Art. 49 BV; constitutional complaint against a municipal church purchase allegedly financed by cultic taxes; mere prospect that performance of a valid contract may later entail an unconstitutional tax burden does not justify annulment of the contract or its approval. Judicial review is premature where the impugned tax measure has neither been enacted nor levied. A constitutional grievance may be raised later if and when the tax actually materializes (consid. 2-6).
A. ST" ATSRECHTUCUE ENTSeUElDHVGEN, ARREIS DE 'DIlOiT prElle. Erster Abschnitt. -Premiere seetion. Bundesverfassung. -COllslituliOtl federale.
Cette demiere s'engage a iJayer toutes les sommes qui restent dues sur les bätiments de la dite eglise.
Cette meme eglise sera mise a la disposition de la pa- roisse catholique aussi longtemps que celle-ci restera sou- mise aux lois constitotionneHes et qlle ses efforts tendront a maintenir la paix religieuse; le tout sous reserve de la rati- fication des autorites communales. Rerat et consorts ayant faH opposition acette decision, Ie ':H juin '1875, le prefet du district de Bienne ecarta cette opposition par jugernent du 9 septembre suivant.
catholique de Bienne constitue une violation de l'art. 49 de la Constitution fBrlerale, eu ce que la comml1ne municipale de Bienne, acquereuse, ne pouvant payer le prix de vente qu'au moyen rl'irripositions communales a percevoir sur les con- tribuables, les habitants de Bienne professant la religion ca- thohque-romaine 8eront astreints au paiement de taxes et contributions communales, destinees a I'aequisition d'un edi- fiee devant servil' an culte d'une autre religion. V. Prononcer en consequence, en lant qne de besoin, la nullite des deliberations ele l'assemblee communale de Bienne, en date du 31 mai 1875, et de l'assemblee paroissiale des vieux-catholiques de Bienne, en date du 3 octobre 1875, po ur autant qll'elles concernent 'alienation de l'eglise catho- lique ; -ele meme que de la decision du Conseil executif du canton de Berne, en date du 21 elecembre 1875, homo- loguant la vente ele cet immeuble. VI. Condamner toute partie eontestante aux frais. Les recourants ajoutent que la question de propriete de l'eglise formera l'objet d'une demande, soit action speciale en justice. Le .r uge fecleral delegue a l'instruction de celte cause ayant, le 'l7 mars '1876, reudn Rerat 8t consorts attentifs au fait que leurs trois preminres conclusions presentent le caractere d'une demande civile beaucoup plns que celui d'un reeours en matiinre de droit public, et les ayant invites a modifiel' Ieur pourvoi de manit'lfe a ce qu'aucun cloute sur sa nature ne puisse subsister, les recourants, par lettre du 2:t du clit mois, ont declare vouloir s'en tenir l1niquement aux chefs des con- clusions sous N° IV, V et VI ci-haut transcrites, se reservant de reproduire les autres chefs sous une autre forffie Oll dans une autre demande. Dans leur reponse au recours, datee du 6 mai deroier, le Conseil executif de Berne, I'assemblee communale de Bienne et la paroisse catholique de cette ville estiment que les re- ccourants n'ont aucun droit de conlester la validite de l'achat cde l'eglise catholique de Bienne par I'assemblee communale,
-reellement produlte, et senlement alors, qn'il y a lieu de s'e- llever eontre l'aete qui 1'a determinee, acte dont l'annulation posterieure n'aurait point pour effet, d'ailleurs, d'invalider le contrat de vente ui-me,me. 40 Ce contra!, dont les reconrants demandent l'invalida- 'tion, ne saurait donc etre annnie par 13 seule raison qne cer- tains details futurs ,de sa mise a execution pourraient se trouver un jour en collision avec une disposition constitu- tionnelle ; l'impöt special, dont Rerat et consorts redontent l'in.trodnction, n'a en effet point ete perl/lI jusqu'a ee jour, et II ne resulte pas des pieces de la cause que sa perception ait meme Me resolne. 50 Il n'y a ainsi pas lien de rechercher aclueHement si et jl1squ'a quel point un pareil impöt, qui n'a pas encore passe dans le domaine des faits, entrainerait une violation de l'ar- tide 49 precite. 60 La faculte de s'adresser de nouveau an Tribunal fede- ral, pour le cas ou la perception de cet impot anrall lieu reellement, demeure en revanche expressement reservee aux reeollrants, s'ils persistent a voir, alors encore, dans cette .contribution, la lesion cl'nne garantie constitutionnelle. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le reconrs introduit par A. Reral et consorts est ecarte . omme mal fonde.