68 Familienrecht. So 21.
excellente reputation)). Et, quant au fait que l'enfant
etait ne avant terme, il a estime qu'on pouvait le tenir
pour constant au vu des rapports medicaux. Il a donc
conclu de ces faits qu'on pouvait presumer que l'enfant
avait bien ete conQu le 22 juillet 1932. Ne vouhlt-on pas
voir la une constatation de fait qui lie le Tribunal federal,
on ne saurait en tout cas arriver a un autre resultat. Si
l'on admet avec le Dr B. que l'enfant est ne avec un retard
de 15 jours, qu'il peut donc parfaitement avoir ete conQu
le 22 juillet, et si l'on tient compte, d'autre part, de l'ab-
sence de tout fait autorisant des doutes sur la paternite du
defendeur, on est fonde a conclure que cette paternite peut
etre presumee, ce qui entraine l'admission de l'action en
principe.
2. -Le recourant n'a pas critique le montant des pres-
tations auxquelles il a ete condamne. Le Tribunal federal
n'a donc pas a revoir cette question. Aurait-il d'ailleurs
a le faire, qu'il n'aurait aucune raison de s'ecarter de la
decision des premiers juges.
Le Tribunal f6Ural prO'fWnce :
Le
racours est rejete et le jugement attaque est con-
firme.
21. Extrait de l'arret de 1a IIe Beotion oivUe du 8 mai 1986
dans la caUBe Amrhyn contre Genhe, Cour da justioe oivile.
L'interdiction du majeur condamne a une peine privative de
liberte ne peut etre prononcee que lorsque la peine a commence
a recevoir son exooution, art 371 ce.
Le recourant a ew condamne le 14 janvier 1936 par le
Tribunal criminel de Lucerne a la peine de 4 ans de reclu-
sion. Le jugement est executoire des Ja notification, qui est
intervenue a la date precitee. La voie du recours en reforme
est bien ouverte au condamne, mais sans effet suspensif.
Amrhyn n'a pas encore commence a subir sa peine et est
en prison preventive a Lausanne.
Familienree.ht. N° 21.
Le 30 janvier 1936, la 4
e
Chambre du Tribunal de
1 re instance de Geneve a prononce l'interdiction d' Amrhyn
en application de l'article 371 du Code civil. Par arret
du 10 mars 1936, la Cour de Justice civile du Canton de
Geneve a rejete l'appel interjete par Amrhyn contre ce
prononce.
Amrhyn a forme en temps utile un recours de droit
civil au Tribunal federal.
Considerant en droit :
- 2. -.....
- -... le reoourant soutient que l'interdiction ne
pouvait etre prononcee parce que le jugement du Tribunal
criminel de Lucerne du 14 janvier 1936 ne serait pas
definitif. Mais ce qui importe, en l'espece, n'est pas que ce
jugement soit definitif mais qu'il soit executoire. Or le
recours a la Cour de cassation lucernoise, dont la voie est
ouverte actuellement encore a Amrhyn, n'a pas d'effet
suspensif,
ni le reoours au Tribunal federal, dont le recou-
rant se prevaut. Le jugement du Tribunal criminel de
Lucene est ainsi executoire.
Une autre oondition d'application de l'article 371 du
Code civil fait en revanche defaut. Oette disposition ins-
titue la mise sous tutelle du condamne a une peine priva-
tive de liberte non pas des que le jugement est prononce
ou devient executoire, mais seulement lorsqu'il a commence
a recevoir son execution -de meme que, d'autre part,
en vertu de l'article 432 alinea 1, la tutelle prend fin en
meme temps que la detention. La raison de l'interdiction
n'est pas la condamnation comme teIle, mais la necessite
qu'il y a de sauvegarder les interets du condamne pendant
sa detention. La detention est une cause de mise sous
tutelle)),
lit-on dans I'Expose des motifs, page 249. Tel
est egalement le point de vue de la doctrine (cf. GMÜR,
Kommentar z. ZGB, tome H, 3, rem. 7 ad art. 371;
EGGER, Kommentar z. ZGB, tome II, rem. 2 ad art. 371 ;
R088EL-MENTHA, I, 789). O'est d'ailleurs la raison pour la-
70 Familienrecht. No 22.
quelle l'articl 371 alinea 2 dispose que la denonciation se
fait par l'aunrite chargoo de - l'execution des jugements
(cf. Expo e des motifs, loc. cit.).
Il ressort des pieces du dossier qu' Amrhyn n'a pas oom
menoo a purger .gapeine, mais est actuellement en etat de
detention preventive. Or la detentionpreventive n'est pas
-un motif d'interdiction et ne peut etre assimiloo a l'execu-
tion de la peine.L'interdiction ne pouvant etre prononcoo,
aux termes de l'art. 371 ce, que lorsque la peine a
commenoo a recevoir son execution, la decision dont est
recours est prematuree et doit etre annuloo.
Le Tribunal lederol prOfl,()'fl,Ce: .
Le recours est admis.
22. Auszug au dem l1rten der II. ZirilabteUung
Tom 14. Kai 1936 i. S.lIefti
gegen Befti und WaistllamtDieabacb..
Wenn eine Tatsache, die an sich einen Bevormundungsgrund nach
Art. 370 ZGB bilden würde, ihrerseits auf eine geistige Erkran-
lqmg-zurückgeht,so ist die Entmündigung auf Grund von
Art. 369 auszuspreChen.
A.-Das Waisenamt Diesbach(Glarus) stellte den
M. A.Hefti in Anwendung vön Art. 369 und 370 ZGB unter
Vormundschaft. Der Regierungsrat des Kantons. Glarus
bestätigte die Verfügung im Ergebnis, aber ausschliesslich
in Anwendung von Art. 370. Er führt aus, H. sei geistig
nicht normal ; seine Willensschwäche, die ihn zur richtigen
Besorgung seiner Angelegenheiten
unIahig mache, würde
den Bevormundungsgrund des Art. 369-darstellen. -Trotz-
dem -könne er nicht gestützt auf diese Bestimmung ent-
mündigt werden, da die vorgeschriebene Begutachtung
(Art. 374 Abs. 2) nicht stattgefunden habe. Die Folgen
seiner geistigen
Abnormität, eben diese Umähigkeit, die
Misswirtschaft
und das unreife Verhalten seien jedoch
derart, dass auch die Voraussetzungen des Art. 370 gegeben
seien,
sodass die Einholung eines psychiatrischen Gutach-
tens unterbleiben und die Entmündigung auf Grund von
Art. 370 ausgesprochen werden könne.
B. -Mit der vorliegenden Beschwerde beantragt H.
AUfhebung des regierungsrätlichen Entscheids und Auf-
hebung der Bevormundung, eventuell Rückweisung der
Sache an die Vonnstanz zur Einholung eines Gutachtens
im Sinne des Art. 374,Abs. 2 ZGB.
Das Bundesgericht zieht in Erwägung :
Im Gegensatz zur Vormundschaftsbehörde hat die Vor-
instanz die Entmündigung ausschliesslich auf Art. 370
ZGB gestützt. Grundsätzlich sind in der Tat die verschie
denen Bevormundungsgriinde einander koordiniert. Wenn
eine geisteskranke Person einen lasterhaften Lebenswandel
führt, der mit der Geisteskrankheit nichts zu tun hat, so
kann die Vormundschaft auch bloss auf Grund von Art.
370 ZGB angeordnet werden, ohne dass notwendig wäre,
zugleich
auch die Frage-der Geisteskrankheit -nach dem
hiefür vorgeschriebenen Verfahren zu untersuchen, um
dann die Entmillldigung auf Grund beider - Qesetzesbe-
stimmungen (Art. 369 und 370) auszusprechen. Anders
verhält es sich dagegen, wenn sich die Annahme aufdrängt,
dass die Tatsache, die an und für sich einen Bevormun-
dungsgrund nach Art. 370 abgeben würde, ihrerseits auf
die geistige Erkrankung zurückgeht. In diesem Falle ist
jene Tatsache nicht ein selbständiger Bevormundungs-
grund, sondern nur eine Äusserung und Folge des Bevor-
mundungsgrundes
der Geisteskrankheit. Eine pflichtge-
mässe Fürsorge verlangt dann die Anordnung dessen, was
die Geisteskrankheit notwendig macht, weshalb diese zu
konstatieren und die Entmündigung auf Grund von Art.
369 auszusprechen ist. IDeran ist sowohl die Allgemein-
heit als -auch der Interdizend selbst interessiert (Art der
FÜr8orgemassnabmen; verschiedene Voraussetzungen für
Aufhebung der Vormundschaft; andere Stellung des Mün-