseits den öffent- lichen Frieden unter den Angehörigen der verschiedenen Religionsgemeinschaften und die Rechte der Bürger nicht beeinträchtigen.
Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung enthält nun eine weitere Schranke der Organisationsfreiheit der Römisch-ka- tholischen Kirche und jeder episkopal verfassten Kirche in unserem Land: Der Bund beansprucht ein Bewilligungsrecht für die Errichtung der Bistümer in der Schweiz. Im laufend er- scheinenden und weitergeführten Kommentar zur Bundes- verfassung wird dargelegt, dass sich die Verfassungsbestim- mung gegen den Apostolischen Stuhl richtet, dem sie verbie- tet, in der Schweiz ohne Genehmigung der Bundesbehörde ein Bistum zu errichten.
In der Literatur wird überzeugend dargelegt, dass der «Bistumsartikel» sich ebenfalls gegen die Kantone richtet:
«Die bundesstaatliche Zuständigkeitsordnung überlässt die Kirchenhoheit den Kantonen. Dazu gehören auch die Bistumsfragen. Ihre verfassungsmässig gewährleistete Kirchenhoheit wird eingeschränkt, indem sie kein Bistum anerkennen dürfen, das nicht bundesrechtlich genehmigt ist.»
Schliesslich richtet sich der «Bistumsartikel» gegen das Selbstverständnis der Katholiken. Das Bistum ist für sie Teil- kirche der Gesamtkirche. Ihre Kultusfreiheit verlangt, dass sie sich ohne obrigkeitliche, staatliche Genehmigung selber organisieren bzw. dahin wirken kann, dass der Apostolische Stuhl ihren Vorstellungen und Wünschen entspricht. Der Bund greift nicht nur in die kirchenrechtliche Organisations- kompetenz der Römisch-katholischen Kirche ein, sondern auch in die Rechte der Kantone und in das Selbstverständnis der Katholiken. Der «Bistumsartikel» ist daher Teil des kon- fessionellen Ausnahmerechtes der Bundesverfassung.
Der Jesuitenartikel und das Klosterverbot sind aufgehoben worden. Auch der «Bistumsartikel> verdient dieses Schick- sal. Das dürfen wir in der heutigen Zeit um so mehr tun, als sich alle Befürchtungen im Zusammenhang mit der Aufhe- bung des Jesuitenartikels und des Klosterverbotes nicht be- wahrheitet haben. Das Schweizervolk hat eine schwierige Auseinandersetzung über einen delikaten Gegenstand aus-
gezeichnet bestanden. Alle die befürchteten Konsequenzen sind nicht eingetreten.
Wenn nun Kollege Coutau aus der Sicht des Standes Genf Bedenken anbringt, so überrascht mich das. Ich bin immer davon ausgegangen und bin nach wie vor davon überzeugt, dass es sich bei Genf um eine Stadt mit einer freiheitlichen Gesinnung, um eine tolerante, weltoffene, auch gegenüber den Anliegen von Glaubensgemeinschaften doch sicher of- fene Stadt handelt. Weil Genf die vorliegende Aufhebung aus geschichtlichen Gründen ablehnt, scheint es mir kaum legi- tim zu sein, dies auch allen anderen Kantonen und Teilstaa- ten unseres Landes vorzuenthalten. Bei allem Verständnis für historische Vorgänge: Stellen wir uns auf den Boden der Gegenwart, und eliminieren wir das Ausnahmerecht, das in der Bundesverfassung verblieben ist!
Ich möchte Ihnen noch einen weiteren Punkt unterbreiten: Die Bemühungen um die Aufhebung des «Bistumsartikels» haben nicht erst am 13. Dezember 1994 begonnen. Bereits am 28. September 1964 begründete der freisinnige National- rat Ackermann aus Entlebuch seine am 4. Oktober 1962 ein- gereichte Motion (die von 20 Parlamentariern mitunterzeich- net war) mit dem Inhalt, Artikel 50 Absatz 4 der Bundesver- fassung sei aufzuheben. In der Begründung hielt Ackermann damals schon fest, dass die Norm dem inzwischen überwun- denen Geist des Kulturkampfes entstamme, dass sie bezüg- lich Organisationskompetenz die katholische Kirche einer Sonderregelung unterwerfe und dass das damals stattfin- dende Konzil auch einen Wandel der Kirche aufzeige.
Der Bundesrat war bereit, die Motion als Postulat entgegen- zunehmen. Der nächste Vorstoss zur Beseitigung des «Bistumsartikels» erfolgte im Zusammenhang mit der Auf- hebung der Artikel 51 und 52 der Bundesverfassung, der Jesuiten- und Klosterartikel. Der Grundtenor der damaligen Diskussion war folgender: Es handle sich um einen Artikel, der als Ausnahmerecht aufzuheben sei, man wolle aber das Fuder nicht überladen.
Der Antrag einer Minderheit II, Artikel 50 Absatz 4 zu strei- chen, wurde mit 79 zu 48 Stimmen abgelehnt. Sowohl im Ständerat wie im Nationalrat wurden Motionen für die Aufhe- bung von Artikel 50 Absatz 4 einhellig überwiesen.
Schliesslich habe ich erst nach der Einreichung meiner par- lamentarischen Initiative von der Antwort des Bundesrates vom 23. November 1994 auf die Interpellation Leuba vom 6. Oktober 1994 (94.3421; Diskriminierung aufgrund religio- ser Kriterien) Kenntnis erhalten. Herr Nationalrat Leuba hat unter Punkt 3 seines Vorstosses den Bundesrat gefragt: «Ist der Bundesrat bereit, die Abschaffung von Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung zu beantragen, damit sich die Schweiz nicht einer Verletzung des Internationalen Über- einkommens zur Beseitigung jeder Form von Rassendiskri- minierung schuldig macht?» Der Bundesrat hat darauf geant- wortet, er werde im Rahmen der Totalrevision der Bundes- verfassung die Aufhebung von Artikel 50 Absatz 4 bean- tragen, auch wenn keine Unvereinbarkeit mit dem Internationalen Übereinkommen zur Beseitigung jeder Form von Rassendiskriminierung bestehe, und zwar in Überein- stimmung mit einer Motion der Kommission des Nationalra- tes vom 14. Dezember 1972, die von beiden Räten einstim- mig angenommen worden ist.
Ich ersuche Sie, der vorliegenden parlamentarischen Initia- tive Folge zu geben, und ich begründe das noch einmal wie folgt: Bei Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung handelt es sich fraglos um Ausnahmerecht aus dem 19. Jahrhundert, das eindeutig an Aktualität und Notwendigkeit verloren hat. Die Aufhebung hat überhaupt nichts mit einer Störung des konfessionellen und religiösen Friedens in unserem Land zu tun. Da bin ich mit Herrn Coutau einig, dieser Friede stellt ein hohes Rechtsgut und ein hohes kulturelles Gut dar, das wir gemeinsam weitertragen und an dessen Verbesserung wir weiterarbeiten wollen. Wer aber das Ausnahmerecht vertei- digt, trägt mehr zur Gefährdung des religiösen Friedens bei als die, die es beseitigen wollen - und dann noch im Rahmen einer Totalrevision der Verfassung.
Artikel 50 Absatz 4 widerspricht ohne Notwendigkeit der Freiheit der Römisch-katholischen Kirche, ihre Interna selber
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Initiaitve parlementaire. Nouveaux évêchés
zu organisieren, und damit der Religionsfreiheit. Artikel 50 Absatz 4 widerspricht der klaren Aufgabenteilung zwischen Bund und Kantonen. Seit 1964 haben die eidgenössischen Räte und der Bundesrat zu erkennen gegeben, dass Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung gestrichen wer- den soll.
Es liegen Motionen vor, die zu vollziehen sind. Die anste- hende Totalrevision der Bundesverfassung ist die Chance, diesen Motionen und den Anliegen der parlamentarischen Initiative Rechnung zu tragen. Das setzt voraus, dass Sie ihr Folge geben. Ich bitte Sie darum.
Bieri Peter (C, ZG): Das Umfeld der christlichen Kirchen hat sich in der Vergangenheit zweifelsohne stark verändert. Die traditionellen Bindungen der Menschen an ihre Konfession sind heute in der Mehrheit offener und weniger bestimmend geworden. Man mag darüber nachdenken, was die Gründe für diese Vorgänge sind, weshalb die Menschen den Kir- chen zunehmend distanziert gegenüberstehen oder wes- halb die Autorität unserer Landeskirchen im Schwinden be- griffen ist.
Mit Blick in die Vergangenheit ist festzustellen, dass die christliche Religion mit ihrer Werthaltung unser Land ganz wesentlich mitgeprägt hat und es auch heute noch tut. Im Verlaufe der Geschichte haben die innerkirchlichen Ausein- andersetzungen aber auch zu leidvollen und unheilvollen Zeiten geführt. Wir schätzen uns glücklich, dass die Kirchen heute viele Gelegenheiten benutzen, Brücken zueinander zu schlagen. Im Kanton Zug, aus dem ich komme, steht auf ei- nem Moränengipfel das wunderschöne Kloster Gubel. Die Schlachtkapelle erinnert an die Schlacht am Gubel, wo zur Reformationszeit, anno 1531, die Alt- gegen die Neugläubi- gen gekämpft haben. 450 Jahre später schrieben wir an die Eingangspforte der Schlachtkapelle: «1531 gegeneinander, 1981 zueinander.»
Ich meine, dass es heute an der Zeit ist, in Anlehnung an die- sen Spruch die letzten rechtlichen Hindernisse der freien Glaubensverkündigung aus dem Weg zu räumen. Meine ei- genen Erfahrungen in der Kirche unserer Zeit führen mir im- mer wieder vor Augen, dass wir, Reformierte und Katholiken, in der Glaubensverkündigung und im täglichen Leben viele Gemeinsamkeiten haben. In vielen Ehen leben Partner ver- schiedener Konfessionen zusammen. Sie verstehen es, ihr Ehe- und Familienleben im ökumenischen Sinne zu gestal- ten. Auch die Gestaltung des Religionsunterrichtes und das Feiern gemeinsamer Gottesdienste sind in unseren Regio- nen eine echte, gelebte Ökumene.
Ich frage Sie, ob nicht vielleicht die aktiven Christinnen und Christen unserer beiden Konfessionen in der gegenseitigen Toleranz und Ökumene viel weiter sind, als wir es hier glau- ben und wahrhaben wollen. Ich denke, dass es deshalb fehl am Platz ist, wenn der Staat heute, aus alten und überlebten Ressentiments heraus, weiterhin die Verhinderung der freien Ausbreitung der Glaubensverkündigung toleriert. Wenn der Staat, nach meinem Verständnis völlig richtig, die Ausübung von Glaubensbekenntnissen, welche aus einer uns fremden Kultur stammen, nicht einschränkt, dann sollen auch die Lan- deskirchen in der Ausübung ihrer Glaubensverkündigungen frei sein.
Ich möchte Sie bitten, im Sinne der Offenheit, der Toleranz und des ökumenischen Glaubensverständnisses der parla- mentarischen Initiative Huber Folge zu geben.
Petitpierre Gilles (R, GE): Je suis protestant et je n'éprouve pas la moindre hostilité confessionnelle envers l'Eglise ca- tholique. Je suis favorable au développement de la pratique oecuménique dont les progrès, parfois un peu cahotants, sont une preuve - s'il en fallait une - que les séquelles du Kulturkampf sont pour l'essentiel dominées, sinon totalement dissipées.
A Berne, la nonciature s'intègre dans un équilibre que l'abro- gation, en 1973, des articles dits confessionnels a renforcé. Comme le dit le Conseil fédéral dans sa réponse à l'interpel- lation Leuba, l'Eglise catholique et ses fidèles ne sont pas discriminés en Suisse, au sens juridique et usuel de ce
terme. La paix confessionnelle est faite dans notre pays. Faut-il la refaire au risque de la remettre en question?
Outre ces motifs d'ordre général, j'aimerais souligner que l'abrogation de l'alinéa 4 de l'article 50 ne modifierait pas, à dire d'experts, la situation juridique et politique sur le point essentiel visé par M. Huber dans son initiative. La Confédé- ration garderait un droit de regard, tandis que les cantons verraient leurs prérogatives théoriquement élargies. Je vais me permettre deux citations:
M. Häfelin, dans son commentaire de l'article 50, note 48, dit: «La limite entre les compétences fédérale et cantonales, au cas où un nouvel évêché est érigé ou en cas de modifica- tion dans la répartition entre les évêchés pose des difficultés dans la pratique. Jusqu'à maintenant, les changements sont tous intervenus sur la base d'un traité international avec le Saint-Siège. La compétence de la Confédération résulte ainsi - et c'est capital - non seulement de l'article 50 alinéa 4, mais aussi de ses attributions résultant de l'article 8 de la constitution en matière de politique extérieure. Selon la doctrine dominante et la jurisprudence, l'article 8 donne à la Confédération une compétence générale pour conclure des traités internationaux, qui inclut aussi les domaines qui, comme en matière ecclésiastique, sont de la compétence cantonale à l'intérieur du pays. Selon cette conception, il ne reste aux cantons que l'espace qui leur est laissé par l'article 9 de la constitution pour agir de manière indepen- dante.»
Je citerai maintenant M. Jean-François Aubert, Nº 2065 de son «Traité de droit constitutionnel»: «Rapports avec les articles 9 et 10 de la Constitution fédérale. En ce qui con- cerne l'Eglise romaine, la constitution d'un évêché et la mo- dification de ses frontières se font souvent par le moyen de concordats passés entre le Saint-Siège et un ou plusieurs cantons. Ces concordats ont la nature de traités internatio- naux. De même que, même si l'article 50 alinéa 4 n'existait pas, les articles 9 et 10 assureraient au Conseil fédéral un pouvoir équivalent. L'article 50 alinéa 4 n'a donc d'efficacité particulière qu'à l'encontre des arrangements que les can- tons passent directement avec les évêques de l'Eglise ro- maine, comme il leur arrive de le faire, ainsi que dans leurs rapports avec d'autres Eglises épiscopales. Si l'article 50 alinéa 4 devait être supprimé, il conviendrait, nous semble-t- il, de le remplacer par une règle qui empêcherait que certai- nes parties de la Suisse ne soient incluses dans un évêché ou un archevêché étranger. On ne ferait ainsi que reprendre l'idée d'un ancien arrêté fédéral du 22 juillet 1859.»
Ces deux citations faites, j'aimerais dire ceci: je n'ai aucune compétence particulière pour contredire ces autorités que je viens de citer. Par conséquent, je les suis pour déduire que l'abrogation proposée manquerait son but sans introduire la moindre clarté nouvelle dans la réglementation constitution- nelle. Est-ce bien la peine de se lancer dans cette révision, dans ces conditions générales et juridiques? Je pense que non.
S'ajoute à cela que des considérations de procédure jouent un rôle. Provoquer une votation constitutionnelle isolée sur la question serait inopportun, je crois que tout le monde est d'accord sur ce point, M. Huber aussi. Renvoyer le traitement de la question à la révision totale est judicieux, parce que le problème serait alors traité dans son ensemble, compte tenu du jeu complexe des prérogatives cantonales et fédérale et des questions connexes comme celle des évêchés dont le territoire s'étendrait au-delà des frontières ou celle, encore plus difficile, des limites respectives du droit ecclésiastique et du droit étatique. Mais alors la forme de l'initiative est dispro- portionnée, puisque le Conseil fédéral a déjà indiqué sa vo- lonté de traiter ainsi la question dans son contexte d'ensem- ble. Un postulat, qui d'ailleurs aurait été accepté par avance, aurait amplement suffi.
Je voudrais faire une remarque à propos de la tentation de renvoyer assez systématiquement à la révision totale les questions qu'on ne souhaite pas aborder de front tout de suite.
C'est une façon plus ou moins courtoise de ne pas dire oui, de dire probablement non, mais c'est surtout déprécier cette
Parlamentarische Initiative. Neue Bistümer
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révision totale implicitement en en faisant une espèce d'en- tonnoir à problèmes désagréables, plutôt que l'occasion d'une réelle réflexion d'ensemble sur nos institutions. C'est peut-être la menace d'un cumul d'oppositions partielles plus ou moins contradictoires entre elles. Franchement, la révi- sion totale me paraît mériter mieux. Je conclus:
La situation de l'Eglise catholique en Suisse n'est pas celle d'une église discriminée. Les séquelles du Kulturkampf sont dominées concrètement. L'oecuménisme poursuit son déve- loppement, mais,c'est vrai, les souvenirs ne sont cependant pas assez lointains pour qu'on puisse rouvrir le débat en toute sérénité, de façon isolée.
Juridiquement, l'abrogation manquerait pour l'essentiel les objectifs visés par M. Huber - j'ai cité mes sources. 3. Politiquement, il importe de célébrer les succès de la paix confessionnelle acquise plutôt que d'éprouver la solidité et la résistance à la tension de cicatrices fermées, mais encore un peu fragiles, et de faire cela sans nécessité impérieuse.
Le point de vue du Conseil fédéral est connu, ses inten- tions aussi.
Je vous invite à approuver la proposition de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Huber.
Schiesser Fritz (R, GL): Ich möchte nur ganz kurz einen Punkt aufgreifen, weil ich eine Formulierung von Kollege Huber im Ohr habe, die ich vielleicht falsch verstanden habe. Er könnte dieses allfällige Missverständnis in einer Replik womöglich noch beseitigen.
Ich bin Kollege Petitpierre für die Darlegung der Rechtslage - das Verhältnis zwischen Artikel 50 Absatz 4 und Artikel 8 der Bundesverfassung - dankbar. Es gibt aber meines Er- achtens noch einen weiteren Punkt, den man hier heraus- streichen müsste, nämlich die kantonale Kirchenhoheit. Ich gehe nicht davon aus, dass mit der parlamentarischen Initia- tive Huber diese kantonale Kirchenhoheit in irgendeiner Weise berührt würde. Diese kantonale Kirchenhoheit setzt voraus, dass die beteiligten Kantone in jedem Fall einer Bis- tumsveränderung zustimmen müssen. Dieser Grundtatbe- stand muss in jedem Fall unangetastet bleiben.
Kollege Huber hat sich eigentlich nicht in diesem Sinne ge- äussert. Wahrscheinlich aber hat er seine Ausführungen ausschliesslich auf die bundesrechtliche Genehmigung be- zogen, wonach eben diese bundesstaatliche Genehmigung eine Einschränkung der Autonomie der katholischen Kirche darstelle. Das wird auch von Herrn Professor Häfelin in sei- nem Kommentar an sich nicht bestritten. Häfelin weist aber daneben auch auf die Bedeutung dieser kantonalen Kirchen- hoheit hin, und diese kantonale Kirchenhoheit - das möchte ich hier betonen, deshalb habe ich das Wort ergriffen - muss in jedem Fall, völlig losgelöst vom Entscheid über die parla- mentarische Initiative und losgelöst von einer allfälligen Auf- hebung von Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung, un- angetastet bleiben.
Huber Hans Jörg (C, AG): Ich bin zu einem Punkt konkret et- was gefragt worden, und ich habe verschiedene Meinungen gehört.
Ich möchte zu Kollege Petitpierre sagen, dass mir bekannt ist, dass noch ein früherer Rechtserlass besteht, der sich mit der Frage der Angliederung von schweizerischen Staatstei- len an ein fremdes Bistum auseinandersetzt. Es liegt klar zu- tage, dass auch diese gesetzliche Bestimmung überholt ist. Es liegt aber auch klar zutage, dass niemand in der Römisch- katholischen Landeskirche der Schweiz etwa die Angliede- rung eines Teils unseres Landes an ein ausländisches Bis- tum betreiben würde. Solche Dinge können ruhig auf die Seite gelegt werden und brauchen in der Auseinanderset- zung mit dieser Frage niemanden zu beunruhigen.
Die zweite Bemerkung, die Sie, Herr Petitpierre, gemacht ha- ben, betrifft die Frage des Verhältnisses von Artikel 50 Absatz 4 der Bundesverfassung zu den aussenpolitischen Kompetenzen des Bundes (Art. 8 BV). Ich bin Kollege Schiesser dankbar, dass er auf die meines Erachtens nicht ganz schlüssige Argumentation auch von Herrn Häfelin, des- sen Text mir vorliegt, hingewiesen hat. Es ist klar, dass in den
Verhandlungen die Hilfe des Bundes in Anspruch genommen werden müsste. Es ist aber auch klar, dass ein wesentlicher Unterschied besteht, ob die Willensbildung auf der Stufe der Kantone oder auf der Stufe des Bundes erfolgt.
Was hier zur Diskussion steht, ist nach Auffassung der Lehre - das wiederhole ich - ein Eingriff in die kantonale Kirchen- hoheit durch den Bund, indem er etwas, was gemäss Artikel 3 der Bundesverfassung den Kantonen zusteht, auf- grund von Ereignissen im Rahmen des Kulturkampfes des 19. Jahrhunderts für sich in Anspruch nimmt.
Die Kantone werden meines Erachtens bei der Bildung eines neuen Bistums unter Beizug der Landeskirchen oder unter Berücksichtigung ihrer eigenen Struktur, zusammen mit den Angehörigen der Römisch-katholischen Landeskirche, die Situation beurteilen, ihre Meinungsbildung vornehmen und ihren Vorschlag nachher in die Gespräche mit dem Vatikan einbringen. Es ist aber meines Erachtens nicht so, dass dann anstelle des Bundes die Kantone einen Eingriff vornehmen, ohne dass die im Kanton wohnenden Glaubensangehörigen konsultiert werden und ihre Meinung berücksichtigt wird.
Ich darf auf meinen eigenen Kanton hinweisen, der ja im 19. Jahrhundert auch nicht gerade zu den brävsten gehörte. Dieser Kanton hat heute eine vorbildliche Lösung gefunden, indem er, eingegliedert in die Diözesanstände des Bistums Basel, die Vertretung des Kantons Aargau einem Vertreter der Landeskirche auf der einen Seite und einem Vertreter der römisch-katholischen Glaubensgemeinschaft auf der ande- ren Seite übertragen hat. Damit ist meines Erachtens ein Mo- dell gefunden worden, das eine gemeinsame Willensbildung möglich macht.
Schliesslich hat Kollege Petitpierre darauf hingewiesen, dass ein Postulat genüge - wenn ich ihn richtig verstanden habe. Verehrter Kollege Petitpierre, wenn seit 1972 Motionen be- stehen, die nicht in die Tat umgesetzt werden und wenn wir vor einer Totalrevision der Bundesverfassung stehen, die uns über die Neuschrift des Textes hinaus auch mit teilweise neuen Inhalten vorgelegt werden soll, dann ist der Moment für uns als Parlament gekommen, mit diesem Mittel die Ant- wort auf die Frage zu erhalten: «Wollt Ihr, oder wollt Ihr nicht?» Unsere Vorväter haben 1972 dem Anliegen einhellig in der Form der Motion zugestimmt. Ich bitte Sie, das ebenso zu tun - jetzt dadurch, dass Sie einer parlamentarischen Initiative Folge geben.
Schmid Carlo (C, Al), Berichterstatter: Diese Diskussion - es ist mit Händen zu greifen - ist eine vorsichtige Diskussion, und ich meine, das sei gut so. Denn es sind hier offenbar doch mehr Sensibilitäten vorhanden, als vielleicht gemeinhin angenommen wird. Nur meine ich - das sage ich nicht als Kommissionspräsident, sondern das ist meine persönliche Meinung -: Es sind auf beiden Seiten Sensibilitäten vorhan- den.
Herr Kollege Petitpierre: Ob eine Diskriminierung vorliegt oder nicht, ist vielleicht nicht so sehr anhand von objektiven Kriterien zu betrachten, sondern aus der Sicht desjenigen, der sich diskriminiert vorkommt.
Ich darf kurz den Begriff der Diskriminierung aufnehmen. Herr Petitpierre hat auf die Antwort des Bundesrates auf die Interpellation Leuba (94.3421) vom 6. Oktober 1994 hinge- wiesen.
Es ist zutreffend, dass der Bundesrat sagt, Artikel 50 Absatz 4 stelle keine Diskriminierung dar. Wenn man die Antwort aber vollumfänglich liest, kann man das nicht in die- ser allgemeinen Form stehenlassen. Herr Leuba hat gefragt, ob Artikel 50 Absatz 4 mit dem neuen Verbot jeglicher Diskri- minierung aufgrund der Religionszugehörigkeit, gestützt auf das Internationale Übereinkommen vom 21. Dezember 1965 zur Beseitigung jeder Form von Rassendiskriminierung, in Zusammenhang stehe. Darauf antwortet der Bundesrat, er sei der Auffassung, dass Artikel 50 Absatz 4 der Bundesver- fassung keinen Fall der Rassendiskriminierung im Sinne des Übereinkommens von 1965 darstelle. Die Verfassungsbe- stimmung stehe auch nicht in Widerspruch zu Artikel 261bis StGB. Dieser betrifft die Diskriminierung einer Person oder einer Gruppe von Personen, die einer bestimmten Rasse
Initiaitve parlementaire. Nouveaux évêchés
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E 12 juin 1995
angehören, nicht aber Einschränkungen hinsichtlich der Organisation der Kirche.
Einen Absatz weiter oben schreibt der Bundesrat, wenn da- von ausgegangen würde, dass Artikel 50 Absatz 4 der Bun- desverfassung im Zusammenhang mit diesem internationa- len Vertrag diskriminierend sei, so wäre in erster Linie die Or- ganisation der Kirche betroffen und nicht eine Rasse. Das verstehe sich von selbst. Ich möchte das einfach gesagt ha- ben, damit nicht der Eindruck bestehenbleibt, der Bundesrat habe generell zum Ausdruck gebracht, Artikel 50 Absatz 4 sei nicht diskriminierend. Ich will das nicht weiterverfolgen. Bedeutsamer ist der Einwand der Herren Coutau und Petit- pierre hinsichtlich der Rechtsnatur des Verhältnisses zwi- schen Artikel 50 Absatz 4 und Artikel 8, Stichwort Kommen- tar Häfelin.
Der Initiant hat bereits das Notwendige dazu gesagt. Es könnte in diesem Zusammenhang auch noch darauf verwie- sen werden, dass nicht ausgemacht ist, was zuerst war: das Ei oder das Huhn. Die Genehmigung der Errichtung von Bis- tümern durch den Bund «erfolgte bisher stets aufgrund von Staatsverträgen mit dem Apostolischen Stuhl» (Häfelin). Nun kann unter Umständen gesagt werden, der Staatsvertrag sei gerade die Genehmigungsform, die der Bund anwende, um hier die Hand im Spiel zu haben, denn im Kommentar Häfelin wird selbst auch darauf hingewiesen: «Kirchenrechtlich er- folgt die Errichtung oder gebietsmässige Veränderung eines Bistums durch Verfügung des Apostolischen Stuhles.» Mit anderen Worten: Der Staat könnte sich gegenüber einer sol- chen vatikanischen Verfügung desinteressiert verhalten, es ist seine Sache, ob er sie überhaupt zur Kenntnis nehmen will oder nicht. Das wäre die eine Variante. Die andere Vari- ante ist: Der Staat ist nicht desinteressiert und sagt, was er von dieser Bistumserrichtung hält. Eine nützliche Form dafür ist das Konkordat; die Vereinbarung mit dem Apostolischen Stuhl ist die instrumentale Form der Genehmigung. Folgt man dieser Theorie, so kommt Artikel 8 der Bundesverfas- sung nach einer Aufhebung von Artikel 50 Absatz 4 über- haupt nicht ins Spiel, denn dann interessiert sich der Bund nicht mehr dafür, was hier passiert.
Ich komme zum dritten Element juristischer Art, zum Votum von Herrn Schiesser. Es bestehen nach meiner Lesart keine offenen Fragen. Der Initiant hat darauf hingewiesen. Das Kultusrecht ist in dieser Hinsicht, wenn Artikel 50 Absatz 4 aufgehoben wird, Sache der Kantone. Seitens des Kommis- sionspräsidenten muss man das noch klar sagen, damit man nicht später sagen kann, wir hätten uns leichtfertig über die Sache hinweggesetzt.
Ich möchte zum Abschluss für die Zurückhaltung und die ge- genseitige Rücksichtnahme in der Debatte zu dieser Frage danken.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission (Folge geben) Für den Antrag Coutau (keine Folge geben)
18 Stimmen
16 Stimmen
Schluss der Sitzung um 20.00 Uhr La séance est levée à 20 h 00
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Parlamentarische Initiative (Huber) Aufhebung von Artikel 50 Absatz 4 BV. Genehmigungspflicht für die Errichtung neuer Bistümer Initiative parlementaire (Huber) Abrogation de l'article 50 alinéa 4 est. Approbation nécessaire pour ériger de nouveaux évêchés
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Jahr
1995
Année
Anno
Band
III
Volume
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Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 94.433
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
12.06.1995 - 17:15
Date
Data
Seite
558-564
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Pagina
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