Art. 55 BV; press offences and territorial venue; admissibility of constitutional complaint against summons. A summons before a territorially incompetent judge may already constitute an actionable interference with press freedom, so that the public-law complaint need not await a final merits judgment. In press-injury matters, venue is determined by the constitutionally protected connecting factors governing publication and domicile; coercive appearance before a forum lacking such competence is not required to be endured as a prerequisite to review.
122 Staatsrecht. punitionf conditionnelle pour l'application de l'art. 45 al. 3 Const. fed. Les cantons de la Suisse allemande (ex- cepte Schaffhouse) ont adopte le systeme de la remise conditionnelle de la peine. D'apres ce systeme, la peine tombe a l'expiration du delai, mais la condamna tion subsiste (v. THORMANN, Der bedingte Straferlass, Zeitschr. für Schweiz. Recht 1911, vol. 52 p. 519 et sv.) Le projet de code penal suisse de 1918 donne la prefe- rence au systeme franctais de la condamnation condi- tionnelle. A rart. 39 chiffre 4,il prevoit que, si le con- damne a subi l'epreuve jusqu'au bout, la condamnation sera consideree comme non avenue ll. Si le droit penal etait unifie en Suisse, on pourrait songer a en tirer un critere pour l'application de l'art. 45Ial. 3 Const. fed., mais tant que ce droit est reserve aux cantons, la diversite meme des principes adoptes s'oppose a ce que la dispo- sition constitutionnelle eitre soit appliquee sur la base des lois penales cantonales. On abounirait en effet ades inegalites de traitement choquantes si l'on faisait abs- traction de la premiere condamnation prononcee avec sursis dans un canton qui a introduit cette mesure tandis qu'on en tiendrait compte lorsque le canton oille premier delit grave a ete reprime ne connait pas le sursis. Le retrait de retablissement est par consequent justifie en l'espece. Le Tribunal jederal prononce: Le recours est rejete. Doppelbesteuerung. N° 22.
V. DOPPELBESTEUERUNG-DOUBLE IMPOSITION 22. Anit du 19 juin 1926 dans la cause Leuenberger contre Berne et Neuchi.tel. Notion de la double imposition. Les cantons dont le systeme fiscal est base sur l'imposition exclusive des choses (Objektsteuer) ne sont point tenus, dans les relations intercantonales, de deduire de l' actif imposable une fraction des dettes, correspondant au rapport qui exIste entre l'actif soumis a leur souverainete fiscale et ll'ensemble des biens du contribuable. Ernest Leuenberger a herite en 1922 une part d'un immeuble, sis a St-Imier, et dont l'estimation cadastrale est de 130570 fr. Il a egalement acquis, en 1923, des immeubles au Locle, oil se trouve son domicile. Pour I'annee 1924, Leuenberger a ete taxe par les autorites fiscales bernoises sur la base suivante : Valeur de la part de propriHe de l'immeuble de St-Imier: . . . . . . . . . . . . . 22 000 fr. Fraction de dettes hypothecaires grevant cet immeuble : . . . . . . . . .. 1 000 ". Fortune imposable: 21 000 fr. Dans le canton de Neuchätel, l'actif net du recourant a ete arrete a 29 000 fr. La decision du Departement des Finances, du 23 decembre 1924, auquel l'interesse avait recouru, a ete confirmee, le 8 janvier 1925, par la Com- mission cantonale de recours. Le fisc neuchatelois admet les chiffres allegues par le contribuable. Son prononce est motive comme suit : La fortune brute de Leuenberger se monte a 22 000 fr. dans le canton de Berne, et a 90 070 fr. dans le canton de Neuchatel. Le passü est de 1000 fr. dans le premier canton, et de 75 000 fr. dans l'autre, soit au total 76000 fr., somme qui, en vertu de la jurisprudnnce fede-
rale, doit tre repartie proportionnellement ä la valeur des elements d'actif. Cette relation est de 80,35 % (pour le canton de Neuchätel) a 19,65 % (pour le canton de Berne). 11 convient, des lors, de deduire de la fortune brute imposabIe au LocIe (90070 fr.), le 80,35 % de, 76000 fr., soit 61 066 fr., et de fixer, par consequent, l'actif net soumis a la taxe ä 29 000 fr. Par acte du 21 janvier 1925, Leuenberger a forme un recours de droit public au Tribunal federal, en relevant que sa fortune nette se monte ä 36 070 fr., mais qu'll est iinpose, en fait, sur la base d'un actif net de 50 000 fr. eIl m'est indifferent -decIare le recourant dans un memoire complementaire -de payer une part plus forte a l'un des deux cantons ; mais il m'importe, par contre, que ces deux parts reunies ne depassent pas le montant qui peut tre legalement penu pour le tout si les immeu- bles se trouvaient situes dans Ie mne territoire. Le Conseil d'Etat neuchätelois et Ie Conseil executif du canton de Berne ont conclu, tous deux, au reiet du recours. Considerant en droit :
126 Staatsrecht. l' existence economique se concentre dans un seul canton. Le Tribunal federal n'est, des lors; en droit d'inter- venir, sur la base de l'art. 46, a1. 2 Const. fed., que dans deux eventualites ; a) lorsqu'un canton soumet un citoyena un impöt dont la perception doit, en fait, revenir a un autre canton, et: b) (quand bien m ne chacun des Etats interesses se tiendrait dans les limites de sa propre souverainete fiscale) lorsque l'application simultanee de deux regimes differents conduit a imposer le contribuable plus lourdement que s'il etait soumis aux lois d'u seul canton (RO 39 I p.375 et 376; 48 I p. 362, consid. 2, p. 490 et p. 506). Il a, par consequent, ete juge a maintes reprises que les cantons dont le systeme est base sur l'imposition exclusive des choses (Objektsteuer, v. supra, chiff. 2, al.
Ces principes ont He poses, notamment, dans l'arrnt du 14 juillet 1922, en la cause Bötsch contre Berne, BaIe-Ville et Zurich (RO 48 I p. 358 et suiv.), auquel on peut se borner asereferer et dont Ia solution a, d'ailleurs, ete confirmee dans Ia suite (RO 48 I p. 501 ct suiv.). Comme Zurich et Bäle-Ville, en effet, le canton de NeuchäteI frappe d'une taxe personnelle l'ensemble de la fortune nette du contribuable (v. RO 45 I p. 175, consid. 2; 48 I p. 487, consid. 3, al. 2), la Iegislation hernoise ne connaissant, d'autre part, que l'impöt ob- jectif sur les biens mobiliers et les immeubles (RO 48 I p. 358 et suiv. ; 49 I p. -529, consid. 2). Quelque regret- table que cela puisse paraitre, il faut, des lors, conceder a l'Etat de Neuchäte1 Ie droit de ne ded'uire qu'une frac- tion du passif -soit, en l'espece, le 80,35 % -d'apres le rapport entre le montant des biens existant au Locle (90 070 fr.) et Ia fortune brute totale de l'interesse 112 070 fr.). Quant au cailton de Berne, il ne saurait tre tenu de defalquer d'autres dettes que celles garanties par l'immeuble sis a St-Imier (loi du 7 juillet 1918, art.9). Une immixtion dans son systeme fiscal ne se legitimerait point par des considerations tirres du but et de l'objet de l'art. 46, al. 2 Const. fed. (v. supra, chiff. 2, dern. al.), car le refus de toute deduction plus etendue ne resulte pas du fait que Leuenberger est assujeti a l'impöt dans deux cantons: comme l'a etabli l'arrnt Bötsch, cette, defalcation ne pourrait tre accordee aux contribuables bernois eux-mnmes.
128 Staatsrecht. Sans doute le Tribunal fMeral a juge qu'i! est contraire aux art. 4 et 46, al. 2 COllst. iM. de ne defalquer une dette hypothecaire que si la creance correspondante est. elle.:.mne, imposee dans le canton (RO 48 I p. 337 et suiv. ; 49 I p. 528 et suiv.). Mais le refus de deduction contre lequel s'eIeve le recourant n'est point base sur cette disposition de la loi bernoise. TI n'a, egalement, pas sa source dans le domicile du debiteur hors du can- ton. La decision dont est recours est fondre sur Ie prin- cipe general de rart. 9, aux termes duquelles dettes . hypothecaires grevant un immeubIe sis dans Ie canton de Berne peuvent, seules, re defalquees de la valeur de cet immeuble. Or une. pareille disposition est, en elle- mrune, licite au regard de Ia Constitution federaie (v. supra, chiff. 2, al. 5). Le Tribunal lidera,l prononre: Le recours est rejete. Vgl. auch Nr. 16. -Voir aussi n° 16. VI. PRESSFREIHEIT LIBERTE DE LA PRESSE 23.tirteil vom 14. lrUrz 1926 i. S. Schneider gegen Bezirksgerichts. Vizeprisident ArIesheim. Gerichtstand . für Strafklagen wegen Pressinjurie. Zulässigkeit der stntsnecbtlichen .Beschwerde wegen Verletzung df."r P:essfrelheU schon gegen die Vorladung vor einen nach dieser Vel'fassungsvorschrift örtlich unzuständigen Richter. A. -Der Rekurrent Friedrich Schneider in Basel ist verantwortlicher Redakto:.: und Herausgeber der Basler Pressfreiheit. N0 23.
Arbeiterzeitung , ( tägliches offizielles Organ der s0- zialdemokratischen Parteien von Basel-Stadt und Basel- land und der Arbeiter .. Uruon Basel . Numiner 178 vom