274 A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
tft llOn ber morinftctna unter bem :titel ber :ntfd)abigung fitt"
llorübergel enbe l!1rbeitnunfnl igfeit u. a. ein metrag llon 200 %r.
für lSerl.lienftaunfaU im :neaember 1905 bered)net roorben, roal :
rettb bod) feine6meg6 feftitel t, bau ber . t ager bama , b. l . un
mitielbnr llor bem ,8eitpunft, auf roe1d)en er bei ebr. erber
eintreten foUte, tatfnd)lid) einen merbienft l aUe.
äre l ienad) bie bem .stläger llorinftan3lid) 3ugefprod)ene e:
famtentfd äi)igung llon 6100 lYr. einerieit etron6 3u er"f)cl en,
anberieit aber etroa l erab311fenen, fo red)tfertigt e fid) mit
üctiid t barauf, bab e fid) bei ber lYeftienung ber :ntfd)äbigung
itberl aupt nur um eine appronmntille ffi.id)tigteit l anbeln tann,
baß UrteU ber lSorinftana in feinem :ninpofiti ) 3U befHitigcn.
:nenn in e3ug auf bie übrigen often ber d)al.len6red)nung
(400 r. S)eHun9 toiten, 250 r. lSerbienftau6faU im 3anuat"
1906, 150 r. lSerbienftau61aU im ebrunr, 250 r. egfall
ber lYrül ling6reifetour, roal renb roeld)er ber .stlager auf .stoft unb
2ogi l!1nfprud) gel abt f)ntte) liegt feine lSeran nffung )or, )om
Urteile ber lSorinftana ab3uroeid)en.
:nemnad) l at ba unbengerid)t
edann t:
:nie erufungen beiber arteien merben abgeroiejen unb bai,
Urteil be Obergertd)t be .stanton lar9au )om 25. 3anuar
1908 beftö.tigt.
31. Arret du 9 ma.i. 1908 dans la cause
Oberson, dem. et 1'ec., contre Ga.lley, def. et int.
Art. 50 et suiv. 00: mort d'une personne, survenue en cours deo
route, a la suite d'une congestion cerebrale et pulmonaire causee
par le froid; reRponsabilite du compagnon de route.
A. -Le 1
er
mars 1906, Joseph Oberson, fermier a Gran-
gettes
et Simon GaHey, proprietaire a La Neirigue, s'etaient
trouves ensemble
a la foire de Bulle. A leur retour, le m8me
soir, Hs se retrouverent, entre 5 et 6 heures, a l'auberge da
1a Couronne a Sales, Oll Hs se mirent aboire en compagnie da
111. Obligationenrecht. No 31.
plusieurs autres personnes. -TI fut convenu que Galley pro-
fiterait du char d'Oberson pour rentrer par Estevenens et
Grangettes. -Entre 7 1/ ':! et 7 3/" heures, ils se mirent en
route par une
ra Ie de pluie et de neige. Oberson, quoiqu'il
fiit dans un etat d Ivresse assez prononce, prit les renes et les
conserva jusque dans Ie voisinage de la mecanique Charriere.
La, GaHey dut, dit-il, les prendre Ini-meme par le motif
,u'Oberson, vu SO? etat d'ivresse, s'endormait et n'etait plus
a. meme de ondUIre. -Le vent souffiait en tempete, accu-
mulant la
neige dans les chemins. A un moment donne an
sommet de la rampe
qui se trouve a la sortie du territoir de
Rueyres, du
cote d'Estevenens, a un endroit ou le chemin est
encaisse et, des lors, particulierement expose ä l'accumulation
de la neige,
le cheval s'embarrassa et refusa d'avancer.
GaHey raconte qu'a ce moment tous deux descendirent du
har, et qu'apres de Iongs efforts inutiles, il proposa lui-meme
a
Oberson de deteler le cheval et de l'emmener a Ia maison
vu l'impossibilite de' degager le char ce soir-Ia. Il ajout
qu'Oberson, au lieu de suivre ce conseil, s'irrita et se mit a
frapner SOll ,chnval a Coups redoubIes. Ce que voyant, Galley
partlt seul a pled en emportant Ia pelet'ine d'Oberson et la
couvernur du cheval. Quoi qu'il en soit, a 9 heures, GaHey
frappalt a la porte de Ia. maison de Joseph Oberson ffeu
Cyprien, dit a Sulpice, a Estevenens, et priait ceIui-ci d'aller
au secours de son compagnon. Joseph
Oberson a SuIpice aHa
lui-meme querir l'aide de son voisin et cousin Louis Oberson
-avec
lequel il se rendit' sur les lieux. Galley, de son cote:
partit dans la direction de Grangettes, mais non sans avoir
insiste aupres de Joseph
Oberson a Sulpice pour que celui-ci
pretat reellement le secours demande. -Galley allait directe-
ment
ä Grangettes annoncer a la familIe d'Oberson la detresse
ou se trouvait sou chef.
Pendant ce temps, soit quart d'heure apres leur depart
d'Estevenens, Joseph
Oberson ä Sulpice et Louis Obersou ar
riverent a l'endroit indique par Galley. TI trouverent le char
d'Oberson renverse
et le cheval couche sur le dos dans ses
limonieres brisees. Ils
n'apen;urent pas, tout d'abord, Oberson
276 A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilierichtsinstanz.
et crurent qu'il etait alle chercher du secours dans les mai-
80ns voisines. Ils se rendirent eux-mnmes chez Louis Pasquier,
a. 200 metres de la, et le prierent de leur aider a degager Ie
char et arelever le cheval, ce qu'ils ne pouvaient faire seuls.
Pasquier accourut.
C'est alors, vers 9
/
heures seulement,
qu'Hs trouverent le fermier Oberson etendu sans vie sous son
cheval. Le corps,
apres due autorisation, fut transporte dans
une maison voisine, puis
a Grangett6s.
La Prefecture de Ia Glänf'!, immediatement nantie, ouvrit
une enquete
et ordonna l'autopsie. Le pro ces-verbal de cette
operation porte
comme conclusion que la mort ne doit pas
etre attribuee a une legion traumatique, mais qu'elle s'explique
par Ia congestion cerebrale et pulmonaire qu'a eprouvee Ia
victime.
Il est
a notar que Galley et Oberson avaient entre eux des
relations d'affaires
et qu'Hs avaient stipule une promesse de
vente concernant
Ia propriete de Galley, promesse qui devait
se realiser
Ie lendemain de l'accident, 2 mars, par Ia stipu-
lation de la vente definitive. A cet egard, des bruits ayant
couru
que Galley aurait chercbe a retarder cette stipulation
et aurait mnme dit a. Oberson qu'il n'entrerait pas sur sa nou-
velle propriete, des soup!;ons se porterent sur Galley qui,
disait-on, pouvait avoir
un interet a. la disparition de son pro-
mettant acquereur. Ces soupnons, rapproches de la conduite
quelque peu singuliere de Galley au soir de l'accident,
enga-
gerent Ia Prefecture a dirigel' une enquete penale contre lui
et a. lui faire subir un jour de detention preventive. Faute
d'indices suffisants, cette
enquete aboutit, le 24 mars 1906,
a un arret de non lieu, laissant tous es frais a la charge du
fisc.
Galley a stipuIe, le 7 mars, sans aucune difficulte, l'acte
de vente definitive de sa
propriete a Ia veuve de Joseph
Oberson.
B. -La familie de la victime, composee de sa veuve,
Caroline Oberson et de neuf enfants, -dont un est mort en
cours d'instance, -
non encore eleves, estima que la respon-
sabilite civile de Galley etait engagee et lui intenta une action
III. Oblintionenrecht. No 31.
en dommages-interets en concluant. dans son exploit du 30 mai
1906, au paiement d'une somme fixee, sous reserve de mode-
ration du juge, a 25,000 francs.
C. -Par jugement rendu le 22 avril 1907, le Tribunal de
l'arrondissement de
Ia Glane a admis, en principe, la con-
clusion des demandeurs, mais a reduit le montll.nt des dom-
mages-interets a 2000 francs.
Par I'arret du 2 decembre 1907 dont est recours la Cour
,
d'appel de Fribourg a revoque ce jugement et ecarte la de-
mande comme non fondee.
Les motifs de
ce prononce seront, pour autant que de be-
soin, indiques dans Ia partie de droit du present arret. TI
suffit de relever ici que la Cour amis a la base de ses de-
ductions les constatations suivantes :
a) 11 n'est pas etabli, par les actes de la procedure, qu'au
moment
ou Galley a quitte Oberson l'accident, qui a cause
la mort de celui-ci, se fut deja produit;
b) si, a ce moment, l'accumulation de Ia neige sur Ia route
entravait la marche de l'attelage d'Oberson, la vie de
ce der-
nier n'etait cependant pas en peril;
c) enfin, rien ne pouvait faire prevoir l'accident, qui a du
survenir pen de temps aprils le depart de GaIiey.
D. -En temps utile, les demandeurs ont declare recourir
en
reforme contre le prononce de la Cour d'appel.
Galley, de son
cote, a alleglle avoir fait tout ce que les
circonstances
et le droit l'obligeaient de faire.
Statuant sur ces aits et considerant en droit :
- -Le Tribunal federal est lie par l'etat de fait dresse
par Ia Cour cantonale et ne pourrait prendre en consideration
les
alIegues contraires,repris en plaidoirie parJes recourants,
que si les constatations faites etaient en contradiction avec
les
pieces du dossier (art. 81 OJF), ce qui n'est pas le cas.
En effet, rien ne tend
a. prouver qu'Oberson fut deja tombe
sous son cheval alors que le defendeur 1'a quitte; en parti-
culier le fait que celui-ci a emporte Ia peIerine n'Qtablit rien
a cet egard. Galley a explique que, dans l'idee de laisser le
ehar en place jusqu'au lendemain
et da partir avec son corn-
278 A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
pagnon en emmenant le cheval, il avait pris la pelerine et la.
couverture, puis etait parti en les emportant; eette expliea-
tion est parfaitement plausible.
2. -La pretention des recourants de faire admettre que
le defendeur
ava.it un internt a mettre Oberson dans l'impossibi-
lite de passer l'aete d'aehat de sa propriete et qu'il aurait agi
adessein, a eehoue; leur argumentation a eet egard manque
de toute base de fait
et rien n'a ete etabli au sujet des pre-
tendus regrets de Galley d'avoir promis-vendu sa ferme.
Les induetions que les reeourants ont pretendu tirer du fait
qu'Oberson
et Galley ont fait route ensemble, -ce qui au-
rait eree, disent ils, une sorte de communaute entre eux, -
et du fait qne e'est Galley qui tenait les rnnes lorsque le
char s'est pris dans la neige, -ee qui lui imposait certaines
obligations, -n'ont aucune portee; elles sont sans rapport
avec la mort par congestion, ensuite d'accident, d'Oberson.
La
Cour cantonale a admis, en effet, qu'au moment du dnpart
du defendeur, Oberson etait 8ur pieds, a co te de son attelage,
et qu'il avait repris les rnnes; il etait done libre de ses mou-
vements, maUre de lui et de sa bnte ; il avait, en outre, renu
de son compagnon de route le conseil de partir avee son
ehe
val detele. Les faits anterieurs sont des lors sans impor-
tance.
Il en est de
meme en ce qui eoneerne l'obligation que les
demandeurs pretendent faire deeouler d'une negligence de
Galley; ayant
mis Oberson dans le danger, il etait juridique-
ment tenu, disent-ils, de I'en sortir, ce qu'il a omis de faire.
Mais pour que cette argumentation puisse etre admise, il
faudrait qu'il
fut etabli que le defendeur amis Oberson dans
le danger, ce
qui n'est pas le eas. En eilet, si l'accumulation
de la neige sur la route entravait la marche de l'attelage, elle
ne mettait cependant pas la vie d'Oberson en danger. Il n'est
du reste pas etabli que le defendeur ait mal conduit le char.
3. -
C'est ii. bon droit, dans ces conditions, que la Cour
d'appel de Fribourg a juge que les demandeurs ne peuvent
faire
etat que d'un devoir moral, car, ainsi que le Tribunal
federat 1'a juge d'une maniere constante, il n'existe pas d'obli-
1II. Obligationenrecht. N° 32.
gation juridique pour un individu de porter secours a un tiers
qui est en danger sans qu'il y soit pour rien.
Mais si mnme
on voulait etendre jusque la la notion de l'obligation juridique
eomme les demandeurs pretendent Ifl faire, iI faudrait en tou
as, pour que le defendeur ptit tre rendu responsable de son
maction, qu'il
fut etabli qu'il ait su ou du savoir que son com-
pagnon de route courait uu dang er et qu'ill'ait intentionnelle-
ment abandonne dans cette situation.
Or l'instance cantonale
a constate, en fait, que la procedure n'etablit pas que Galley
ait du prevoir l'accident arrive, apres son depart a Oberson
. , ,
III ses consequences. Cette constatation enleve, en outre, toute
portee
aux arguments que les demandeurs ont pretendu tirer
du fait que le
defendeur n'est pas reste aupres d'Oberson
qu'il a
e16 chercher du seeours a Estevenens et non du cöt
de Rueyres et qu'il n'est pas revenu aupres de son eompa-
gnon de route avee les personnes qu'il
etait alle ehercher.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est
eearte et l'arret rendu par la Cour d'appel
du eanton de Fribourg, le 2 decembre
1907 eonfirme en son
entier. '
32. tMr 111U" 15. i 1908 in acl)en
'taet, JtL u. 1. iBet'. .rel., gegen det. iBefI. u. 11. iBev.rer.
Schndenersatz wegen ungerechtfertigten Arrestes und dadurch be-
Wirkter Kreditschädigung
Art. 273 SchKG, Art. 50 u. 55 OR.
Für die Kreditschädigung sind nur die letztgenannten Artikel an-
wendbar.
A. urcl) Urteil bom 30.Dftober 1907 atte ba mtsgerid)t
:notuad) l)iet'ftein über bit .relagebegel)ren:
111. Ob ber auf iBegel)ren bt iBeflagten burd) bie rreft e
"l)örbe )on ornecMtnieritein unterm 19. IDClira 1907 gegen ben
1/ Jtldgrr berfügte rreft ( t'teit6efel)( r. 6) gerid)tlid) aufau
1/ l)e en f ei