i68 A. Staatsrecht!. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
tell'. 2500 r., af)lbar mit IDfai 1879, fd)ulbig .lerblieben feL
;l)urd) bfd)luU biefeg merrrageg iei eine lRonation erfolgt unb
abei bie fänbung für bie IDfietQ3ingforberung .lon 4000 r.
Durd) munblid)e stonbention aufgef)oben itlorben. ür 'oie or
berung non 365 r.80 :tg. f)abe eber if)n, d)inb!er, fl'ä
ter in Bie in Betreibung genommen unb berftofie baf)er ber
im starton d)ltl 3 gegen if)n eingeleitete unD burd)gefüf)rte
ffied)tllbetrieb gegen rt. 59 bcr BunDegberfafiung, inbem er,
ffiefurrent, aUTred)tftef)enb unD in BieI feft bomi
Hirt fei.
D. eber unb ebiger trugen auf 6itleifung ber Befd)itlerbe
an, im elentHd)en aug foIgen'oen runben:
- ;l)er rt. 59 ber Bunbegnerfaffung beöief)e fiet) nut auf
erfönltet)e nfnraet)en, ltläf)renb bie IDfietf)öingfor'oerung non
3000 r. fanbberfid)ert fei;
- ur beibe orberungen fei ber ffieet)tgtrieb fd)on am
- entember 1878, arg ffiefurrent nod) im stanton d)ltl ö
itlof)nf)aft geltlefen, angef)oben itlorDen un'o bie d)a ung .lom
- IDfära 1879 erfd)eine nut alg ortfe ung jener Betreibun
gen, ba ffiefurrent f. S. gegen bie fanDbote feine Dvnofition
erf)olien f)abe. ine lRo .latton beg d)urbberf)ärtniffeg unb ein
merAid)t auf bie im stanton d)itli angef)oliene Betreibung
f)abe nie ftattgefunben. 3n ber nf)ebung Der Betreibung in
Biel fut Die orberung bon 365 r. 80 tg. liege feine n"
ertennung beg Dortigen etid)tgftanbeg.
;l)all Bunbengetid)t aief)t in ritlägung:
- ag Die IDfietf)llninllforberung bon 3000 r. betrifft, 10
tann ffieturrent ben fet)itleinerifd)en etid)tgftanD benügnd) ber
feIben fd)on begf)aIf nid)t ablennen, itleil ffiefutsbeftagte für
biefelbe ein gefennd)eg unb bertragfid)eg ffietenttoni3: ober fanD
red)t aUf Die tm aftnl.lf ffiigiftaffel:stulm beftnDlid)en IDfobb
lien befinen, Die orberung fomit eine l: fanb .lerfid)ede tft, aur
fold)e nl.).lracf)en aber rt. 59 ber Bun'oegberfaffung fid) nid)t
benief)t, itlte non Den Bunbegbef)örben jd)on itlieberf)oIt augge
ll'rod)en itlorben ift.
- Uebtigeng ftellt fid) bie d)anungllberfiinbigung bom
- IDfäq b. 3. unbef rittenermafien alg bie ffortfenung ber
- e.).ltember 1878, alg ffierunent nocf) im stanton d)itl
:'.
- Gerichtsstand. -Gerichtsstand des Wohnortes. N" 38 u. 39. 169
itlol nte, red)tggülttg angef)ofienen Betreibung bat, auf itlefd)e
Det f.).lätere onnfinitled)fel bell d)urbnerß Gd)inbler feinen
inf1uu uben fonnte. ür Die BeQau.).ltung, bat'; bie ffieturgbe:
fiagten auf jene Betreibung beqtd)tet f)aben, liegt ein Beitleig
ntcf)t bor. Uebtigeng fin'o fold)e inf.).ltad)ggrünbe, itleld)e ftcf)
nid)t auf bie örtlid)e Stom.).leten bqtef)en I fonbern bie em
mung beg ffied)tlltrielie15 iDegen erfolgter Saf)lung ober merAid).
teg u. f. itl. l)erbeifüf)ren foffen, nid)t l ierortll, fonbern bei ber
für fold)e Betreibungglad)en suftän'oigen tantonalen Bef)örbe
ilnaubringen.
- ;l)ag in ber borigen ritlägung efagte gift aud) beöügHd)
ber Betreibung für Die orDerung lOH 365 r. 80 tll., ltleld)t
%orberung 3itlar eine etf.ön id)e, aber ebenfallß fd)on u ber
Beit auf Dem ege beg ffied)tbetrie'beg geltenD gemad)t itlorben
tft, all5 ffiefurrent feinen of)nfi nod) im stanton d)itl
f)atte.
;l)emnad) f)at Dall Bunbeggerid)t
erfannt:
;l)te mefd)itler'oe ift alg unbegrün'cet abgeitltefel1.
- Arret du 13 Juin 1879 dans la cause Saglio.
Le 3 Aout 1871, au moment du passage du premier train
du
matin venant de Lausanne, dans Ja tranchee d'Oron-le-
Chateau
et sur territoire vaudois, l'ouvrier macon Julien
Sag lio , empJoye de l'entrepreneur Winkler a Fribourg, fut
atteint par Ja locomotive et blesse si gravement qu'il dut etre
ampute
d'une jambe le meme jour. Au moment de l'accident,
Saalio avait depuis 38 jours pris chambre et pension dans
un maison d'Oron-le-Chä.teau; ses papiers de legitimation
etaient alors deposes depuis Je mois deMai1877.en.main.s
de l'autorite de police de la ville de Fribourg, qnl Im aVnlt
delivre en retour le permis de sejour reglementalfe; Sagho
avait habite Ja ville de Fribonrg des Mai au 26 Juin 1877.
Depuis le jour de l'accident, Saglio resta en traitement a
170 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. 1 Abschnitt. Bundesverfassung.
Oron jysqu'au 21 dit, date a 1aqueHe il fut transporte a l'in-
fi erle de Moudnn : pour qu'il puisse etre admis dans cet
hoplta on dut, retlrnr, ses papiers a Fribourg et les deposer
e mams de I autonte vaudOlse. Aprf-s avoir quitte cet eta-
bhnsement n.Octobre suivant,Saglio se rendit de nouveau a
Frnbourg, ou Jl habite encore actueHement. Ce n'est toutefois
qu au. cours du proces actuel qu'il reclama des autorites
vaudOlses la restitution de ses papiers de legitimation.
ar deman.de du 4 .Juillet 1878, Saglio ouvrit a la Compa-
gme de Ja Smsse OCCldentale devant le tribunal civil de l'ar-
ro?dissement, de Ja. Sarine, une action tendant a ce qu'elle
SOit condamnee a 1m payer, a titre d'indemnite, une somme
de 25,000 francs. Cette reclamation etait fondee sur Jes dis-
posnt!o,ns de la loi federale du 1
er
Juillet 1875, sur la respon-
sablhLe des entreprises de chemins de fer.
l'audience du 23 Aout 1878, la Compagnie de la Suisse
Occldentale soul eva une exception declinatoire du for fri-
onrgeois.' t du qu'a I'epoque Oll I'accident a eu lieu Saglio
etalt domlclhe a Oron-Ie-Chateau, et que le fait dommagea-:-
ble aynnt. en lieu dans 1e canton de Vaud, c'est aux tribunaux
vaudOls a connaitre de 1a cause.
rononcant sur l'exception, et considerant entre autres
qu aux termes de rart. 8 de la 10i federale du !!3 Decembre
1872, le.dnmandeur a le droit d'actionner devant Je juge de
son. d,omlcI1e et no dnvant celui Oll le fait dommageable est
arnve',la Compagn.Je a laqueH une indemnite est reclamee;
qu 11, resulte des alts que Sagh? etait domicilie a Fribourg et
non a ron-Ie-Chateau, -1e tnhunal de l'arrondissement de
1a Sanne a. e?arte. le declinatoire et admis Saglio dans sa
concluslOn hberatolre avec depens. .
Par arrnt du 20 Janvier 1879, la Cour d'appeJ de Frihourg
a
confirme la senten ce des premiers juges.
C'est
co?tre cet, anret que la dite Compagnie recourt de-
vnnt 1 Tflbunal federal; elle conclut a ce que cet arret soit
decJare nul pour cause de violation de rart. 59 de 1a Consti-
tution federale, et fait valoir a l'appui de cetle conclusion les
considerations suivantes : '
Il. Gerichtsstand. -Gerichtsstand des Wohnortes. N° 39. 171
La Compagnie de la Suisse Occidentale a son domicile prin-
cipal a Lausanne; c'est la qu'elle doit etre actionnee, pour
autant qu'un aulre
domicile ne peut etre invoque contre elle
ä teneur de l'art. 8 de la loi federale du 23 Decembre 1872
sur l'etablissement et l'exploitation des chemins de (er. Elle
pourrait etre rechereMe a Fribourg, sile demandeur avaiL
ete domicilie a Fribourg au moment de la naissance du droit
d'action,
ou tout au moins a celui de 1'ouverture du proces,
mais tel n' est point le cas. En effet Saglio etait domicilie a
Oron-Ie-Chateau depuis le 26 Juin 1877, et il l'etait encore
le 3 Aoilt suivant lors de l'accidenl. Le for exceptionnel prevu
par l'art. 8 precite est applicable depuis le moment de la
naissance du droit d'action (actio nata); le demandeur ne
peut se prevaloir de cette disposition pour invoquer le for
frihourgeois, puisque, a ce moment, iI etait domicilie dans le
canton de Vaud.
. A supposer meme que ce soit le domicile au moment da
l'ouverture de l'action qui doive dMerminer le for, ce domi-
cile est egalement, dans l' espece, Oron et non Fribourg,
puisque lors
du depot de la demande, les papiers du deman-
deur etaient deposes dans le canton de Vaud. Vart. 8 susvise
ne pouvant ainsi elre invoque par Saglio, c'est a Lausanne
que la Compagnie eilt du etre recherchee. L'arret par lequel
1a Cour d'appel reconnait la competence du for fribourgeois
viole donc rart. 59 de la Constitution federale.
Dans sa reponse Saglio conclut au rejet du recours par les
motifs suivants :
I. Le dit recours affecte toutes les apparences d'un recours
de droit public, tandis qu'en realite la Compagnie ne vou-
drait rien
moins qu'introduire l'appel pour les questions
incidentes
dans un proces Oll une loi federale est applicable.
n s'agit ici d'une reclamation superieure a 3000 fr. Le juge-
ment au fond rendu par la derniere instance judiciaire
cantonale peul, a teneur de rart. 29 de Ja loi sur l'organisa-
liou judiciaire, etre porte devant le Tribunal federal; mais
seulemeut le jugement au fond. Or, dans l'espece, il 'y a
point
un tel jugement, mais seulement un incident. Le Tflbu-
172 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung.
nal fMeral ne dOlt point entrer en mati! re dans la phase
actuelle du proces.
II. En reaHte il ne s'agit point de l'art. 59 de la Constitu-
tion federale. La Suisse Occidentale a, en effet, aussi un do-
micile a Fribourg, et elle se trouve ainsi recherchee au lieu
de son domieile pour une reelamation personnelle. Il n'est
question
que de l'interpretation a donner arart. 8 de la loi
du 23 Decembre 1872, soH de savoir si Saglio, au moment de
l'accident ou a celui de l'ouverture du proces, etait habitant
du eanton de Fribourg. Une violation de cet article ne peut
donner lieu
a un recours de droit public : le Tribunal federal
est donc incompetent comme Cour de droit public.
IH. Au fond le recours n'est pas justifie. Saglio etait
ouvrier de l'entrepreneur Winkler, qu'une convention avec la
Suisse occidentale obligeait a envoyer son personnel sur dif-
ferents points du reseau pour y executer diverses reparations.
La circonstance que Saglio lors de l'accident stationnait
depuis quelque
temps sur territoire vaudois pour de pareils
travaux
ne peut avoir pour consequenee de lui faire perdre
son domieile a Fribourg ou il avait depose ses papiers et
reeu un permis de sejour. Si ces papiers ont ete remis plus
tard
a l'autorite vaudoise, e'est sans le coneours et meme a
l'insu du demandeur; on ne peut done arguer eontre lui de
ce fait. D'ailleurs, aussitöt apres sa sortie de l'hospice de
Moudon, Saglio s'est de nouveau rendu a Fribourg Oll il se
trouve encore; il y etait donc domicilie a I'ouverture de
l'action actuelle, qu'il avait des lors le droit d'intenter devant
le for fribourgeois.
Statuant sur ces faits el considerant en droit :
Bur la in de non-recevoir :
L'art. 59 de la Constitution federale autorise tout debiteur
solvable domieilie en Suisse a repousser, en mathnre de re-
elamations personnelles, une juridiction autre celle de son
domicile.
Comme le Tribunal federall'a toujours proclame dans ses
arn3ts, le benefice de ceUe garantie constitutionnelle peut
etre revendique en toul etat de cause des qu'une decision
11. Gerichtsstand. -Gerichtsstand des ,Wohnortes. N° 39. i73
contraire d'un tribunal eantonal est intervenue, et sans que
le citoyen soit tenu d'epuiser tous les degres de juridiction.
Vart. 29 da la loi sur l'organisation judiciaire federale
slatuea la verite qua dans les causes Oll il s'agit de l'ap-
plication des lois federales et lorsque l'objet du litige est d'au
moins
3000 francs, chaque partie a le droit da recourir au
Tribunal federal pour obtenir la rMorme du jugement au
fond rendu par la derniere instance judiciaire cantonale.
Mais ceUe disposition ne doit pas etre interpretee dans un
sens
qui serail contraire a la garantie constitutionnelle sus-
visee, et un jllgernent preliminaire sur declinatoire peut elre
soumis directement au contröle du Tribunal federal pour
violation de rart 59, avant que le tribunal cantonal ait pro-
nonce sur le fond de la cause.
Admettre une autre
interpretation en matiere de recours
de droit public aarait pour resultat, d'une part, de placer
les litiges d'une valeur inferieure a 3000 francs dans une
position plus favorable que celle qui est faite aux causes
importantes,
et, d'aatre part, de contraindre les parties a
faire face aux frais considerables d'une procMure au fond
devant un jage dont l'incompetence peut elre prononce e.
Le recours de la Sllisse Oncidentale est donc recevable en
l'etat.
20 Sur l' exception d' inclJmpetence :
La garantie prevue a. 1'art. 59 de la Constitution federale
est accordee aux compagnies de chemins de fer, personnes
juridiques,
comme aux personnes physiques, et toute viola-
tion de cette garantie peut etre soumise par recours de droit
public au Tribunal federal, seul jllge prepose par la loi en
ceUe matiere.
Le domicile special impose aux dites eompagnies de che-
min de Cer par rart. 8 de la loi federale du 23 Decembre 1872,
ne peut etre invoque que par les habitants des cantons dont
leurs entreprises empruntent le territoire; toute extension
arbitraire
de ce privilege impliquerait une violation, au pre-
judice des dites compagnies, de la garantie proclamee par la
Constitution.
v
174 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
3° Sur le recours:
J. Saglio, soü au jour de I' accident. soit 301' epoque de l' ou
verture de l'action contre la Suisse occidentale devant le juge
de Fribourg, doit etre considere comme habitant de ce canton.
Il etait, en effet, au mois d' Aotit 1877, au service d'un entre-
preneur
de travaux domicilie a Fribourg; il avait dans cette
ville sa demeure habituel1e et le centre de ses occupations; il
y avait depose ses papiers de legitimation et obtenu de l'au-
torite de police competente un permis de sejour regulier.
Le fai! de son sejour momentane sur territoire vaudois est
impuissant
a detruire le domicile acquis a Fribourg, et Saglio
n'a point manifeste l'intention de transporter ce domicile
dans le canton de Vaud ; il avait au contraire le dessein bien
amnte, -dessein qu'il a execute aussitöt que cela lui a ete
possible, -de rentrer a Fribourg apres l'acMvement des
travaux entrepris par son patron pres d'Oron.
La circonstance que ses papiers durent etre retires des
mains de l'autorite fribourgeoise en vue de son admission a
l'infirmerie de Moudon, n'implique pas davantage la renon-
ciation a son domicile et, des que sa guerison fut complete,
cet ouvrier rentra dans la ville de Fribourg, qu'il n'a point
quittee
des lors, et qu'il habitait notamment encore a I'origine
du proces.
.4° Le demandeur devant ainsi elre considere comme habi-
tant
du canton de Fribourg aussi bien au moment de la nais-
sance de son droit d'action qu'a l'epoque de l'ouverture du
litige, il n'est point necessaire de rechereher si c'est le domi-
cile a l'une ou a l'autre de ces dates qui doit etre decisif au
point de vue de l'attribution de juridiction.
Il resulte de ce qni precede que la Compagnie de la
Suisse Occidentale doit repondre a son domicife elu a Fri-
bourg
a l'action que Jui intente un habitant de ce canton.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est ecarte wmme mal fonde.
H. Gerichtsstand. -Gerichtsstand des Wohnortes. N° 40. :175
40. Arrtnt du 2 Mai 1879 dans la cause Python-Castella.
L'agent de poursuites Python-Castella, a Port-Alban (Fri-
bourg),
a ete charge, au nom de plusieurs creanciers, d'ope-
rer divers sequestres au prejudice de Jacques Calderara, en-
trepreneur
et proprietaire, domicilie a Domdidier (Fribourg).
Tous ces sequestres reposent sur la somme de 6000 francs
due a Calderara par Ja commune de Chabrey (Vaud).
Par exploits
des 10 et 15 Fevrier 1879, et sous l'antorite
du Juge fribourgeois du premier cercle de la Broye, Python-
Castella, au nom des dits creanciers, fait savoir a la commune
de Chabrey, pour elre notifie a son syndic et sous le SCfau
du Juge de paix de Cudrefin, qu'il a fait sequestrer tout ce
) que cette commune pent devoir a Jacques Calderara, pour
la construction du college en 1878 et qu'en conse-
quence la dMense la plus formelle lui est faite de se des-
saisir de tont ce qu'elle peut devoir a Jacques Calderara
sous les peines de la loi et sous Ia responsabilIte de pre-
dite commune de payer les frais. Ce qui est notifie a la
commune pour sa gouverne. )
. Avant d'accorder Je sceau requis, le Juge de paix de Cu-
drefin, dont fait partie)a commune de Chabrey, s'adressa au
Departement de justice et police du canton de Vaud, en vertu
de l'art. 30 du Code de procedure civile, statuant que si
l'exp)oit emane d'une autorite etl'angere, Je Juge ne pe nt en
permettre la notification qu'apres en avoir obtenu l'autorisa-
tion de ce Departement.
Par
office du 19 Fevrier, le dit Departement, en retour-
nant
au Juge les exploits susvises, l'informe que ces saisies-
arret et sequestres portant sur des objets et valeurs situes
dans le canton ne peuvent, aux termes des art. 470, lettre b,
562, 601, 692 et 694 du Code de procedure, etre ope-
) rees que sous l'autorite du Juge vaudois competent. sous
l'autorite duquell'exploit doit elre signifie dans les formes
prescrites par Je Code de procedure.
C'est contre cette decision que Python-Castella a recouru