B. Civilrechtspflege. bern eß mUß bocl) eine ?ßetfcl)iebennett .lotHegen, ll.lelcl)e a ß fo el)e, a Unterfel)teb in bet DuaIttät 'oer Iillaate, im ?ßettente ü6etl)aunt emnfun'oen ll.lit'o. wm 1Rücfftel)t auf 'oa )on f9t eingel)ofre tauf männifcl)e utacl)ten berneint nun 'oie !ßotinftana in füt 'oas )Bunbe getiel)t tlcrbinbHcI)ct Iilleife 'oit tl)atfiiel)Uel)e ?ßotl)an'oenfein eine betattigen Duitntätnunterfcl)te'oe 3ll.lifel)en Iillaate un'o SJRuftet :nemnetel) l)at baß )Bun'oeßgertel)t ethnnt: :nie Iillettetötel)ung 'oeß )BeHagten ll.ltt'o a'(ß unBegtün'oet a6ge ll.liefen un'o e l)at bemnau) in aUen :tf)eHen Bei 'oem angefoel)tenen Uttf)eHe be )anbe geticl)te be .R;anton Büttel) )om 14. :ne:: aemocr 1888 fein )Bcl1.lenben. 51. Arret du 5 Avril 1889 dans lacause Soutler el consorts contre Taponnier el Gie. Par am3t du 4 Fevrier 1889, la Cüur de Justice civile de Geneve, statuant en la cause pendante entre les sieurs F. Süutter, J.-E. Güss et J. Züppinü eüntre Tapünnier et Cie, tüus a Geneve, en matiere de resiliatiün, süit denünciatiün de bail, a prününee cümme suit : La Cüur admet l'appel interjete par Tapünnier et Cie du jugement rendu cüntre eux par le Tribunal civille 8 Janvier 1889 ; au fünd, refürme le dit jugement, et, statuant a nüuveau, dit que le cünge signifie a Tapünnier et Cie a la requete de Süutter et cünsürts par explüit du 1 er N üvembre 1888 est nul et le met a neant, cündamne Soutter et cünsürts sülidai- rement aux depens de premiere instance et d'appel. C'est contre cet arret que Soutter, Güss et Züppinü recüu- rent au Tribunal federal, cüncluant a ce qu'il lui plaise le refürmer, declarer valable le cünge dünne le 1 er Nüvembre 1888 a Tapünnier et Cie, et condamner celL' -ci aux depens. Taponnier et Cie ünt souleve en premiere ligne l'exceptiün d'incümpetence du Tribunal de ceans, et subsidiairement, conclu a ce qu'illui plaise con:11rmer l'arret dünt est reeours. VII. ühligationenrecht. N° 51.
Slatuant el considerant : En (ait :
Par ete sous seing prive du 23 Juin 1884, enregistre le 23 Fevner 1888, Tapünnier et Cie ünt lüue de J -H F . . 't' 'G ' . . ern er, propne aIfe a ennve, un lüeal dans sa maisün sise place du Mülard 15, püur IX ans et püur le prix annuel de 1730 fr. payable par 6 mOlS d'avance. Par acte Rivüire nütaire, du 27 Oetobre 1888 F . d " S ' erner a yen u sa ma1Sün a üutter et eünsürts et eeux-ci ünt sümifi' tonge a Tapünnier et Cie püur le 15 Avril 1889 par e;plüi du 1 er Nüvembre 1888. ' Tapünnier et Cie ünt prüteste eüntre ce eünO'e qu'ils t . t . 'guli co enaIen püur Irre er et ünt declare 1e cünsiderer cümme nnI et non avenu, par exp10it du 14 Nüvembre' le 23 dit il t . 'S " s ün aSSIgne üutter et eünsürts devant 1e Tribunal civil püur en entendre prününcer 1a nullite. A i!'ap'pu de leur. emand . en. nnIlite du cünge, Tapünnier et ,C faIsa1ent ValülI : a) qu 11 n'est pas cünfürme aux delais prevu par .les art. 281 et 290 C. O. ; b) que le bail etant enregtsnre, il ne peut etre rümpu par la vente de l'immeuble. Par J.ugemen du 8 Janvier 1889, le Tribunal civil a debüute Tapünnwr e C,e cle leurs cünc1usiüns. Ceux-ci ayant interjete appel deo c Jug, ment, la Cour de Justice civile l'a refünne et statne amSl qu il a ete dit plus haut, par les mütifs suivants : L art. 281 C. 0., applicable en la cause, clecide que si pendant la duree du bail, le bailleur aliene la chüse lüuee le pren,eur n'a pas Ie drüit cl'exiger du tiers cletenteur la eonti nu.atlO n d b , a mnins que ?elui-ci ne s'y Süit üblige. Le eme artlCle aJünte: Il est vral, qu'il n'est püint derüge par t: aux enets partIculiers de l'inscriptiün du bail Sur 1es regis- es fünc:ers, h!püthecaires üU autres analügues, tels qu'ils f Peuvent etre regles par le drüit cantünaI. Mais le le!rislateur ßderal n'a t d nf' . co pas en en u co. erer a l'enreglstrement du bail I dans n registre non public, cümme il est pratique a Geneve es memes ea' t " . .. , lle s qu a Sün msenptlOn Sur les registres fünciers üu hypüthecaires. En üutre, I'acquereur n'a pas übserve les delais de denün-
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ß. Civilrechtspllege. ciation, soit de conge, fixes a I'art. 290, 1
et 2° C. O. et sans l'observation desquels le dit acquereur ne peut expulserle preneur (C. O. 281 a1. 2). En effet, les termes de six mois prevus a l' art. 290 precite tombaient dans l' espece sur le 31 Janvier et le 31 Juillet 1889, et en signifiant le conge le
er N ovembre 1888 seulement, Soutter et consorts n' ont pas donne a Taponnier et Cie l'avertissement prealable de 3 mois fixe au meme article. Les recourants pretendent d'abord que l'objet du litige est d'une valeur indeterminee, et, eventuellement qu' elle depasse 3000 fr.; le capital engage par eux dans l'immeuble de la place du Molard etant de 310 000 fr. et cet immeuble devant etre (lemoli et reconstruit a partir du 1 er Mai prochain, la perte d'interets pour 3 mois seulement serait de 3875 fr. - Au fond les recourants estiment que l'acquereur, qui ne s'y est pas engage, n'est pas lie par les baux consentis par son vendeur, si ceux-ci n'ont ete eriges en droits reels ; Soutter et consorts ont donc valablement donne conge pour le 15 Avril en accordant un delai de plus de 3 mois, meme sans avoir observe les termes du ball; eventuellement ils alleguent que le denrier jour utile pour donner le conge est le 1 er, pour le 31 du troisieme mois : a ce point de vue encore, le conge donne serait valable. Les intimes Taponnier et Cie, apres avoir excipe d'abord, comme il a ete fit, de l'incompetence du Tribunal federal, s'attachent au fond a demontrer qu'aux termes de Part. 281, N° 3 C. 0., la vente ne rompt pas un bail enregistre, et que le 31 Octobre 1888 etait le dernier jour auquel le conge pouvait etre donne pour le 31 Janvier suivant. En droit : Sur I'exception d'incompetence soulevee par la partie oppo- sante au recours : 2° Le litige a ete introduit par les conclusions de Taponnier et Cie, tendant a faire declarer nul et de nul effet le conge signifie par exploit du 1 er N oVj.Bmbre 1888, conge se rapportant au bail conclu entre le fit demandeur et le sieur J aques- Henri Fen-ier, le 1 er Aout 1884, et expirant le 1 er Aout 1890. VII. Obligationenrecht. Jlio 51. 01' le Tribunal fMeral a deja prononce a diverses reprises dans des contestations sur la duree d'un ball, que la valeur litigieuse devait etre taxee au maximum au montant total du loyer afferent a la periode objet de la contestation. Il est evident que, dans la regle, la valeur du litige sera sensible- IDent moins considerable que ce montant, aussi bien pour le bailleur que pour le preneur; mais, eu egard a la difficulte que presenterait la determination certaine de cette valeur dans la plupart des cas de cette nature, il a paru indique de considerer le dit montant comme etant la valeur litigieuse, ainsi que cela a d'ailleurs ete admis dans plusieurs Iegislations (voir par exemple : art. 8 de la procedure civile allemande). Bien que, dans l' espece, le preneur ne se trouve pas au proces en face du bailleur, mais que la cause se demene entre le preneur et I'acquereur de I'immeuble loue sur la question . de savoir si et sous quelles conditions Ie preneur doit evacuer Ies lieux loues avant l' expiration du contrat de bail, il y a lieu neanmoins d'appliquer la meme regle en ce qui concerne l'appreciation de la valeur de l'objet du litige, d'autant plus qu'iln'est point etabli que cette application ne se justifie pas aus si pour des cas semblables. En effet, si les recourants font valoir que les lieux Ioues, qu'ils ont acquis pour 130000 fr., ainsi que d'autres batiments pour 180000 fr. etaient destines a etre demolis et que par ce motif ils ont signifie le conge aux autres locataires, qui l'ont accepte pour le 15 AvriI, cette consideration est sans importance en ce qui concerne la supputation de la valeur du litige actuel, puisque, en dehors de ce qu'il n'est point certain que les recourants pourraient relouer ou utiliser les appartements en question des le 15 A vril
jusqu'a l'epoque Oll les intimes devront quitter le leur, -les circonstances alIeguees par les dits recourants sont entierement etrangeres au bail litigieux et ne touchent aucu- nement les locataires ; elles ne sauraient et1'e prises en consi- deration lors de la supputation de la valeur de Ia contestation ; Voir arrnts du Tribunal ftllieral en les causes Gaudin contre Naville et Keck, 22 Mai 1885 ; Patriziato di Torricella e Taverne contra Casari e Gabbani, 4 Mai 1888.
B. Civilrechtspllege. c'est, au contraire, uniquement la valeur qui se rattache au bnil. elat a la possession de l'appartement en litige qni est decIslve a cet egard. Or il n'est point etabli que cette valeur si 1'on se place uniquement au point de vue du tiers acquereur' soit superieure au prix de Iocation jusqu'au 31 Juillet 1890: Une somme de 3000 fr., de l'existence de laquelle depend la l'e?evabilite du recours au Tribunal federal, n'est des lors pomt en conteste, puisque le Ioyer annuel ne se monte qu'a 1 ?30 fr: et que la valeur du litige, soit le loyer a partir du 1D Avril 1889 au 31 Juillet 1890, -a supposer que les recourants ne puissent pas provo quer la resiliation avant cette derniere date, -ne depasserait pas 2234 fr. 60. Par ces motifs, Le Tribnnal federal prononce: TI n' est pas entre en matiere, pour cause d'incompetence sur le recours des sieurs 80utter et consorts. ' 52. Urtl)eH bom 13. ?lfl'rH 1889 tn ild)en tilmnfH unb ZRt ff gegen StlifereigefeHfd)ilft S)emmtfen. , A. :tlurd) Urtl)eU bom 15. U:eoruilr 1889 l)ilt bel' ?lfnl'eUil" tton " unb Stilffiltionnl)of be stilnton . Bern erfilnnt: 1. :tle Uligerifd)en StliferetgefeUfd)ilft S)emmifen ift bil ZRed)t " . begel)ren tl)rer stIetge 3ugefnrod)en unb e il.lirb ber geforberte . Be" tmg 3innoar erUlirt 3u 5 % .)om 8. Dttooer 1887 r,inil.leg. 2. :tlte . Befragten, 3afoo 0tetnfIi"U:eTher unb '.mit"aT"te '''nlien '0' 60? 0-'-'0 '! ,,! te ""' r. i t . betragenben Stoften iln 'oie Strligerin .)or" genilnnt 3u be3etl)len. B. egen 'oicfeß Urtl)eH ergriffen bie . BeUagten 'oie metter3ie l)ung iln, baß . Bunbengertd)t. . Bet ber l)eutigen merl)ilnbIung be nntrngt tr,r ?lfnil.letlt: fet in ?lflilinberung be .)orinftilnörtd)en Urtl)eUß 'oie Stlilge n03uil.leifen, unter Stoftenfofge, il.logegen bel' ?lfnil.lillt b:r stfligerin iluf ?Beftätigung 'oe angefod)tenen Urtr,eH unter Stoltenfolge ilntrligt. VII. Obligationenrecht. o 52.
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