32 Staatsrecht.
die Prüfng der Frage beschränken, ob das Militärgericht
nach der Darstellung der Anklage oder des UntersUchungs-
richters
im Militärstrafprozess über die Zeit des Verge-
hens zuständig sei, da' diese Darstellung nur für das
Militärstrafverfahren,
nicht auch für den bürgerlichen
Prozess gilt.
Vielmehr hat das Bundesgericht die für die
Kompetenz massgebenden
Tatsachen selbständig fest-
zustellen,
um einen für beide Gerichtsbarkeiten gültigen
Entscheid treffen zu können.
Immerhin soll der heutige,
auf
Grund der Untersuchungsakten gefällte Entscheid
nicht unter allen Umständen unabänderlich sein. Wenn
sich in der Hauptverhandlung vor dem Divisionsgericht
neue Tatsachen ergeben sollten,
die zu ernsthaften Zweifeln
führen,
ob der 4. und 5. April 1942 als Begehungszeit
anzusehen seien,
so sind die Akten vom Divisionsgericht
wieder dem Bundesgericht zu
neuem Entscheid über die
Zuständigkeitsfrage zu unterbreiten
.
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Die Beschwerde wird abgewiesen.
Dieser Fall ist eingetreten. Das Divisionsgericht hat
die Akten dem Bundesgericht zu neuem Entscheid unter-
breitet weil sich aus den Aussagen der an der Haupt-
verhan'dlung einvernomnenen Zeugen einwandfrei ergebe,
dass
Ostern 1942 (4./5. April) als Begßhungszeit der inkri-
minierten Delikte nicht in Frage komme.
Das Bundesgericht
hat durch Urteil vom 7. Mai 1945
den Entscheid vom 29. Januar aufgehoben,' die Kompe-
tenzkonfliktsbeschwerde gutgeheissen
und festgestellt, dass
der bürgerliche Richter zuständig ist zur Beurteilung der
dem Rekurrenten in der Anklageschrift zur Last gelegten
Vergehen. Dieses Urteil beruht auf der Annahme, dass der
Rekurrent die Vergehen wahrscheinlich im Jahre 1941
und zwar nicht während eines Urlaubes, sondern nach der
Entlassung aus dem Dienst, in Zivilkleidern begangen
habe.
Übrigens ist, so wird ausgeführt, die Zuständigkeit
Organisation der Bundesrechtspflege. N0 7.
der bürgerlichen Gerichte selbst dann gegeben, wenn
auch nur mit dieser Möglichkeit ernsthaft zu rechnen ist
und eine nähere Abklärung der Verhältnisse nicht mehr
erfolgen kann ; denn in diesem Falle ist der Beweis für
jene Tatsache, die den Angeschuldigten ausnahmsweise
der militärischen Gerichtsbarkeit unterstellt hätte, nicht
erbracht )1.
VII. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE
ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE
7. Extrait de l'arrnt du 12 fevrier 1945 dans Ia cause
Schmidhanser
contre FMeration des ouvriers du bois cl du
bAtiment et Office cantonal de concillation de Genevc.
- On ne paut renoncer valablement par avance au recours de
droit public pour violation de I'art. 4 Const. fad.
- Constitue une d6cision cantonale ) dans le sens de l'art. 178
OJ anc. celle qui est rendue par 1Ul organe institue par
arrnt6 cantonal de portee generale pour trancher des connts
tels que celui qui a abouti a la d6cision attaqu6e, et quand blen
mnme cet organe n'a pu se saisir du differend qu'en vertu d'un
accord prealable des parties.
- Man kann nicht zum voraus wirksam auf die stantsrechtliche
Beschwerde wegen Verletzung des Art. 4 .:SV venzICht.en.
- Unter den Begriff der kantonalen Verfugung lID Smne. des
Art. 178 aOG fällt der Entsclleid einer Behörde, die durch :men
allgemein verbindlichen kantonalen Erl zur BeUrteilung
gewisser Streitigkeiten eingesetzt worden .lst. und zwar auch
dann wenn die Behörde nur auf Grund emer vorausgehenden
Verenbarung der Parteien zum Entscheid hierüber zuständig
war.
- La rinuncia 'preventiva all'impugnazione mediante ri?orso di
diritto pubbhco per violazione dell'art .. 4. Clf non e vahda.
- La. decisione prolata da un organo IStltUltO da 1Ul decreto
cantonale di portata generale per definire determinate vertenze
costituisce Uil decisione cantonale nel senso dell'art. 178 OGF
abr . e cil lI.tiche allorquando l'autorita. giudicante sia com
tente 8010 avuto riguardo ad on precedente accordo fra le partl.
Resume des laits :
Le 28 janvier 1943, la Federation des ouvriers du bois
et du batiment (F0BB), a laquelle sont affilies la plupart
3 AB 71 I -1945
34 Staatsrecht.
des ouvriers de Schmidhauser, 81 requis l'intervention de
I'Offi.ce cantonal de conciliation de Geneve, en pretendant
que . Schmidhauser ne spectait pas certaines decisions
prises
par 181 Commission paritaire du bätiment. Par
une premiere decision l'Office 81 inflige a. . Schmidhauser
une amende
pour violation du contrat collectif et 1'81
invite a. fournir toutes indications utiles pour lui permettre
de se prononcer sur les sommes dues par lui a. ses ouvners
pour certains travaux speciaux (coups da mine) .. Les
ouvners interesses ont alors donne procuration au president
de 181 Section FOBB pour en reclamer le payement. A
la suite d'une expertise, I'Office de concili8otion, par deci-
sion du 31 janvier 1944, a condamne Schmidhauser a.
payer a. vingt ouvriers les sommes fixees par I'expert
et, d'autre part, inflige a. chacmi. de ces ouvners des amen-
des
pour violation du contrat collectü.
Contre
cette decision, Schmidhauser 81 interjete aupres
du Tribunal federal un recours de droit public pour viola-
tion des
art. 4 et 31 Const. fed.
Le recours a ete doolare recevable mais mal fonde.
Extrait des motits :
L'art. I er da l'arrete du Conseil d'Etat du Canton de
Geneve, du 11 octobre 1918, modifi6 par les arretes des
6 decembre 1919 et 11 mars 1936, instituant un Office
cantonal de conciliation , dispose Ce qui SlÜt: Sous
le nom de
Office cantonal de conciliation , il est cree
un organe officiel charge: 1. De prevenir et concilier,
dans 181 mesure du possible, les differends d'ordre collectif
qui
pourraient s'elever, soit entre un employeur et ses
ouvriers,
soit entre plusieurs employeurs ou associations
patronales
et les ouvriers ou associations ouvrieres d'une
meme profession sur les conditions de travail, ainsi qua
BlU' l'interpretation et l'execution de contrats collectüs ou
de contrats-types. -2. De provoquer la conclusion de
contrats collectifs entre interesses (art. 322 CO). -3. De
rediger des contrats-types (art. 324 CO). -4. De ncher
eventuellement les differends d'ordre collectif par une
Organisation der Bundesrechtspflege. N0 7.
sentence arbitrale. Aux termes de I'art. 14, les parties
peuvent, par decision speciale, charger l'Office de trancher
leur differend par une sentence arbitrale et dans ce cas
la sentence arbitrale de 1'0ffice ... sera assimilee a. un
jugement rendu par les tribunaux de droit commun ; elle
est prononcee en dernier appel l.
A s'en tenir a. la terminologie de l'arrete, le recours
devrait etre rejete prejudiciellement, car il est de juris-
prudence
constante que les sentences arbitrales ne sont
pas susceptibles d'etre attaquees par la voie du recours
de droit public
(RO 6 p. 323 et 388 ; 12 p. 150 ; 31 I 112 ;
32 I 46; 34 1323 ; 67 I 34).11 suffit toutefois de se reporter
a. ces decisions pour constater que cette jurisprudence
ne saurait s'appliquer en l'espece. En effet, si l'on a juge
qua
le recours da droit public est irrecevable contra une
sentence arbitrale, ce n'est ni parce que les parties qui
s'en remettent au jugement d'un arbitre ou d'un tribunal
arbitral ne meriteraient pas 181 mema protection que
celles qui se
soumettent a. la juridiction ordinaire, ni
parce que le recours de droit public etant destine a. proteger
le citoyen contre les abus de la puissance publique, il
n'aurait de raison d'etre que la. Oll le citoyen serait con-
traint de subir malgre lui les effets de cette puissance,
mais uniquement par le motif qu'une sentence rendue
par un ou des particuliers, meme s'ils sont choisis parmi
des magistrats ou des fonctionnaires de l'ordre judiciaire,
ne remplit pas les conditions prevues par l'art. 178 eh.
I
OJ, autrement dit ne constitue pas une decision can-
tonale dans le sens de cette disposition. En effet, comme
on l'a deja. releve dans le dernier des arrets precites, par
decision cantonale il faut entendre uniquement celle
qui
a ete rendue par une autorite cantonale en vertu
du pouvoir public qui lui appartient et dont cette decision
est en quelque sorte I'expression. C'est ainsi qu'une sen-
tence rendue
en vertu d'une convention de prorogation
de for
81 eM consideree comme susceptible de faire l'objet
d'un recours de droit public lorsqu'elle emane d'une
autorite a. laquelle la loi confere en pareil cas le pouvoir
36 Staatsrecht.
de statuer (cf. arret non publie dans la cause les Entilles ,
du 12 novembre 1921). Or, en l'espece, il n'est pas douteux
que 1a decision attaquee ne doive etre qualifik de decision
cantonale
dans le sens de l'art. 178 OJ. Gertes il a falIu,
d'apres l'art. 14 de l'arreM du 11 octobre 1918, un ac cord
prealable des parties pour faire trancher le differend
par l'Office de conciliation, mais cela ne modifie en rien
le caractere de la decision, qui a ete rendue non pas par
des personnes privees et librement choisies par les parties,
mais par un organe institue par un amte de portk gene-
rale et, qui plus est, precisement charge de trancher des
conflits de
la nature de celui dont il s'agissait en l'esp6ce.
C'est
vainement qu'on arguerait de la jurisprudence
relative
au recours en reforme pour pretendre qu'en
convenant de porter le litige devant 1'0ffice de conci-
liation, au lieu de s'adresser a la juridiction ordinaire,
les parties
auraient implicitement renonce a user de la
voie du recours de droit public (cf. RO 64 II 230; 65 II
37), car s'il est possible de renoncer valablement d'avance
a recourir en reforme au Tribunal federal, il n'en est pas
de meme du recours de droit public pour violation de
l'art. 4 Const. fed. C'est la en effet une matiere qui touche
a l'ordre public et qui ne saurait se preter a des arrange-
ments entre parties. Le recours est donc recevable.
8. Urteil vom 12. Februar 1945 i. S. Huser gegen Amtlicher
Wohnungsnaehweis des Kantons Basel-Stadt.
BV Art. 45, OG Art. 86 Abs. 2 : Wird die Niederlassung gestützt
auf den BRB vom 15. Oktober 1941 wegen Wohnungsnot "ver-
weigert, so ist die staatsrecbtliche Beschwerde erst nach Er-
schöpfung der kantonalen Instanzen zulässig.
Art. 45 OF, 86 al. 2 OJ : Lorsque l'etablissement est refuse en
vertu de l'ACF du 15 octobre 1941 (penurie des logements),
le recours de droit public n'est recevable qu'apres epuisement
des instances cantonales.
Art. 45 OF, 86 cp. 2 OGF: Quando il domicilio sia rifiutato in
base al DCF 15 ottobre 1941 concernente la penuria degli
alloggi, il ricorso di diritto pubblico e ammissibile solo contro
la decisione cantonale emanata in ultima istanz8o.
,
i
Organisation der Bundesrechtspflege. N0 8.
Der Beschwerdeführer zog im Jahre 1944 von Binningen
nach Basel und kam dort um Bewilligung der Niederlas-
sung ein. Mit Verfügung vom 22. August 1944 wies jedoch
der amtliche Wohnungsnachweis Basel-Stadt sein Gesuch
wegen der herrschenden Wohnungsnot ab. Am 15. Dezem-
ber erneuerte der Beschwerdeführer sein Gesuch beim
Regierungsrat. Dieser überwies es dem amtlichen Woh-
nungsnachweis, welcher dem Beschwerdeführer am 25. Ja-
nuar 1945 mitteilte, er könne darauf nicht eintreten, da
darin keine neuen Tatsachen geltend gemacht würden, die
eine Änderung des
am 22. August 1944 ergangenen Ent-
scheids rechtfertigen könnten.
Hierüber beschwert sich
Huser beim Bundesgericht in
einer Eingabe vom 30. Januar 1945 unter Berufung auf
die Niederlassungsfreiheit.
Das Bundesgericht zieht in Erwägung :
Dem Beschwerdeführer wird die Niederlassung in Basel
auf Grund der Art. 19 und 20 des Bundesratsbeschlusses
vom 15. Oktober 1941 über Massnahmen gegen die Woh-
nungsnot verweigert. Die gestützt auf diesen Erlass von
den kantonalen Behörden gefällten Entscheide sind end-
gültig; eine Weiterziehung an eine Bundesbehörde findet
nicht statt (Art. 3 BRB). Das Bundesgericht hat angenom-
men, diese Vorschrift beziehe sich nicht auf den staats-
rechtlichen Rekurs wegen Verfassungsverletzung (BGE
68 I 132) ; es hat aber verlangt, dass vor dessen Ergreifung
die
kantonalen Instanzen zu erschöpfen seien (nicht
veröffentlichte Entscheide vom
18. September 1942 i. S.
Klauenbösch und vom 25. Oktober 1943 i. S. Küpfer).
An dieser Praxis ist festzuhalten. Wenn schon gegen aus-
drücklich als endgültig bezeichnete, an keine Bundes-
behörde weiterziehbare Entscheide der staatsrechtliche
Rekurs wegen Verfassungsverletzung gewährt wird, so
rechtfertigt es sich jedenfalls, dieses ausserordentliche
Rechtsmittel
nur zuzulassen gegenüber Entscheiden, die
auch an keine kantonale Behörde mehr weitergezogen
werden können.
Nach Art. 22 des BRB bleibt nun gegen-