Art. 17 and 18 of the Federal Act of 30 June 1849 on contraventions of fiscal and police federal laws; fiscal contravention procedure and cassation for essential defects: the special federal procedure excludes recourse to ordinary cantonal criminal forms. The parties within the meaning of Art. 17 are the Federal Council/public authority and the accused. The court must hear the parties orally and minute witness depositions at the public hearing; failure to comply constitutes an essential formal defect warranting cassation, particularly where it impairs effective review. Where the judgment is void, the Federal Court may remit the case to another court of the same order for retrial, including allocation of prior inquiry costs.
698 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze. Zweiter Abschnitt. -Deuxieme section. Bundesgesetze. -Lois federales. I I. Verfahren bei Uebertretung fiskalischer und polizeilicher Bundesgesetze. Mode de proceder a la poursuite des contraventions aux lois fiscales. 96. Arret dtt Tribunal de Cassati01 du 28 Novembre 1889 dcms la cause Departement (ederal des peages contre Huguenin. Le Tribunal discute Ia question, reservee par decision du 10 Mars 1883 a l'occasion de l'arret Descombes, de savoir s'il ya lieu d'assigner les parties pour les debats; et illa re- sout dans ce sens qu'a l'avenir le Tribunal statuera, sans assi- gnation des parties, sur le vu des ecritures, soit de Ia de- mande et cle la reponse, avec faculte, pour le Juge delegue, de provo quer au besoin une replique et duplique. Vu le dossier de Ia cause, d'ou resultent les faits suivants: Le 4 Fevrier 1889, l'avocat Lehmann, a Neuchatel, agissant en vertu de procuratioll du Departement fetleral des peages, a porte aupres du Juge d'instruction de Neuchatel une double plainte contre Henri-Sylvain Huguenin, agriculteur au Cernil, pres les Bayards, en exposant ce qui suit : Le 80ctobre 1888, a 8
1" h. du soir, le garde-frontiere Barbezat, du poste de l'Ecrenaz, a vu passer sur Ia route de la Brevine alL' : Verrieres, a 250 metres environ au-dessous du bureau des peages, deux bmufs conduits par un enfant de 14 ans. En raison du lieu, ele l'heure et de Ia personne du I. Uebertretung fiskalischer und polizeilicher Bundesgesetze. N° 96. 699 cnnducteur, le garde Barbezat s'est enquis aupres de ce der- mer d Ia provenance et cle la destination du betail mais le connucteur a .re:use toute explication et n'a pu prnduire le cnrncnt samtalre .que le garde lui a egalement demande. CelUl-cl a alors sequestre le betail comme presume importe en fraude et l'a mis en fourriere. Le epartnment infligea les 29-31 Octobre au contrevenant, -qUl, denms le sequestre, s'etait fait connaitre en la per- sonne du slenr Hnnri Huguenin, -une amende de 500 fr. re- presentant ,dlX fOlS 1e droit fraude de 50 fr. Somme de payer I'amende, Huguenin a refuse de s'executer et a recouru au Conseil federal pour obtenir Ia revocation du prononce du Departement des peages, en alIeguant que les de bmufs ,saisis proviennent de son frere, Tell Huguenin, agnculteur a la Grande Sagneule, riere Montmollin. Ensnite d'une nouvelle plainte contre le predit Huguenin, celUl-cl fut condamne derechef, les 19-20 Decembre 1888 par le .Departement federal des peages a une amende de 3300 fr., Olt tren:e fOlS la valeur des droits detournes de 110 fr., pour ImportatlOn clandestine de 2 bmufs et 3 vaches dans la nuit du 6 au 7 Septembre precedent, fait qui n'a ete decouvert que e 1 er Decembre 1888, a l'occasion des recherches faites ensmte de Ia premiere contravention, plus haut signalee. Par requete du 4 Fevrier 1889 au Juge d'instruction de euchatel, le predit avocat Lehmann demande que H. Hugue- run, lequel a refuse de se soumetb'e a cette clecision soit eondamne au paiement des droits et de l'amende, ou a l pri- son en cas de non-paiement. Par l'organe du meme avocat l'administration federale des peages a declare en outre s porter partie civile contre H. Huguenin POUl' une somme dont ene se reserve de determiner ulterieurement le montant, a titre de dommages-interets. , L'instruction eut lieu sur les deux plaintes, couformement a la procedure neuchateloise (debat preliminaire, audition des employes federaux, temoins acharge), et elle fut cIöturee le Mars 1889, date a la quelle le juge a prononce l'envoi de llllformation au procureur-general.
700 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. II. Abschnitt. Bundesgesetze. Sous date du 30 dit, ce magistrat dresse un requisitoire en due forme et ordonne le renvoi des deux requetes au Tribu- nal d police du Locle pour qu'il soit statue a l' egard du pre- venu par un seul et meme jugement. Le dit Tribunal avise les parties, qui indiquerent leurs temoins, et l'avocat Lehmann declara, par ecriture du 20 avril 1889, que l'administration des peages se porte partie civile et conclut a ce qu'il plaise au Tribunal condamner le sienr H. Huguenin a lui payer la somme de 200 fr. a titre de dommages-interets. A l'audience du Tribunal de police du 17 :Mai suivant, et apres qu'une exception de chose jugee eut ete ecartee, qua- torze temoins furent entendus, et le prononce renvoye au 24 dit, date a laquelle l'audition d'un temoin defaillant devait aussi avoir lieu. Le procureur-general ayant, a l'audience, abandonne l'ac- cusation, le Tribunal de police du Locle, dans sa seance du 24 :Mai, a liMre H. Huguenin des fins de la double poursuite dont il a ete l'objet. Ce jugement ne mentionne pas les con- clusions des parties; il reste muet sur le role de la partie civile, ainsi qu'en ce qui concerne les frais. C'est contre ce jugement que le Departement federal des peages a recouru aupres du Tribunal de cassation federal, concluant a ce qu'illui plaise l'annuler conformement a l'art. 18 de la loi du 30 Juin 1849 sur le mode de proceder a la pour- suite des contraventions aux lois fiscales et de police de la Confederation, et a ce que la cause soit renvoyee devant un autre Tribnnal de police que celui du district du Loc1e. A l'appni de ces conclusions, le dit Departement fait va- loir: Le jugement dont est recours viole des prescriptions posi- tives de la loi. D'abord le representant du Departement n'a pas ete entendu et n'a pas ete admis a plaider, contrairement a l'art. 17 de la loi du 30 Juin 1849 precitee, lequel statue que les parties doivent etre entendues oralement. Ensuite l'art. 17 en question prescrit formellement que lors de l'au- dition des temoins devant le Tribunal, il doit etre dresse pro- ces-verbal de leurs depositions. 01' il resulte du proces-verbal . I. Uebertretung fiskalischer und polizeilicher Bundesgesetze. N0 96. 701 d'audience et du dossier officiel de la cause que 10rs de l'au- clition es temoins des 17 et 24 :Mai 1889, aucun proces-ver- bal n'a ete dresse de cette operation. Ce dernier moyen peut etre presente sous une seconde forme: le jugement dont est recours viole l'art. 7 de la loi federale du 30 Juin 1849 et l'art. 50 lettres a, b et e de la loi Sur les peages du 27 AOllt 1851. En effet, a teneur du predit art. 7, les proces-verbaux dresses par les gardes-frontieres les 8 Octobre et 1 er Decem- bre 1888 prouvent pleinement les contraventions commises, et par contre, si l'on fait abstraction des considerants du juge- ment de premiere instance, qui ne peuvent etre envisages comme une preuve, il .ne resulte point des actes du dossier que le prevenu Huguenin ait fait Ia preuve contraire. Dans sa reponse, le procureur-general conclut au rejet du recours:
Par un motif de forme, consistant a dire que le dit re- cours est irrecevable, attendu : a) Que la loi de 1849 n'a prevu que deux parties au pro- ces a savoir le ministere public et l'accuse, et que le Depar- tement federal des peages n'ayant ni l'une ni l'autre de ces qualites, il ne peut exister pour lui aucun droit de recours ; b) Qu'a supposer que la loi, quoique muette en ce qui con- cerne Ia partie civile, n'ait cependant pas voulu l'exclure, ceUe-ci doit etre envisagee comme regie par les regles du droit commun, qui la privent de tout droit de cassation.
:Motifs de fond. Le premier moyen du recourant doit etre declare mal londe, attendu qu' en fait il a ete enten du oralement, ainsi que le dit la loi, et qu'en droit, la partie civile peut d'autant moins etre mise au benefice d'un droit de recours que le Iegis- lateur ne la mentionne meme pas. Le second mo yen doit etre egale me nt rejete. La legere in- formali18 commise par le Tribunal du Lode, etant donne le ait. que le debat public avait e18 precede d'une enquete pre- liminaire dressee par le Juge d'mstrnction, ne constitue pas vice de forme essentiel. En outre, les circonstances de falt Sur lesquelles le recourant se fonde pour obtenir la cassa-
702 A .. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze. tion, sont de la competence absolue du juge nanti; elles echappent au controle d'une Cour de cassation. La rt3pOnse emet, en terminant, le vreu que, si le jugement attaque etait casse, l'affaire fut renvoyee a un tribunal de meme ordre d'un canton voisin, dont l'independance ne puisse etre mise en doute. Dans sa replique, Ie Departement federal eonclut a libera- tion de l'exception prejudicielle soulevee en reponse et a l'ad- mission au fond de son recours en nullite contre le jugement du 24 Mai 1889. Dans sa duplique, Ie conseil du sieur Huguenin reprend les: conelusions de la reponse. Statuant sur ces faits et considerant en droit : Sur l'exception de defaut de vocation formulee en reponse :
Dans une espece analogue, le Tribunal de ceans a deja reconnu que l'art. 136 dernier alinea de la proeedure penale federale ne s'applique point en matiere de contravention fis- cale, lesquelles sont soumises a la procedure speciale deter- minee par la loi du 23 Juillet 1849, et que les parties dont parle l'art. 17 de eette meme loi ne sont autres que le Con- seil federal, d'une part, et le prevenu de l'autre. (Voir arret du Tribunal de eassation federal en la eause Picharcl, dll 23 Mars 1867.) Il y a done lieu d'ecarter l'exeeption soulevee et d'entrer en matiere sur le fond du recours. 2° A cet egard, il se justifie de faire remarquer d'entree r et d'une maniere generale, que le mode suivi par Ie Tribunal neucbatelois a, dans son ensemble, meconnu les dispositions de Ia procedure sommaire prescrite par la loi speciale fede- rale de 1849, enlui substitnant les errements de la procedure penale neuchateloise et en provo quant, entre autres, une ins- tnlCtion preliminaire que la loi federale ne prevoit pas. 01' ainsi qu'il a deja ete dit, Ia loi de 1849 dit precisement qu'elle a ete edictee parce qu'il faut reeonnaitre que les dis- positions de Ia procedure ordinaire ne sont pas applieables aux contraventions et qu'il y a lieu de prescrire un mode uni- forme de poursuites des contraventions aux lois fiscales et de police de Ia Confederation. I. Uebertretung fiskalischer und polizeilicher Bundesgesetze. No 96. 703 Mais en dehors de eette observation generale, qni ne serait pas de nature a justifier la cassation du jugement s'il n' etait pas etabli qu' elle a eu pour effet de faire griefal'une (les parties, le jugement dont est reeours est informe a plusieurs egards et apparait comme contraire a des dispositions positives de Ia loi et eomme entaehe de vices de forme essentiels, motifs de eassation prevus a l'art. 18 de la loi de 1849 susvisee. C'est ainsi que Ie proces-verbal du dit jugement ne men- tionne nulle part ni les cOßcIusions des parties, ni les proce- (les du representant du Departement federal; il ne statue en outre rien sur les frais, ni Sur les predites conclusions, en particulier sur celle en domniages-interets de la Confede- ration. Ensnite, et surtout, le Tribunal a cornmis un vice de forme essentiel en ne verbalisant pas, conformement a l'art. 17 de la loi federale, les depositions des temoins. Il est, sur ce point, inexact de pretendre que les proces-verbaux d'audition de ces temQins lors de l'enquete preliminaire peuvent tenir lieu de eette formaIite; en effet, dix des quinze temoins entendus aux debats ne l'ont pas ete 10rs de l'enquete, et d'ailleurs il est de tout point inadmissible de remplacer par des deposi- tions intervenues dans le cabinet du juge d'instruction celles qui ont ete faites en auclience publique, en presence des par- ties. Cette omission est essentielle, en ce sens qu' elle p1'ive le Tribunal de cassation de la possibilite d'exereer son con- trole d'une maniere efficace. lci encore, le Tribunal de police a suivi a tort les errements de la proeedure cantonale, sta- tuant que la deposition des terno ins n'est pas verbalisee. De ce premier chef deja, le jugement attaque ne saurait subsister. Eu outre il ne resulte pas du texte de ce jugement que le representant du Departement federal ait ete entendu ou pro- voque a prendre Ia parole 101's des debats, selon le prescrit de l'art. 17 precite, lequel ne fait, a ce sujet, aucune difference entre les parties. A supposer, ce qui ne ressort pas clairement du jugement, que la parole ait ete refusee a ce representant, cette informalite semit egalement de nature a entminer Ia cassation.
'704 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. II. Abschnitt. Bnndesgesetze. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce:
Le jugement rendu par le Tribnnal de police du Locle le 24 Mai 1889 dans la cause qui divise le Depaltement fede- ral des peages d'avec Henri-Sylvain Huguenin, agriculteur au Cernil pres les Bayards (NeuchäteI) est declare nul et de nul effet. 2° La cause est renvoyee au Tribunal de police du district d'Yverdon pour etre jugee a nouveau; ce tribunal aura aussi a statuer sur les frais de la precedente enquete. n. Ertheilung des Schweizerbürgerrechtes und Verzicht auf dasselbe. -Naturalisation et renonciation a. la nationalite suisse. 97. Urtl)eH .lom 16. illo .lem ler 1889 in ad)en '1lle )er. A . .!tarl '1lle )er .lon ffi:egennborf (.!tanton Bürid)) U)anberte im .3al)re 1880 nad) ben ?Bereinigten 0h'taten )On 9lorbamerifa QU ; iura nad) feiner SUunU)anberung umrbe über U)n an feinem frül)em jffiol)norte in Unterjtraj3 flei Bürid) ber .!tontur .ler" llingt, U)el3l)a(fl bie ?Bormunbfd)aftnbel)ßrbe .lon ffi:egennborf über feine in Unterfitaj3 aurücfgebfieflene 0:l)efrau SUnna geß. llittH unb ieine aU)ei .!tinber bie ?Bormunbfd)aft .lerl)lingte . .3m .3al)re 1882 folgte bie 0:l)efrau Wle )er geß. liittH mit il)ren beiben stinbem bern Wl,mne nad) SUmertfa Md); bort .lerftarb fie, eßenio 1,)ie ba ; eine ber ßeiben .!tinber. SDer üflerlebenbe o ln S)einrid) geo. 1873 flUefl fortU)lil)renb bei feinem ?Bater. .3m .3al)re 1885 fiel biefem 00l)ne ieitcn feiner in Unterftraj3 berftorbenen roj3" mutter ein 0:rße bon einigen taufenb g:ranfen an, U)e(d)e ; tn ,)Or" munbfd)aftHd)e ?BerU)etLtung genommen murbe unb in ?Setreff beffen bie 0:i6letfferin lentU)iUig berorbnet latte, betj') e ; nid)t in ben ?Seiit? il)re od)termanne ; .!tetrl '1lle )er gelangen foUe. 9lad)bem H. Ertheilung des Schweizerbürgerrechtes und Yerzieht auf dasselbe. N° 97. 705 .!tarl lJJle )er, ber fid) inaU)ifd)en U)ieber bcrel)e1tdjt l)atte, (tm 14. 0entemßer 1885 ba ?Sürgerreef)t ber ?Bereinigten t0tetuten len SUmerila erU)orßen, beraief)tete er für fief) unb feine g:amifte tUf fein fef)mei3erifef)eß ?Sürgerred)t unb fuef)te mit ßufef)rift lom 20. Dttooer 1885 '6eim ffi:egierungßrettl)e be ; .!tantonß Bürid) um 0:ntlllffung (tu ; bem aüref)erifdjen Jfcmton ;" unb emeinbe6ürger" red)t naef). :Der ffi:egierungßrettl) tl)ci1te bieie efudj bem ?Seairfß" rettl)e bon SDief ;borf füt fidj unb au S)anben be emeinberutge ; lon ffi:egen ;borf unb aUfiiUig metterer ?Setl)etngter mit, um nadj SUd. 7 SUßla 1 be ; Q3unbengeiene lon 1876 über ben ?Ber3idjt (tuf ba ; 0ef)U)etaerMrgerreef)t au .lerfal)ren. SDer emeinberatl) t'on ffi:egennborf unb ber ?Se3irfnrcttl) lon SDiegborf trugen üßcrein ftimmenb barauf an, eß tei bie pen .!tarf Wlener abgegebene ?Ber" aid)tßcrfliirung für tl)n unb feine aU)eüe 0:l)efrau j))(argaretl)a gefl. jffießer anaunel)men, bagegen fet ber minberiiil)rige l)anblung ;" unfiil)ige 0ol)n S)einrief) '1llener etU bern l)iefigen 0tetat ; lei6aube uid)t 3U entIaffen. SDer emeinberatl) ben ffi:egennborf ßemedte 3ur ?Segrünbung: .!tar! '1llener l)Ilße ba ; ?Bermßgenfeiner erHen g:rau in furaer Beit nal)e3u i,)O Uftänbig bUt ef)gebraef)t; bei bem ?Sürgmeef)t ;beraief)te beaU)ecfe er nief)t ; anbete ; etf in ben ?SefiJ? be feinem 0ol)ne augefallenen metmögen au gefangen. SDer ?Seairtnratl) ben SDteIßborf fügte bei: Ilrngefief)t ; ber etef)lage fef)eine e . geßoten, mit ber 0:ntfaffung be ; 0ol)ne ; '1llener fota11ge 3u3uU)etrten, bi berle(fle nad) erlangter ?Bolljlil)rigteit uon ltd) au ; .ler6tnblidje rfllirungen aflaugeben im g:aUe fei. :t:er ffi:cgierung ;" rettl) be .!timton ; Büridj befdj!oj') baretuf l)tn am 19. SDeaem6er 1885 :