Art. 67 al. 2 CP; criminal negligence and site inspection in appellate review. The criminal judge is not bound to conduct an on-site inspection when the relevant configuration of the place is undisputed. In assessing imprudence, the decisive question is whether the accused, in the concrete road conditions, adopted a maneuver and speed incompatible with the risks objectively recognizable to a careful driver. Overtaking on a narrow mountain road may constitute negligence even if the maneuver is in principle permissible. An alleged concurrent fault of another participant need not be examined where it cannot affect the outcome in view of the light sanction (consid. 2 et seq.).
I. BUNDES STRAFRECHT CODE PENAL FEDERAL 12. Arret de 1a Cour de cassation penale du 16 fevrier 1931 dans la cause Clavel contre Cour de oassation penale du canton de Vaud. Atteinte a Ta securite des postes, art. 67 801. 2 CPF. Le transport sur pla.ce n'est pas obligatoire pour 1e juge pena. lorsque la configuration des lieux n'est pas sujette a discll.'ISion. -Danger du ttepassement sur ulle routede Illontagne (collsid. 2). L'accident qui est a l'origine du litige s'est produit dans les circonstances suivantes : a) Le 22 aout 1929, a 16 heures 30, le recourant suivait en automobile un autocar postal rouhint dans la direction de Chateau-d'Oex. b) Pres de la bifurcation. de la route de montagne Sepey-Chateau-d'Oex et du chemin de La Comballaz aux Voettes, le recourant voulut depasser l'autocar. A cet endroit, la route proprement dite a une largeur de
metres, sensiblement egale a la largeur additionnee des deux vehicules (2 m. 15 plus f m. 45 3 m. 60). L'espace utile se trouvait toutefois elargi -d'un metre environ -par une bande de gazon plane longeant le cote gauche de la route ou en faisant meme partie. c) Le recourant s'engagea a une allure de 40 km. environ, partie snr la route, partie sur la bande gazonnee, Bundesstrafrecht. :;-0 12.
l'autocar suivant l'extreme droite de la route. Tl reussit a depasser sans encombre, lorsqu'il se trouva brnsquement en face d'un caniveau qu'il n'avait pas apernu, caniveau qui traversait la bande gazonnee. Pour eviter l'obstacle, le recourant voulut reprendre la droite de la route en passant devant l'autocar, mais, au con1's de la manffiuvre, sa roue droite arriere acc1'ocha la roue gauche avant de I 'autocar, qui fut lance de cöt -. Grace a une haie de sapins bo1'dant la droite de la route, l'autocar ne roula pas au bas de la pente, mais resta sur la route, seule la roue droite avant etant suspendue dans le video d) L'autocar subit des degats maMriels minimes. Les occupants en furent quittes pour la peur, seule une dame paraissant avoir eM Iegerement contusionnee. B. -A la suite de ces faits, le recourant fut traduit, pour atteinte a la securite des postes, devant le Tribunal de police du district d'Aigle. Par jugeinent du 30 septembre 1930, le Tribunal l'ac- quitta, admettant que l'automobiliste n'avait commis ni imprudence ni negligence au sens de l'art. 67 du code penal federal. G. -Sur recours du Departement federal de justice et police, la Cour de cassation cantonale, par arret du 18 novembre 1930, areforme le jugement de premiere instance et condamne le recourant, en vertu de I'art. 67 a1. 2 CPF, a une am ende de 50 fr. et aux frais. La Cour admet que si, en principe, l'automobiliste pouvait utilise1' la bande de gazon pour depasser, il avait, en l'espel?e, commis une imprudence eu ne prenant pas toutes les precautions necessaires ponr IJOuvoir rester maitre de sa machine. D. -Cet amnt a eM communique le 11 decembre 1930. Clavel a adresse sa declaration de recours au Tribunal cantonal le 19 decembre et son memoire au Tribunal federalle 22 decembre 1930. Il fait valoir les moyens suivants : a) Les premiers juges ont a:cquitte le recourant apres
S tra.frech t. avoir eM sur place. La Cour de cassation cantonale a statue sans connaitre les lieux. Elle aurait du proceder a une inspection, qui lui aurait permis de constater que la bande de gazon faisait partie de la route. b) L'autocar roulait a 25 km. Clavel avait le droit de le depasser et devait necessairement prendre une allure plus vive. Sa vitesse de 35 a 40 km. n'avait rien d'excessif. c) L'autocar aurait du lui-meme ralentir, comme l'a admis avec raison le Tribunal de police d'Aigle. S'ill'avait fait, il n'y aurait pas eu d'accident. E. -Le Ministere public cantonal s'est refere au preavis qu'ilavait adresse a la Cour de cassation can- tonale. Gonsiderant en droit:
pas eM sur place serait qu'elle aurait cru, a tort, que. 130 route etait bordee d'une bande de gazon, alors qu'en realite il se serait agi d'une partie de la route elle-meme sur laquelle le gazon avait pousse. Cette distinction subtile est sans aucun interet. Qu'il s'agit d'une bande de gazon plane attenante a 130 route, ou d'une partie gazonnee de 130 route, le reeourant pouvait s'y engager si les circonstanees permettaient de depasser sans danger, que le terrain plat auquel il avait aeees appartint cadas- tralement a 130 route ou a son voisinage immediat. b) Le fait de depasser un vehicule sur une route etroite constitue toujours une manreuvre dangereuse. En l'cspooe, le recourant disposait d'un espace d'environ un metre et, de son propre aveu, 130 route se retreeissait a peu de distance de l'endroit OU il 30 voulu depasser. Il y avait done deja une certaine imprudence a depasser a cet endroit, etant donne surtout qu'il s'agissait d'une route de montagne et que l'autoear postal pouvait diffi- cilement serrer compIetement la droite de 130 route, vu le danger que presentait pour lui 130 declivite du terrain. La principale imprudence du recourant, tres bien relevee dans le preavis du Ministere public cantonal, consiste a s'etre engage a une allure qui, sans etre peut- etre excessive au point de vue absolu, pouvait l'etre dans le defile sui generis constitue par 130 route, alors sur- tout que le revetement de gazon ne permettait pas au conducteur de se rendre compte a temps de la prati- cabilite du terrain sur lequel il s'engageait. Cette imprudence peut d'autant plus etre retenue a 130 charge du recourant que, d'une part, il s'agissait d'une route de montagne dangereuse en raison de son etroitesse et des pentes qui 130 bordaient, et que, d'autre part, Clavel, domicilie a Aigle, marchand de betail de profession, peut etre repute connaitre les routes de 130 region et leur difficulM. Or, comme le fait observer le Ministere public vaudois, les caniveaux sont frequents dans cette sorte de routes
et forment un obstacle avec lequel un automobiliste doit compter. 3. -Le recourant reproche enfin a la Cour cantonale de n'avoir pas releve, comme le Tribunal d'Aigle, une faute concomitante du conducteur de l'autocar postal, faute consistant a n'avoir pas ralenti sa vitesse pour permettre a l'automobile de depasser plus rapidement. La peine tres legere infligee au recourant semit ample- ment justifiee meme si la pretendue faute concomitante du conducteur de l'autocar postal etait demontree: il est des 10rs inutile d'examiner si cette faute pouvait etre retenue. Par ces moli/s, la Cour de cassation penale rejette le recours. II.URHEBERRECHT DROIT D'AUTEUR 13. Urteil des Iuutionshofes vom 16. Februar 1931 i. S. ßeiohner gegen Staatsanwaltschaft Zürich. Urheberrecht an We-rken der bildenden Kunst. Kriterien. -Der Nützlichkeitszweck schliesst den Urheber- rechtsschutz nicht aus. -Auch Re k I a me n-bezw. PI a kat z ei c h nun gen können Werke der bildenden Kunst sein (Erw. 3 und 4). Abt r e tun g des Urheberrechtes (Erw. 6). Voraussetzungen für die S t ra f bar k e i t einer Urheber- rechtsverletzung (Erw. 3-6). Nachahmung aus I ä n rl i sc her Werke (Erw. 1 und 3). A. -Die Firma Bamberger Hertz betreibt ein grosses Herren-Kleidergeschäft in Deutschland. Ihr Hauptdomizil Urhebenecht.. );10 J:t
ist Köln, doch besitzt sie in verschiedenen andern deut- schen Städten Zweigniederlassungen, u. a. auch in l fünchen. Im Jahre 1927 erstellte das MÜllchnergeschäft einen Kata- log, der in zwei Ausgaben, einer ersten im Oktober 1927 und einer zweiten an Weihnachten 1927, erschien. Dieser Katalog hat äusserlich das Aussehen und die Form eines mit einem dunkelgrauen Filzhut mit schwarzem Band, sowie mit einem braun und grau karrierten Mantel geklei- deten Herrn, der den Mantelkragen aufgeschlagen hat, so dass nur ein schmaler Streifen des Gesichtes sichtbar ist. Der Mann hält die Häude in den Manteltaschen, aus denen ein zeitungsartiges weisses und rotes Blatt heraus- ragt. Am untern Mantelsaum ist mit weis sen Buchstaben die Firma Bamberger Hertz aufgedruckt. Und in der untern rechten Ecke steht mit roten Buchstaben der Name des Künstlers, der das Bild geschaffen hat, H. Ehlers. Die erste Ausgabe weist in der Mitte des vorderen Mantel- saumes einen kleinen Einschnitt auf, der bei der zweiten Ausgabe fehlt. Der Inhalt des Kataloges besteht aus einer Reihe von von Kunstmaler Ernst Kretschmann geschaf- fenen Herrenmodenzeichnungen nebst Preisangaben und zu- gehörigem Reklametext. In der ersten Ausgabe findet sich u. a. die Abbildung zweier mit Ulstermänteln gekleideter Herren, wovon der eine einen gewöhnlichen Strassenanzug nebst Hut mit schwarzem Bande, der andere aber Knie- hosen und karrierte Strümpfe, sowie eine englische Mütze trägt. In der zweiten (Weihnachts-) Ausgabe sind u. a. ein Skifahrer in moderner Skikleidung, sowie ein mit einem Schlafrock bekleideter, auf der Lehne eines Sofas sitzender, eine Cigarre rauchender Herr abgebildet. Letztere Zeich- nung ist mit K gezeichnet, während auf den andern Bildern jede Angabe des Autors fehlt. Dieser Katalog wurde in einer Spezialenveloppe versandt, auf welcher in verkleinertem Masstab dieselbe Herrenfigur , wie sie der Katalogumschlag aufweist, wiedergegeben ist. Gleich- zeitig mit der Versendung dieses Kataloges erliess die Firma Bamberger Hertz in den Münchner Neuesten