Art. 45 al. 1 CF; liberté d'établissement et dépôt des papiers de légitimation; en cas de pluralité de résidences, la commune du second séjour ne peut exiger le dépôt direct des papiers si ceux-ci sont déjà déposés ailleurs. Elle doit se contenter d'une attestation de la commune de dépôt certifiant ce fait. Une règle cantonale appliquée dans le sens d'une exigence absolue de dépôt personnel dans chaque commune est incompatible avec la garantie fédérale de l'établissement et entraîne l'annulation de la condamnation prononcée pour contravention.
forme normale du service personnel, ou bien celle de l'impot, prestation pecuniaire destinee a remplacer (er- . setzen, d'ou le nom Ersatz ) la prestation du service personnel, pour les citoyens qui sont incapables de le fournir (cf. FLEINER, Bundesstaatsrecht, p. 614 ; RO 53 I 428). Le but principal de la taxe militaire est donc d'etablir, dans la mesure du possible, l'egalite de tous les citoyens suisses a l'egard da la defense nationale. Dans la loi du 12 avril 1907 sur l'orgauisation militaire federale (art. 1), ces daux formes d'une seule et meme obligation sont placees sur un plan absolument identiqua, et cette assi- milation ast deja a la base da la -loi precitee du 29 mars 1901, ainsi qu'il ressort des travaux preparatoiras (Bull. 8tht., 1898, p. 535 sq.; 1899, p. 102 sq.; 403 sq., 525 sq., 581 sq.; 1900, p. 705 sq.; 1901, p. 23 sq., 51 sq., 109 sq., 115 sq.). Il suit de la.. que le refus da payer la taxe militaira ast analogue au refus de servir. L'un et l'autre constituent un acte d'insoumission (RO 51 I 346). Or, de quelque demo- mination que la loi la qualifie, l'insoumission est un detit, et, par consequant, le prononce qui la condamne est un jugement penal dans toute l'acception du terme, quand bien meme il est rendu par d'autres juges et n'entraine pas des consequences aussi graves lorsqu'il s'agit d'un citoyen exempte du service que lorsqu'il s'agit d'un soldat assujetti a la discipline militaire. La condamnation que Lebet a encourue le 3 decembre 1932 pour avoir refuse de payer sa taxe militaire, constitua donc, a tous points de vua, un jugement penal caracte- rise. Des lors la privation du droit de vote prononcee contre lui autorisait le Conseil d'Etat a lui retirer l'eta- blissement sur territoire genevois conformement a l'art. 45 al. 2 CF. Par ceB moti/s, le Tribunal /6Ural 'fY1'ononce : Le recours est rejete. I . I Niederlassungsfreiheit; N° 36. 20ö 36. Arrit du 13 octobre 1933 dans la causa 'l'ripet contra Commnne da Neucha.tel. Art. 45 Const. fed. : Obligation da deposer des papiers de legiti- mation. En ca.s de pluraIiM de residances, Ia commune da la seconde residence doit se cQntenter de la doola,ration de la premiere, attestant qua las papiers ont eM deposes chez elle. A. -L'art. 4 al. 1 de la loi neuchateloise du 17 mars 1908 sur la police des habitants dispose ce qui suit : Toute personne qui vient resider dans une commune du Canton est tenue, dans lesvingt jours des la date de son arrivee, de deposer chez le prepose a la police des habitants les papiers necessaires pour obtenir un permis de domicile . Denonce par le prepose a la police des habitants de la ville de Neuchatel pour contravention a cette disposition, Andre Tripet, ingenieur-chimiste et pharmacien, a eM condamne le 18 mars 1933 par le President du Tribunal II de NeuehateI, en application da ce meme artiele, a 15 francs d'amende et aux frais. B. -Tripet a forme contre le jugement du President du Tribunal II un recours de droit public pour violation de l'art. 45 al. 1 Const. fed. Il expose ce qui suit : Le recou- raut a son domicile aLignieres ou habitent ses parents. Il se rend tous les jours ouvrables a Neuchatel ou il travaille en qualite d'employe, dans une pharmacie tenue par son onele. Il rentre presque tous les soirs aLignieres ou, en general, il passe egalement les samedis et les dimanches, lorsqu'il n'est pas de service. Il a loue cependant une chambre a Neuchatel pour les nuits ou il estoblige d'y rester. Cette circonstance n'empeche pas que c'est a Lignieres qu'il a, en fait, son domicile. En droit, le recourant soutient que c'est aLignieres qu'il est tenu de deposer ses papiers, ce qu'il a d'ailleurs fait. La police de NeuchateI n'est donc pas fondee a exiger ce depot a NeuchateI et le jugement qui l'a condamne pour n'avoir pas fait ce depot est contraire a la Constitution federale.
C. -LeDepartement de JUstice et Police -duCanton de Neuchatei -a oonclu ace qua le recours filt declare irrecevable ou entout cas mal fonde. OQnsW,erant en droit :
contre le recourant doit etre annuIee parce qu'elle implique une violation de cette garantie. La commune de Neuchatel n'est pas en droit de subordonner le permis de domicile au depot prealable des papiers de legitimation du recourant, mais elle est tenue de se contenter de l'attestation que le recourant s'est declare pret et se declare encore pret a produire, a savoir une attestation de la commune de Lignieres constatant que ces papiers ont eM deposes chez elle. Le Tribntnal f6Mral prononce : La recours est admis et le jugement rendu par le Pre- sident du Tribunal II de Neuehatelle 18 mars 1933 dans 10. cause Tripet est annuIe. V. DOPPELBESTEUERUNG DOUBLE IMPOSITION 37. UrtE.i1 vom al. Oktober 1933 i. S. Erben Cornuz gegen Freiburg und Bern. Art. 46 Abs. 2 BV. Im illterkantor.a1en Verhältnis ist, soweit es sich nicht um Liegenschaften handelt, in der Regel derjenige Kanton zur Erbschaftsteuer berechtigt, in dem der Erblasser zur Zeit des Todes seinen Wohnsitz hatte, also, wenn der Erblas- ser bevormundet war, der Kanton der Vormundschaftsbehörde und zwar auch dann, wenn die Vormundschaftsbehörde eines andern Kantons zur Vormundschaft zuständig gewesen wäre. A. -Am 25. Juni 1932 starb in der Heil-und Pflege- anstalt Rosegg bei Solothurn Iwan Cornuz. Er war 1867 geboren und heimatberechtigt in Murten, wo seine Eltern wohnten und er aufwuchs. Im Jahre 1892 wurde er in Berlin, wo er damals wohnte, geisteskrank. Vom Februar 1892 bis zum 24. November 1893 war er in der Anstalt Waldau bei Bern. Dann lebte er, obschon nicht völlig wiederhergestellt, bei den Eltern in Murten bis zum