(art. 105, al. 3)
1.1 Dans la mesure où les obligations présentent une note de solvabilité émanant d’une agence de notation autorisée, les estimations de volatilité peuvent être indiquées pour chaque catégorie de titres. 1.2 La délimitation entre les catégories de titres doit tenir compte de la nature de l’émetteur, de sa notation, de l’échéance résiduelle et de la duration modifiée. Les estimations de volatilité doivent être représentatives des titres effectivement contenus dans cette catégorie. 1.3 Pour les autres obligations ou actions reconnues en tant que garanties, les décotes doivent être calculées individuellement pour chaque titre. 1.4 Les volatilités de la garantie et de l’incongruence des monnaies doivent être estimées individuellement. Les volatilités estimées ne doivent pas tenir compte des corrélations entre les créances sans l’utilisation de garanties, des garanties et des taux de change. 1.5 Si les décotes sont calculées à l’aide d’estimations propres, les exigences quantitatives suivantes doivent être satisfaites: 1.5.1 Pour le calcul de la décote, un intervalle de confiance unilatéral de 99 % doit être utilisé. 1.5.2 La durée minimale de détention est de dix jours ouvrables. 1.5.3 Si la fréquence de réévaluation est supérieure à un jour, la décote minimale doit être échelonnée en fonction du nombre de jours ouvrables situé entre les réévaluations, à l’aide de la formule suivante: H = HM √ [(NR + (TM - 1)) / TM] Où: H = la décote à opérer HM = la décote en cas de réévaluation quotidienne NR = le nombre effectif de jours ouvrables situés entre les réévaluations TM = la durée minimale de détention pour l’opération concernée. 1.5.4 Il convient de tenir compte du manque de liquidité d’actifs de faible qualité. Dans les cas où une période de détention prescrite est trop courte au vu de la liquidité des garanties, cette période de détention doit être prolongée. Les banques doivent également reconnaître lorsque des données historiques sous-estiment la volatilité potentielle, en particulier dans le cas de taux de change soutenus. Dans ces cas, les données doivent être soumises à un test de résistance. 1.5.5 La période de recensement destinée à calculer les décotes doit être d’au moins un an. Si les diverses observations quotidiennes sont prises en compte avec des pondérations différentes, la période de recensement moyenne pondérée doit être d’au moins un an (c’est-à-dire qu’en moyenne pondérée, les diverses valeurs doivent remonter au moins à un an). 1.5.6 Les données doivent être actualisées au moins une fois tous les trois mois. Si les conditions du marché l’exigent, elles doivent être actualisées sans délai.
2.1 Les volatilités estimées et les périodes de détention doivent être utilisées dans le processus de gestion des risques quotidien de la banque. 2.2 Les banques doivent garantir que les exigences énumérées dans la présente annexe soient reproduites correctement dans les directives, contrôles et procédures internes documentés concernant le système de mesure des risques. 2.3 Le système de mesure des risques doit être utilisé en liaison avec les limites de crédit internes. 2.4 La procédure de révision interne doit régulièrement prévoir un contrôle indépendant du système de mesure des risques. Ce contrôle doit porter au minimum sur les points suivants: 2.4.1 l’intégration de la mesure des risques dans la gestion des risques quotidienne; 2.4.2 la validation de toute modification notable de la procédure de mesure des risques; 2.4.3 la précision et l’exhaustivité des données de position; 2.4.4 l’examen de la cohérence, de la proximité dans le temps et de la fiabilité des sources de données utilisées pour les modèles internes, y compris l’indépendance de ces sources de données, et 2.4.5 la précision et l’adéquation des hypothèses en matière de volatilité.
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