Double taxation; luxury tax on movable objects used in several cantons; domicile and federal service do not preclude cantonal taxation where the luxury objects are used. A tax on vehicles and dogs, levied not on fortune or income but on the use of luxury goods in the canton, does not constitute prohibited double taxation merely because the taxpayer is domiciled in another canton and must periodically stay elsewhere for federal service (consid. 1-2). The special exterritorial regime of Federal Councillors is not extensible by analogy to federal instructors or other voluntary office-holders. Questions concerning the exact apportionment of such a luxury tax according to time of use fall outside federal judicial review once the tax is not a wealth or income tax.
reduit de moHie, -sur deux chiens et deux voitures a un cheval. Cramer reclama contre cet impöt au predit departement, qui, par office du 19 Avril 1887 , maintint les directions donnees au receveur. Cramer recourut le 23 dit au Conseil d'Etat, lequel, par decision du 30, du meIDe mois, confirma la decision du departement. C' est contre cette decision que Cramer recourt au Tribunal fMeral, concluant a ce qu'il Iui plaise dire et dec1arer qu'il ne doit etre soumis a aucun impöt dans le canton de Vaud pour l'annee 1886. A l'appui de cette conclusion, Cramer alIegue que son do- micile est a Geneve, ou il paye ses impöts pour toute l'anlline. En qualite d'instructeur, iI est tenu de se rendre partout ou l'appellent les devoirs de son service, Lantöt a Lausanne, tantöt a Thoune, Wallen stadt , Colombier, etc. : or il est inadmissiLle qu'il puisse etre astreint a l'impöt dans chacun des cantons ou so nt situees ces localites. Comme fonctionnaire militaire fMeral, le recourant con- serve , ou qu'iJ se trouve en Suisse, son domicile dans le canton ou il est electeur, et c' est la qu'il doit payer ses im- pöts : il est dans la meme situation que les membres du Conseil fMeral et les deputes aux Chambres federaJes. Au 11. Doppelbesteuerung. N° 43.
surplus Cramer n'a pas sejourne, en 1886, pendant la moitie de l'annee dans le canton de Vaud, mais durant 1.12 jours seulement ; il ne doil en tout cas pas la moitie de !'impöt. Dans sa reponse, I'Etat de Vaud faitobserver que, d'apres le tableau, pour 1886, des ecoles ou F. Cramer devait assister, eet instructeur etait tenu de sejourner a Lausanne pendant 189 jours. L'obligation d'habiter Lausanne ne resulte pas pour lui d'un service obligatoire commande par l'autorite competente, mais bien du fait de fonctions qu'll a sollicitees et volontairement acceptees; au point de vue de l'impöt, ces fonctions ne pellvent etre assimi!ees au service obligatoire prevu par Ja constitution federale et par les lois militaires; Cramer n'est d'ailleurs point tenu, en sa qualite d'instructeur d'infanterie, d'avoir cheval, chiens et voitures. Statuant sur ces faits et considerant en droit :
11 s'agit, dans l' espece, non d'un impöt sur la fortune, mais d'un impöt sur le luxe, reclame sur des voitures et sur des cbiens, a Ja possession desquels le recourant reconnait n'etre pas astreint par les devoirs de son service. Or dans l'arret rendu par le Tribunal federal sur le recours fi'tallet (Recuei! V, page 6), il a eLe admis que ce recourant, bien que payant t'impötsur les voitures dans le canton de Vaud, et la moitie de la taxe des voitures a Geneve, ou il sejourne pendant plusieurs mois, n'est pas, de ce chef, sou- mis a une double imposition prohibee par la jurisprndence des autorites federales , l'impöt dont il s'agit ne frappant ni la fortune ni le revenu; dans Je meme arret, le Tribunal de -te ans a reconnu en outre que la circonstance que Mallet paie cette taxe somptuaire ä I'Etat de Geneve, sur les routes du- luel illui convient de faire circuler ses voitures pendant une notable partie de l'annee, ne saurait l'autoriser ase soustraire a une portion quelconque de l'impöt de Juxe sur les memes voitures preleve dans le canton de Vaud. ou il conserve son domicile. 2° L'espece actuelle, identique a tous egards a la prece- dente, n'en differe que par la circonstance que le recourant Cramer est revetu de fonctions militaires : rien, dans ce fait,
258 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. n'est toutefois de nature ä faire revenir le Tribunal fMeral de sa jurisprudence. Il est, tout d'abord, inexact de pretendre que les instruc- leurs fMeraux se trouvent au ben Mice de l' exterritorialite garantie aux membres du Conseil fMeral par la loi du 23 de- cembre 1851, et c'est sans droit que le recourant voudrait assimiler les fonctions volontaires d'instructeur, constituant une vocation, avec Je service obligatoire exige des autres offi- ciers et soldats de l'armee suisse. Le sieur Cramer est d'autant moins fonde dans ses griefs que I'Etat de Vaud ne pretend point soumettre a l'impöt pour 1886 la fortune ou le revenu de ce recourant, mais se borne a frapper des objets de luxe au prorata du temps pendant lequel il en est fait usage sur son territoire. La question de savoir si, dans les circonstances du cas ac- tuel, l'impöt est du pour si1 mois ou pour quatre mois seu- lement echappe, des l'instant DU iI s'agit d'un impöt sur le luxe et conformement a ce qui a ete dit plus haut, a la co- gnition du Tribunal de ceans. Par ces mOlifs, Le Tribunal fMeral prononce: Le recours est ecarte. In. Pressfreiheit. -Liberta de la presse. 44, Urtnei1 om 22. 3uH 1887 in ;anen St6ntg. A. !B, stanig in mem (al ubtinift unter bem amen flOr. mäti ll befannO, gab ttlänrenb bel erbftmeffe 1886 ein umoriftifd)eg ,8eitunggblatt unter bem ;titel I,IDläfi unb IDllitit Matt I1 eraug, 'l'on ",eld)em im GSanAen 6 ummetn erfd)ienen. t lieU ben merfauf biefeg mlatte burd) lfad)utfnaben gegen ro' ifion beforgen. m 15. enember 1887 ttlurbe gegen einen bon !B. stanig alg stoll'otteur angejlefften sttmben, start 3ußi, l'oliaeilid) )trafanneige ",egen !Bibetnanblung gegen bag fan" H1. PressfreiheiL ' 0 44. tonale aufirgefe erjtattet, ttleH er mit ben IDläU' unb IDlärit blättern aunre, onne ein aufir latent u be en; !B, stenig ieinerreit ttlurbe ber nftiftung AU biefem emte befd)ulbigt unb e ttlurben bie bei bem stnaben 3u t gefunbenen emnlare beg mlatte fonfig!irt. urd) Urtneil beg micegerid)t Iräfi benten .)on mern .)om 29. 3anuar 1887 ttlurbe fi. stentg Der m:njliftung 6Ut iberf anblung gegen ba efe über ben IDladt. .)erfenr unb ben e",erbebetrieb im Umf eröiel)en )om 24. IDlär! 1878 fd)utbig erWid uub olineHid) bn einer mulie non ) t. unb 3u ben stojlen an ben ;taat mit 11 ur. 85 t . .)erur tneilt. iefe Udf eH wurbe )on ber oIi3eifammer be .j:lelo lation . unb staffation ofe be stautong mern am 2. IDläq 1887 einfad) vertäUgt, ttlobei bem !B. stiiuig aud) bie stojlen bet 3tt1eiten 3nftanA aUfedegt ",urben. B. egen biele UItl)eile ergriff fi. stiinfg ben jlaatßred)t. linen efur an bag munbengerid)t. 3n feillet efutßfnrift fitnrt er im iillefentIid)en olgenbeg aug; Wa 3 beß fallto. naten GSefe e )om 24. IDläq 1878 faffen unter ben megriff be ,, ettlerbebetrieve im Umner!ienenlj, ön beffen 'nugü" ung nad) 4 ibidem ein ateut erforbedid) fei, u. . l/oaß en" bieten )on !Baaren butd Umnertragen ober Uml,lerfüf ren in ben ;trafien ober in ben aufern ( aufiren im engem ;inne).11 ;IJie angefod)tenen Urtf eile ftünen fid) nun barauf, bafi bie "IDlää-unb IDläritblätter ll unter ben megriff fiaate faffen,ltnb ban bal)er auf beren gettlerbemäfiigen meItrieb bUld stol.j:lodage b(I aunrgefeß auttlenbvar fet. ac6 ber ratio legis llnb ber binb,erigeu rani fei fd)on unrid)tig, ein Ieriobifd) erfd)eiuenbe ,8ettung 6Iatt arß !Baare im ;inne beg citirten fantonalen efe e AU betrad)ten. ffein um biefe frrage ber rid)tigen ober unrid)tigen nttlenbung eineß fantonalen GSefe eg fiiJTne eß fid) afferbing13 tn ber bunbe13gerid)tIid)en .3nftan! nid)t anbeIn, ttlonl aber barum, ob nid)t fantona(e13 ober eibgeniifnld)e met faffunggred)t erIe t fei. ;IJieg fei 3U bejanen. merle t fet bie GSettlänrleiftung ber renfreineit, ttlie fie tn rt. 55 ber mun be unb tnnbefonbere in Illtt. 76 im .Ranton )etfaffun9 auf geftefft fei. ;IJie GSettläf rleijlung ber refifreineit abe Amei ;eiteu, fie beAtene fid) einmal auf 'oie ljreil)eit ber IDlittf,eilullg bet GSebanfen, ol)ne bau bure!) eine on3eio ober anbete me