8 Staatsrecht.
Beziehung auf die Automobilsteuern der Kantone Waadt
und Genf angenommen hat, um eine bIosse Aufwandsteuer
oder um eine Gebrauchs-oder Besitzessteuer, sondern um
eine Strassen-oder sogenannte Zwecksteuer handelte, so
bildete das keinen Grund, die kantonale Steuerhoheit nicht
nach dem ordentlichen oder dauernden Standort des
Automobils zu bestimmen. Vielmehr führt die Automo-
bilsteuer, als Strassen-oder Zwecksteuer aufgefasst, noch
eher zu diesem Kriterium, denn als bIosse Gebrauchs-,
Besitzes-
oder Aufwandsteuer.
Demgemäss besass nach der bundesgerichtlichen Praxis
der Kanton Aargau die Hoheit für die Belastung des
Chandlerwagens
der Rekurrentin mit der Automobilsteuer
vom 1. Juli 1930 bis zum Ende des Jahres nicht mehr,
weil der Wagen von Ende Juni bis zum 2. Oktober seinen
dauernden Standort in-Zürich hatte. Da er Ende Juni
infolge eines Kauf-oder Tauschvertrages einer in Zürich
wohnhaften Person zu Eigentum übertragen wurde und
erst am 2. Oktober auf Grund einer weitern Veräusserung
an einen Dritten wieder in den Kanton Aargau zurück-
gelangte, erscheint es nicht bloss als vorübergehende
Massnahme, dass der Wagen in Zürich untergebracht
worden ist. Der Kanton Aargau ist daher verpflichtet,
den auf die zweite .Hälfte des Jahres fallenden Steuerbetrag
der Rekurrentinzurückzuerstatten.
Der Umstand, dass der Kanton Zürich den Wagen für
diese Zeit nicht mit der ordentlichen Automobilsteuer
belastet hat, ändert hieran nichts, da nach feststehender
Praxis ein Kanton seine Steuerhoheit in interkantonaler
Beziehung auch dann nicht überschreiten darf, wenn
dadurch keine Kollision mit der Steuer eines andern Kan-
tons entsteht. Dabei kommt es nicht darauf an, ob der
Kanton Zürich nach seiner internen Gesetzgebung berech-
tigt gewesen ist, für den erwähnten Wagen die ordentliche
Automobilsteuer zu erheben. Auch wenn er danach dieses
Steuerrecht nicht hatte, so stand ihm doch kraft Bundes-
rechts in interkantonaler Beziehung die Hoheit zur Erhe-
Gerichtsstand. N 2.
bung der erwähnten Steuer zu. Dass er von dieser Hoheit,
sei es auch auf Grund seiner Gesetzgebung, keiIren Gebrauch
machte, berechtigte den Kanton Aargau nicht, das Recht
zum Bezug der ordentlichen Automobilsteuer vom bis-
herigen oder neuen Besitzer für sich zu beanspruchen
(vgl. BGE 46 I S. 31 Erw. 3 ; 49 I S. 44; 55 I S. 2 ff.,
speziell 84).
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Die Beschwerde wjrd gutgeheissen und die Verfügung
derPolizeidirektion des Kantons Aargau vom 4; September
1930 in dem Sinne aufgehoben, dass der Kanton Aargau
verpflichtet ist, der Rekurrentin einen Automobilverkehrs-
gebührenbetrag von 265 Fr. zurückzuerstatten.
H. GERICHTSSTAND
FOR
2. Anit du 13 ferner 1931 dans la cause Bothen contre
Sooiete pour 1 reglementation en Smssl des prodmts phar-
maceutiques et hygieniques specialises par des marques
deposees )P.
Art. 59 Const. fM. : CirconstlIDCeB susceptibles d;influer sur la
va.lidiM d'une clause compromissoire.
A. -: Aux termes d'un acte de six articles intitule
Verpflichtungsschein, le recourant Max Rothen, droguiste
aLucerne, a, en date du ler avril 1925, pris a l'egard de
a societe intimee divers engagements ayant essentielle-
ment pourbut d'assurer la vente d'un certain nombre
de produits pharmooeutiques et hygieniques aux prix
fixes par cette societe. L'art; 5 prevoyait que Rothen
pourrait se voir reclamer a titre de peine conventionnelle
la somme de cent francs au minimum pour toute infrac-
10 Staatsrecht.
tion a l'une quelconque des prescriptions contenues dans
le present engagement . L'art. 6 disposait ce qui suit :
( Für Differenzen, die aus den vorstehenden Verpflich-
tungen entstehen können, erkläre ich den Gerichtsstand
Genf anzuerkennen .
Le 24 mai 1930, la societe a assigne Rothen devant le
Tribunal de premiere instance de Geneve en payement
de 50 francs (somme portee plus ta.rd a 150 Ir.) a titre de
peine conventionnelle pour diverses infractions au contrat.
Rothen a decline la competence du Tribunal en invo-
quant l'art. 59 Const. fed.
Par jugement du 29 novembre 1930, le Tribunal a
deboute Rothen de son exception par des motifs qui
peuvent 'se resumer comme il suit : L'election de domicile
est parfaitement valable. Loin d'etre dissimulee dans le
texte du contrat, elle fait l'objet d'un article special place
a la ligne et en caracteres typographiques analogues a ceux
qui ont ete employes pour les autres dispositions. S'il
fallait suivre le defendeur lorsqu'il pretend que 1a clause
serait nulle parce qu'imprimee en petits caracteres, on
aboutirait a prononcer la nullite du contrat dans son en-
semble.
Le defendeur pouvait et devait' meme preter
la meme attention a toutes 1es clauses .de l'acte:
B.-Rothen a forme contre' ce jugement un recours
de droit public pour violation des art. 4 et 59 Const. fM.
Une clause de la nature de celle qui figure sous l'art. 6
du contrat n'est valable, dit-jI, que si elle est absolument
formelle et que s'il ne peut y avoir aucun doute sur le fait
que c'est en toute connaissance de cause que la partie
a qui on l'oppose y a souscrit, condition qui n'est pas,
realisee en l'espece.
La societe intimee a conclu au rejet du recours.
Le tribunal de Geneve a declare s'en rapporter aux
motifs de sa decision.
Considimnt en droit:
TI est exact que suivant la jurisprudence du Tribunal
Gerichtsstand. N0 2.
federal une clause de prorogation de for, meme conc;ue
en termes non equivoques et dans la langue maternelle
du souscripteur -ce qui est incontestablement le cas en
l'espece -peut neanmoins dans certains cas etre consi-
d(m!le comme non opposabIe a ce dernier. Mais encore
faut-i!
pour cela ou que reeIlement le souscripteur n'ait
pas eu le temps materiel de lire en entier I'acte qui lui
etait presente ou que, a raison de circonstances particu-
li1 res, teIles que son inexperience dans les affaires, la
maniere dont la clause se trouvait inseree dans l'acte ou
d'autres encore, on puisse le tenir pour excusable de n'y
avoir pas, en le parcourant rapidement, prete I'attention
voulue. Or ces conditions ne se retrouvent pas en l'espece.
Le recourant ne pretend pas, tout d'abord, qu'on ne lui ait
point laisse le temps d'examiner les clauses de l'acte qu'i!
a
signe. Aussi bien et a la difference, par exemple, d'un
bulletin de commande, qu'il peut effectivement arriver
qu'on soit amene a signer sans en avoir pese tous les termes,
en la presence et sur la sollicitation d'un voyageur de
commerce bavard et pressant, il s'agissait dans le cas
particulier d'un acte qui, de par sa nature, exigeait une
certaine reflexion. Comme rien ne prouve que le recourant
n'ait pas eu le loisir de le lire et que, d'autre part, la clause
etait parfaitement claire en soi, il suffirait deja de ces
constatations pour rejeter le recours. Le fait que le recou-
rant se serait contente de parcourir l'acte hihivement,
ainsi qu'il l'allegue, ne saurait en effet a lui seul justifier
ses conclusions, car il n'y aurait la qu'une negligence de
sa part, negligence dont il aurait a supporter les conse-
quences (Cf. BO 36 I p. 602).
Au reste la clause ne serait pas moins valable dans
l'hypothese on il aurait signe la piece en la presence de
l'agent de la societe et au moment on elle lui aurait ete
presentee. En effet et contrairement a ce qu'il affirme,
l
a
clause
n'est nullement dissimulee dans le texte du con-
trat. Elle fait au contraire l'objet d'un article special juste
au-dessus de l'espace reserve a la signature, et comme on
ne peut paS dire que les dispositions qui la precedaient
offraient un interet moindre que le reste, iI n'y avait en
l'espece aucun motif de l'imprimer en caracteresspeeianx.
En realiM il n'etait pas possible qu'elle passat inapeI'9"ue,
meme au eou1'8 d'une lecture superfieielle, pour pen qu'on
füt tant soit peu experimente dans les affaires, ce qui etait
ineontestablement le cas du recourant.
La clause etant valable et impliquant une renonciation
a la garantie du for prevue a l'art. 59 Const. fed., le recou-
rant n'etait evidemment plus en droit de se prevaloir de
cette disposition.
Quant au moyen tire de l'art. 4 Const. fed., il resulte
de ce qui precede qu'il n'est pas fonde.
Le Tribunal j6Ural prononce :
Le recours est rejete.
V 1
U h
NI'
4 -Vo':'" aussi n° 4 ..
g.ac .. u.
Irr. INTERNATIONALES AUSLIEFERUNGSRECHT
EXTRADITION AUX ETATS ETRANGERS
3. Sentenza del 6 marza issl nella causa deI Porto.
L'estradizione di un' italiana non puo essere rifiutat.a pel motivo
ehe, all'epoea della eondanna in Italia, essa era. eittadina
svizzera e perse la nazionalita elvetiea solo in seguito a matri
monio.
Art. 5 ep. 1 deI tratt,ato italo-svizzero ; art. 2 della legge sull'estra-
dizione.
A. -Nel 1926 Juliette-Anna-Louise Herren, oriunda
svizzera e divorziata da certo Martin anch'esso svizzero,
apri negozio di modelli e confezioni in Milano ove fu,
il 28 febbraio 1928; dichiarata fallita, alcuni giorni dopo
Interna.tionales Auslieferungsrecht. N0 3.
a,vere abbandonato la citta. Con sentenza 20 ottobre 1928
il Tribunale penale di Milano la diehiaro colpevole dei
reati di bancarotta semplice e fraudolenta (sottrazione
di merce e di denaro, falsificazione di libri di commercio)
condannandola in contumacia aHa pena cumulativa d'anni
tre e mesi quattro di reclusione. Secondo una declaratoria
in data 14 febbraio 1930 di que1 Tribunale un anno di
reclusione le fu condonato su questa pena.
Nel febbraio dei 1929 la Herren sposa a Losanna eerto
Carl0 DeI Porto, suddito italiano.
B. -Mediante nota 9 giugno 1930 la Legazione d'Italia
in Berna ha ehiesto l'estradizione di Giulietta DeI Porto
nata Herren in forza della summenzionata sentenza
penale e dell'art. 2 cifra 11 dei trattato d'estradizione
22 giugno 1868 tra la Svizzera e l'Italia. La DeI Porto
s'e opposta all'estradizione e gli atti sono stati trasmessi
al Tribunale federale, cui spetta il giudizio sull'opposizione.
Il Ministero Pubblico della Confederazione ha proposto
d'accordare l'estradizione limitatamente al reato di banca-
rotta fraudolenta e di rifiutarIa per la bancarotta sempliee,
eoHa
riserva ehe 1a quota ;relativa a questo reato venga
comp1etamente elimipata dalla pena cumulativa prevista
nella sentenza 20 ottobre 1928 e ehe Ia pena sia eseguita
solo per la bancarotta fraudolenta.
L'Avv. R. Correvon, patrono della DeI Porto, chiede
i1 rigetto deHa demanda d'estradizione e, in subordine,
ch'essa sia accordata solo per il reato di bancarotta frau-
do1enta e contro una dichiarazione deHo Stato richiedente,
1a quale assicuri :
1° que dame DeI Porto ne subira pas en Italie la peine
prononeee pour faillite simple (douze mois d'emprison-
nement, convertis, semb1e-t-il, en 4 mois de reclusion ,
) et qu' en eonsequenee 1a peine de la ree1usion a subir par
dame DeI Porto sera reduite de toute 1a duree eorrespon-
dant a 1a peine encourue pour faillite simple;
20 que 1a remise de la peine aceordee par decret royal
en janvier 1931, d'une annee sur la totalite de 3 ans et