Federal Court lacks competence for revision of cantonal judgment

1P.24/2003Federal Supreme Court / Public Law Division IJan 28, 2003Dismissed

Extracted by Omnilex

Omnilex summary

Gerhard Ulrich filed a request for revision of a judgment of the Tribunal d'arrondissement de la Côte directly with the Federal Tribunal, together with requests for a public hearing, disclosure of the panel, explanations of an earlier Federal Tribunal judgment, and legal aid. The Federal Tribunal held that it is competent only for revisions of its own judgments, except for the narrow case of Art. 139a OJ, which did not apply. It therefore declared the revision request inadmissible and rejected the ancillary requests, including legal aid. Court costs of CHF 1,000 were imposed on the applicant.

Omnilex headnote

Art. 136 ff. OJ, Art. 139a OJ, Art. 143 al. 3 OJ, Art. 145 OJ, Art. 36a OJ; the Federal Tribunal may entertain revision only against its own judgments, subject to the special case of Art. 139a OJ. Revision of cantonal judgments falls within the competent cantonal remedies and is inadmissible before the Federal Tribunal absent a federal competence basis. Requests for oral debate are exceptional and fall away where the court cannot enter into the merits for lack of jurisdiction. A request for interpretation or rectification requires an error or contradiction within the meaning of Art. 145 OJ; in the absence of such grounds, the court does not otherwise comment on its judgments. Legal aid is denied where the proceeding is manifestly devoid of prospects of success.

Full text

{T 1/2}
1P.24/2003 /col

Arrêt du 28 janvier 2003
Ire Cour de droit public

Les juges fédéraux Nay, juge présidant et
vice-président du Tribunal fédéral,
Aeschlimann et Reeb;
greffier Thélin.

Gerhard Ulrich, case postale 185, 1162 St-Prex,
recourant,

contre

Tribunal d'arrondissement de la Côte, route de St-Cergue 38, 1260 Nyon.

art. 36a al. 2 OJ

demande de révision dirigée contre le Tribunal d'arrondissement de la Côte

Considérant:
Que Gerhard Ulrich a saisi le Tribunal fédéral, le 11 janvier 2003, d'une demande de révision pour faits nouveaux dirigée contre le jugement du Tribunal d'arrondissement de la Côte du 14 février 2002;
Que le Tribunal fédéral connaît uniquement des demandes de révision dirigées contre ses propres arrêts, selon les art. 136 et suivants de la loi fédérale d'organisation judiciaire (OJ);
Que la révision d'un jugement rendu par une autre autorité peut être requise devant lui seulement dans le cas prévu à l'art. 139a OJ, qui n'entre pas en considération dans la présente cause;
Que la révision d'arrêts ou jugements cantonaux doit être demandée devant les autorités compétentes selon la législation cantonale;
Que la requête d'Ulrich est ainsi irrecevable;
Qu'il demande une audience publique préalablement à l'arrêt du Tribunal fédéral, afin de prouver par témoignages ses reproches dirigés contre les juges du Tribunal d'arrondissement;
Que des débats ne sont ordonnés qu'exceptionnellement (art. 143 al. 3 OJ);
Qu'ils n'entrent pas en considération dans la présente affaire, dès lors que le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur la requête pour défaut de compétence;
Que le requérant demande aussi à être préalablement informé de la composition de la Cour, et annonce qu'il récusera les juges fédéraux dont il conteste la probité;
Que la composition des cours et chambres du Tribunal fédéral est actuellement accessible à chacun (www.bger.ch);
Que le requérant ne fait état d'aucun motif éventuellement pertinent à l'appui d'une demande de récusation qu'il dirigerait, le cas échéant, contre un juge fédéral;
Que la communication demandée est donc superflue;
Que le requérant demande des explications au sujet de l'arrêt rendu par le Tribunal fédéral le 14 janvier 2002, sur six recours qu'il avait introduits contre autant de prononcés du Tribunal cantonal vaudois (1P.784/2001);
Qu'au besoin, le Tribunal fédéral interprète ou rectifie ses arrêts dans les cas prévus à l'art. 145 OJ;
Que l'on ne discerne, dans l'arrêt du 14 janvier 2002, aucune des erreurs ou contradictions visées par cette disposition;
Que pour le surplus, le Tribunal fédéral ne commente pas ses arrêts;
Que le requérant sollicite l'assistance judiciaire;
Que celle-ci ne peut pas lui être accordée, la procédure entreprise devant le Tribunal fédéral étant manifestement dépourvue de toute chance de succès.

Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce:

1.
La demande de révision est irrecevable.
2.
Les requêtes jointes, y compris la demande d'assistance judiciaire, sont rejetées dans la mesure où elles sont recevables.
3.
Le requérant acquittera un émolument judiciaire de 1'000 fr.
4.
Le présent arrêt est communiqué en copie au requérant et au Tribunal d'arrondissement de la Côte.
Lausanne, le 28 janvier 2003
Au nom de la Ire Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse

Le juge présidant: Le greffier:

Keywords

revisioncompetencecantonal judgmentpublic hearingrecusallegal aidinadmissibilitycourt costs

Extracted by Omnilex

Key legal question

Whether the Federal Tribunal can hear a request for revision of a cantonal judgment for newly discovered facts.

Extracted holding

The request was inadmissible because the Federal Tribunal only hears revision requests against its own judgments, except in the limited case of Art. 139a OJ, which was not applicable.

Extracted reasoning

Revision of cantonal judgments must be sought before the competent cantonal authorities under cantonal law; federal jurisdiction was absent.

Key legal question

Whether a public hearing should be held to take evidence and testify against the cantonal judges.

Extracted holding

No public hearing was ordered.

Extracted reasoning

Oral debates are ordered only exceptionally, and not when the court cannot enter into the matter for lack of competence.

Key legal question

Whether the applicant was entitled to prior information on the composition of the Federal Tribunal panel and to a possible recusal basis.

Extracted holding

The request was unnecessary and not granted.

Extracted reasoning

The composition of the Federal Tribunal is publicly accessible, and no potentially relevant recusal grounds were alleged.

Key legal question

Whether the applicant was entitled to explanations or interpretation of the Federal Tribunal's earlier judgment of 14 January 2002.

Extracted holding

No interpretation or rectification was warranted, and the court does not otherwise comment on its judgments.

Extracted reasoning

No error or contradiction within the meaning of Art. 145 OJ was identified.

Key legal question

Whether legal aid should be granted.

Extracted holding

Legal aid was refused because the filing had no chance of success.

Extracted reasoning

The proceedings were manifestly devoid of any prospect of success.

Continue your research in ChatGPT or Claude

Connect Omnilex to search the legal corpus from your AI assistant.