"l6 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
Datiiber aufnufteUen, uon Deren ?Seohad)tung Der ugtritt auß
einer efeUfd)aft abnältgig fei, unD berünre Diefer egenftanb
Die ?SunDegbeniirDen nid)t. ad)bem Daner Daß aargauifd)e Dber,
gerid)t feftgefteat abe, Dan ein ugtritt ber Muttenten auß
Der itma . Züt unb o . nid)t erfolgt jei, müffe eß
Dabei fein ewenDen l)aben unb fet bag ?Sunbeßgcrid)t nid)t
foml'etent, auf Diele rage einnutreten.
2. 5ie laffen banin gefteat, ob bie Uebereintunft 'Oom 15.
SuH 1876 witUid) wifd)en Den efellfd)aftern abgefd)loffen
worDen fei. mein biefe % atfad)e aud) Augegeben , 10 folgen
barauß bloß idungen für Den britten ntnennabet 2L Zütl) ,
nid)t aber gegenüber 1 rltten. lß itmag1äubiger aben e;
furßbeffagte inre l'erfiinlid)en orDerungen bei bem 1 omi
ö
H Der
irma geltenb mad)en müffen unb eß lei nid)t if)re ufgabe
gewefen, ben ed)tßtrieb nod) ben einöelnen ntf)ennaliern ber
hma ur stenntnifi 3U bringen. . Zütl) f)alie aud) für Die
beiben anbern %f)eHnaber gel)llnbelt, unb wenn er benfelben,
waß ülitigenß 'beftritten werbe, ben ed)tßtrieb nid)t mitgetneilt,
10 miigen fid) etUttenten an inn arten.
1 aß unbeßgetid)t ient in r tl1 ä gun g :
- ß ftent Mt, ban bie efurrenten gemeinfam mit . ZÜ
wenigftenß bißimitte beß Sal)reß 1876 unter ber irma "m:.
l1üt unb om . /I eine anbelßgef cll d)aft gc'bHbet l)aben,
weld)e alß fold)e il)ren i unb erid)tnftanb in 'sofingen,
stanton m:argau, gef)alit f)at. 1 agegen ift returrentifd)erfeW
beftritten, ban bicfeß efellfd)aftßberf)äHnin aud) nod) ur ,Seit
beß stonfurßaußbrud)eß über bie itma . Zütf) unb ont.l'.
beftanben l)abe; 'Oielmel)r whb bel)au:ptet, ban baßfellie nod) im
Sanre 1876 aufge!iift worben unb irma rammt anbeIßgeid)äft
auf ben urfl'rünglid)en imitgefellfd)after . Zütl) al13 alleinigen
Snl)alier übergegangen fei.
- 1 a nun ba13 Uttnei1 bcß argauifd)en Dbcrgerid)teß 'Oom 22.
Dftober 1877, burd) tl1dd)eß ber über bie irma m:. Züfl) unb
om:p. außgebrod)ene stonturß aud) auf bie beiben etuttenten
aUßgebel)nt tl1irb, lebigltd) barauf berul)t, ban Diefelben nid)t in
gefe lid)er eife auß ber genannten itma außgetreten unb
baner nod) aIß ntneifl)aber betfelben u betrad)ten unb aU
III. Gerichtsstand. -Gerichtsstand des Wohnortes. N° 8. 27
benanbeLn feien, fomit Die ortbauer beß eiellid)aftß'OernäItntffeß
wifd)en ben etuttenten unb . ,ßütf) bie Bebingung ber ston,
furßeriiffnung über bie beiben etuttenten bUbet, fo frägt lid) in
errter Zinie, ob ber aargauifd)e ffiid)ter fom:petent geweien fet,
batftber AU entfd)eiben, ob bag 503ietät13'Oerl)ältnif3 im imoment
ber stontm:ßeriiffnung widfid) nod) beftanben f)abe ODer nid)t.
- 1 iefe rage mun 'Oerneint tl1erben. 1 ie strage auf m:ner
tennung beniel)ungßweife eftftellung beß ?Seftenenß eineß e
fellfd)aftßi erf)äUntffeg ift eine 1'erfiinlid)e, tl1eId)e baf)er gemän
rt. 59 ber unlleß )erf(lfiung bei bem id)ter am ol)norte ber
Befragten anl)ängig gemad)t werben mUB, unb bier er ffiid)tcr tft
nun unbeftrtttenermancn ber IUAernifd)e, inbem beiDe efurrenten
inren orbentlid)en of)nfi im stanton ,ßuAern f)aben.
- itb biefe strage 'Oon ben luöernifd)en etid)ten (we1d;e
übtigenß bei beren ?SeurtneHung baß aargauifd)e ed)t anAu;
wenben f)aben) gutgel)einen I 10 fann fid) bann fragen, ob bie
ffieturrenten in if)rer igenfd)aft a11s imitglieber ber an'celß.
gefellfd)aft m:. Züt unb om:p. in 'soflngen, aiß bem 1 omi::
. ife ber eiellfd)aft, aud) )erfiinlid) ein efd)ä:ftßbomiaH f)aben,
wo fie .))erfönlid) für 5d)ulben Der efellfd;aft be1angt unb in
stonfurß gebrad)t werbentönnen. ,Sur ,Seit ift aber 3ur rör:::
tetUng biefet trrage teine meraniaffung i orf)anben, fonbern
'Oorerft ber ntfd)eib ber lunernHd)en ertd)te übet bag in '00:
riger rtl1ägung beaeid)nete mernän1tin u gewärtigen.
.1 emnad) at ba13 BunDeßgetid)t
etfannt:
1 ie efd)tl1erbe ift 'begtünbet, unb bemnad) Daß aft. B. er
tl1äf)nte Urtneir beß aargauifd)en D'bergetid)te uom 22. Dttober
1877 aufgef)ol.ien.
- Arrest. -Saisie et sequestre.
- Amnt du 25 Janvier 1878 dans la cause Reisdor .
Par exploit du 21 Mars 1876, et pour parvenir au paye-
ment d'une liste de frais du montant de
851 fr. 25 cent.,
28 A. Staatsrecht!. Entschei.dungen: 1. Abschnitt. Bundesverfassung.
l'avocat Gendre a Fribourg a notifie a Louis Reisdorf, maHre
paveur, sujet bavarois, precedemment a Fribourg, un se-
questre sur la generalite de ses biens et specialement sur les
sommes d'argent
a lui dues par la Ville de Fribourg.
Par mandat du 8 Avril suivant, Reisdorf a oppose a ce
sequestre,
fonde sur les motifs suivants : 1
que la notifi-
cation du sequestre prementionne est nulle, Reisdorf n'ayant
jamais
elu domicile au bureau de l'instant pour la poursuite
dirigee contre lui; 2° que le sequesLre lui-meme est nul en
presence de l'art. 59 de la Constitution
federale, Reisdorf
etant solvable et domicilie a Berne; 3° que le türe servant
de fondement au sequestre n' est ni valable ni executoire
;
4° que prealablement a la poursuite l'avocat Gendre avait
l'obligation de remplir la formalite prevue arart. 144 du
tarif des emoluments;
5° que le sequestre est illegal et
contra ire au prescrit
de l'art. 7 de la loi sur les poursuites
pour dettes, attend1) que
les offres de reduction so nt vagues
et indeterminees;
6° que l'opposant conteste devoir la somme
entiere
reclamee et s' estime en droit de presenter une contre-
nklamation. .
Par
jugement par defaut en date du 26 Avril 1877, le
Tribunal de
l' Arrondissement de la Sarine accorde a l'avocat
Gendre ses conclusions tendant
a ce que Reisdorf soit deboule
de l' opposition qu'il a formee conlre le sequestre a lui notifie
le 21 Mars de dite annee.
Reisdorf a recouru, le 16 Juillet 1877, au Tribunal ferleral :
il conclut
a ce qu'il plaise a ce Tribunal prononcer que le
dit jugement est annu)e, ainsi que tüus les actes qui l'ont
precede, accompagne et suivi au for fribourgeois, ce juge-
ment ayant
eU rendu en violation de l'ar1. 59 de la Consti-
tution
federale. Le recourant fait valoir, en resume, a
l'appui de son reeours, les eonsiderations ci-apres : Reisdorf,
sujet allemand, est au
benefiee du traite conclu avec I' Alle-
magne le 29 Avril 1876: il ale droit d'etre traHe, relative-
ment
a sa personne et a ses propriEntes, sur le meme pied
et de la
meme maniere que le sont les ressortissants d'un
autre Canton.
Le reeourant es! domieilie a Berne depuis
IH. Gerichtsstand. -Arrest. N° 9.
1868 et sa solvabilite n'a pas meme Me eontestee. Le juge-
ment du Tribunal
de la Sarine viole done l'art. 59 de la Con-
stitution
federale.
Dans sa reponse du 24 Septembre suivant, l'avocat Gendre
eonclut au rejet
du reeours: il appuie eette eonclusion par
les arguments suivants :
Le traite entre la Suisse et l' Allemagne du 29 Mai 1876
ne peut
etre invoque en la cause: il ne peut avoir d' effet
retroaetif au sujet des poursuites
dirigees eontre des sujets
allemands avant sa mise en vigueur:
or le sequestre notifie
par Gendre
a Reisdorf est de deux mois anterieur a l'entree
en vigueur du traite. Reisdorf a d'ailleurs
elu domieile au
bureau
de l'avoeat Gendre pour toutes les affaires qu'il avait
dans le Canton de Fribourg. Reisdorf a de plus
avoue son
insolvabilite en laissant intervenir les adjudieations de biens
sequestres, prononeees le '1 er Mai 1876, et elle est eonstatee
par
les jugements du Tribunal de la Sarine des j et 24 Fevrier
de la meme annee, admettant la validite de sequestresa teneur
des articles 114 et suivants de la loi fribourgeoise sur les
poursuites juridiques.
L'avocat Gendre, en notifiant son sequestre le
21 Mars 1876,
se trouvait au benefiee d'une situation qui legitime entiere-
ment
ce procede.
Dans leurs replique du 30 Oetobre et duplique du 20 No-
vembre 1877 les parties reprennent , avec
de nouveaux deve-
loppements, leurs eonclusions respeetives.
Staluant sur ces ((fils et considerant en droit:
1° Quoique le Traite d'etablissement conclu en 1876 entre
la Suisse et
I' Allemagne ne soit entre en vigueur que le 1 er
Janvier 1877, soit posterie'orement au sequestre dont est
reeours, l'article 59 de la Constitution
federale du 29 Mai
1874 a voulu assurer atout debiteur solvable ayant domicile
en Suisse, qu'il soit Suisse ou
etranger, le benefiee du
for
de son domicile, alors que l'art. 50 de la Constitution
de 1848 ne mettait au dit
benefiee que le debileur suisse.
Il y a done lieu, pour statuer sur le merite du reeours,
d'examiner
si le reeourant reaIise en sa personne les eon-
30 A. StaatsrechtL Entscheidungen. 1. Abschmtt. Bundesverfassung.
ditions du predit article 59, a savoir le double requisit d'un
domicile
fixe et de la solvabilite.
20 Reisdorf a apporte la preuve soit par de nombreux permis
d'etablissement, soit par diverses quittances d'impöt, que
des
1868 il n'a pas cesse d'avoir son etablissement principal ou
domicile
a Berne. II a, il est vrai, a l'oceasion de travaux par
lui entrepris et de certaines difficultes et proces en corre-
lalion avec cette entreprise, fait election de domicile au
bureau de l'avocat Gendre, mais eelui-ei n'a point prouve
que cette eJection de domicile ait jamais
ete; expressement
ou implicitement, etendue
a la reclamation actuelle, ce que
le recourant contes
te d'ailleurs de la maniere la plus positive
dans son opposition du 8 Avril ci-haut relatee. Dans cette po-
sition, le fait du domicile
de Reisdorf a Berne doit etre con-
sidere comme demontre.
3° L'allegation de la pretendue insolvabilite de Reisdorf ne
se trouve appuyee sur aucun fait decisif,
ni sur aucun docu-
ment produit au dossier. L'opposant au recours n'a point
avance que le dit recourant ait jamais Me mis en etat de
faiBite a son domieile de Berne, OU il a toujours paye regu-
lierement ses impöts, selon quiltanees produiles, et il recon-
nait
meme dans ses pieees de proeedure que Reisdorf. a
aequitte en ses mains plusieurs notes d'honoraires relatives
a d'autres diffieultes. L'allegation que le reeourant aurait
laisse en fait perfeetionner divers sequestres pratiques contre
lui
a Fribourg, et a choisi ce moyen pour satisfaire ses
creanciers, n'implique nuHement, eomme le pretend Gendre,
une preuve de deconfiture.
La solvabilite du reeourant, d'ail-
leurs toujours presumable jusqu'a preuve contraire, ne sau-
rait done etre contestee en l' espeee.
4° 11 ressort de ce qui precede que c'est devant le juge
bernois que Reisdorf
eßt du etre recherche pour la presente
reclamation personneHe , et qu' en autorisant le sequestre
exeeute a Fribourg au prejudiee du reeourant, le Tribunal de
la
Sari ne a meconnu et viole l'art. 59 de la Constitution
federale : le jugement de ce Tribunal en la cause ne saurait
des lors subsister.
lV. Vollziehung kant. Urtheile. -V. Kompetenz d. Bundesbehörden. 31
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est fonde. Le jugement par defaut rendu eontre
Louis Reisdorf
par le Tribunal de l' Arrondissement de la
Sarine,
le 26 Avril 1877, est declare nul et de nul effet, ainsi
que les aetes de poursuite qui
l' ont aecompagne et suivi au
for fribourgeois.
IV. Vollziehung kantonaler Urtheile.
Execution de jugements cantonaux.
ie(le mo 11, riUägung 1-3.
V. Kompetenz der Bundesbehörden.
Competences des autorites federales.
- Des Bundesgerichtes. -Du Tribunal fMeral.
ie(le ill° 16-18.
- Des Bundesrathes. -Du Conseil federal.
- Uri(leil lom 29. IDläq 1878 in ad)en ,gen .
A. :t urd) Urt(lciI beS meAidSgericf)tes tiluenfelb lom 17.
31tH 1877 iUurbe bem alt morfte(ler ,genA in einem i lilVto::
aeffe gegen 3afob unb marbCttil ägeHn lon mud) bet d)iebS
ei für eine in bem Ud(leir niiger beneid)nete ;t(lCttfad)e über-
bunben. .
egen biefeS Ud(leil ergriff ,genö bie )Berufung an baS t(lur