Art. 17, 19 al. 2 et 21 LP; nullité radicale des actes de poursuite et devoir de statuer sur un moyen déterminant; la voie de plainte tardive n'est pas ouverte pour un simple déni de justice par omission, mais les autorités de surveillance doivent examiner d'office, en tout temps, les nullités absolues. Lorsque le débiteur allègue que la poursuite a été retirée par contre-ordre du créancier, l'autorité ne peut pas écarter ce moyen sans instruction; si le retrait de la poursuite est établi, les actes de continuation sont nuls. Le droit de plainte après clôture suppose en outre la possibilité d'une correction efficace des actes attaqués.
Schuldbetreibungs. und Konkursrooht. N0 20. L'AutoriM cantonale de surveillance, statuant le 4 avril 1951, a debouM le plaignant. G. -,-Contre cette decision notifiee le 20 avril 1951 Piret recourt au Tribunal federal pnr acte du 25 mai. :ri invoque notamment le fait que la poursuite dont il s'agit a eM retiree par un contre-ordre absolument clair donne par la creanciere le 22 ferner 1951. TI ne s'agirait pas seu- lement, comme le dit Ie Prepose, d'un retrait de la requi- sition de vente. L'AutoriM cantonale aurait commis un deni de justice en passant sous silenGe les arguments du recourant. Le Tribunal federal a admis le recours et renvoye la cause a I'AutoriM cantonale pour qu'elle statue anouveau. Extrait des motifs: Dans sa seconde plainte, le debiteur a expressement in- voque le fait que la creanciere avait retire sa poursuite, raison pour laquelle il avait abandonne sa premiere plainte. Effectivement, figure au dossier une formule contre- ordre , signee par l'avocat de la creanciere et dans la- quelle, parmi les diverses mentions (vente, saisie, inven- taire, etc.), seule est remplie', par l'indication de la date, la mention relative a la requisition de poursuite. On pour- rait en deduire que Ia poursuite a, comme telle, eM retiree. Si tel etait le cas, tous les actes de continuation seraient nuls. L'AutoriM cantonale devait donc se prononcer sur le retrait allegue. TI est vrai qu'on lit sur le contre-ordre l'inscription a la main pour la requisition de vente seule- ment qui, d'apres le recourant, aurait eM ajoutee apres coup par le Prepose. Mais, il s'agirait de savoir si c'est a la suite d'une precision donnee au moment du retrait par la creanciere elle-meme. Dans sa determination, l'Office des poursuites ne s'explique pas a ce sujet. D'autre part, si la creanciere a reellement retire la poursuite N0 49757, cela peut etre sous l'empire d'une erreur de fait. Mais l'AutoriM cantonale ne pouvait pour autant faire abstraction du contre-ordre; elle devait verifier 1'existence de cette Schuldbetreibungs. und Konkursrooht. N° 21.
erreur, si plausible fUt-elle, et en examiner laportOO du point de vue du droit des poursuites. Le recours au Tribunal federal a eM forme trop tard. L'omission par l' AutoriM cantonale de statuer sur un moyen du plaignant ne constitue pas a proprement parler un deni de justice qui ournrait la voie a une plainte hors delai conformement a l'art. 19 a1. 2 LP. Toutefois le Tribunal federal est fonde a intervenir, car la nulliM radicale des operations de poursuite peut etre relevee en tout temps devant les autorites de surveillance de tout degre. TI y a lieu en consequence de renvoyer la cause a l' Autorite cantonale pour qu'elle elucide las circonstances dans les- quelles la creancü3re a donne le contre-ordre du 22 ferner 1951 et qu'elle decide si le debiteur peut exciper du retrait de la poursuite et, sinon, pour quelles raisons. 21. Entscheid vom 19. April 1951 i. S. SchwegJer. Grenzen des Beschwerderechts nach Abschluss der Betreibung. Art. 17 und 21 SchKG. Der Schuldner kann zu beliebiger Zeit eine Abschrift der SchlusS- rechnung gegen Gebührenvorschuss verlangen. Art. 144 SchKG. Limites du droit de plainte apres clotura da la poursuite. Art. 17 at 21 LP. Le debiteur peut en tout tamps, moyennant I'avance de l'emolu- ment, exiger une copia du compte final. Art. 144 LP. Limiti deI diritto di reclamo posteriormente alla ebiusura dell'ese enzione. Art. 17 e 21 LEF. 11 debitore pub ehiedere quando vuole una copia deI eonto finale antieipandone la tassa. Art. 144 LEF. A. -In mehreren Betreibungen gegen Anton Schwegler wurde mangels andern pfändbaren Vermögens Lohn ge- pfandet. Erst nach Erledigung dieser Betreibungen ausser Nr. 327 beschwerte sich der Schuldner über das Vorgehen des Betreibungsamtes bei der Fortsetzung, besonders beim Pfändungsvollzug. Auch die Betreibung Nr. 327 wurde am 28. Februar 1951 (durch Zahlung) erledigt. Deshalb trat
78 Schuldbetreibungs. und KnnkU1'B1'eOht. N0 21. die untere Aufsichtsbehörde auf die Beschwerde mangels eines hinreichenden Beschwerdeinteresses nicht ein. B. -Der Schuldner legte Rekurs ein. Auf eine Bemer- kung des erstinstanzlichen Entscheides anspielend, wonach der Arbeitgeber laut Bericht des Betreibungsamtes per 31. Dezember 1950 eine detaillierte Abrechnung erhalten habe, brachte er vor, er selbst habe keine solche erhalten. O. -Nach Abweisung durch Entscheid der obern kanto- nalen Aufsichtsbehörde vom 5. April 1951 legte der Schuld- ner Rekurs an das Bundesgericht ein. Die 8chuldbetreibungs-und Konkurskammer zieht in Erwägung:
Auf die im Rekurs an die vorinstanzliche Behörde aufgegriffene Frage, ob ,er nicht eine Abrechnung bekom- men sollte (wie sie laut dem Amtsbericht seinem Arbeit- geber zugestellt worden war), kommt der Schuldner im Rekurs an das Bundesgericht nicht zurück, abgesehen von Schuldbetreibungs. und KonkU1'B1'eOht. N0 22. 79 einer Bemerkung über fehlende Quittungen l . übrigens hat er nach den Akten bisher beim Betreibungsamt eine solche Abrechnung nicht verlangt und sich auch nicht bei der untern Aufsichtsbehörde darüber beschwert, dass das Amt ihm keine zugesandt habe. Es ist ihm jedoch vorbe- halten, zu beliebiger Zeit Einsicht in die Abrechnung zu nehmen oder eine Abschrift davon zu verlangen, gegen (vorschussweise ) Entrichtung der dafür geschuldeten Ge- bühr. Nur so kommt er in die Lage, anders als bloss auf Grund einer Vermutung Ansprüche gegenüber dem Amte zu erheben, sei es auf Herausgabe eines ihm zugute kom- menden Überschusses, sei es auf Nachzahlung an den zu Verlust gekommenen Gläubiger, unter entsprechender Be- richtigung des Verlustscheins. In diesem Sinne ist der Ansicht J.AEGERS, dem Schuldner sei in allen Fällen eine Schlussrechnung zuzustellen (Art. 144 SchKG N. 8 letzter Absatz), beizutreten; von Amtes wegen braucht dies nicht zu geschehen. Demnach erkennt die Schuldbetr.-u. KonkuTskammeT: Der Rekurs wird im Sinne der Erwägungen abgewiesen. 22. Entscheid vom 28. Juni 1951 i. S. E. Suter A.-G. Art. 260 SchKG.